•  ourgueniev Premier amour Réunis un soir, des amis se racontent leur premier amour.
    « J'avais alors seize ans. Cela se passait au cours de l'été 1883. J'étais chez mes parents, à Moscou... » Dans la maison voisine, une princesse, jeune fille à la Tourgueniev, délicieuse, pure et volontaire, s'amuse de ses soupirants jusqu'au jour où elle-même succombe à l'amour.
    Ce récit au charme cruel est une histoire vraie. L'adolescence de Vladimir fut celle de Tourgueniev. Il n'aima vraiment toute sa vie qu'une seule femme, sans en être aimé. Echos de sa jeunesse au milieu des serfs et des paysans russes, de ses peines amoureuses, ces trois nouvelles sont des chefs-d'oeuvre de vérité et de poésie.

    Préface de François Nourissier Commentaires d'Edith Scherrer

  • « Quelle fille excitante que Zénaïde ! », écrit Flaubert à Tourguéniev à propos de Premier amour. « C'est une de vos qualités de savoir inventer les femmes. Elles sont idéales et réelles. Elles ont l'attraction et l'auréole. » L'auréole de Zénaïde, le prototype de la jeune fille russe, capricieuse, insaisissable, irrésistible, le « premier amour » du narrateur (Tourguéniev lui-même) qui trouvera en son père un rival heureux. L'auréole de Lise, une « mouette » déjà, l'héroïne de Nid de gentilhomme, histoire d'un amour impossible, analyse désenchantée du conflit qui déchire les Russes cultivés du milieu du siècle dernier entre la fascination de l'Occident et l'amour-haine du pays natal. Et aussi, telle que Tourguéniev en a été le poète par excellence, la « nature nue et sauvage de la steppe fraîche et grasse » avec ses « longues crêtes mamelonnées, ses ravins garnis de buissons de chênes nains et ses petits villages gris ».

    Trad. du russe par Françoise Flamant et Édith Scherrer. Préface de Françoise Flamant.

  • La Russie au lendemain de l'abolition du servage. Les pères : bienveillants, un peu fatigués, sceptiques, mais convaincus qu'une bonne dose de libéralisme à l'anglaise résoudra les problèmes d'un pays encore médiéval. Les fils : sombres, amers, désespérés avant l'âge, haïssant toute idée de réforme, ne croyant qu'à la négation, au « déblaiement », à la destruction de l'ordre.
    « Je vois, dit l'un des pères à l'un des fils, vous avez décidé de ne rien entreprendre de sérieux.
    - De ne rien entreprendre, en effet, répéta Bazarov.
    - Et de vous borner à insulter.
    - Exact.
    - Et cela s'appelle le nihilisme !
    - Cela s'appelle le nihilisme », répété Bazarov.
    Hamlet prérévolutionnaire, Bazarov ira au-devant d'une mort absurde, sa postérité hésitant entre les « démons » de Dostoïevski et les bolcheviks de 1917.

  • « C'était le temps de la jeunesse, de la gaieté et du bonheur, le temps des espoirs infinis et des forces invincibles, et si ce fut un rêve, alors ce fut un rêve merveilleux.» Dans la campagne russe, au coeur de l'été, on passe le temps en bonne société en jouant aux cartes, en se promenant aux bords du lac, en buvant du thé fumant ou en allant au bal. C'est là que Vladimir Serguéïtch Astakhov, arrivé de Saint-Pétersbourg pour inspecter le village dont il est propriétaire, rencontrera deux femmes. L'une est aussi froide que l'autre est entreprenante. À force d'indécision, elles lui échapperont toutes les deux et Vladimir Serguéïtch verra, dans cet été, la fin d'une époque insouciante.
    Ivan Tourguéniev dresse dans Les Eaux tranquilles un portrait tout en finesse de la société russe et de ses conventions.

  • Ou bien encore, vous partez pour une lointaine partie de chasse en pleine steppe.
    Après dix verstes de mauvais chemins de traverse, voici enfin la grande route. on laisse derrière soi des auberges avec leurs puits, leurs portails grands ouverts, leurs samovars qui pétillent sous l'auvent ; on traverse un village, puis un autre, des champs à perte de vue, de vertes chenevières ; et longtemps, vous roulez ainsi. en avant ! en avant ! la steppe est proche. quelle vision du haut de cette côte ! de blanches églises apparaissent ; au loin, dans la plaine, les outardes se suivent à la queue leu leu ; un vieux manoir, avec ses communs, sa grange, son verger, se blottit contre un étang minuscule.
    Les arbres se font rares. la voici enfin la steppe, la steppe immense et sans limites !...

