• Un gîte de vacances entre prairie et forêt, accueille au fil du récit différents vacanciers (familles, couples, habitués...). Rapidement, l'on perçoit que les rêves des uns côtoient les désillusions des autres...
    Parce qu'entre les non-dits, les rêves avortés, les ambitions et les blessures anciennes, on ne rentre pas toujours dans les cases dans lesquelles les autres aimeraient nous voir. On se cherche ou se voile la face, on fait semblant, on trahit ou se trahit. Et malgré tout, chacun essaie de trouver sa place dans le monde même s'il est peuplé de rêves, de fantasmes ou de figures imaginaires.
    Frédérique Dolphijn tisse un roman fait d'ensembles et de sous ensembles où les mots des uns semblent dits par les autres. Dans cet entrelac se construit, se défait et se reconstruit chaque personnage, sous le regard de l'Enfant, pierre angulaire du récit, qui semble le plus fragile mais sera sans doute le plus stable.
    Ces histoires forment un tissu généreux, dans lequel le lecteur se laisse emporter. Les zones d'ombres s'éclaircissent petit à petit, certains mystères se laissent découvrir pendant que d'autres émergent. Frédérique Dolphijn signe ici un roman envoûtant, intriguant, où les intuitions et les rêves nous guident.

  • Vers la source

    Frédérique Dolphijn

    Cela pourrait être l'histoire d'une passion avortée, sauf que Jean, devenu forgeron par la volonté du père, devient aussi sculpteur par passion. Et Jean forge le métal ou sculpte la terre, et reste célibataire. Jusqu'au jour où, au coeur de l'été, Jean entame un mystérieux dialogue avec une femme-source... qui lui permettra d'aller à la rencontre du féminin.
    Récit énigmatique et initiatique, Vers la source, nous parle de ce qui à l'intérieur de nous chemine vers plus de connaissance de soi et des autres.

    Dernier volet d'un triptyque, commencé avec Désir et Cinéma, Vers la source prolonge la réflexion que Frédérique Dolphijn mène sur le regard. Colienne Vancraen accompagne le texte et les nombreuses références de celui-ci à la matière minérale ou végétale, par des empreintes prises à même la terre ; ce qui donne densité et profondeur à son dessin.

  • C'est l'histoire d'un village hors du temps.
    Gil, un jeune garçon regarde la vie à travers les paysages qui le bercent et l'habitent. Les événements qui traversent sa vie d'enfant l'amènent à nous parler avec une grande lucidité et beaucoup d'amour.
    Du jour au ciel nous parle des secrets, des blessures de la vie, et de ce qui la reconstruit.
    Du jour au ciel sent la terre, le bois et l'herbe mouillée, la forêt, les feuilles et les sentiers.

  • Chaque poème est un monde. Chaque monde à ses portes. Je franchis le seuil et prends en main mes mots. Je chante. La poésie est comme l'air, elle se respire. Au seuil des mondes est un voyage organique, une tentative de reliance au vivant.

    Sur commande
  • Pierre Furlan ; écrire-traduire, la langue entre les mots Nouv.

    A la fois auteur et traducteur, Pierre Furlan se partage entre ces pratiques. Au fil de cette conversation, il explore ce qu'elles ont de commun et ce qui les différencie. Il nous confie son désir d'exploration, son ouverture à l'autre et vers d'autres formes de pensées. Pierre Furlan aborde avec précision le travail de l'écriture : les compétences linguistiques, la question du sens, le plaisir de la phrase juste...
    Il s'amuse de ce qui le constitue comme auteur ou traducteur et exprime ce qui le met en mouvement : une curiosité de chaque instant, celle qui permet à l'écriture de l'emmener plus loin que ce qu'il n'avait imaginé dans un premier temps. -- La collection Orbe propose, sous forme de dialogues, des rencontres avec des auteur·e·s à propos de leur pratique d'écriture et de lecture. Il s'agit de mettre en lumière pour chaque auteur l'émergence d'un désir lié à l'écriture et à la lecture.
    L'enjeu de la rencontre est de découvrir comment la conscience de leur processus je lis - j'écris - je suis lu fabrique leur pensée et modifie leur rapport au monde. C'est ce mécanisme que la collection Orbe explore. Pour que le lecteur découvre, et peut-être s'approprie, un processus d'écriture, de création et de pensée.

  • La collection Orbe invite le lecteur à aller voir ce qui se passe hors des sentiers battus avec, en ligne de mire, la relation que l'auteur interviewé entretient avec la proposition « je lis, j'écris, je suis lu ».

