• Ensenada : Babel grouillante du bout du monde, chaudron bouillonnant de luttes sociales et politiques.
    C'est sur cette terre gorgée de parfums, de sang, d'espoirs, de drames et de légendes que débarque Sara Divas, jeune juive fuyant le fascisme qui gagne l'Europe entière. Recueillie par le père Benzano, un curé atypique, Sara attire rapidement l'attention sur elle : la Vierge lui apparaît et d'étranges événements se produisent, que certains n'hésitent pas à qualifier de miracles. Au fil du temps, les liens entre Sara et le père Benzano changent de nature et les deux êtres se trouvent bientôt confrontés aux affres d'une passion interdite, tandis que dans le pays, le péronisme qui s'installe inaugure une nouvelle ère de répression.
    Chant d'amour évoquant l'Argentine qui change de visage, l'épopée des amants malmenés par l'Histoire est aussi celle de cette terre de feu et de ténèbres.

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  • Vieil horloger paralytique, Macias Miill a deux passions : réparer des montres et dévaler la pente de la petite place sur son fauteuil roulant avec l'objectif d'améliorer son chronomètre.
    Or, après chaque nouveau record, des parents signalent la disparition d'enfants. Les autorités ne tardent pas à s'intéresser à cet étrange phénomène qui projette, bien malgré lui, le discret horloger sur le devant de la scène. Énigme policière doublée d'une réflexion sur la perception de la réalité, Les enfants disparaissent est une puissante allégorie, satirique et acide, de la fuite du temps, de la perte de l'innocence et de la quête d'une liberté qui plonge ses racines dans les périodes les plus sombres de l'Argentine.

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  • La nuit qui habite Damien Daussen est noire comme son amertume et sa médiocrité, et rougeoyante comme sa haine à l'encontre de tout ce qui vit et cherche à grandir.
    C'est à une plongée dans ces ténèbres que nous convie Gabriel Báñez pour exorciser le cauchemar d'une humanité indécente, sans rédemption, sans innocence. Car il fait sombre, parmi les hommes, quand le rire des enfants ressemble au rictus des bourreaux et quand les victimes jouissent, à l'instar de leurs tortionnaires, des coups qu'on leur assène. Qui dit conscience humaine dit pouvoir et prédation, et à côté d'une telle humanité, seules les bêtes apparaissent comme des êtres sans défense.
    Une fable glaçante sur le mal, qui, au-delà de la cartographie mentale d'un antisémite, s'avance tout au bord du gouffre de l'histoire des dominations et des violences politiques.

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