• De tous les genres littéraires, le roman-photo est à la fois le plus méprisé et le moins connu. Pour le roman-photo a l'ambition de révéler toute la richesse de ce genre hybride, dont l'importance est capitale à une époque où se rapprochent littérature et photographie.

    Abordant aussi bien les stéréotypes du roman-photo sentimental que les inventions du roman-photo moderne, notamment sur Internet, le livre nous donne d'abord un aperçu très richement illustré de l'histoire du genre, que l'auteur compare à ses faux frères, la bande dessinée et le ciné-roman. Il examine aussi la manière dont texte et image peuvent s'allier pour inventer des récits entièrement inédits. Il propose enfin des analyses des grands auteurs du « nouveau roman-photo » (Marie-Françoise Plissart, Michael Snow, Sophie Calle ou Suky Best).

    Prenant le contrepied de tout ce qu'on écrit depuis cinquante ans, cet essai nous invite à lire, d'urgence, des romans-photos.

    Paru une première fois en 2010 aux Impressions Nouvelles, nous vous en proposons, à l'occasion de la grande exposition « Roman-Photo » présentée au Mucem (cf. description sur le site du musée : www.mucem.org), une réédition augmentée et richement illustrée.

  • Vivre sa vie

    Jan Baetens

    En 1962, Jean-Luc Godard annonce ainsi Vivre sa vie " Un film sur la prostitution qui raconte comment une jeune et jolie vendeuse parisienne donne son corps mais garde son âme alors qu'elle traverse comme des apparences une série d'aventures qui lui font connaître tous les sentiments humains profonds possibles et qui ont été filmés par Jean-Luc Godard et joués par Anne Karma.
    " En 2003, Jan Baetens a transposé l'esprit de Vivre sa vie à un recueil de poésie en 15 tableaux qui tentent chacun de rendre le goût et la couleur des images et des péripéties de ce film mythique. Pour ce faire, il s'est appuyé sur les techniques de la " novellisation ", cette forme particulière de l'adaptation qui part du film pour aboutir à un livre.

    1 autre édition :

  • Le Problème du Sud est le titre d'un des articles les plus célèbres d'Antonio Gramsci, qui continue à inspirer tous ceux qui, en politique comme en littérature, essaient de reconstruire le monde. Mais que faut-il entendre par le mot Sud, et comment donner une expression littéraire à ce terme ? On trouvera donc ici des cycles très divers, à commencer bien entendu par une réflexion sur le texte de Gramsci même, mais qui s'étendent jusqu'à l'actualité la plus directe (le dernier groupe de poèmes évoque la ville fantôme de l'Aquila, détruite par un tremblement de terre en 2009 et non reconstruite par un gouvernement qui défend surtout les intérêts du Nord). Mais on y tombera aussi sur un sosie de Tarzan, un manuel d'espagnol, et quelques retraités.

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  • Hergé écrivain

    Jan Baetens

    L'auteur étudie l'évolution du style d'Hergé et l'équilibre qui se crée entre l'image et le texte. Il met en avant les talents d'écrivain de l'auteur qui progressivement se soucie plus du texte et de l'invention linguistique que des histoires et de la mise en page.

  • On appelle « novellisation » le genre qui adapte un film original sous forme romanesque. Ce genre, confondu souvent avec le scénario et limité à tort à certains produits dérivés des grandes machines hollywoodiennes, est en fait aussi ancien que le cinéma lui-même, et la France a joué un rôle clé dans son développement. L'ambition de ce livre est non seulement de décrire les transformations de ce genre, qui permet de jeter une nouvelle lumière sur les rapports entre cinéma et société, mais aussi et surtout de relire un certain nombre de classiques français, du Jeanne d'Arc de Dreyer aux Vacances de Monsieur Hulot de Tati, de J'irai cracher sur vos tombes à La Vie de Jésus de Bruno Dumont par exemple.
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  • Inspiré de la tradition poétique américaine de Whitman (Feuilles d'herbe), Pound (les Cantos) ou Ginsberg (Howl), tous auteurs qui ont su dire le monde en des poèmes épiques à multiples ramifications, Ce Monde est une tentative de donner forme et vie à une expérience globale du monde. Caractérisé par un style à la fois direct et mesuré, Ce Monde est un montage rapide, parfois saccadé, aux multiples changements de ton et de style, qui entraîne le lecteur dans un flot d'images, d'anecdotes, de faits plus que divers et de jugements tournés en nouvelles interrogations. Composé autour du thème central de la fuite et de l'érosion, Ce Monde reconstruit à l'aide de mots l'esprit de notre temps. Écrit pour la page autant que pour la scène, Ce Monde connaîtra aussi plusieurs prolongements multimédia, notamment sous la forme d'un court-métrage animé. Jan Baetens est peut-être le dernier poète flamand d'expression française. Professeur à l'Université de Leuven, il est l'auteur de nombreux ouvrages d'analyse et de critique littéraire et de plusieurs volumes de poésie, dont : Vivre sa vie, une novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard (2005), SLAM ! Poèmes sur le basketball (2006), Cent ans et plus de bande dessinée (2007), Pour une poésie du dimanche (2009), Autres nuages (2012), Le Problème du Sud (2013) et Pour en finir avec la poésie dite minimaliste (2014). Il a reçu le Prix triennal de poésie 2007 de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour son recueil Cent fois sur le métier, paru en 2003 aux Impressions Nouvelles.

