• Le département de Maine-et-Loire, comme beaucoup dautres, a connu les tempêtes, les délires et les exactions révolutionnaires. Situés aux confins orientaux du territoire insurgé, Saumur et le Saumurois ont en outre été frappés de plein fouet par la guerre fratricide dite de Vendée, subissant dabord une conquête humiliante en juin 1793, multipliant ensuite par vengeance les atrocités et les ignominies, le massacre de Bournan (26 décembre 1793) étant le point dorgue. Cest en cette période cruelle que sont nés les passions et les rêves, les haines et les générosités des hommes et femmes auxquels le juge Pline et le commissaire Cuzet, trente ans plus tard, dans de nouvelles enquêtes difficiles et trépidantes, sont confrontés. « Et que de beaux semblants cachent des âmes basses ! » aurait pu dire Pierre Corneille."

  • Lie de mort

    Gildard Guillaume

    Dans les années 1820, les patenôtriers de Saumur utilisent pour la fabrication des chapelets les plus chers des pierres précieuses que l'on appelle « ?il de chat » parce que le feu de sa lumière crée un effet d'optique semblable à l'?il de cet animal. D'une beauté saisissante, Romane Gentelet a des yeux bleus, tirant sur un vert profond, qui font songer à cette gemme. Mais, derrière son regard troublant, la jeune femme cache un lourd secret. Son assassinat horrible dans l'atelier de son mari, rapidement suivi par trois autres crimes tout aussi odieux, oblige le commissaire Sébastien Cuzet et le juge Pline, pour approcher de la vérité, à fouiller les passions comme des chirurgiens tentant une ultime opération à c?ur ouvert. Aude, la fille cadette du juge, n'est pas en reste d'observations pertinentes pour faire avancer les investigations. Huit suspects, pas moins, bourrelier ou vigneron, maître de poste ou tonnelier, financier ou oisif, dans cette majestueuse Vallée de la Loire, entre Les Rosiers et Villebernier, entre La Croix-Verte et Saumur, s'expliquent, mentent, s'insurgent, esquivent. Qui a voulu non seulement tuer Romane mais faire disparaître sa beauté ? Qui a exécuté des témoins ? Bientôt, une vieille affaire criminelle resurgit, que la police, en son temps, a traitée avec désinvolture et qu'il faut reprendre. La Justice ne saurait se contenter d'approximations. Indifférent aux pressions que certains seraient tentés d'exercer sur lui, Pline, aidé par sa fille Aude et imité par le commissaire Cuzet, progresse pas à pas, fidèle à la maxime qu'il a fait sienne : « Agir en homme de pensée, penser en homme d'action.

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  • D'octobre 1793 à janvier 1794, pendant la terrible guerre fratricide de Vendée, Jean-Baptiste Carrier, représentant en mission de la Convention nationale et délégué du Comité de Salut public, alors dominé par Robespierre, a mis la ville de Nantes en coupe réglée mais, surtout, avec l'aide d'une phalange d'assassins, a commis les exactions et les massacres de masse qui restent parmi les plus atroces de la Révolution française. Par milliers, des hommes, des femmes, des enfants, faits prisonniers par les armées républicaines, ont été victimes de mauvais traitements, enfermés dans des mouroirs et livrés au typhus et à la peste, entassés dans des gabares et noyés dans la Loire, fusillés devant des fosses, guillotinés à la chaîne, sans jugement ou à la faveur de simagrées judiciaires. Les noyades collectives de centaine de malheureux, de nuit, restent attachées à la réputation de ce personnage. La Gourmette, sensible roman sur l'amour filial et les êtres qui conservent leur humanité malgré les souffrances endurées, est directement inspiré de ces faits authentiques et, en dehors des inévitables éléments de fiction, a été tissé avec les fils de la réalité historique, aussi horrible soit-elle. La sanglante terreur mise en ?uvre par le proconsul Carrier, si elle est désormais bien connue, est toujours un sujet d'étude et de débat chez les historiens, en relation avec le caractère génocidaire qui s'attacherait ou non à la guerre de Vendée. À sa façon, l'auteur, en considérant l'époque et les faits de plusieurs points de vue et en se situant à des moments différents de notre Histoire, contribue de manière argumentée et précise à ce travail d'analyse, tout en bâtissant un roman captivant.

