• L'homme est cadre dans une grande entreprise nichée au treizième étage d'une haute tour de verre. Un matin, alors qu'il quitte son appartement pour se rendre au travail, l'homme ne part pas sur la droite pour rejoindre la bouche de métro comme il l'a toujours fait, mais, sur un coup de tête, il part sur la gauche, remonte cette portion de l'avenue qu'il n'a jamais empruntée et va délibérément vers l'inconnu.
    Ce roman conte les extravagantes aventures d'un homme qui lâche prise et se laisse happer par les tourbillons d'une vie buissonnière, libre, chaotique et joyeuse, victime amusée du grand jeu des imprévisibles et de l'espièglerie du hasard. Jusqu'au jour où le non sens, la folie douce et l'extravagant se retournent contre lui pour devenir un ennemi puissant et surréel, incontrôlable et terrifiant !

  • Ce quatrième volume vient couronner la grande aventure des Brèves de comptoir commencée en 1985 au Relais Lagrange, un petit café de la place Maubert, à Paris, près des locaux de l'époque de Charlie Hebdo - là où j'ai entendu la première « brève » : « Est-ce qu'une plante carnivore peut être végétarienne ? » Elle a pris fin le 7 janvier 2015, jour de l'attentat contre Charlie, au bar La Closerie, en Haute-Savoie. Comme une tranche nette dans l'histoire de France des comptoirs.
    On trouvera ici 1 200 « brèves » entendues dans des centaines de cafés, un peu partout, au hasard des déplacements. La musique des mots est là. L'absurde. La cocasserie. La poésie. La bêtise. Quand le réel du monde cherche à entrer dans une « brève » longue de quelques mots, il y a miraculeusement une grande place laissée au saugrenu. À la liberté aussi. Le détail inattendu, souvent, l'emporte.
    Les Brèves de comptoir ont pendant trente ans mis en lumière cette parole des bars, fait reconnaître en elle une littérature légère et diffractée, sorte de rhétorique des courants d'air. Un verre de vin, un rayon de soleil, vient la pluie, naît le mot. Le comptoir est un terroir !
    Ce tome IV de la collection « Bouquins » est un immense café. Entrez !
    J.-M. G.

  • Après le succès des Brèves de comptoir, Jean-Marie Gourio a repris son tour de France des bistrots, rouvrant quelques dizaines de bars dans sa mémoire et nous présentant ces clients qui l'ont marqué et qu'il a aimés. Quarante textes courts, quarante cafés comme autant de petits théâtres d'atmosphère différente, dont l'auteur pénètre l'humanité universelle. Une belle invitation à venir s'accouder au comptoir et à observer les personnages qui s'y croisent. Au détour des conversations, les petites phrases surgissent, attrapées au vol avant qu'elles ne s'effilochent dans l'air du bar.

  • Inventées par Jean-Marie Gourio en 1985, les « Brèves de comptoir » sont aujourd'hui un genre littéraire à part entière que citent abondamment les meilleurs dictionnaires. Rien n'est plus simple qu'une « brève de comptoir ». Cette phrase ou un bout de dialogue entendus dans un café et restitué sans intervention apparente de l'auteur mais prend toujours à la lecture une dimension insoupçonnée. Lire une « brève », c'est rire deux fois : d'abord d'un rire instinctif à l'énoncé d'une sottise ou d'une stupidité, puis d'un rire étonné et complice quand on s'aperçoit qu'on s'est fait prendre et que la phrase en question peut se lire d'une tout autre manière. De cette parole populaire qui coule inlassablement dans les lieux publics, Jean-Marie Gourio a cueilli les phrases qui traduisent pour lui les préoccupations de ses contemporains. Pendant quinze ans, accoudé au comptoir à toute heure du jour et de la nuit, il a guetté la trouvaille et l'a saisie en vol avec le geste adroit des chasseurs de papillons. À peine entendue, il l'a transcrite sans la déformer d'une virgule sur le petit carnet qu'il tient toujours enfoncé dans la poche de son gilet. Et l'acte de création littéraire commence alors : dans ce choix instantané de la phrase proférée et dans la discipline imposée et cruelle de ne jamais en modifier l'ordonnance. Cocasses et désopilantes, vulgaires ou poétiques, prosaïque ou oniriques, les « Brèves de comptoir » de Jean-Marie Gourio s'inscrivent dans la filiation des oeuvres de Raymond Queneau, de Jacques Prévert, de Marcel Aymé... de tous ceux qui ont tenu à faire entendre la parole française.