  • Assia

    Ivan Tourguéniev

    «Je connus d'autres femmes, mais le sentiment éveillé en moi par Assia, ce sentiment brûlant, tendre, profond ne se renouvela plus. Non! Jamais d'autres yeux ne remplacèrent pour moi des yeux fixés un jour sur moi avec amour, mon coeur ne répondit jamais en défaillant aussi joyeusement et aussi doucement à aucun coeur appuyé contre ma poitrine!» L'intensité de l'idylle naissante et la peur de l'amour évident paralysent parfois les êtres humains, au point de pousser ces derniers à commettre l'acte irréversible par lequel toutes les promesses de bonheur s'évanouiront à jamais.
    Dans cette nouvelle sise sur les bords du Rhin, Tourguéniev invite le lecteur à plonger au plus près du coeur, dans les arcanes de l'Amour et de la Raison.

  • Les trois nouvelles rassemblées dans le présent volume ont toutes été inspirées à Tourguéniev par le monde dans lequel il a grandi : celui des propriétaires terriens russes, à l'époque qui précède l'abolition du servage. La figure de sa mère, veuve tyrannique et âpre au gain, dont les lubies doivent s'imposer à son entourage comme autant de décrets divins, est présente dans chacun de ces trois textes, comme un symbole de la grande bourgeoisie russe contre laquelle Tourguéniev a consacré tout son talent à s'insurger.

    Qu'il s'agisse du destin d'un portier muet dans Moumou, de la déchéance d'un aubergiste trompé par sa femme dans L'Auberge de grand chemin ou de la fin d'un Roi Lear russe : c'est cette figure maternelle qui impose les mariages, permet aux uns de faire fortune pendant qu'elle précipite les autres dans la misère. Un seul pouvoir lui manque, en dernier lieu : celui d'empêcher les événements tragiques qu'elle a elle-même précipités.

  • Dimitri Roudine

    Ivan Tourgueniev

    • Sillage
    • 23 Mai 2008

    Roudine est admis dans le salon de Daria Lassounska. Il brille par son éloquence, séduit les âmes, s'installe comme interlocuteur privilégié de la maîtresse de maison, ravissant jusqu'au coeur de Natalie, la fille de Daria. Est-ce un tartuffe ? Un beau parleur ? Qui peut dire si Roudine, homme de paroles et d'idées, est capable d'éprouver une passion véritable ? Dimitri Roudine, publié en 1856, marque durablement Henry James, qui déclare Tourguéniev premier romancier de son temps.

  • En janvier 1870, Tourguéniev est invité par Maxime Du Camp à assister à l'éxécution publique d'un jeune criminel devenu célèbre pour avoir commis huit meurtres sordides, Jean-Baptiste Troppmann. Poussé par une curiosité qu'il lui est malaisé d'expliquer, Tourguéniev accepte l'invitation et suit Troppmann de sa toilette funèbre jusqu'à la guillotine. Description glaciale d'une mise à mort à laquelle assiste une foule de badauds avinés et braillards, L'Exécution de Troppmann, écrit sans parti-pris, est le constat d'échec de la peine de mort, sans vertu dissuasive et absurdement immorale.

    Ce volume comprend : L'Exécution de Troppmann, Un incendie en mer et Une fin.

  • Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que...

    Écrite pendant la détention de Tourguéniev à la maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par la censure fut finalement publiée en mars 1854 dans la revue Contemporain.

  • Fumée

    Ivan Tourgueniev

    • Sillage
    • 29 Novembre 2008

    Est-il possible de renoncer à une existence heureuse pour tenter de revivre un amour ancien ? Est-il possible de savoir réellement ce que l'on veut, de rester parfaitement honnête, sincère avec soi-même, quand dix ans se sont écoulés et que l'on veut ressusciter une passion ? Litvinov est un jeune trentenaire égaré dans une luxueuse villégiature. Il découvre ces questions, dans tout ce qu'elles ont d'exaltant - et de profondément désagréable.
    Paru en 1867, Fumée est un roman important dans l'oeuvre de Tourguéniev. Montrant une exceptionnelle prescience quant au destin de ses compatriotes, l'auteur use avec un talent impitoyable d'une intrigue romanesque pour brosser une cruelle galerie de portraits.

