• Comment défi nir si un écrivain est snob ou non ? Quelle particularité d'ordre littéraire, historique ou social le rend unique aux yeux des snobs littéraires? Les idoles de l'ombre trouvent plus facilement grâce aux yeux des snobs intransigeants fort peu enclins à partager leurs élus.
    Philippe Garnier y côtoie donc Gabriel Joseph de La Vergue, comte de Guilleragues pendant que les Algonquins et H. L. Mencken trouvent leur place aux côtés de l'ermite François Augieras. Il ne s'agit pas ici de pontifi er sur d'illustres inconnus mais de construire une sélection littéraire intrigante et passionnante, parsemée d'anecdotes et d'observations hilarantes.

  • Initials BB comme Bobby Beausoleil. Guitariste californien, Bobby avait tout pour devenir une star du rock : le talent, le charisme, la beaute´. Mais lorsque le prote´ge´ du cine´aste Kenneth Anger croisa un chanteur prometteur du nom de Charles Manson, il e´tait e´crit que sa partition ne serait pas exactement celle qui le conduirait aux sommets des charts. Bobby poignarda a` mort un homme. Police. Menottes. Prison. Une peine à perpétuité qu'il purge toujours à l'heure actuelle, depuis 1970. Ce livre e´crit sur la route, entre Los Angeles et San Francisco, est le re´cit d'une fascination pour le fil du rasoir. Ou` l'on croise les fanto^mes de Gene Clark et de Gram Parsons, une chanteuse perdue, quelques musiciens passe´s de l'ombre a` la lumie`re. Et une chanson obse´dante.

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  • Parti à pied de son ashram d'Ahmedabad (Gujarat), Mohandas Karamachand Gandhi, le " fakir à moitié nu ", entame le 12 mars 1930 à l'âge de soixante et un ans la célèbre marche du sel longue de 384 km qui le conduit à Dandi le 6 avril 1930, village symbolique de l'injuste taxation des Britanniques sur le sel que même les plus pauvres n'avaient pas le droit de ramasser. En brandissant une poignée de ce sel dans la mer, devant les fidèles qui l'avaient suivi, Gandhi brave ainsi le monopole d'état et ouvre la voix de l'indépendance de L'inde.
    Le 11 mars 2008, Fabrice Gaignault, journaliste, écrivain, et Michel Monteaux, photographe, partent à pied de l'ashram d'Ahmedabad dans les pas de Gandhi jusqu'à cette même plage de Dandi qu'ils atteignent le 28 mars 2008. Hormis cinquante kilomètres en voiture, tous les deux ont parcouru entièrement la Dandi Yatra, cette route du sel ainsi appelée par les Indiens.
    Alliant un style alerte et généreux à un regard insolite que dévoilent de magnifiques photographies, ces deux voyageurs à la recherche des derniers témoins de cette page historique de l'Inde, traversent les bourgades, villages et villes de l'Inde aujourd'hui tout en contraste, à la fois bucolique et polluée, surpeuplée et déserte, sublime et laide, colorée et grise, bruyante et silencieuse, millénaire et ultra-moderne, bosseuse et rêveuse, mais qui à chaque détour d'une ruelle portent en eux une mémoire toujours à dépoussiérer. Aussi, ce carnet de voyage reste traversé par une interrogation lancinante : que reste-t-il du Gandhisme aujourd'hui et qui peut encore se réclamer de la non-violence si souvent prônée au XXe siècle ? Il suffit de se laisser guider par la plume d'un infatigable marcheur et la beauté des photographies pour trouver quelques éléments de réponse...

  • La vie de femmes qui ont vécu dans l'ombre de ceux qui ont fait la révolution culturelle des années 1960 en France mais aussi à l'étranger : Anna Karina, Nico, Dani, Marianne Faithfull, Anita Pallenberg, etc...

  • De Le Clézio à Bardot, de Houellebecq à Sting, de Sagan à Japrisot, de Leni Riefenstahl à Bret Easton Ellis, entre autres célébrités du roman, de la musique ou du cinéma, voici le plus étonnant et subtil des tableaux de chasse.
    Voici, épinglés au gré des voyages, poursuites et hasards, des spécimens littéraires ou artistiques qui, à eux tous, composent une saisissante chronique d'aujourd'hui. Voici, surtout, l'itinéraire d'un enfant gâté qui, par son regard et son style, éclaire autrement la destinée et le quotidien, le secret et l'intimité, l'oeuvre et les circonstances de ces artisans singuliers de l'âme. Pendant des années à Elle d'abord, à Marie Claire ensuite, pour un jour ou pour une semaine, Fabrice Gaignault a ainsi rencontré celles et ceux, adulés ou honnis, qui trop souvent se cachent sous leur image publique.
    Et, dans son filet, chaque fois il a su capturer quelque chose de leur tréfonds. Au point de nous les rendre vivants, présents. Et de faire ses admirations, étonnements, interrogations, et parfois agacements, les nôtres.

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  • Ce livre est né d'une rencontre entre la photographe Catherine Henriette et le journaliste et écrivain Fabrice Gaignault, à l'occasion de Plusieurs voyages en Ethiopie.
    Plus exactement à Harar, sublime cité millénaire que le passage de Rimbaud a contribué à ériger au rang de mythe romanesque. Là-bas, ils ont longuement arpenté la ville et ses environs, jusqu'à la ferme d'Henry de Milan freid qui y avait installé ses quartiers d'été. Ils ont exploré le dessous des apparences, dans la pénombre des maisons où le visiteur étranger n'est pas souvent admis: séances de khat et cérémonies secrètes de zar, ce rite magique transmis par les femmes.
    Dans le labyrinthe de ruelles inchangées, ils ont senti la présence du poète ardennais parti " trafiquer dans l'inconnu ". Mais il y avait aussi autre chose qui liait Fabrice Gaignault à l'Ethiopie, la tombe d'un membre de sa famille, oubliée dans le vaste cimetière occidental d'Addis-Abeba. Cet homme, lui aussi, était parti tenter sa chance au pays des , Visages brûlés ". La plantation de café retrouvée à la suite d'un patient jeu de piste allait donner un tout autre sens à cette quête en terre d'Afrique...
    A la beauté des photographies de Catherine Henriette répond la force et l'émotion du texte de Fabrice Gaignault.