    Ces sentiers sont aujourd'hui ceux de la relation textes-images qu'Anne Herbauts développe dans une oeuvre dédiée a` la jeunesse, mais pas que... Auteur jeunesse, elle trouve intéressant les livres qui proposent plusieurs niveaux de lectures et où adultes et enfants peuvent se promener ensemble. Le cheminement d'Anne Herbauts sur le sentier de l'écriture s'inscrit par les mots qu'elle assemble et les images qu'elle construit, pour dire et redire le monde autour.

    « Le livre prend corps quand je prends les premières notes. Parfois c'est du texte mais j'ai déjà des pensées images. Je prends presque des notes écrites pour l'image, je dessine très peu avant ! Le format vient assez vite et je ne peux attaquer l'image physique, l'art plastique, que quand j'ai fait le chemin de fer du livre, quand j'ai mis à plat toute la structure avec le rythme et le déroulement temporel.
    Quand j'ai le chemin de fer du livre, j'ai la respiration du livre. Quand j'ai l'image avant, je peux tout jeter en général.» Hors du jardin bien organisé, elle observe la vie qui fourmille. Elle nous raconte la nécessité des assonances, du sauvage, de la caillasse, des cairns, et met en abîme la question du réel, celui de l'histoire, de l'auteur et du lecteur.

    « Il vaut mieux donner des livres qui ne sont pas lisses aux enfants. » Assurément, elle leur donne avant tout des livres à partager.

    Pour Anne Herbauts, il ne faut pas rester au milieu du jardin - dans ce qui est connu et reconnu - il vaut mieux expérimenter d'autres dimensions et mettre la tête dans la haie.

  • Dans cette conversation, il sera question de théâtre et de l'écriture de la transmission.
    Comment dire pour un public ? Le récepteur devient partie prenante de la création dans les interrogations de ces deux auteurs de théâtre.
    Eve Bonfanti et Yves Hunstad ont décidé de mêler leurs talents ; écrire en duo implique une symbiose et une entente de travail qui dépasse les questions d'ego. La finalité est directement au centre du processus. Il ne s'agit donc pas de double jeu mais de construire cette présence à l'autre, induire la lecture d'un spectacle, l'écoute d'un texte.
    Accueillir l'inattendu, c'est admettre cette place du jeu, de l'improvisation, de l'accident et de l'imprévu. C'est le faire sien pour mieux avancer dans le processus d'écriture. Écriture qui se place ici clairement dans l'oralité, le son et le sens des mots faisant un, le jeu de l'acteur participant à l'écriture...
    Partageant avec générosité et enthousiasme ces moments d'écriture, Eve Bonfanti et Yves Hunstad mêlent leurs voix à celle de Frédérique Dolphijn pour une conversation triangulaire qui rebondit sans cesse, formant le kaléidoscope d'une écriture en mouvement.

  • Cette conversation avec Jaco Van Dormael se place directement sous le signe du questionnement.
    Se définissant, à la suite de Luigi Pirandello, comme «Un, personne et cent mille », Jaco Van Dormael s'interroge autant qu'il ne répond aux questions sur cet étrange état de la création qui consiste à accepter, ordonner et finalement écrire le chaos du monde.
    Comment faire affleurer le sens ? qui sommes-nous ? comment sommes-nous au monde ? quels sont les choix qui dictent nos vies ? Autant de questions qui traversent aussi bien le contenu de l'oeuvre de Jaco Van Dormael que son processus de création.
    Ce dialogue en est le reflet ; nous sommes sans cesse en présence d'une pensée en mouvement et l'on sent, intimement, comment la pensée de Jaco Van Dormael le traverse.
    S'intéresser à l'écriture de scénario est assez rare. Le lecteur découvrira ici comment, véritable écriture à part entière, elle induit une création multi-forme.
    C'est aussi cela, le propos de la collection Orbe : ouvrir les portes aux différentes formes et genres de l'écriture.

  • Colette Nys-Mazure incarne plusieurs facettes de l'écriture poétique, que ce soit dans sa propre pratique, dans l'écriture à deux mains avec Françoise Lison ou dans le regard qu'elle porte sur celle des autres.
    Une attention soutenue aux autres, un perpétuel questionnement du sens, un soin particulier accordé au détail, tels sont les ingrédients de son écriture qu'elle partage sans réserve dans ce dialogue.
    Grande lectrice, elle tisse des liens entre ses coups de coeur et découvertes et sa pratique quotidienne. Enseignante dans l'âme, elle cherche toujours à partager ses connaissances.
    C'est ce qui se dévoile dans cet entretien, premier opus d'une longue série qui explorera les pratiques d'écriture et de lecture d'écrivains actuels.
    Colette Nys-Mazure en est le premier maillon, d'une part par sa place incontournable au sein des Lettres belges et de la poésie francophone dans son ensemble, mais aussi parce que son parcours mérite d'être mis en lumière une fois encore.

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