  • Il aura fallu près de cent ans après la mort de celui que les Russes ont toujours considéré comme le plus accompli de leurs prosateurs pour que la totalité de ses romans, nouvelles et esquisses soit publiée en français, dans les trois volumes que lui consacre la Bibliothèque de la Pléiade.
    Et pourtant Tourguéniev fut, de son vivant, l'écrivain russe le plus célèbre en France. Ami intime de George Sand, de Mérimée, de Flaubert, installé à Paris à partir de 1871, il fut le véritable initiateur du public français à la Russie, par ses romans et plusieurs de ses nouvelles qui furent traduits et édités en français presque en même temps qu'ils étaient publiés en Russie. Malgré cela, parmi ses oeuvres, seuls quelques titres isolés éveillaient encore un écho dans nos mémoires : Les Mémoires d'un chasseur, Premier amour, Pères et fils...
    Dans les trois volumes de l'édition de la Pléiade, le lecteur français retrouvera cette évocation merveilleuse, réaliste et lyrique à la fois, de la vieille Russie terrienne qui enchantait déjà George Sand et Flaubert ; il y découvrira aussi un autre Tourguéniev, peintre génial de l'actualité sociale et intellectuelle de son temps, que ses compatriotes, tantôt flattés, tantôt furieux, portèrent aux nues ou insultèrent férocement : ni Tolstoï, ni Dostoïevski, ni bien entendu Tchékhov ne soulevèrent jamais de telles passions.
    Cet aspect de Tourguéniev n'avait pas été perçu jusqu'ici par le lecteur français. L'édition de la Pléiade, avec son introduction, ses chronologies, ses notices historiques et biographiques, son appareil de notes et de variantes, lui en facilitera la découverte et la compréhension. On s'est fondé, pour traduire les textes, sur l'édition «académique» en 28 volumes des oeuvres et de la correspondance de Tourguéniev, une des meilleures éditions savantes qui soient en U.R.S.S.

  • Confidence émue sur les liens de profonde affection qui unissent le chien aux talents éblouissants et son maître.

    Trois nouvelles :
    Mon chien Pégase, traduit par Mikaïl Achkinasi, La Vie littéraire, 27 octobre 1899.
    Le Chien, traduit par P. Mérimée, Nouvelles moscovites, 1869.
    Les Nôtres, épisode des journées de juin, traduit par Michel Delines, La Vie Littéraire, 10 janvier 1899.

  • Lorsque Jacques Aratov rencontre Clara Militch, une jeune et talentueuse actrice, il est troublé, ému. Mais les mois passent et il ne pense plus guère à elle, jusqu'au jour où il apprend qu'elle s'est suicidée. Commence alors pour Aratov une quête amoureuse et désespérée sur les traces de Clara Militch pour comprendre son geste...
    Une incroyable et bouleversante histoire d'amour par-delà la mort.

  • Après le succès de ses premiers volumes, les éditions Macha poursuivent leur collection de classiques de la littérature russe en version bilingue, une collection unique sur le marché.

    Premier amour : Vladimir Petrovitch est jeune, il n'a que 16 ans lorsqu'il s'éprend d'une femme pour la première fois. Cela se produit alors qu'il est en vacances avec ses parents, loin de Moscou. Zénaïde, celle dont il tombe éperdument amoureux, n'est séparée de lui que d'une étroite palissade puisque c'est sa voisine. Vaniteuse et ambitieuse, cette dernière s'emploie, hélas, à séduire tous les hommes de son entourage. Pourtant, en proie à un aveuglement passionnel, Vladimir va tout faire pour la séduire, quitte à rester prisionnier d'une toile savamment tissée par l'élue de son coeur. Mais à la fin, lequel des deux restera vraiment captif de ces jeux amoureux ?

    Assia : Assia est une jeune fille au caractère très ambigu qui marque une affection singulière pour la solitude et la nature.
    Bien que sauvage, elle finit par nouer une étranger amitié avec le narrateur... Assia décrit leur échange comme une confrontation entre le prévisible et l'imprévisible, avant de comprendre qu'une passion nouvelle est en train de naître en elle...