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  • La poésie, aujourd'hui, c'est ce qui se lit : à voix haute, en public, et pourquoi pas sur scène.
    Ce livre veut montrer l'histoire et la diversité de la lecture publique. Il cherche aussi à signaler une confusion entre l'écrit et l'oral qui risque de nuire à la poésie au moment même où on cherche à la défendre. Dans l'esprit de François Truffaut, auteur d'une étude fort critique sur « Une certaine tendance du cinéma français », le présent essai invite à rompre le consensus sur les bienfaits supposés de la lecture en régime de « voix haute ». En ce sens, il prolonge quelques hypothèses d'un livre précédent : Pour en finir avec la poésie dite minimaliste.

  • Ce livre décrit en quelque soixante poèmes toute l'histoire de la bande dessinée, de rodolphe töpffer, qui inventa le genre dans sa forme contemporaine, à aurélia aurita, auteure de fraise et chocolat, en passant par tous les grands auteurs américains et européens qui ont " fait " la bande dessinée et qui lui ont permis de devenir un des arts les plus vivants d'aujourd'hui.
    Les poèmes, toutefois, ne sont pas de simples descriptions des bandes dessinées ou de leurs auteurs, mais tentent à chaque fois de saisir ce qu'une oeuvre a de plus spécifique, et de rattacher cette "griffe" à une expérience de lecture qui ajoute aux dessins des perspectives inédites et imprévues. en ce sens, les poèmes se veulent à la fois une anthologie de la bande dessinée, mais faite à l'aide de mots seulement, et une encyclopédie de tout ce qu'on pourrait dire, écrire et penser sur elle.

  • Ce livre est un livre de combat : en plein renouvellement aujourd'hui, la poésie française doit d'abord se débarrasser d'une forme d'écriture qui domine le paysage français depuis près d'un demi-siècle et dont la puissance institutionnelle empêche l'épanouissement du nouveau : la poésie dite minimaliste, qui combine effacement de la forme (aux mots sur la page on préfère les blancs) et profondeur du sens (un poème n'est valable que dans la mesure où il se rapproche de la philosophie). Refusant les partis pris et la grande pauvreté d'une telle conception de la poésie, ce livre analyse le travail des auteurs contemporains qui proposent une alternative proprement littéraire : Pierre Alferi, Vincent Tholomé, Virginie Lalucq, Stéphane Bouquet, Philippe Beck, Sophie Loizeau et Jean-Christophe Cambier.
    Critique et poète flamand d'expression française, Jan Baetens est l'auteur d'une quinzaine de recueils remarqués et de nombreuses études sur la poésie contemporaine (souvent publiées en anglais), qu'il analyse en ses rapports avec d'autres arts. En septembre 2013, il a participé au projet de résidence « SIC » de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre du OFF de la Biennale Venise. En juin 2014, la collection patrimoniale Espace Nord publie une importante anthologie de son travail, Vivre sa vie et autres poèmes.

  • Pour ma dalle: qu'elle soit jetée Comme sur un lit maigrement défait Pour vous: que vous restiez sans Crainte des images même feintes.

    Pour mon épitaphe: qu'elle se lise Comme une feuille d'horoscope Pour moi, même de moi-même privé:
    Que rien , que rien, que dalle.

