• Élisée Reclus est né à Sainte-Foy-la-Grande, en 1830, dans une famille de quatorze enfants où il est élevé dans la crainte du péché par un père pasteur protestant. Il étudie en Allemagne, apprend quatre langues, s'intéresse très tôt à la géographie et traverse la France à pied. Après avoir été ouvrier agricole en Irlande, il part pour la Louisiane, découvre l'esclavagisme puis se rend en Colombie pour y créer une exploitation agricole. De retour à Paris en 1857, il entre dans la Société de géographie, tâte de la franc-maconnerie et surtout milite dans les rangs anarchiques. Reclus, qui est profondément un homme de gauche, s'engage dans la Garde nationale pendant la Commune. À la suite des événements, il est condamné à la déportation mais, grâce à l'intervention d'une centaine de savants anglais et américains, il est seulement banni. Il part vivre en Suisse puis à Bruxelles, où il occupe une chaire de géographie et meurt en 1905. Qui était celui que Nadar, son ami, appelait « ce doux entêté de vertu » ?
    L'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont la célèbre Nouvelle Géographie universelle et de centaines d'articles. Un intellectuel anarchiste qui, avec Bakounine et Kropotkine, forme le trépied de ce mouvement dont se réclament aujourd'hui encore les organisations anarchistes. L'inventeur de la géographie sociale, celui qui inclut l'homme dans le processus géographique. Un athée acharné (il se marie trois fois en dehors de l'Église ; ses idées sur le mariage et l'éducation sont très en avance sur son temps). Un homme à facettes multiples, fidèle et libre, un être original que Kropotkine décrivait comme « le type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du XVIIIe siècle ».

  • « Le cerveau est sans doute l'objet le plus complexe de l'univers. Son exploration scientifique n'a commencé qu'il y a trois siècles. On sait depuis toujours que pour tuer un homme il suffit de lui couper la tête ou de lui plonger un couteau dans le cour. Il en est sorti une longue dispute quant à savoir où siège l'âme : dans le cerveau ou dans le cour ? En fait, l'âme et l'activité du cerveau vivant sont une seule et même chose. Cela n'enlève rien aux mystères de l'activité psychique : ses relations avec le corps, le langage (et ses troubles), la mémoire, le tout dépendant de la relation à autrui.
    Il nous faudra distinguer le cerveau de l'affect : humeur, émotions avec ses aspects pathologiques, notamment la dépression ; le cerveau végétatif qui tient sous son contrôle les fonctions organiques (reins, foie, cour, etc.) et les grands comportements : veille, sommeil et rêve, reproduction et comportement sexuel, régulation de l'alimentation, de la boisson. C'est dans ce cerveau de la base (ce que dans un palais on appellerait les « communs ») que s'organisent le plaisir, l'amour, la souffrance et la beauté.
    Vient ensuite dans les étages supérieurs du cortex, le cerveau des représentations étroitement couplé à celui de l'action et son inséparable compagnon : la mémoire sous toutes ses formes. Nous terminerons par ce qui fait le fond de la condition humaine : les relations du sujet avec l'autre via notamment les "neurones miroirs".
    Mon jeune interlocuteur, intelligent et malin saura contrer mes excès de scientisme et me ramener à des questions plus pratiques. » J.-D. V.

    Jean-Didier Vincent est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l'université Paris XI. Il est membre de l'Institut (Académie des sciences) et de l'Académie de médecine. Il a beaucoup contribué à l'étude des interactions entre hormones et système nerveux. Outre ses travaux scientifiques, il a écrit de nombreux ouvrages, dont La Biologie des passions, qui ont trouvé un large lectorat.

  • D'où procède le pouvoir, cette mystérieuse faculté qui engendre la peur ou suscite l'adhésion ? Est-il inné, inscrit dans les gènes ? La dominance s'enracine-t-elle dans des mécanismes neurophysiologiques imprimés au plus profond du cerveau social ?

    D'où provient cette disposition à la dominance, celle qui, universellement répandue dans toutes les sociétés humaines, et aussi chez les singes, permet de contraindre autrui à faire, ou conduit à le dissuader de faire ? Quelles sont les origines de la violence, celles de la cruauté qui anime les monstres politiques ? Mais, aussi, quelles sont celles de l'empathie et celles de la compassion ?

    Convoquant la neurobiologie, l'anthropologie et l'histoire, les conjuguant, encore une fois, avec son talent d'écrivain, Jean-Didier Vincent nous offre dans ce livre, après tous ceux consacrés par lui au pouvoir des passions, une vaste et riche fresque sur les passions du pouvoir.

  • Jean-Didier VINCENT, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, est neurobiologiste.