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  • Il aura fallu près de cent ans après la mort de celui que les Russes ont toujours considéré comme le plus accompli de leurs prosateurs pour que la totalité de ses romans, nouvelles et esquisses soit publiée en français, dans les trois volumes que lui consacre la Bibliothèque de la Pléiade.
    Et pourtant Tourguéniev fut, de son vivant, l'écrivain russe le plus célèbre en France. Ami intime de George Sand, de Mérimée, de Flaubert, installé à Paris à partir de 1871, il fut le véritable initiateur du public français à la Russie, par ses romans et plusieurs de ses nouvelles qui furent traduits et édités en français presque en même temps qu'ils étaient publiés en Russie. Malgré cela, parmi ses oeuvres, seuls quelques titres isolés éveillaient encore un écho dans nos mémoires : Les Mémoires d'un chasseur, Premier amour, Pères et fils...
    Dans les trois volumes de l'édition de la Pléiade, le lecteur français retrouvera cette évocation merveilleuse, réaliste et lyrique à la fois, de la vieille Russie terrienne qui enchantait déjà George Sand et Flaubert ; il y découvrira aussi un autre Tourguéniev, peintre génial de l'actualité sociale et intellectuelle de son temps, que ses compatriotes, tantôt flattés, tantôt furieux, portèrent aux nues ou insultèrent férocement : ni Tolstoï, ni Dostoïevski, ni bien entendu Tchékhov ne soulevèrent jamais de telles passions.
    Cet aspect de Tourguéniev n'avait pas été perçu jusqu'ici par le lecteur français. L'édition de la Pléiade, avec son introduction, ses chronologies, ses notices historiques et biographiques, son appareil de notes et de variantes, lui en facilitera la découverte et la compréhension. On s'est fondé, pour traduire les textes, sur l'édition «académique» en 28 volumes des oeuvres et de la correspondance de Tourguéniev, une des meilleures éditions savantes qui soient en U.R.S.S.

  • « Ivan Tourgueniev a deux cents ans. Plus universelle, plus moderne que jamais, sa prose le place désormais parmi les auteurs qui, en leur temps, ont également relevé le défi de l'universalité. Ce grand sage cosmopolite du XIXe siècle nous livre une clef pour lire le passé, celui de la Russie en particulier et du genre humain dans son ensemble, mais aussi pour cerner la modernité et mieux appréhender l'avenir. »   OLGA GORTCHANINA Traduit du russe par Nastasia Dahuron et Anne Godart-Marchal Préface, notes et commentaires d'Olga Gortchanina

  • Alexis, le narrateur, reçoit en cadeau une montre en argent. Ravi, il l'exhibe devant son cousin David qui, par envie ou jalousie, le pousse à s'en débarrasser. Il la donne alors à un jeune mendiant, puis, pris de remord, essaie de la récupérer...
    Passant de main en main, la montre bouleverse la vie des deux cousins et met à l'épreuve la solidité de leurs liens.


  • Cette édition rassemble, pour la première fois en français et en un seul volume, l'intégralité des Poèmes en prose divisés par Tourguéniev en deux séries : Senilia et Nouveaux poèmes en prose. Avec le titre de chaque poème est indiqué le nom de la série à laquelle il appartient, ainsi que son rang voulu par l'auteur. Sont ajoutés : La caille, dernier récit de Tourguéniev, et quelques pièces en vers écrites à travers sa vie de prosateur.

  • Dans ses Récits d'un chasseur, Ivan Tourgueniev (1818-1883) parle de chasse, mais d'une façon qui a peu à voir avec la pratique courante d'aujourd'hui. La finesse et la beauté de ses descriptions de la nature en font de véritables peintures de paysages.
    Tourgueniev maîtrise l'art de plonger son lecteur dans la nature, de l'amener à se laisser imprégner de son environnement, d'apprécier ses bienfaits, de partager avec lui son bonheur de se promener dans la nature, d'y passer la nuit, de s'y réveiller au petit matin. Il parle aussi d'une autre nature, cette nature indifférente à l'homme, qui survit à tout, notamment à la conscience humaine et au génie artistique.
    Sa correspondance avec la cantatrice Pauline Viardot révèle un Tourgueniev intime. Ses lettres sont drôles, décalées, chargées de descriptions de la nature française et russe . Elles font, en outre, des liens constants avec ses nouvelles, évoquant la chasse, les rêves, le regard vers les étoiles et la conscience d'une nature éternelle (cette correspondance est aujourd'hui indisponible).

  • " Plus profondément je rentre en moi-même, plus attentivement j'examine toute ma vie passée, et plus je me convaincs de la rigoureuse vérité de cette expression. De trop : c'est bien cela... de moi, il n'y a pas moyen de dire autre chose : homme de trop, c'est tout." Tourguéniev écrivit Le journal d'un homme de trop en 1850. Publié en France en 1863, le succès fut immédiat. Cette nouvelle contient tout le génie du plus russe des romanciers russes : d'une part l'amour passionné de la nature, des grands espaces, des forêts de bouleaux, des oiseaux sauvages; de l'autre, des personnages fragiles, inquiets, velléitaires, incapables d'exprimer les passions qui les habitent.

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