  • comment ai-je pu penser que le club des longues moustaches était une association de gays pileux ? où est situé ce restaurant de l'algonquin dont on me répète qu'il était le centre du monde au début du xxe siècle ? d'où sortent ce baron corvo et ce zo d'axa ? suis-je tenu de relire l'intégrale des colloques de cerisy, de me mettre à la post-poésie et à la littérature agénérique ? pourquoi les crosby sont-ils jugés beaucoup plus importants que les fitzgerald ? dois-je lire ce mystérieux b.
    traven dont on m'assure qu'il surpasse conrad et london ? suis-je vraiment un idiot de croire que la paris review est un guide touristique consacré à la ville lumière ? jean de la ville de miremont est-il le plus grand écrivain français du xxe siècle, comme on me l'affirme dans les dîners ? qui est cet andré blanchard, de vesoul, qui provoque crises de spasmophilie à la seule évocation de son nom ? quel est le prix littéraire le plus déjanté ? pourquoi devrais-je prêter attention aux journaux du défunt matthieu galey ? suis-je obligé d'aller acheter mes livres à tours, place grand-marché ? ce lexique indispensable de connaissance littéraire pointue s'adresse à tous ceux qui soupçonnent l'existence d'un autre monde derrière les grandes figures imposées.
    entre seconds couteaux ignorés ou oubliés, figures de dandy vénérées, personnages pittoresques, us et coutumes d'une secte étrange, ce dictionnaire d'un genre inédit est un remarquable voyage à travers la littérature. et confirme le mot de schnitzler selon lequel le snob a en général raison.

  • Sa vraie carrière n'a duré que deux ans. Mais pour tous ceux qui l'ont connu alors, il demeure inoubliable. Né en Angleterre, ayant grandi en Amérique, Vince Taylor débarque en 1960 à Paris, préférant être « une épée chez les voisins qu'un second couteau chez lui ». Mais quelle épée ! Vince pourfend tout. Ses talents d'interprète et son jeu de scène déclenchent l'hystérie. Eddie Barclay veut en faire le rival de Johnny Hallyday, David Bowie s'en inspire. Pourtant, des années plus tard, pour survivre Vince fait la plonge dans un bistrot. Comment en est-il arrivé là ? Et surtout, pourquoi tous ceux qui le reconnaissent, fans de la première heure, musiciens, manager, rêvent-ils de lui accorder une seconde chance ? Vince lui-même a-t-il envie de remonter sur scène ? Et quel magnétisme exerce-t-il encore pour que tant d'inconnus tentent de l'en convaincre ?

    En fait de biographie, c'est plutôt un « roman vrai » que Fabrice Gaignault consacre à Vince Taylor, s'attachant, au-delà d'une reconstitution des faits documentée, à percer le mystère d'un homme sublime jusque dans son acharnement à se perdre, mélange ahurissant d'orgueil et de défaitisme, de vitalité et de pulsions autodestructrices.

  • Egeries sixties

    Fabrice Gaignault

    • Fayard
    • 7 Juin 2006

    Anita Pallenberg, l'ancienne compagne, fascinante, de Keith Richards, me dit un jour en interview: « Dans le fond, personne ne s'est jamais intéressé à la genèse d'une bande de filles mannequins chez Catherine Harlé, à Paris en 64, qui ont joué un rôle important dans les coulisses du rock, comme moi-même, ou sur le devant de la scène, comme Nico ou Anna Karina. »

    C'est l'histoire de ces femmes, étoiles filantes, météores foudroyés, planètes durablement inscrites dans le panthéon de certains, que je raconte ici. Témoins d'un moment unique dans l'histoire des femmes, elle contribuèrent à façonner le monde qui les créa: les années 60.

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  • L'eau noire

    Fabrice Gaignault

    Un yacht luxueux appartenant à un financier sur lequel embarquent neuf invités pour une croisière qui doit les mener de Saint-Tropez aux îles italiennes. Parmi les convives, un journaliste-écrivain embarqué pour achever les mémoires du maître à bord, et son amie, dévastée par un drame qui les unit et les sépare dans un même mouvement de passion et de destruction. Il y a aussi cette actrice américaine trop parfaite et son amant insipide, ce célèbre chirurgien plastique affirmant avoir rajeuni la moitié de la planète « people », cet ex-manager de rock toxicomane et sa femme, adeptes enthousiastes de l'urinothérapie, sans oublier ce couple de vieilles vipères crachant leur venin sur tout ce qui bouge. Les jours et les nuits s'enchaînent, entre huis-clos tendus, séances de ragots amusants, fêtes somptueuses, dîners animés, virées à terre, pics de folie et abysses d'ennui. La mer joue aussi sa partition, tendre et violente, bleue et si noire.
    Des corps de clandestins naufragés viennent bientôt enrayer la mécanique parfaite de cette petite société coupée du monde. Les tensions et les exaspérations, les antipathies grandissantes entre certains, font peu à peu sombrer la belle croisière dans un cauchemar où les affrontements verbaux le disputent aux menaces diffuses plus radicales au fur et à mesure que les côtes africaines se rapprochent.

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