• ásta

    Jón Kalman Stefánsson

    • Grasset
    • 29 Août 2018

    Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d'après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant - à une lettre près - amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille... Des années plus tard, Sigvaldi tombe d'une échelle et se remémore toute son existence  : il n'a pas été un père à la hauteur, et la vie d'Ásta n'a pas tenu cette promesse de bonheur.
    Jón Kalman Stefánsson enjambe les époques et les pays pour nous raconter l'urgence autant que l'impossibilité d'aimer. À travers l'histoire de Sigvaldi et d'Helga puis, une génération plus tard, celle d'Ásta et de Jósef, il nous offre un superbe roman, lyrique et charnel, sur des sentiments plus grands que nous, et des vies qui s'enlisent malgré notre inlassable quête du bonheur.

  • Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d´autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts.

    Parfois les mots font que l´on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n´a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n´est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l´île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s´était fatalement plongé, et pour savoir s´il a encore la force et l´envie de continuer à vivre.
    Par la grâce d´une narration où chaque mot est à sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune pêcheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la nôtre, puis son espoir aussi. Entre ciel et terre, d´une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation...

  • Dans un petit village des fjords de l'ouest, les étés sont courts. Les habitants se croisent au bureau de poste, à la coopérative agricole, lors des bals. Chacun essaie de bien vivre, certains essaient même de bien mourir. Même s'il n'y a ni église ni cimetière dans la commune, la vie avance, le temps réclame son dû.
    Pourtant, ce quotidien si ordonné se dérègle parfois  : le retour d'un ancien amant qu'on croyait parti pour toujours, l'attraction des astres ou des oiseaux, une petite robe en velours sombre, ou un chignon de cheveux roux. Pour certains, c'est une rencontre fortuite sur la lande, pour d'autres le sentiment que les ombres ont vaincu - il suffit de peu pour faire basculer un destin. Et parfois même, ce sont les fantômes qui s'en mêlent...
    En huit chapitres, Jón Kalman Stefánsson se fait le chroniqueur de cette communauté dont les héros se nomment Davíð, Sólrún, Jónas, Ágústa, Elísabet ou Kristín, et plonge dans le secret de leurs âmes. Une ronde de désirs et de rêves, une comédie humaine à l'islandaise, et si universelle en même temps. Lumière d'été, puis vient la nuit charme, émeut, bouleverse.
    Traduit de l'islandais par Éric Boury

  • "Était-ce ce qu'il venait de vivre en mer, était-ce pour cette raison qu'il ne voyait vraiment Margrét que maintenant ? Il peinait tant à détacher d'elle son regard qu'il s'était entaillé la main gauche avec le couteau. Une coupure profonde. Le sang avait coloré la lame avant de goutter sur le poisson. Il avait levé la tête vers Margrét. Ils s'étaient regardés droit dans les yeux, le sang coulait, c'était septembre, les montagnes parsemées d'entailles avaient blanchi en une nuit, le voile de neige qui les couvrait était si léger qu'il ne parvenait pas à adoucir les arêtes acérées et leur colère noire."

    À travers trois générations, le portrait d'une Islande sauvage, âpre et nostalgique se dessine. On y croise Ari, éditeur exilé au Danemark, et le douloureux souvenir de sa mère ; son grand-père Oddur, capitaine courageux, mais aussi sa grand-mère Margrét, à la sensualité rare. Au croisement de la folie et de l'érotisme, la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.

    Grand Prix SGDL de traduction 2016
    Meilleur roman étranger LiRE: 2015

  • "Et maintenant, il est trop tard, répond Ari, pétri de remords. Anna esquisse un sourire, elle lui caresse à nouveau la main et lui dit, quelle sottise, il n'est jamais trop tard tant qu'on est en vie. Aussi longtemps que quelqu'un est vivant."

    Après plusieurs années d'absence, Ari rentre en Islande. Il est devenu éditeur et a récemment quitté sa femme. À Keflavík, la neige recouvre tout mais les souvenirs affleurent. Dans ce village de pêcheurs interdits d'océan, marqué par la présence d'une base militaire américaine, Ari retrouve de
    vieilles connaissances. Lâchetés, trahisons et amours du passé resurgissent alors que le père d'Ari se meurt.
    Poursuivant le diptyque commencé avec D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds, Jón Kalman Stefánsson entremêle les destins singuliers des habitants de cette île immuable et mélancolique.

  • 'Maintenant, il ferait bon dormir jusqu'à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d'ange virevoltent doucement, où il n'y a rien que la félicité de celui qui vit dans l'ignorance de soi.' Lorsque Jens le Postie

  • 'Où s'achèvent les rêves, où commence le réel? Les rêves proviennent de l'intérieur, ils arrivent, goutte à goutte, filtrés, depuis l'univers que chacun de nous porte en lui, sans doute déformés, mais y a-t-il quoi que ce soit qui ne l'est pas, y a-t-il

  • Keflavik: a town that has been called the darkest place in Iceland, surrounded by black lava fields, hemmed in by a sea that may not be fished. Its livelihood depends entirely on a U.S. military base, a conduit for American influences that shaped Icelandic culture and ethics from the 1950s to the dawning of the new millennium. It is to Keflavik that Ari - a writer and publisher - returns from Copenhagen at the behest of his dying father, two years after walking out on his wife and children. He is beset by memories of his youth, spent or misspent listening to Pink Floyd and the Beatles, fraternising with American servicemen - who are regarded by the locals with a mixture of admiration and contempt - and discovering girls. There is one girl in particular he could never forget - her fate has stayed with him all his life.Lost in grief and nostalgia, he is also caught up in the story of how his grandparents fell in love in Nordfjordur on the eastern coast, a fishing village a world away from modern Keflavik, at time when the old ways still held sway. Their tragic love affair unfolded against the backdrop of Iceland's harsh nature and unforgiving elements.Fish have no Feet is at once the story of a singular family and an epic of Icelandic history and culture. It offers an unique insight into modern Iceland, and the ways in which it has been shaped by outside influences. A sparkling novel of love, pain, loss and lifelong desire that marries the poetic, elemental style of Heaven and Hell, The Sorrow of Angels and The Heart of Man to a modern frame of reference and sensibility.

  • In a remote part of Iceland, a young man joins a boat to fish for cod, but when a tragedy occurs at sea he is appalled by his fellow fishermen's cruel indifference. Lost and broken, he leaves the settlement in secret, his only purpose to return a book to a blind old sea captain beyond the mountains. Once in the town he finds that he is not alone in his solitude: welcomed into a warm circle of outcasts, he begins to see the world with new eyes.Heaven and Hell navigates the depths of despair to celebrate the redemptive power of friendship. Set at the turn of the twentieth century, it is a reading experience as intense as the forces of the Icelandic landscape themselves.

  • A tragi-comic, epic journey through Iceland's snowy landscape - the second in a trilogy that began with Heaven and Hell.

  • After coming through the blizzard that almost cost them everything, Jens and the boy are far from home, in a fishing community at the edge of the world. Taken in by the village doctor, the boy once again has the sense of being brought back from the grave. But this is a strange place, with otherworldly inhabitants, including flame-haired ÃlfheiÃ.ur, who makes him wonder whether it is possible to love two women at once; he had believed his heart was lost to RagnheiÃ.ur, the daughter of the wealthy merchant in the village to which he must now inexorably return. Set in the awe-inspiring wilderness of the extreme north, The Heart of Man is a profound exploration of life, love and desire, written with a sublime simplicity. In this conclusion to an audacious trilogy, Stefànsson brings a poet's eye and a philosopher's insight to a tale worthy of the sagasmiths of old.

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