    Pourquoi est-on attiré par quelqu'un ? Qu'est-ce qui, inéluctablement, nous pousse à chercher notre moitié ? Pourquoi restons-nous avec notre partenaire ou au contraire souhaitons-nous rompre ?
    Pour mieux comprendre nos élans comme nos écarts, Jean-Didier Vincent fait appel aux sciences du vivant et décrit la foisonnante diversité amoureuse chez les animaux, nous livrant par la même occasion les clefs surprenantes de nos comportements...
    Une formidable revue des métamorphoses du couple humain, de la préhistoire à l'hypermodernité.

  • « Il peut paraître surprenant, voire inconvenant, qu´un père se mêle d´expliquer le sexe à sa fille. Mais n´est-ce pas son rôle aussi que d´éclairer le chemin sur lequel ses enfants s´engagent pour la vie ? Dans l´espèce humaine, nécessités biologiques et représentations culturelles sont inséparables. Le sexe est une péripétie de l´amour, nécessaire, mais pas suffisante. C´est donc à la lumière de l´amour tel qu´on le fait, que le sexe peut être expliqué : la reconnaissance de l´autre ; le désir et le plaisir indissociables dans le jeu des rencontres ; la reproduction en vue d´assurer la pérennité de l´espèce ; autant de phénomènes mystérieux qui sont dévoilés dans cette conversation entre le père et la fille. » J.-D. V.

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  • Qu'est-ce qu'aimer ? Peut-on expliquer l'amour de Roméo pour Juliette ? Qu'est-ce que le désir, le plaisir et la douleur, le goût du pouvoir et de la domination ? Dépassant le clivage traditionnel entre le corps et l'esprit, Jean-Didier Vincent propose une nouvelle théorie des émotions et du plaisir.

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  • Par l auteur de Biologie des passions, un brillant divertissement, le regard d un biologiste et médecin, amoureux des lettres et de la vie, sur le célèbre aventurier vénitien du XVIIIe siècle, dont les Mémoires sont étrangement rythmés par le récit glorieux de ses maladies : pas moins de onze véroles, pour une multitude de conquêtes..."En choisissant d'aborder Casanova à travers l'inventaire parfois fastidieux de ses véroles, j'ai souhaité montrer comment, par ces mises à l'épreuve du vécu que sont les affections morbides du corps, se construit un individu par mues successives qui sont autant de métamorphoses de l'âme - cette dernière n'étant en fait que le regard de l'être porté à son propre corps". J.-D. V.

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  • Qui détermine notre destin amoureux ? Qui nous pousse à nous perdre dans la drogue ou le jeu ? Qui nous transforme en tueurs en série ? Bref : qui gouverne ce que nous sommes ?
    Le diable.
    Si je n'existais pas, rien n'existerait, car il n'y aurait rien à quoi s'opposer, lui fait dire Fernando Pessoa.
    Invention de poète ? Rien n'est moins sûr. Ce principe d'opposition, Jean-Didier Vincent nous invite à en explorer les facettes, de la vie animale au cerveau de l'homme.
    Le diable, c'est la vie.
    " Le cerveau, capitale du diable ? " Sylvie O'Dy, L'Express.
    " Le biologiste croit à l'existence du diable. Il sait même où il loge. Passionnant. " Le Point.
    " Facétieux, Jean-Didier Vincent détourne les mythes, glisse un dessin érotique entre deux schémas, multiplie les citations, les références inattendues.
    La biologie a revêtu des habits de lumière. C'est une fête galante. " Jean-Paul Thomas, Le Monde.

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  • Essai qui explore les formes les plus extrêmes des passions humaines du point de vue biologique. Donne des exemples tirés d'expériences scientifiques, mais aussi de la mythologie ou de la peinture.


  • "J'ai été conçu à l'époque du Front populaire.
    Ce fut, d'après mon père, sur la moquette d'un appartement du Trianon-Palace, à Versailles. De ce mystère, je ne sais rien d'autre que l'aveu de mon géniteur, claironné à la fin d'un dîner trop alcoolisé. Il m'est impossible, encore aujourd'hui, de fouler le sol d'une chambre d'hôtel de luxe sans éprouver un curieux sentiment de profanation." Un biologiste raconte : la naissance, le corps qui se développe, les premiers émois, les élans et les drames d'une enfance qui, petit à petit, cesse d'en être une, la liberté qui se cherche.
    L'air de rien, c'est toute l'évolution du vivant qui se trouve subtilement convoquée, depuis l'énigme des molécules primordiales jusqu'à la fulgurante apparition des premiers hommes, à travers souvenirs cocasses et rêveries tendres. "Voilà pourquoi, de même que le propre de l'homme est de faire "faire des histoires", la vie - toute la vie - est une fable."

