• « Il y a les films, les événements, les palmarès. Il y a l'air du temps.
    Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait - personnel, artistique, réel, rêvé.
    Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les écoles, les genres. La presse. Les photos.
    Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi.
    Il y a la Palme d'or.
    Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités.
    Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et auquel chacun voudrait appartenir.
    Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au monde, et en révèle quelques secrets.
    J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes. »

  • « Je me suis rappelé le jour où nous avions dîné tous ensemble et où mon père avait allumé son cigare à la fin du repas. Ma mère nous a rejoints au salon et a pensé à haute voix : « On est là tous les quatre... les choses qu'on a vécues... » Silencieux, le regard perdu, tous deux souriaient à demi. Oui, la famille avait survécu. ».

    C'était avant Bardot et les starlettes, avant que Spielberg, Coppola ou Jarmusch ne débarquent sur la Croisette, avant les batailles pour la palme et les très riches heures du Festival de Cannes.

    C'était à la fin du XIXème siècle, dans une ferme en Lorraine. Un certain Auguste Jacob, mon grand-père, décidait de monter à Paris. Ainsi commençait l'histoire des miens - mon histoire. Avec ses heures de gloire -mon père André, héros de la Première guerre ; le cousin François, Compagnon de la Libération et prix Nobel- et ses heures sombres -l'Occupation, l'exode, un dramatique secret.

    En racontant l'ascension d'un modeste paysan qui aura fondé, contre vents et marées, guerres et déportation, une dynastie, j'ai voulu raconter un peu plus qu'une affaire de famille. Une histoire française prise dans la tourmente du siècle et les tourments intimes.

    G.J

  • Découvrez Le fantôme du capitaine, le livre de Gilles Jacob. A force d'arpenter la Croisette, il faut s'attendre à rencontrer des êtres d'ombre et de lumière. Les gens de cinéma fascinent Gilles Jacob. Les muses : Deneuve, Rita Hayworth, Juliette Binoche ; les amis : Resnais, Wim Wenders, Harpo Marx...
    Exercices d'admiration, correspondances imaginaires, mémoires impromptus : dans le bateau qu'il s'est construit, le capitaine navigue sous le plus beau des pavillons : l'amour du cinéma. E la nave va !

  • Son image est indissociable de la " montée des marches " qui fait tant rêver, chaque année sur la Croisette, dans la deuxième quinzaine de mai : depuis 1977, Gilles Jacob est l'âme du festival de Cannes. Il en a fait le premier festival du monde, devenant bien au-delà de nos frontières l'un des hommes les plus influents (et les plus courtisés !) de la planète cinéma. Mais il en est aussi l'un des plus farouchement secrets : la publication de ses Mémoires est donc un événement. Né en cinéphilie à l'âge de dix-huit ans pour ne plus jamais en sortir, ce grand amoureux du Septième art dit joliment qu'il a eu " deux vies : la biologique et la cinématographique, qui se se sont toujours nourries l'une de l'autre telles deux soeurs jumelles ". Des souvenirs d'une enfance très marquée par la Deuxième Guerre mondiale (d'origine juive, il l'a vécue en partie caché chez des séminaristes) au portrait sur le vif des plus grandes stars, de ses rencontres avec les monstres sacrés qui lui ont donné ses plus grandes joies de cinéphile au coeur des coulisses de l'extraordinaire " foire aux vanités " qu'est le Festival de Cannes, son autobiographie est à l'image de cette " double vie " revendiquée : d'une rare élégance de style et de pensée, riche de scènes d'anthologie (la rencontre avec Pialat, les obsèques de Fellini...) et servie par un générique éblouissant (Sharon Stone, Clint Eastwood, Jack Nicholson, Depardieu, Adjani, Deneuve, Orson Welles, Hitchcock...).