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  • À un moment où les violences faites aux femmes, après un long silence coupable, non seulement retiennent l'attention mais inspirent apparemment aux politiques et autorités un désir de traitement efficace, ce roman est d'abord l'histoire d'un homme qui, enfant puis adolescent, est confronté à cette lèpre dévastatrice. Il peint évidemment le naufrage qui engloutit le couple des parents, mais, audelà, il décrit la tragédie qui ravage toute la famille, les brutalités infligées aux enfants et reproduites par eux, l'ambivalence des sentiments, les rêves brisés, la déroute des vies. Il est aussi un voyage angoissant, conté dans sa réalité la plus authentique, dans les prisons françaises, un univers carcéral qui est un autre univers de violence. Mais le personnage principal, au bout du compte, de la cruauté et du chagrin parvient à tirer une énergie extraordinaire pour un amour de la vie et l'amour de l'autre, et connaît une forme de renaissance..

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  • 1820. Entre Montsoreau et Fontevraud. Quand un homme, fuyant à travers bois un ennemi invisible, vient cracher le sang et expirer dans les bras du juge Pline, celuici est loin de soupçonner les périls et les drames qui vont accompagner son enquête, menée tambour battant comme à l'habitude et au mépris de tous les risques. Le contexte politique et social est alors délétère : les conflits entre royalistes, d'un côté, libéraux et bonapartistes de l'autre, sont de plus en plus rudes ; la charbonnerie, société secrète violente, a commencé sa lente et implacable infiltration des autorités et de l'armée, tout particulièrement à Saumur ; plus rien ne retient les pires criminels.
    Dans un premier temps, Pline n'échappera à la mort que par sa connaissance fine des moeurs de la chasse et de la psychologie des assassins. Dans un deuxième, il sera obligé de consentir au combat le plus fou qu'il soit donné à un homme de livrer, un combat singulier à mort dans les ténèbres absolues, celles du cerveau de l'adversaire et celles du lieu.

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  • Le 12 janvier 1820, au cimetière de Trèves, on retrouve sur une tombe le cadavre d'un homme fusillé à bout portant. Il n'en faut pas plus pour que le juge Pline s'intéresse immédiatement à l'enquête menée par le commissaire Sébastien Cuzet. Le 8 février suivant, c'est un homme battu à mort que l'on retrouve au cimetière de SaintHilaire SaintFlorent. Comme pour le premier crime, le ou les assassins ont pris le risque insensé de transporter son cadavre jusqu'à une pierre tombale.
    Le 24 mars, le corps martyrisé d'une femme est identifié sur une tombe du cimetière de Souzay. Quels rapports yatil entre ces victimes ? Entre ces victimes et les tombes ou les cimetières ? Le juge Pline ne doute plus que ces assassinats sont l'oeuvre d'une même main criminelle. Il est convaincu aussi que, derrière ces mises en scène macabres, il y a une logique implacable. Une véritable course contre le crime s'engage alors entre le juge Pline et l'assassin.
    Celui-ci parviendra-t-il à aller jusqu'au bout de sa folie, si tant est qu'elle ait un terme ? Une ville est d'abord l'aboutissement d'une histoire. Derrière la blancheur du tuffeau dont Saumur est bâtie, de quelles putréfactions anciennes ces crimes odieux révèlentils l'existence ?

