Langue française

  • Épopée maritime, roman universel, allégorie biblique, livre culte, Moby Dick résiste, par son immensité, à toutes les approches, toutes les définitions.
    On y entre comme on poserait le pied sur un continent ; on en sort non pas en lecteur, mais avec le sentiment d'avoir vécu une expérience. D'ailleurs, on n'en sort jamais tout à fait.
    Ce livre est hanté : il suffit d'en parcourir quelques pages pour être habité - définitivement. Pourtant, son intrigue même tient en quelques mots : la traque obsessionnelle par un homme du cachalot qui lui a arraché une jambe...

  • Un jeune commis aux écritures se présente un jour à l'étude d'un notaire new-yorkais. S'il commence son nouvel emploi avec une assiduité frôlant le zèle, Bartleby délaisse peu à peu ses tâches, avant de finir par refuser catégoriquement de travailler. Le narrateur, secondé par ses fidèles employés le Dindon, Pinces Coupantes et Biscuit au Gingembre, déploie des trésors d'imagination pour tenter de ramener Bartleby à la raison. Mais à chaque demande, chaque ordre, inlassablement, le jeune homme répond avec une douceur implacable : « J'aimerais mieux pas. »Dans ce court roman, Herman Melville dresse avec brio le portrait d'un personnage d'une fascinante ambiguïté. Par son mutisme et sa résistance farouche à toute forme d'autorité, Bartleby s'est imposé comme l'une des figures les plus complexes et les plus troublantes de la littérature.Présentation et dossier de Jean-Pierre Naugrette.Traduit de l'anglais par Pierre Goubert.

  • Nouvelle édition revue et corrigée

    Indisponible
  • Personne ne souhaite dormir à deux dans un lit, fût-ce avec son propre frère. Je ne sais comment cela se fait, mais on aime être seul quand on dort. Et quand il s'agit de dormir avec un étranger inconnu, dans une auberge inconnue d'une ville étrangère, et que cet inconnu est un harponneur, les objections se multiplient à l'infini. Même en qualité de marin, je n'avais pas plus de raison que n'importe qui de coucher à deux dans un lit ; car les marins en mer ne couchent pas plus à deux dans un lit que ne le font à terre les rois célibataires.
    Plus je songeais à ce harponneur, plus l'idée de dormir avec lui me répugnait. Il était bien probable que, vu sa qualité de harponneur, sa chemise ou son tricot, selon le cas, ne serait pas des plus frais, ni à coup sûr des plus fins. Toute ma chair s'en hérissait d'avance

  • Loin du paradis tropical, les îles des Galápagos sont de gros rochers volcaniques peuplés de tortues, de serpents, d'araignées, de mouettes et de pélicans... Et pourtant, grâce au talent de Melville, elles deviennent les « Îles Enchantées » où folklore et récits de marins s'entremêlent pour envoûter voyageurs et lecteurs.
    Dans une suite d'esquisses, l'auteur de Moby Dick nous entraîne dans un voyage poétique et exotique.

  • En 1799, au large des côtes du Chili, un bateau américain conduit par le capitaine Delano croise un bateau espagnol en piteux état, le San Dominick. Delano embarque à son bord pour proposer son aide. La plupart des officiers du bateau espagnol a disparu. Des esclaves noirs sont installés partout sur le bateau. Benito Cereno, le capitaine du navire négrier, raconte que le bateau a essuyé une tempête, puis que le scorbut a frappé l'équipage. Mais de nombreux détails interpellent Delano, il doute que ce soit la véritable histoire du San Dominick et de son équipage. Benito Cereno est un récit admirablement mené et profondément angoissant. Ses pages offrent une perfection dans la technique, une intensité d'atmosphère et une qualité de suspense qui font de Melville l'égal d'un Joseph Conrad.Édition Ebooks libres et gratuits.

  • Mardi

    Herman Melville

    Un marin s'échoue sur l'archipel de Mardi, tombe amoureux d'une jeune fille, qui disparaît. Tempêtes, naufrages, enlèvements, poursuites, vengeances. Ce « pur roman d'aventures polynésiennes » se change bientôt en un roman satirique et allégorique, politique et philosophique. Une absence totale de dénouement laisse tous les mystères entiers. Méditation romanesque sur le pouvoir, réflexion sur la stabilité et le changement : c'est déjà le grand style de Melville - il n'y aurait pas de Moby Dick sans Mardi -, qui mêle le concret et l'abstrait, le lyrique et le mythologique, l'exotisme et la passion.

    « Voici près de cinq cents lunes que je vis dans la plus étroite familiarité avec moi-même ; et pourtant vous me voyez encore incapable de décider qui je suis. Tout ce dont je puis témoigner avec certitude, c'est d'une espèce de sensation fourmillante dans tout mon être - ce qu'on appelle la vie. »

  • Publié en 1888, trois ans avant sa mort, et après douze années de silence, John Marr et autres marins est l'avant-dernier recueil de Herman Melville. Inédit en français dans son intégralité, le recueil mélange deux récits où prose et poésie se répondent, quelques très longs poèmes (parmi les plus longs qu'il ait écrits), et un ensemble de courts poèmes dont il a le secret. Tous tournent, comme le suggère le titre, autour de la mer et constituent, en quelque sorte, le chaînon manquant entre Moby Dick et Billy Budd. Ils se nourrissent de la propre expérience de Melville et font remonter des souvenirs personnels dans des textes aux accents vibrants d'humanité et de déréliction. Car c'est cette fraternité humaine, dont il porte la nostalgie, qu'exalte Melville, par opposition à la nature inhumaine de la mer.

