• «Un comble! Je décide de commencer mon journal sans connaître la date du jour. Zoé me dit que c'est le 29 février, l'année 2020 étant 'bisextile'. Selon le vieux, qui ne cesse de la contredire, ce serait le 1er mars. Allons-y pour le 29.(...) Miracle! Il tombe quelques flocons de neige. ça n'était plus arrivé depuis des années. (...) J'écris à la cuisine. Zoé est venue m'observer. Elle me regarde écrire ce journal, toute surprise que j'ai suivi son conseil. Il me tiendra compagnie quand je les quitterai définitivement. Elle a fait une grimace de sanglot en y pensant. J'ai l'impression depuis quelques temps qu'elle veut me confier quelque chose, puis y renonce. Elle est à la fois triste et enjouée. C'est comme si elle avait un grand projet, une sorte d'espoir qui lui fait reprendre goût à la vie. Je ne pense pas qu'elle veuille partir avec moi, mais elle partira, sans doute. Je sens ça, elle ne tient plus en place.

    Ce journal doit se limiter à l'essentiel, à ce qui me tient le plus à coeur, ce que j'aimerais confier à » C'est ainsi que commence «Partir de Zéro», un conte imaginaire fondé sur un réel qui ne l'est pas, et qui nous prend par la main et le coeur pour dire des choses justes, nécessaires et subversives. Que faire devant l'explosion des inégalités sociales et les atteintes bientôt irréversibles à la biosphère ? Pour peindre le possible et le souhaitable, François Iselin a choisi la forme de la fable, une fable qui naît après la grande «Catastrophe» et montre comment l'humanité, enfin réconciliée avec elle-même et la nature, pourra reprendre sa route vers une «sobriété heureuse». «Partir de Zéro» est un livre bourré de poésie et de tendresse, porteur d'une révolte aussi profonde que douce, écrit pour les femmes et les hommes du temps présent afin que monte une insurrection des consciences.

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  • Sous la monarchie, les interventions nécessaires à la santé du roi étaient assurées par les praticiens attachés à sa personne et étaient pratiquées sur place, les contraintes logistiques étant inexistantes. Un « Service à la suite de la chambre » groupait ces hommes qui formaient une élite professionnelle et connaissaient par ailleurs parfaitement les usages de la Cour. C'est avec le regard d'un ancien chirurgien que l'auteur décrit le fonctionnement de cette véritable Maison médicale du Roi de 1682 à 1789. On connaît les incidents de la santé de Louis XIV à travers le Journal tenu par ses médecins ; d'après les mémoires du temps, Louis XV et Louis XVI n'ont eu que rarement recours à leurs praticiens. Mais ceux-ci, conseillers du roi qui les soutint toujours, ont oeuvré sans relâche à moderniser les conditions d'exercice de la médecine et de la chirurgie. Indépendants des hiérarchies universitaires, les membres de la Maison médicale du roi sont à l'origine de réformes qui s'étendirent à tout le royaume, préfigurant ainsi une politique nationale de santé.

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  • " Sire, c'est à Versailles qu'il faut être malade ! " C'est par cette rude injonction que, le 29 avril 1774, Louis XV, chambré au Petit Trianon, est rappelé à ses devoirs par le chirurgien La Martinière. Le médecin restera aux côtés du souverain jusqu'à sa mort, quinze jours plus tard. A la Cour, " premier chirurgien de Sa Majesté " est un titre prestigieux. Son titulaire n'est jamais loin du roi, prévenant le moindre incident de santé. Il est de tous les secrets de famille... François Iselin retrace ici l'extraordinaire aventure de Germain Pichault de La Martinière, qui fit ses débuts de chirurgien-barbier au service de Charles de Lorraine, grand écuyer de France. Fait La Martinière, il occupe la fonction de premier chirurgien du Roi auprès de Louis XV pendant trente ans. Il sert ensuite Louis XVI pendant les neuf premières années de son règne. Cette intimité avec les rois ne doit pas occulter le réformateur qu'il fut. Sous sa férule, la chirurgie deviendra une spécialité à part entière, exercée par des docteurs de l'Université. Les traces de son oeuvre sont encore présentes: il est à l'origine de la création de l'Académie de chirurgie et de l'Ecole de chirurgie; on lui doit également des réformes du Service de santé des Armées, toujours en vigueur.

  • Tragédie sombre et tourmentée, king lear est sans doute avec timon of athens la pièce la plus noire de shakespeare.
    Profondément pessimiste, elle est marquée par la cruauté, le triomphe du grotesque et de l'absurde, une déstabilisation profonde de l'identité ainsi que des valeurs portées par la foi et l'humanisme. l'ironie qui résulte des jeux de parallélisme entre les deux intrigues ne fait qu'ajouter au pathos en déjouant systématiquement tout espoir de rédemption et de reconstruction. la sexualité est ici exploration de la part maudite des personnages, tandis que la folie et la cécité deviennent lieux d'expression de la vérité et de la lucidité dans un triomphe du paradoxe, du monde à l'envers, de la satire et de la coïncidence des contraires.
    L'indétermination comme l'incertitude du sens et du message rejoignent ainsi le travail corrosif du négatif à l'oeuvre dans le style et les images, et produisent un texte au caractère indécidable.

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  • Shakespeare's dramatic pastoral raises problems of its own, as the extreme artifice of its construction and style may rebuff a modern audience.
    Defined as a conversation play, As You Like It is also a motley play which insistently elaborates a discourse on the limits of representation and stylistic appropriation. The play certainly represents Shakespeare's most faithful dramatic adaptation of a narrative source - hence the particular signifiance of such concepts as tranlation, citation, set speeches, (re)-writing, disguise, narrative and debate.
    This volume includes a study of the play's context - Shakespearean and otherwise - essays and commentaries by three Shakespearean scholars, whose approach has mainly been the specific exercises of the agrégation and CAPES (dissertation, commentaire de texte, leçon, explication de texte).

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