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  • Quel procès est à la fois le plus bref et le plus universel ? Le procès de la femme adultère, celui que conte l'évangéliste Jean. Jésus est en train d'enseigner au Temple de Jérusalem.
    Soudain, les docteurs de la Loi jettent devant lui une femme dont on ignore tout. « Maître, cette femme a été surprise au moment même où elle commettait un adultère. Moïse nous a ordonné dans la Loi de tuer de telles femmes à coups de pierres. Et toi, qu'en dis-tu ? » Le drame en un acte est noué, dans lequel quatre acteurs vont jouer sept personnages, un drame d'une densité extraordinaire par le riche questionnement qu'il suscite et les valeurs fondamentales dont il est porteur.
    /> Historien et avocat honoraire, l'auteur, pas à pas, sur la base de ce que la recherche historique la plus récente a retenu et en appliquant les techniques d'analyse juridique, sans jamais déborder sur l'approche théologique mais sans exclure les témoignages fondés sur la foi, reconstitue dans sa réalité concrète la société juive du premier siècle de notre ère et « démonte » littéralement le procès. Les acteurs, au premier chef Jésus, pour autant que la démarche historico-critique le permette, sont présentés rigoureusement. Les personnages, du juge (apparent ou réel) au défenseur, de l'auteur supposé du crime au véritable accusé, de l'accusateur au public, sont soigneusement analysés, avant d'instruire l'accusation ou de réfléchir sur la défense.
    Quand vient le jugement, en cette réplique cinglante devenue universelle : « Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre », qui peut encore douter qu'il ouvre une ère nouvelle ? Et quel lecteur préoccupé par le sort des femmes dans le monde ne sera pas sensible aux résonances de cet essai, premier à traiter ce sujet ?

  • Deux personnalités historiques féminines seulement sur l´Arc de Triomphe : pourquoi et pourquoi ces deux femmes ?

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  • L'attentat de la rue Saint-Nicaise, perpétré le 3 nivôse an IX (mercredi 24 décembre 1800) contre le Premier Consul Bonaparte, s'il a été souvent évoqué, na jamais fait l'objet d'une étude exhaustive. Trois raisons permettent de le regretter. D'abord, en dehors de la personne de Bonaparte, il a eu pour but de provoquer, sans discrimination, le plus grand nombre de morts, blessures et dégâts, et donc de frapper les consciences à propos dune situation politique et religieuse. Avec de tels caractères, cet attentat apparaît alors comme le premier attentat terroriste ? dans son acception moderne de l'Histoire de France. Ensuite, il existe une distance entre la vérité judiciaire et la vérité ordinaire. Si certains faits avaient été mis en lumière au cours du procès, une tout autre sentence pénale aurait été probablement rendue à légard de certains et, peutêtre, des personnes non incriminées auraient été poursuivies. Enfin, c'est une enquête très moderne, basée sur des techniques scientifiques, qui a été conduite par la police à la suite de ce crime odieux, sans doute pour la première fois. Cet essai captivant et nouveau décrit dans le détail la préparation et l'exécution de l'attentat, rapporte et analyse les débats politiques internes (dont certains ont eu un écho dans les délibérations consécutives aux attentats qui ont frappé la France ces dernières années) et mesures de répression quil a suscitées, retrace l'enquête de police et le procès qui ont suivi, dresse le portrait des protagonistes les plus importants, pose les questions qui ne l'ont pas été à l'époque et esquisse les réponses que suscitent toutes les interrogations, cerne la part de vérité ordinaire que ne recouvre pas la vérité judiciaire.

    À paraître
  • Dans les années 1872 et suivantes, un menuisier-ébéniste du faubourg Saint-Antoine, un journaliste lyonnais et un avocat, sont pris dans la tourmente de la Commune de Paris et déportés, avec des milliers d'autres, en Nouvelle-Calédonie, certains à l'île des Pins, les plus durs au bagne de l'île Nou et les plus chanceux sur la Grande Terre. Ils y connaîtront l'enfer. Quelles forces pourront les sauver?

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  • Terreur blanche

    Gildard Guillaume

    • Fayard
    • 8 Mars 2006

    Le 27 août 1815, au crépuscule, après un siège en règle, une bastide située près d'Uzès est incendiée. Parmi les victimes se trouvent Philippe Potier, un jeune et dynamique entrepreneur protestant, et sa fiancée, Germaine Latour. Madeleine, la mère de Philippe, porte plainte mais, dans le climat de terreur qui sévit alors au sud de la France, nul ne l'écoute ni ne veut, surtout, se mettre à mal avec le nouveau régime.


    Pourtant, en 1821, à l'occasion du procès des assassins du maréchal Brune, lynché six ans plus tôt, Madeleine Potier décide de reprendre le flambeau de la justice et, comme la veuve du maréchal, de tout faire pour retrouver les auteurs du crime. Commence alors une quête de la vérité, dangereuse, haletante, menée sabre au clair par un ancien colonel de dragons.


