• « Les choses les plus réelles sont celles que j'ai inventées », confiait Federico Fellini. Au cours d'une carrière riche de chefs-d'oeuvre, Les Vitelloni, La Strada, La Dolce Vita, Huit et demi, Satyricon, Amarcord, Casanova, Et vogue le navire, La Voix de la lune, Fellini a créé l'un des univers les plus fascinants du cinéma. Un monde fantastique qui n'appartient qu'à lui, où le passé, le présent et le futur, les souvenirs, le réel et l'imaginaire sont inextricablement mêlés, où la condition humaine apparaît dans toute sa force grotesque et tragique, lubrique et spirituelle. Jean A. Gili retrace le parcours de ce magicien du réel, et nous entraîne dans les arcanes de la création fellinienne. De l'écriture du scénario à la postproduction, l'aventure du film se révèle une expérience totale, préméditée et improvisée, au gré de la fantaisie du créateur. Une fête perpétuelle où l'on croise, parmi une multitude d'anonymes, des collaborateurs fidèles, Tullio Pinelli, Giuseppe Rotunno, Dante Ferretti, Nino Rota, et des visages familiers, Giulietta Masina, Marcello Mastroianni, Anita Ekberg...

  • Le cinéma italien

    Jean A. Gili

    À travers l'analyse d'une centaine de films emblématiques, Jean A. Gili, dans cette nouvelle édition augmentée et mise à jour, retrace l'histoire du cinéma italien, des films d'auteur aux films de genre, des comédies aux mélodrames, des péplums aux westerns, des films politiques aux tragédies de la criminalité organisée.
    Ayant, au fil des décennies, traversé des phases de crise et des moments de rayonnement intense, s'étant toujours soucié de transcrire lles traditions dialectales et la diversité des cultures régionales - des Alpes à la Sicile -, le cinéma italien est l'un des plus passionnants du monde, celui dont on ne finit pas de découvrir la richesse patrimoniale et le constant renouvellement, celui qui a sans doute le mieux témoigné d'un peuple avec ses déchirements et ses aspirations.

    Depuis les premiers films des opérateurs Lumière enregistrés dans la péninsule en 1896 jusqu'aux nouvelles affirmations du temps présent, le cinéma italien a connu toutes les vicissitudes de l'histoire, brillant de tous ses feux dès les années 1910, accompagnant les sombres années du fascisme puis les désastres de la guerre jusqu'à la reconstruction des années exaltantes du néoréalisme, avec Rossellini, De Sica, Visconti. Il s'est ensuite progressivement épanoui dans un âge d'or marqué par les films de Fellini, Antonioni, Rosi, Petri, Scola, Bertolucci, Bellocchio, Moretti . Après deux décennies de difficultés, il a retrouvé depuis le début des années 2000 un niveau digne de son prestigieux passé. De nouveaux talents sont apparus - Benigni, Giordana, Crialese, Garrone, Sorrentino . - qui ont relancé une créativité prête à s'épanouir de nouveau.

  • Il y a vingt ans disparaissait Marcello Mastroianni, figure iconique du cinéma italien. Sa carrière, essentiellement italienne, l'a également porté à tourner en France, en Angleterre, en Hongrie, en Grèce, au Portugal, aux États-Unis, au Brésil, en Argentine...Le vingtième anniversaire de sa disparition, en décembre 1996 à Paris, est l'occasion pour revenir sur une carrière marquée par des rencontres avec les plus grands cinéastes italiens, Federico Fellini, qui en fait une icône avec La Dolce Vita, Luchino Visconti, Vittorio De Sica, Ettore Scola, Marco Ferreri, Michelangelo Antonioni, Mario Monicelli, Dino Risi, Pietro Germi, Elio Petri, Marco Bellocchio, et avec des cinéastes étrangers aussi différents que Jules Dassin, Jacques Demy, John Boorman, Louis Malle, Roman Polanski, Nikita Mikhalkov, Theo Angelopoulos, Agnès Varda, Bertrand Blier, Raoul Ruiz, Robert Altman, Manoel de Oliveira...Le livre, à l'iconographie soignée, revient décennie par décennie sur les étapes d'une carrière hors normes et évoque l'évolution d'un comédien qui passe des comédies légères aux chefs-d'oeuvre de la maturité et qui vieillit en gardant intact son pouvoir de séduction.