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  • Lucien Fabas est envoyé en reportage en 1952 sur le tournage de Mogambo, au Kenya, où il côtoie John Ford, Clark Gable, Ava Gardner et Grace Kelly. Il y rencontre la soeur d'Ava Gardner, Bappie, avec laquelle s'ébauche une liaison qui durera toute leur vie... On retrouve Fabas à partir de 1954, secrétaire général du Festival de Cannes. Il tente d'amadouer les terribles chroniqueuses hollywoodiennes qui boycottent le Festival, puis assiste à Madrid à une rixe entre les toreros vedettes Ordonez et Dominguin pour les beaux yeux d'Ava Gardner. Nouvel épisode romanesque : l'édition 1968 du Festival, troublée et finalement annulée en raison de la révolte des jeunes cinéastes menés par Truffaut et Godard. Passent Louis Malle, Lelouch, Polanski, Welles, Fritz Lang, la Begum... Fabas tente de sauver l'entreprise, en vain, et finit par aller se reposer dans sa propriété en Suisse, où de Gaulle, cousin de Madame Fabas, vient se ressourcer avant de regagner Paris et d'affronter le crise de 1968. La relation intermittente et compliquée avec Bappie se poursuit, tandis que Fabas chasse avec constance les films et les stars dont il doit alimenter le festival ressuscité. En 1972 vient le temps des honneurs, puis celui du retrait. Le roman s'achève à Londres, où vit Bappie, sur l'amorce d'un nouveau départ dans la vie.
    Un roman à la fois mythologique et mélancolique sur le Festival de Cannes, par l'homme qui en fut le Délégué Général durant 24 ans et le Président durant 12 ans. Gilles Jacob a savamment tissé des morceaux de bravoure purement romanesques et des épisodes inspirés par la vie de son prédécesseur Robert Fabre Le Bret, auquel il prête certains de ses propres sentiments nostalgiques.

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  • Un homme cruel

    Gilles Jacob

    C'est l'histoire vraie d'une star tombée dans l'oubli. Un comédien qui fut aussi renommé que Charlie Chaplin ou Rudolf Valentino, un personnage de légende qui n'occupe plus aujourd'hui que quelques lignes dans les histoires du cinéma.
    Et pourtant, quelle vie que la sienne! Né au Japon en 1889, parti très jeune pour l'Amérique, Sessue Hayakawa devient, dès les années 1910, au temps du muet, la première grande star d'origine asiatique de Hollywood. Et l'un de ses plus grands séducteurs. Son charisme, son charme, son regard ont fait fondre de nombreuses comédiennes, provoquant auprès de ses admiratrices des scènes d'hystérie.
    C'est l'histoire d'un des derniers nababs du cinéma, dont les réceptions fabuleuses dans son château californien firent la une des journaux de l'époque. Jusqu'au jour où le racisme anti-japonais provoque la chute de l'idole et une vertigineuse fuite en avant. Il devient l'homme de tous les voyages et de tous les dangers, des succès tonitruants et des échecs cuisants. L'opium, le jeu, les tentatives d'assassinats, les années folles, la résistance pendant la Seconde guerre mondiale, sans oublier le tournage du mythique Pont de la rivière Kwai, le film aux 7 Oscars, qui fera à nouveau de lui une vedette planétaire en 1957.
    Un destin aussi extraordinaire ne pouvait connaître qu'une fin sublime, digne d'un film de Kurosawa : qui eut dit qu'après toutes ces péripéties, cette fougue, cette fureur, Sessue Hayakawa se retirerait à 72 ans dans un monastère bouddhiste, très loin des lumières de Hollywood, parmi les statues de pierre et les moines du silence et de la paix?

  • Les pas perdus

    Gilles Jacob

    Rendant hommage à G. Pérec à travers une série de paragraphes commençant par un "Je me souviens", l'écrivain déroule des souvenirs d'enfance et des visages de stars, des années 1930 aux années 2000. Instants vécus succèdent ainsi à des bouts d'actualité, des comptines, des évocations de livres et de films.

