Thaddee

  • Quel procès est à la fois le plus bref et le plus universel ? Le procès de la femme adultère, celui que conte l'évangéliste Jean. Jésus est en train d'enseigner au Temple de Jérusalem.
    Soudain, les docteurs de la Loi jettent devant lui une femme dont on ignore tout. « Maître, cette femme a été surprise au moment même où elle commettait un adultère. Moïse nous a ordonné dans la Loi de tuer de telles femmes à coups de pierres. Et toi, qu'en dis-tu ? » Le drame en un acte est noué, dans lequel quatre acteurs vont jouer sept personnages, un drame d'une densité extraordinaire par le riche questionnement qu'il suscite et les valeurs fondamentales dont il est porteur.
    /> Historien et avocat honoraire, l'auteur, pas à pas, sur la base de ce que la recherche historique la plus récente a retenu et en appliquant les techniques d'analyse juridique, sans jamais déborder sur l'approche théologique mais sans exclure les témoignages fondés sur la foi, reconstitue dans sa réalité concrète la société juive du premier siècle de notre ère et « démonte » littéralement le procès. Les acteurs, au premier chef Jésus, pour autant que la démarche historico-critique le permette, sont présentés rigoureusement. Les personnages, du juge (apparent ou réel) au défenseur, de l'auteur supposé du crime au véritable accusé, de l'accusateur au public, sont soigneusement analysés, avant d'instruire l'accusation ou de réfléchir sur la défense.
    Quand vient le jugement, en cette réplique cinglante devenue universelle : « Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre », qui peut encore douter qu'il ouvre une ère nouvelle ? Et quel lecteur préoccupé par le sort des femmes dans le monde ne sera pas sensible aux résonances de cet essai, premier à traiter ce sujet ?

  • Oser et brûler

    Gildard Guillaume

    • Thaddee
    • 15 Mai 2015

    Ce roman qui s'inspire de la vie extraordinaire d'Auguste de Sallmard, comte de Montfort, capitaine au régiment de Bourbon-Dragons et grand libertin, comble les vides de sa biographie. Après la disparition tragique d'une femme passionnément aimée, l'homme d'armes devient moine, puis abbé, en 1788, de la riche abbaye de Sept-Fons. Il fréquente alors Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, le duc de Penthièvre, la duchesse de Chartres et la princesse de Lamballe. Arrive la Révolution, qui n'épargne pas l'abbaye.
    Après quelques errements, l'abbé Bernard s'engage en 1792 dans les hussards de la République, sous un faux nom. Il participe à des campagnes pendant deux années puis obtient son congé et regagne son Dauphiné natal. Il écrit alors une autobiographie, malheureusement disparue. En 1800, il adresse au Premier Consul une demande d'emploi, qui reste sans réponse.
    Il récidive immédiatement après la proclamation de l'Empire sans plus de succès. Suivent alors des années dont on ne sait rien. En 1816, il fait publier un livre ésotérique sur la fin du monde. Il meurt en 1823, dans une mansarde du centre de Paris.

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