    Gildard Guillaume, tout en revenant sur les années d'exil de Napoléon, inscrit son enquête policière au coeur d'une période douloureuse de l'Histoire de France : la Terreur blanche, marquée, après la défaite de Waterloo, par le retour de Louis XVIII, une seconde Restauration répressive, l'épuration politique, les règlements de compte, le pillage et l'assassinat.

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  • Les noces rouges

    Gildard Guillaume

    1871. C'est l'année de la Commune. La répression sera féroce : trente mille personnes massacrées en une semaine, procès iniques, déportations... Édouard, Henri, Nicolas ont été emportés dans la tourmente. Rien ne les destinait à se rencontrer. Ils se sont pourtant retrouvés, un beau jour de mai 1873, dans les flancs d'un navire en partance pour la Nouvelle-Calédonie, la terre de leur exil. Ils étaient de la même trempe, s'éclairaient de la même lumière féconde et généreuse. Leur tragique destin les a révélés aux autres et à eux-mêmes.

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  • Pendant le siège de Paris par les Prussiens, un ballon postal s'envole, mais tombe et perd son chargement. Le narrateur en rachète le contenu à Drouot, et découvre les mémoires d'un soldat de Napoléon, Ferdinand Mercier, dont il va raconter l'incroyable destinée. D'abord enfermé sur les terribles pontons de Cadix, il est déporté vers Cabrera, un véritable enfer. Ferdinand parvient à s'évader avec plusieurs compagnons. Ils sont pris par un corsaire algérien, qu'un vaisseau anglais va attaquer. Accusé d'avoir tué un matelot, il est condamné à mort. Gracié de justesse, il peut enfin rentrer en France.


    Un roman précis historiquement, palpitant, enlevé, dans la grande tradition des Dumas.

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  • La berline, c'est l'imposante voiture qui transporte Marie-Antoinette, Louis XVI et leurs enfants, lors de leur fuite manquée des 20 et 21 juin 1791. L'objectif était de rejoindre le bastion royaliste de Montmédy. S'appuyant sur cet événement décisif en criant à la trahison du roi, les anti monarchistes n'auront de cesse d'accréditer l'idée d'instaurer une république en France. Dès la fin d'après midi du 23 juin et jusqu'au 25 juin 1791, de Varennes à Paris, dans la berline, deux univers se rencontrent, se découvrent, s'affrontent : la famille royale, et Mme de Tourzel d'un côté, de l'autre Antoine Barnave et Jérôme Pétion, députés délégués par L'Assemblée nationale. Durant plus de deux jours et deux nuits, au milieu des cris, des êtres que tout séparait suivent le même chemin, qui les conduira à la mort pour la plupart. Ecrin d'un huit clos extraordinaire, la berline avance. Le choc des destins se prolonge la nuit, lorsque Marie-Antoinette et Barnave tentent de nouer une alliance. Le style de l'auteur, direct, concis, et pourtant fiévreux, emporte l'intelligence et le coeur du lecteur en lui donnant à voir dans La berline ce huis clos authentique où l'écrivain a simplement rempli le silence des mémoires.

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  • Oser et brûler

    Gildard Guillaume

    • Thaddee
    • 15 Mai 2015

    Ce roman qui s'inspire de la vie extraordinaire d'Auguste de Sallmard, comte de Montfort, capitaine au régiment de Bourbon-Dragons et grand libertin, comble les vides de sa biographie. Après la disparition tragique d'une femme passionnément aimée, l'homme d'armes devient moine, puis abbé, en 1788, de la riche abbaye de Sept-Fons. Il fréquente alors Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, le duc de Penthièvre, la duchesse de Chartres et la princesse de Lamballe. Arrive la Révolution, qui n'épargne pas l'abbaye.
    Après quelques errements, l'abbé Bernard s'engage en 1792 dans les hussards de la République, sous un faux nom. Il participe à des campagnes pendant deux années puis obtient son congé et regagne son Dauphiné natal. Il écrit alors une autobiographie, malheureusement disparue. En 1800, il adresse au Premier Consul une demande d'emploi, qui reste sans réponse.
    Il récidive immédiatement après la proclamation de l'Empire sans plus de succès. Suivent alors des années dont on ne sait rien. En 1816, il fait publier un livre ésotérique sur la fin du monde. Il meurt en 1823, dans une mansarde du centre de Paris.

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