• Sous le règne de Louis XIV, l'opéra s'affirme comme le spectacle à la mode à la Cour comme à la ville. Aujourd'hui, les opéras de Lully et de ses successeurs retrouvent la faveur du public. Mais à quelles fins furent-ils conçus à l'origine ? Où, par qui, dans quelles conditions furent-ils représentés ?
    L'essai de Jérôme de La Gorce ressuscite les péripéties de leur création, les démêlés de l'institution avec les créanciers comme avec le pouvoir, les conditions des représentations, la vie quotidienne de la troupe enfin, souvent haute en couleurs. Nous assistons par ailleurs à la naissance d'un public dont les habitudes et les goûts contribuèrent à déterminer les traits du drame lyrique en France.
    Ce livre, synthèse de documents souvent inédits, jette un nouvel éclairage sur les premiers opéras français.

  • Pour le bon plaisir du roi, rien n'était impossible.
    D'origine italienne, Carlo Vigarani, dont le père était déjà l'architecte de Mazarin, s'est employé sa vie durant à divertir Sa Majesté. En retour, il fut l'un de ses artistes préférés et bénéficia jusqu'à sa mort de la protection royale. Vigarani, c'est en 1664 le principal créateur des Plaisirs de l'Ile enchantée dont on grave les scènes pour les diffuser dans l'Europe entière. Architecte, " metteur en scène ", décorateur, Carlo Vigarani a mené de front plusieurs carrières : à Paris, il travaille pour les Théatins, tout en étant l'associé de Lully à la direction de l'Opéra ; à Saint-Germain-en-Laye, il est chargé de monter de grandes tragédies en musique ; à Versailles, enfin, il apporte son concours aux fêtes les plus brillantes du règne de Louis XIV.
    A partir d'une documentation souvent inédite, Jérôme de La Gorce retrace ici la vie et la carrière de cet artiste méconnu, dont l'oeuvre révélé par des dessins et des plans annotés de sa main permet de mieux apprécier son exceptionnelle personnalité.

  • La collection du baron Edmond de Rothschild (1845-1934), composée de plus de 40 000 chefs-d'oeuvre du dessin et de l'estampe, de manuscrits et de livres rares, fut donnée au musée du Louvre le 28 décembre 1935. Joyaux parmi les plus secrets des collections artistiques du musée : 14 albums comptant 1 644 dessins ayant pour thème des costumes de ballets, de fêtes et d'opéras ayant été donnés en France pendant les xvie-xviiie siècles. Acquis à la fin du xixe siècle par le baron, ils constituent un fonds extraordinaire pour comprendre l'univers des fêtes et des spectacles sous l'Ancien Régime.
    Représentant pour la plupart des costumes de spectacles, ces dessins permettent de bien saisir toute la richesse des divertissements princiers pendant cette longue période. Partons à la découverte des spectacles équestres d'origine chevaleresque, qui perdurent jusqu'à la fin du xviie siècle, ou des tragédies en musique, données essentiellement pendant le règne de Louis XIV ;
    Redécouvrons un genre plus connu, celui des bals, ballets, mascarades et comédies italiennes, dont les cours princières à partir de la seconde moitié du xvie étaient friandes.
    L'ouvrage met en lumière des artistes variés, qu'il s'agisse de Primatice ou de son entourage, qui ont donné un certain nombre de feuilles pour des bals à la cour de Catherine de Médicis, ou des dessinateurs spécialisés dans le spectacle, tels Jean Bérain ou Henri Gissey. Ils font revivre, par leurs témoignages, des spectacles souvent inconnus ou oubliés du public et mettent en évidence le raffinement de cette société productrice et consommatrice de tels divertissements. Une manière aussi de mieux entrer dans le travail de ces dessinateurs, qui composaient à la fois un dessin technique, destiné à être tissé et cousu, et artistique, à la hauteur du faste des spectacles qui allaient se jouer.

  • Jean-baptiste lully

    La Gorce Jerome

    • Fayard
    • 10 Mai 2002

    La vogue de la musique baroque a redonné à Lully le lustre que deux siècles d'éclipse lui avaient fait perdre.
    Né en Italie, celui en qui s'incarne le modèle de la musique française a su synthétiser - c'est en quoi réside son génie - l'héritage de son pays d'origine et celui de la France. L'évolution de son langage musical, l'originalité de sa création sont détaillées ici à travers l'ensemble de son oeuvre : ballets, comédies-ballets, tragédies lyriques (Atys, Armide...), motets... On comprend ainsi l'extraordinaire succès que connut Lully et l'influence durable qu'il exerça.
    Cet ouvrage retrace le parcours et l'ascension sociale fulgurante d'un musicien dont la gloire musicale s'accompagna d'un pouvoir exercé, grâce au soutien de Louis XIV, au sein d'institutions qu'il contribua à illustrer. Surintendant de la Musique du roi, il fut l'un des premiers directeurs de l'Académie royale de musique, berceau de l'Opéra de Paris. Son caractère tranché, les débordements de sa vie privée jugée scandaleuse, la faveur du souverain qui dansait avec lui dans ses ballets, sa collaboration avec Molière sont évoqués ici grâce à une documentation provenant d'archives jusqu'alors inexploitées, qui renouvelle la vision que nous avions du compositeur.


    Directeur de recherche au CNRS, musicologue et historien d'art, Jérôme de La Gorce est l'auteur de Berain, dessinateur du Roi-Soleil, de l'Histoire de l'Opéra à Paris au temps de Louis XIV et, en collaboration avec Sylvette Milliot, de Marin Marais (Fayard). Il dirige avec Herbert Schneider la nouvelle édition en cours des oeuvres complètes de Lully.

  • Présente le contenu d'un portefeuille acquis en 1845 par le duc d'Aumale, conservé au musée Condé de Chantilly, et contenant 23 dessins de Jacques Bellange et une série de 34 estampes de Jean Berain, évoquant les fastes des cours de Lorraine et de France du début à la fin du XVIIe siècle.

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