  • Trois contes doubles

    Herman Melville

    Dans l'immense production littéraire de Ramón Gómez de la Serna, la greguería est un genre qu'il n'a cessé de cultiver.
    De 1910 à 1962, les greguerías seront publiées dans la presse, incrustées dans d'autres livres, maintes fois réunies, inédites pour certaines ; elles sont de véritables petits chefs-d'oeuvre, des notations délicates, de purs joyaux ciselés dans le laboratoire génial de l'auteur.
    " La greguería est née vers 1910, expliqua-t-il, un jour de fatigue et de scepticisme où je pris tous les ingrédients qui se trouvaient dans mon laboratoire, flacon après flacon, et les mélangeai.
    De leur précipité, de leur dissolution radicale, surgit la "greguería", qui est "humour + métaphore" ou encore "l'urne de mes cendres quotidiennes", un "oeillet sur le mur"... "

  • Trois nouvelles que l'auteur de«Moby Dick»écrivit pendant l'une des périodes les plus sombres de sa vie. Trois subtiles variations sur le thème du voyage et de l'écriture.

  • Billy budd est sans doute un des textes littéraires les plus discutés et les plus commentés qui aient été écrits au xixe siècle ; il a suscité, et suscite encore, des débats souvent passionnés, tant son interprétation est délicate, tant aussi il engage des problèmes fondamentaux de notre culture.
    Cette fable politique a pour figure centrale un matelot à la beauté éclatante, enrôlé de force sur un navire de la marine de guerre britannique à l'époque de la révolution française, qui doit successivement faire face à la haine inexpiable que lui voue claggart, le maître d'armes chargé de la police de l'équipage, et à la justice inflexible du commandant du navire, le capitaine vere. dans ce récit, traversé par un homo-érotisme évident, décrivant des relations de pouvoir saturées dans un univers exclusivement masculin, melville met en scène avec le personnage de billy budd une antigone moderne qui, dans l'adversité, est frappée de mutisme.
    Cette nouvelle traduction de billy budd s'efforce de rester au plus près de la langue si singulière de melville, de ne pas lui substituer la " belle " langue de la traduction, et de restituer pour le lecteur francophone ses aspérités et sa beauté baroque. ce volume contient également les encantadas ou îles enchantées, et est suivi d'une postface inédite en français d'eve kosofski sedgwick.

  • Moby Dick, la terrible baleine blanche ! Depuis qu'elle l'a privé d'une jambe, le capitaine Achab s'est juré de se venger. Ignorant tous les présages funestes, il entraîne pendant de longs mois l'équipage du Pequod dans une folle poursuite à travers les océans.

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  • Premier texte connu de Herman Melville, l'auteur de Moby Dick et de Bartleby, écrit et publié à vingt ans, le diptyque des « Fragments trouvés sur un bureau » aborde une thématique plutôt rare dans son oeuvre : une célébration de la beauté séraphique des femmes, de l'amour et de l'érotisme. Mélangeant l'allégorie et le grotesque, il compose deux courts contes inédits qui ne sont pas sans rappeler l'atmosphère gothique et mystérieuse des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, dans lesquelles Melville aurait introduit une touche inattendue de burlesque. La description et la quête de ses héroïnes vont de pair, chez le narrateur, avec une formidable énergie sexuelle, ce qui fait de ces « Fragments » une ode à l'éternel féminin où l'humour sert en quelque sorte de contrepoison à la mélancolie dont se paraient les jeunes filles de son temps pour attirer dans leurs rets leurs prétendants, en réfrénant leur fougue et leurs ardeurs...

  • Sont ici rassemblées deux suites de pièces, « Marines mineures », tirées de John Marr et autres marins, et « Fruits de voyages d’antan », extraits de Timoléon, etc., que Melville publie plus de trente ans après avoir presque définitivement abandonné la prose à la suite du fiasco de son huitième roman, L’Escroc à la confiance . Ces recueils, bien que parus dans un tirage confidentiel destiné à un cercle restreint de proches, reçurent toute l'attention de l'auteur, qui les composa et les révisa avec soin. Derniers textes publiés du vivant de Melville, ils nous parviennent comme le testament d'un romancier qui fut aussi poète. Confronté à l’oubli de ses contemporains, Melville développe dans ces poèmes une méditation obsessionnelle, tantôt amère, tantôt ironique, sur la création artistique et son devenir, sur la mémoire et sa transmission, sur la renommée et la postérité de l’artiste. Renonçant à l’élan en avant de la prose, l’écriture opte pour le véhicule du vers qui fait retour sur le passé et tente de prendre le temps à rebours. Mais si l’œuvre se souvient de la vie, vie de marin d’abord, dans John Marr, puis du temps des pérégrinations dans le monde méditerranéen de Timoléon, elle s’efforce en même temps de se déprendre du seul mode élégiaque pour s’abandonner à une rêverie immémoriale.
    Peu connus en France, et même outre-Atlantique, ces ultimes textes brillent d'une singulière fulgurance qui jette un éclat rétrospectif sur le reste de l’œuvre.

  • Poemes de guerre

    Herman Melville

    Suivi d'un Supplément traduit de l'anglais et présenté par Philippe Jaworski

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