  • En 1976, avec Je suis un autarcique, surgit un surdoué s'imposant très vite comme la figure dominante de sa génération.
    Nanni Moretti est un cinéaste exigeant aux positions morales et politiques fortes. Acteur et réalisateur de films où il incarne des doubles de soi, étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique (Palombella rossa), père de famille (La Chambre du fils), psychanalyste (Habemus Papam), fils (Mia madre), il explore les angoisses existentielles de l'individu plongé dans une société privée de repères.
    Dans cet ouvrage illustré, Nanni Moretti revient sur toute sa production, apparaissant comme une figure essentielle du cinéma italien, artiste protéiforme, intellectuel vigilant et chef d'entreprise avisé.

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  • À l'inverse de beaucoup de cinéastes italiens dont l'oeuvre a été découverte en France dans la continuité de son développement, celle de Luchino Visconti a connu de multiples aléas. Les premiers films du cinéaste sont arrivés dans le désordre : l'accueil critique s'en est ressenti. Visconti tourne son premier film, Ossessione, en 1942. Le fascisme est au pouvoir. L'oeuvre constitue une remise en cause absolue des formes dominantes d'expression. Le film ne sortira en France qu'en 1959 sous le titre racoleur de Les Amants diaboliques. Après la guerre, Visconti se consacre au théâtre. Il ne revient au cinéma qu'en 1947 avec La terre tremble, un film diversement accueilli au festival de Venise où il est présenté en 1948. Suivent Bellissima (1951), qui ne sera distribué en France que dix ans plus tard, et Senso (1954), premier film situé dans le passé et qui provoque en Italie un intense débat idéologique. Par souci de prise de distance, Visconti tourne ensuite Les Nuits blanches (1957) avant de donner successivement les deux oeuvres qui vont définitivement établir sa réputation, Rocco et ses frères (1961) et Le Guépard (1963), palme d'or à Cannes. Dès lors, la notoriété du cinéaste est installée. Vu de France, Visconti est devenu une des valeurs sûres du cinéma italien.
    C'est le parcours critique et la réception des oeuvres que présente le livre de Jean A. Gili.

  • Scénariste puis réalisateur italien, Ettore Scola produit depuis près de quarante ans une oeuvre généreuse, exigeante et populaire à la fois. Au fil des années, se dessinent des films dont les genres très différents gardent en commun une belle humanité. À la source même de son inspiration, cette édition permet de comprendre mieux le travail de cet auteur, ce créateur libre et imaginatif dont l'acuité révèle les engagements à la fois intellectuels et moraux.
    La première partie de l'ouvrage est consacrée à la façon dont le travail de Scola est perçu en France (texte de Jean A. Gili). La deuxième partie rassemble l'ensemble des entretiens donnés par Ettore Scola à la sortie de chacun de ses films. Ce sont pour la plupart des entretiens inédits, traduits en français pour l'occasion et qui permettent de mieux appréhender l'intention et la portée de ses films.
    En fin d'ouvrage, la filmographie complète d'Ettore Scola et l'ensemble de son travail.
    Une riche iconographie couleur et noir et blanc présente des photos de tournages, mais aussi des croquis d'Ettore Scola.
    Auteur : Jean A. Gili, critique et professeur de cinéma et spécialiste du cinéma.

  • « Le cinéma italien est sans doute celui qui a le mieux témoigné d'un peuple et qui en a exprimé les affirmations exemplaires, les déchirements, les souffrances et les raisons de croire en l'avenir ».

    C'est par ces mots que Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, introduisait le premier des trois volumes que la revue RADICI consacre au cinéma italien.

