• Le domaine d'ana

    Jean Lahougue

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  • Nous parlerons ici, cher Guy, de choses sans importance : D'architecture au strict quotidien.
    Du parpaing comme pierre du pauvre. Du pavillon comme pastiche de maison. Du lotissement comme semblant de village. De la loi du marché comme principe esthétique. De l'indifférence comme règle d'uniformisation. De l'individualisme comme substitut de l'identité. De la parcellisation comme succédané de l'urbanisme. Du chacun chez soi comme accomplissement communautaire. Du n'importe quoi n'importe où au plus vite comme illusion de liberté.
    Et nous nous demanderons : l'espace où nous choisissons de vivre se doit-il d'être une juxtaposition de propriétés privées que chacun occupe à sa guise, ou une propriété par nature indivise objet d'un intérêt commun ?.

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  • Comme précédemment dans La visite du château, Jean Lahougue nous propose ici trois courts romans. La Polonaise met en scène un homme solitaire, Jésus, attaché à l'écoute d'une Polonaise de Chopin, qu'il mime maladroitement dans le cadre peu à peu transfiguré de sa chambre nocturne. D'écriture très différente, la Tête de jeune fille à la révolution se présente comme un cahier de vingt-quatre esquisses autour du personnage d'Anna, compagne du narrateur et prétexte, sur fond nostalgique de lointaines révoltes, à d'étranges ou merveilleuses révélations. Une vieille dame et son chien malade engendrent une pantomime tragico-comique à la terrasse d'un café. Tel est l'argument dérisoire de la danse où sont jetés les personnages anonymes de L'Anus du Weimaraner, dernier récit de ce livre, où le fantastique côtoie obstinément - lorsqu'il ne l'investit pas pour finir - le réel le plus quotidien.

  • Comme précédemment dans La visite du château, Jean Lahougue nous propose ici trois courts romans. La Polonaise met en scène un homme solitaire, Jésus, attaché à l'écoute d'une Polonaise de Chopin, qu'il mime maladroitement dans le cadre peu à peu transfiguré de sa chambre nocturne. D'écriture très différente, la Tête de jeune fille à la révolution se présente comme un cahier de vingt-quatre esquisses autour du personnage d'Anna, compagne du narrateur et prétexte, sur fond nostalgique de lointaines révoltes, à d'étranges ou merveilleuses révélations. Une vieille dame et son chien malade engendrent une pantomime tragico-comique à la terrasse d'un café. Tel est l'argument dérisoire de la danse où sont jetés les personnages anonymes de L'Anus du Weimaraner, dernier récit de ce livre, où le fantastique côtoie obstinément - lorsqu'il ne l'investit pas pour finir - le réel le plus quotidien.

  • « V. est assise sur une hauteur légère, à l'extrémité du plateau de L. : ce que les manuels géographiques appellent table, mesa ou, lorsque la superficie en est relativement modeste, comme à V., qui ne peut plus s'étendre, butte témoin, de celles où la mer secondaire a laissé tant de vestiges. La route que je pris en sortant de la gare, montait à travers les villas et les jardins qu'on devinait seulement, derrière les murs épais qui soutenaient leurs terrasses, pleins de fleurs... Me retournant, la main tendue et ouverte pour me protéger du soleil, je constatai que cette main dissimulait désormais tout le noeud ferroviaire et la gare (si petite qu'elle semblait ne pouvoir fonctionner que par la volonté des hordes d'enfants qui la regardaient avec intérêt du haut des remparts) - jusqu'à cette sensation d'une absence insolite, troublante, dont je compris plus tard qu'il s'agissait de ma fatigue : je ne soufflais pas malgré l'escalade, je n'étais pas mort. »

  • « V. est assise sur une hauteur légère, à l'extrémité du plateau de L. : ce que les manuels géographiques appellent table, mesa ou, lorsque la superficie en est relativement modeste, comme à V., qui ne peut plus s'étendre, butte témoin, de celles où la mer secondaire a laissé tant de vestiges. La route que je pris en sortant de la gare, montait à travers les villas et les jardins qu'on devinait seulement, derrière les murs épais qui soutenaient leurs terrasses, pleins de fleurs... Me retournant, la main tendue et ouverte pour me protéger du soleil, je constatai que cette main dissimulait désormais tout le noeud ferroviaire et la gare (si petite qu'elle semblait ne pouvoir fonctionner que par la volonté des hordes d'enfants qui la regardaient avec intérêt du haut des remparts) - jusqu'à cette sensation d'une absence insolite, troublante, dont je compris plus tard qu'il s'agissait de ma fatigue : je ne soufflais pas malgré l'escalade, je n'étais pas mort. »

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  • Quelle surprise pour le célèbre écrivain Vladimir N. lorsqu'il découvre, à la Bibliothèque de B., son parfait sosie. Son projet d'user de cette ressemblance pour disparaître va entraîner une curieuse méprise. Ainsi peut se résumer le premier récit troublant de cet ouvrage.

    La seconde histoire, non moins troublante, est signée de Jeff Edmunds, traducteur anglais de La Ressemblance. Elle met en scène un dénommé J. L., lecteur chez le célèbre éditeur G. Dans le double dessein d'acquérir de l'argent et de conquérir une nouvelle liberté, J. L. s'approprie un manuscrit arrivé par la poste : La Ressemblance d'un certain. Jean Lahougue. L'usurpateur use de toutes les ruses pour supplanter l'auteur véritable mais celui-ci va bientôt découvrir la supercherie. Ainsi "Jean Lahougue", poussé aux dernières extrémités, va être aspiré dans un mortel vertige.


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