• "Ce jour-là, quelque chose sortait de l'ordinaire, les yeux de Gabrielle étaient arrimés aux siens d'une étrange façon. Une manière de faire qu'il ne lui connaissait pas, la paupière haute, volontaire, et le chignon mal arrangé, des mèches blondes éparpillées sur un visage d'ange. C'est une sauvageonne qui lui tend le Goncourt de l'année, un roman d'Ernest Pérochon, en sifflant qu'il est édifiant.
    Sans doute y trouvera-t-il matière à sermon.

  • Et si tout souvenir de famille n'e?tait que fiction ? Une femme de?couvre une fois devenue adulte qu'elle est ne?e de pe`re inconnu. Une double enque^te commence, a` la fois sur l'identite? de son pe`re mais aussi sur les raisons du mensonge de sa me`re. Chaque parcelle de la vie de cette mère excessive et trouble, professeure de collège libertaire, cache une ombre lourde de sens. Un re?cit pudique et sobre, ou` la force des souvenirs d'enfance emporte le lecteur dans un rire noir omnipre?sent.

  • Écrivain de la conscience et du non-dit, Isabelle Flaten met en scène les drames intimes qui secouent les membres d'une même famille dans une petite ville de Norvège. Poursuivant les chemins tracés avec Les Noces Incertaines (2014) et Se Taire ou Pas (2015), elle conjugue les questionnements du couple et des relations humaines avec l'usage de la parole. Quand cette dernière croit délivrer, elle cloître ; et lorsqu'elle semble fermer les portes de l'altérité, elle ouvre en réalité bien des possibilités. La force du langage face à la fragilité de nos consciences, c'est tout le propos de l'auteur dans ce roman ancré dans des territoires enneigés, théâtre des passions bouleversées de personnages semblant sortir tout droit des drames d'Ibsen. Bavards comme un fjord ou l'expression rêvée pour appréhender le mouvement du sentiment vers la parole.

    Un extrait : « Elle aurait dû s'arrêter. Elle ne pouvait pas deviner, ici ce sont toujours des bêtes qu'on retrouve sous les roues. Elle ausculte la voiture, en scrute les quatre ailes, les pare-chocs et le bas de caisse, mais rien, ni plus ni moins abîmée qu'auparavant. Une simple coïncidence. Elle aurait tout de même dû s'arrêter, le bruit ressemblait à celui d'un choc. Cela ne veut rien dire, les gens sont sacrément emmitouflés en cette saison. Il vaudrait mieux en reparler avec Dag. Un frisson la parcourt, elle défait son peignoir, se douche et file au travail. Dehors, tout est noir, le soleil pas encore levé, pas même un croissant de lune, l'air est saisissant. Moins quinze à coup sûr. À la cafétéria, sa collègue établit la liste des achats. Sigrid a à peine suspendu son manteau que le téléphone sonne. »

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  • Avec « Les deux mariages de Lenka », Isabelle Flaten emmène le lecteur à Prague à la rencontre d'une galerie de personnages dont la vie vient d'être bousculée par la révolution de Velours. À l'ombre tutélaire de la capitale tchèque et de ses intellectuels - Milos Forman, Vaclav Havel - Lenka, veuve d'un sympathisant du régime communiste se défait des compromissions du passé et découvre les affres d'un monde nouveau. Dépossédée de ses repères, contrainte à de nouveaux accommodements, Lenka trouve en Paolo un nouvel amour qui, peut-être, la libérera des petits arrangements conclus avec sa conscience et lui fera oublier la cruelle vérité d'une époque que les retournements de l'Histoire ont mise au grand jour.

  • Dans un style plein de pointes et de surprises, les personnages de ce roman prennent leur place au fil des pages comme dans un effet de poupées gigognes. Au centre : ce thème tabou. L'argent ! Source d'empêchements, pas les mêmes pour tous évidemment, traité avec cruauté et amusement mais sans caricature.

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  • Découvrez Les empêchements, le livre de Isabelle Flaten. Un homme auréolé de gloire mais qui se sent minuscule. Des enfants rêveurs qui s'étonnent des silences d'adultes perdus dans un monde flou. Des hommes vieillis qui ne se résignent pas à être sans âge, des femmes dont la disgrâce démultiplie les extases. Des corps qui s'entremêlent pour tenter d'abolir les fracas du temps. Dans ces nouvelles au trait vif, aussi sensuel et cru qu'un tableau d'Egon Schiele, Isabelle Flaten saisit la fulgurance des désirs et la brûlure des non-dits pour réenchanter un quotidien fait de blessures et de petits renoncements qui, soudain, redevient flamboyant

  • Ainsi sont-ils

    Isabelle Flaten

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  • Se taire ou pas

    Isabelle Flaten

    « Il ne se parle plus qu'à lui-même, parce qu'avec les autres c'est trop difficile. Ils cherchent des noises à son vocabulaire, des double sens à ses propos, alors que pas du tout. »

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