• Le 29 mars 2019 marquera pour le Royaume-Uni la fin d'un demi- siècle d'appartenance à l'Union Européenne, et cela quelles que soient les conditions négociées avec l'Union. Il renoncera, en effet, au premier objectif de l'acte fondateur de l'Union à savoir d'établir « une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens ». Il n'aura sauvegardé, de manière transitoire, que son accès à un marché de 500 millions de consommateurs.
    Le Brexit est une « erreur historique » pour les anciens premiers ministres, Tony Blair qui rappelle les enjeux géopolitiques de l'union européenne, John Major, Gordon Brown, comme pour nombre de leurs concitoyens.
    En réalité, l'Histoire le montre, c'est une péripétie de plus dans la longue histoire passionnelle des rapports du Royaume-Uni avec ses voisins du continent. Une histoire ponctuée par un jeu séculaire de balancier : guerre de 100 ans, rupture d'Henri VIII avec Rome, conquête des océans, « guerres françaises » du 18ème siècle, Congrès de Vienne de 1815, deux conflits mondiaux au XXème siècle, fin de l'Empire, adhésion à l'Europe et, dernier épisode d'une politique héritée du passé, retrait du projet européen.
    M. Cameron a commis une double faute : la première a consisté à soumettre, au mépris des traditions britanniques, l'avenir de son pays à un referendum ambigu. La seconde a été d'exiger, au préalable, pour son pays un statut qui, s'il lui avait été accordé, non seulement dénaturait les Traités, mais mettait l'Union en péril.
    Le Royaume Uni va faire l'expérience de l'isolement, d'une diminution significative de son influence en Europe et dans le monde. Il reviendra naturellement un jour vers l'Europe car seule une Europe Unie lui permettra d'exister face aux mastodontes qui progressivement domineront la scène mondiale. À quand le retour ?

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  • Un médiateur doit être rompu aux «savoir-faire» en matière de communication humaine : écoute, reformulation, motivation, recadrage, recentrage, modes d'expression... Il doit savoir être impartial, neutre et entretenir un climat de confiance. Cela ne s'improvise pas et exige une formation de qualité. Il faut beaucoup d'humilité pour être médiateur.
    Cet ouvrage consacré à la médiation, dans le cadre d'une collection dédiée aux modes alternatifs de résolution des conflits, apporte sa pierre à l'édifice : vaincre les résistances, insérer la médiation dans une relation triangulaire, en rupture avec un raisonnement fondé sur les rapports conflictuels.
    Il ne s'agit plus de savoir qui a tort, qui a raison mais d'ouvrir la voie à la justice du XXIe siècle, une justice restauratrice des liens qui n'enlève rien au respect des normes et des lois, fondement des libertés et des démocraties.

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  • L'objet de cet ouvrage est la médiation. Ce terme désigne un processus relativement nouveau qui fait partie d'une famille de processus assez proches les uns des autres. Une nouvelle famille dont l'application transforme en profondeur le champ des pratiques judiciaires.
    Naguère le tribunal et le juge occupaient la première place dans le vaste domaine des règlements de conflits. Il n'en est plus de même aujourd'hui : l'apparition de divers processus de médiation met en cause le « monopole » du tribunal et introduit des modalités nouvelles d'appréhension et de gestion des litiges et des conflits.
    Tout cela permet d'esquiver certaines contraintes du droit et d'obtenir une meilleure reconnaissance mutuelle des intérêts des parties.
    La médiation se rapproche donc de « la main invisible » d'Adam Smith, non plus sur les marchés mais dans l'espace des conflits. Ce livre soutient l'idée que les concepts et les outils utilisés dans le monde des échanges (optimum de Pareto, destruction créatrice, théorie des jeux, etc.) expliquent le développement de la médiation en tant que régulation sur mesure au sein de sociétés libérales vouées à des relations toujours plus nombreuses et denses.
    Au-delà de cette réflexion historique et théorique, l'ouvrage propose les principes d'un « mode d'emploi » de la médiation en insistant sur ses coûts et avantages, sur les frontières avec les autres modes de règlement des conflits ainsi que sur les relations avec les autres acteurs et instances intervenant dans ce domaine.

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