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  • Livre d'or

    Gilles Jacob

    • Seuil
    • 18 Mars 2010

    Je ne suis pas photographe. Jai fait des photos comme tout le monde au temps de lappareil à soufflet, voire du polaroïd. Des scènes familiales et des baignades. Beaucoup plus tard, je me suis intéressé à la photo à cause du cinéma. Jai utilisé des bancs-titres pour enchaîner des photos de films ou darchives pour les génériques de mes documentaires. Mais jy suis surtout revenu quand les ordinateurs et les appareils numériques sont entrés dans nos vies. Cest alors devenu un passe-temps, puis une passion. Comme je pratique la marche, je me suis mis à regarder autour de moi et à méquiper dun compact. La facilité dutilisation, la technologie embarquée, la légèreté et le faible encombrement du matériel permettent dapprendre sur le tas, avec le plaisir et les émotions que cet exercice suscite. Pas de développement, pas dattente, Petit à petit, jai cadré, jai trouvé des angles, jai choisi mes sujets, jai constitué une collection, jai cherché à comprendre, et voilà tout.Qui dit photos, dit légendes. Les images que jai rassemblées mévoquaient clairement lunivers dartistes que jadmire (écrivains, réalisateurs, comédiens). Procédant par affinités et par associations didées, jai proposé à mes correspondants de rêver à leur guise autour de photos choisies. À chacun dinventer une petite histoire, dy mettre sa couleur, son humour.Gilles JacobPréface de Juliette BinocheAvant-propos de Abbas Kiarostami

    Gilles JACOB, Président du Festival de Cannes depuis 1999, Fondateur de la Caméra dor (1978), de Un certain regard (1978), de la Cinéfondation (1998) dont il devient Président en 2007, Président du jury du Prix Louis Delluc (depuis 1993), administrateur de la Sept Cinéma, filiale d'Arte France (depuis 1992), de la Bibliothèque du film (depuis 1996), est également membre du Conseil d'administration de l'Académie des César depuis 2000 et secrétaire général depuis 2006. Il est l'auteur d'un essai, Le Cinéma moderne (SERDOC), d'un roman, Un jour, une mouette (Grasset) et de Mémoires, La vie passera comme un rêve (Robert Laffont).



  • Michel Piccoli, acteur mythique du cinéma français, figure charismatique et mystérieuse, est au coeur de films inoubliables comme Le Mépris de Jean-Luc Godard, La Grande Bouffe de Marco Ferreri, ou encore Max et les ferrailleurs de Claude Sautet, pour n'en citer que trois parmi plus de 200. Véritable lieu de mémoire du cinéma, il se retourne aujourd'hui sur ses propres souvenirs et considère avec une profonde lucidité ce qui l'a construit, le temps qui passe et ce qui reste d'un parcours exceptionnel. Habité, personnel, intense, ce récit évoque l'enfance, l'apprentissage du théâtre, des souvenirs de cinéastes et de ses plus grands films, ses réflexions sur le métier de l'acteur, la mélancolie... S'adressant à son grand ami et complice Gilles Jacob, Michel Piccoli se livre pour la première fois en toute liberté, sans complaisance et avec franchise.

    « Parvenir à étonner les gens par mon travail sans prétention, avec simplicité, aura été mon idéal. Je suis un éternel enfant, heureux de raconter une histoire. Donner à vivre un texte provoque en moi un plaisir inouï, et j'ai toujours été émerveillé de vivre ce métier extravagant. Faire l'acteur est tellement étrange ! D'abord il faut beaucoup travailler, ensuite il faut se mettre à jouer et que cela ne soit plus vécu comme un travail. »

  • Ma mère m'a tué / Mon père m'a mangé / Ma soeurette Marlène / A pris bien de la peine / Pour recueillir mes os jetés / Dessous la table, et les nouer / Dans son foulard de soie / Qu'elle a porté sous le genévrier...
    Tel un leitmotiv, cette ritournelle scande l'un des plus beaux contes jamais écrits par les Frères Grimm. D'une exceptionnelle richesse narrative et émotionnelle, il est ici servi par la puissance et la sensibilité des planches de Gilles Rapaport. Son dénouement confère à ce texte, véritable « roman familial », une dimension quasi métaphysique, où le thème de la résurrection succède à celui de la métamorphose.

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