    Pour mes os: un boulier, un bouclier pour mieux les enfiler

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  • Onze vues de Grenade

    Jan Baetens

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  • - Boileau: «Vingt fois sur le métier» (Art poétique) - Ponge: «Une rhétorique par objet» (My creative method) - Queneau: 99 variations sur le même événement (Exercices de style) Boileau + Ponge + Queneau = Cent fois sur le métier, soit cent poèmes sur cent professions, à chaque fois dans un style différent mais qui se veut «juste» tout en restant, de ton et d'inspiration, aussi libre que possible.
    Toutes les professions décrites sont de vraies professions. Comme l'auteur est Belge, le métier VI est celui de roi.

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  • Romans a contraintes

    Jan Baetens

    • Rodopi
    • 29 Août 2005
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  • Slam !

    Jan Baetens

    «J'ai eu l'idée de faire ce livre après avoir lu les Chroniques Taurines de Jacques Durand (éd. de Fallois, 2003), qui m'a ravi et dont la prose apporte ce qui fait souvent défaut à la poésie: la précision, la justesse, la surprise.
    Le sport n'est pas un sujet facile. On cite d'ailleurs les mêmes titres depuis 50 ans, dont certains ne sont pas très bons. Le cas du basket-ball, lui, semble désespéré: il lui manque l'aura de la boxe ou de la tauromachie; la télévision est déjà passée par là, qui ne laisse que des miettes; c'est un sport américain; la commercialisation très agressive de ce jeu n'arrange guère les choses.
    La poésie aurait tort, pourtant, d'en rester aux sujets faciles et convenus (l'Homme, Dieu, la Nature, le Poème, Ich & Du, etc.).»


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  • La poésie n'est pas seulement faite par les poètes, mais aussi par des gens qui exercent un métier normal, sans rapport avec l'écriture ou la littérature.
    Le but de ce recueil, qui est à la fois une création personnelle et un essai sur la poésie, est de montrer que la poésie a tout à gagner d'une telle situation. C'est en effet grâce au travail des poètes que la poésie peut se rapprocher à nouveau de ce qui lui fait le plus défaut aujourd'hui : la vie. Le recueil offre un panorama de la poésie d'hier et d'aujourd'hui. Il évoque pour une cinquantaine d'auteurs souvent très connus (de Jacques Roubaud, mathématicien, à Wallace Stevens, assureur, en passant par Alfred Brendel, pianiste, Mao Zhé Dong, homme politique, ou encore Jean-Luc Caizergues, machiniste d'opéra) les jeux et les glissements entre le métier et l'oeuvre.

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  • "La Lecture" est un des tableaux les plus connus mais aussi les plus intrigants d'Henri Fantin- Latour: il représente deux jeunes femmes dans un intérieur bourgeois ; une de ces femmes lit, l'autre écoute. Cette toile est singulière parce qu'elle existe en deux versions très différentes l'une de l'autre (celle de 1870 se trouve à Lyon, celle de 1877 est à Lisbonne). Et son thème reste une énigme : il s'agit certes d'un portrait, mais l'essentiel est ailleurs.
    Les poèmes de ce livre s'interrogent sur la signification du tableau, notamment sur l'importance de la lecture dans la vie des femmes, hier et aujourd'hui. L'ambition du texte est d'imaginer l'expérience de cette lecture et tout ce qui l'emporte hors d'elle-même.

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  • Dans la culture médiatique qui est la nôtre depuis plus d'un siècle, les
    rapports entre formes culturelles et médiatiques ne peuvent plus être
    pensés de manière chronologique, comme si l'histoire se réduisait à
    l'éternel remplacement de l'ancien, par exemple la littérature, par le
    nouveau, par exemple le cinéma. Beaucoup de formes nouvelles disparaissent plus vite que les anciennes et celles-ci, loin de simplement
    survivre, arrivent souvent à se renouveler aussi radicalement que les
    nouveaux médias qui dans un premier temps semblaient les condamner à l'oubli. De la même façon, il serait naïf de penser que l'introduction progressive de nouveaux médias, de nouveaux formats, de
    nouvelles conventions ou encore de nouvelles techniques, se présente
    sur le mode oecuménique de l'élargissement infini de l'éventail des
    possibles. Les formes culturelles font plus que se compléter ou s'enrichir mutuellement, elles sont aussi en concurrence les unes avec les
    autres. De manière générale, les relations intermédiatiques ont produit
    non seulement un paysage plus complexe, elles ont également modifié
    la structure interne des médias, tous de plus en plus hybrides, comme
    la structure de leurs relations réciproques, qui a cessé de mettre en
    rapport des médias autonomes pour y substituer un modèle où chaque
    média intègre peu à peu certaines des singularités des médias qui
    l'entourent

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