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  • « Mégère, souillon, sotte, laideron, putain et pour finir empoisonneuse : ainsi a-t-on qualifié Thérèse, la servante, maîtresse, épouse puis veuve de Jean-Jacques Rousseau. Mais voilà une femme qui, pendant plus de trente ans, a pris soin du plus grand philosophe français du siècle des Lumières, qui l'a blanchi, nourri, lavé et caressé. Et il faudrait que l'on tienne son rôle pour négligeable ? La publication de ses confessions dissipera, je l'espère, cette injustice. » J.-D. V. Voici donc, présentée par Jean-Didier Vincent, le scientifique qui suit à la trace les jeux du désir au plus profond de notre cerveau, la vie de Thérèse, épouse méconnue et méprisée. Morceau de bravoure libertin, c'est un portrait en creux de Rousseau, incarnation même de la mélancolie. Vrai ou faux ?

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  • Ce livre constitue le premier véritable guide complet du cerveau. Finement illustré, il présente tout ce que l'on sait aujourd'hui ; il donne à comprendre les dernières grandes découvertes, conjuguant sourire et talent littéraire. Qu'est-ce que l'amour ? Comment fonctionne la mémoire ? Pourquoi peut-on devenir dépendant de certaines drogues ? D'où vient le plaisir qu'on prend à manger et à boire ? À quoi servent les rêves ? Pourquoi nos émotions influencent-elles parfois nos choix et nos décisions ? Alzheimer et Parkinson: quels sont les espoirs ? Nous visiterons des endroits célèbres, des coins à la mode et des centres de plaisirs, des lieux de mémoire. Nous irons là où satisfaire nos désirs les plus simples comme manger, boire et dormir, ou dans d'autres lieux moins avouables.

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  • Notre cerveau n'est pas un organe figé une fois pour toutes quand nous devenons adultes. Il évolue tout au long de notre vie, en fonction aussi de notre histoire, de notre culture. Et cette plasticité ouvre des perspectives pour tous ceux qui sont atteints de troubles liés à un traumatisme ou à une maladie dégénérative.

    Peut-on envisager de recouvrer la parole après un accident vasculaire cérébral ? Va-t-on vers une médecine régénératrice ? À côté du cerveau réparé, n'est-ce pas un cerveau augmenté, voire dopé, qui se profile grâce aux programmes d'entraînement cognitif, aux psychostimulants, aux molécules « intelligentes » et autres implants ? Mémoire surpuissante, vision nocturne parfaite, contrôle à distance de robots : que nous préparent les nouvelles neurosciences ?

    Et si l'immortalité n'était pas seulement un rêve ?

  • Trois chercheurs : un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe, réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d'actualité : « qu'est-ce que l'humain? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l'homme à l'intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l'homme de son piédestal d' « animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture ? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le « miracle » de la sélection génétique qui a fait qu'à un moment de l'évolution quelques gènes se sont mis soit à fonctionner plus longtemps soit à se dupliquer et à s'exprimer là où ils ne devaient pas l'être, dans le cerveau ". Enfin, pour nouer nature et culture, la philosophie, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd'hui évaluer la durée gigantesque requise par la formation de l'univers inerte, des vivants et de l'homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme "le premier vivant en voie d'autoévolution" ?

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  • Dans le cadre d'une « dispute », tenue en public à Rouen, deux spécialistes aux sensibilités différentes s'affrontent de manière argumentée sur le sens à donner à la vie.

  • « Les transhumanistes sont des idéologues visant au dépassement de l´espèce humaine, qu´ils considèrent comme imparfaite, par une cyber-humanité. Le rêve des transhumanistes est donc celui de l´immortalité pour une créature, produit du génie de l´homme. » Saviez-vous que les cyborgs existent déjà ? Qu´il est aujourd´hui possible à des amateurs de pratiquer des manipulations génétiques dans leur cuisine ? Que bientôt il sera possible d´intégrer la puissance d´un ordinateur complet sur une seule puce ? Connaissez-vous la brouette moléculaire ? L´Apocalypse est-elle pour demain ? Loin de la pensée dominante du conformisme écologique, les auteurs voient plus loin : l´homme augmenté.
    Dans cet essai percutant, Geneviève Ferone et Jean-Didier Vincent nous proposent une réflexion sur le « forçage technologique » et ses implications politiques. Des émeutes spontanées au réchauffement climatique, de Palo Alto à Maputo, de Tunis à New York, nos enquêteurs au pays du futur interrogent la capacité de l´homme à survivre.

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