    Cette trilogie n'est pas à proprement parler une « histoire du cinéma italien », ni même un essai critique, mais bien un parcours personnel et intime, au coeur des consciences, des « à-côtés », de ces grands noms du septième art. Un recueil qui reflète - dans les réponses comme dans les questions posées - les grandes problématiques qui ont traversé la société et le cinéma transalpins. Un parcours qui fait aussi la part belle à l'iconographie, grâce à de nombreux portraits et images des tournages. Le volume 1 se concentrait sur les années du néoréalisme jusqu'à la fin des années 1970, couvrant ainsi une période qui allait de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux Années de plomb.

    Le présent volume se focalise sur la période qui suit, des années 1980 jusqu'à l'aube du troisième millénaire. Précisément la période généralement considérée comme celle du déclin du cinéma italien, par contraste avec « l'âge d'or » que représentait la période précédente. Or l'ouvrage donne à voir justement, que si la crise se fait effectivement ressentir, elle est loin d'étouffer la vitalité des cinéastes. Les récompenses internationales (Palmes cannoises, Ours berlinois, Lions vénitiens mais aussi Oscars hollywoodiens) ne cessent en effet, malgré les indéniables difficultés, de scander la vie du cinéma italien de ces années-là.

    Ce deuxième volume fait ainsi la lumière sur ces réalisateurs et acteurs, confirmés ou émergents, qui continuent de produire et de rayonner, en rassemblant articles et entretiens parfois inédits en français.

    Vous y retrouverez : Ettore Scola, Ermanno Olmi, Pupi Avati, Giuliano Montaldo, Sergio Leone, Dario Argento, Vittorio Gassman, Bernardo Bertolucci, Gianni Amelio, Nanni Moretti, Gabriele Salvatores, Giuseppe Tornatore, Paolo Villaggio, Roberto Benigni et Massimo Troisi.

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  • « Le cinéma italien est sans doute celui qui a le mieux témoigné d'un peuple et qui en a exprimé les affirmations exemplaires, les déchirements, les souffrances et les raisons de croire en l'avenir ».

    C'est par ces mots que Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, introduisait le premier des trois volumes que la revue RADICI consacre au cinéma italien.
    Si le thème a été, et continue d'être encore largement étudié, il fait cette fois l'objet d'un traitement original : un important recueil d'interviews, inédites en langue française, de celles et ceux qui ont fait le cinéma italien de l'après-guerre jusqu'à nos jours.

    Des recueils qui reflètent - dans les réponses comme dans les questions posées - les grandes problématiques qui ont traversé la société et le cinéma transalpins. Un parcours qui fait aussi la part belle à l'iconographie, grâce à de nombreux portraits et images des tournages.

    DANS CE VOLUME : Paolo et Vittorio Taviani, Marco Bellocchio, Gianni Amelio, Nanni Moretti, Marco Tullio Giordana, Carlo Verdone, Carlo Mazzacurati, Mario Martone, Paolo Virzì, Matteo Garrone, Paolo Sorrentino, Toni Servillo, Emanuele Crialese, Francesco Munzi, Roberto Andò, Pierfrancesco Diliberto, Le cinéma italien au féminin, Gianfranco Rosi, Pietro Marcello, Michelangelo Frammartino, Leonardo di Costanzo, Le Sud foyer de créativité, La musique des films italiens.

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  • La référence pour découvrir le parcours des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma.

  • La prise en compte du cinéma par l'université et son intégration au sein des grands établissements de recherche ont conduit à un élargissement des perspectives de recherches et à des résultats significatifs notamment en ce qui concerne l'histoire du cinéma. L'ouvrage, rassemblant les communications de chercheurs internationaux, proposées lors de colloques tenus en 2001 et en 2002, aborde un des objets particulier de l'histoire du cinéma, celui des sources. Il présente également quelques études sur les rapports entre l'histoire du cinéma et l'histoire de l'art.

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