  • La nouvelle cuvée s'annonce un peu désabusée (" Elle vit seule, même son chat l'a plaquée "), un rien cynique même (" C'est un chien qui se serait fait tuer pour moi, malheureusement, je l'ai fait piquer "). Pourtant, on se régale toujours autant (" Pareil que Christophe Colomb, je croyais que c'était un resto indien, c'était un McDo "). Le Petit Troquet des brèves de comptoir parle d'art (" Les écrivains, ça pleurniche, alors qu'avant, ça faisait des îles mystérieuses "), d'alcool (" Tous les chemins mènent au rhum "), de politique (" Hollande, il aura ramené la France au rang de la Creuse ") et, bien sûr, de sport (" Avec toutes les seringues qui traînent, pas étonnant qu'il y ait autant de crevaisons sur le Tour de France ! ").
    Un dernier verre pour la route ?

    1 autre édition :

  • Un café ? Un petit verre ? Peu importe.
    Jean-Marie Gourio ne se contente pas de commander au comptoir, il écoute. Il écoute à Paris, à Rennes, à Sens ou à Annecy, et attrape au vol ces perles sorties en toute liberté au hasard d'une conversation. Cocasses, désopilantes, poétiques, lucides, elles désarment le lecteur par leur efficacité. In vino ventas : cette maxime éternelle est plus vraie que jamais.

  • Le seul truc bien avec l'Europe, c'est l'EuroMillion.
    Le travail, c'est une maladie, d'ailleurs y'a même une médecine pour ça.
    Au moins quand tu peins le plafond, personne ne marche avant que ça ne soit sec!

    Voici 9000 brèves de comptoir inédites, perles cocasses, désopilantes, poétiques ou lucides, sorties en toute liberté au hasard d'une conversation au bistrot et attrapées au vol par Jean Marie Gourio. In vino veritas : cette maxime éternelle est plus vraie que jamais.

    Jean-Marie Gourio est l'auteur de nombreux romans et scénariste d'émissions de télévision. Ses Brèves de comptoir, disponibles en Points, ont reçu le Grand Prix de l'humour noir en 1994 et 1998.

  • Dans la région d'Annecy, Selim, quinze ans, vient de passer huit mois en établissement fermé après avoir, une nuit de révolte, incendié une voiture. M. Gabriel lui a redonné une chance en le prenant comme apprenti dans sa menuiserie, Le Bois Doré, une association de réinsertion pour jeunes délinquants. Grâce aux encouragements de M. Gabriel, profondément athée, Selim, le musulman, et Yoram, qui est juif, découvrent ensemble la passion du travail et les vertus de la fraternité. Mais Farid, le frère aîné de Selim, colporteur de thèses djihadistes au tempérament liberticide, lui reproche de ne pas être assez pieux. Selim, particulièrement doué, apprend pas à pas les secrets de la sculpture jusqu'au jour où l'on confie à l'atelier la réalisation d'une copie d'un christ en croix datant du XVIIIe siècle.
    Existe-t-il plus beau miracle que la transfiguration poétique du quotidien ? Dans ce bouleversant plaidoyer pour la liberté, Jean-Marie Gourio place l'art au-dessus de toute autorité. Décrivant la naissance d'une vocation, il renvoie dos à dos le fanatisme et l'ignorance et nous livre un chef-d'oeuvre de délicatesse.

  • « Hier, j'ai insulté mon éditeur par téléphone. Il paraît que j'étais ivre. C'est lui qui me l'a dit. Moi, je ne me souviens de rien. [...] Je lui ai posé la question : «Je ne vois pas pourquoi je vous aurais insulté ?» Il a répété calmement ce qu'il avait déjà dit posément : «Parce que vous étiez complètement saoul. - On ne va pas polémiquer là-dessus !» lui ai-je répondu. Il me semble avoir crié. Il me restait de l'alcool dans le sang. Je crois qu'on s'est quittés en bons termes. Il m'a demandé si le livre avançait. J'ai dit oui, mais non. Le livre n'avance pas. Ceci explique peut-être cela. »

  • Si l'on vous disait qu'un mammifère marin se cache au fond du lac d'Annecy, le croiriez-vous ? Un beau matin, accoudé à la Buvette de la Plage, Murray Haig a aperçu un cétacé d'une taille phénoménale onduler à la surface de l'eau, et il est formel, c'est bien d'une baleine qu'il s'agit. Ses rares amis, Joaquim, le barman, et Ingrid, journaliste au Dauphiné libéré, pencheraient plutôt pour un délire d'ivrogne. Après mille et une vies passées au bord des grands lacs européens, Murray est prêt à tout pour leur prouver l'existence de cette créature. Dans les pas du docteur Wilson, qui photographia le monstre du Loch Ness en 1934, Murray, accompagné de sa fidèle barque, Mrs Dalloway, se lance alors à la poursuite d'une preuve irréfutable.
    Dans ce nouvel opus de la collection « Papillon », truffé de clins d'oeil littéraires, Jean-Marie Gourio met en scène la rencontre d'une nature indomptable et du pouvoir infini de l'imaginaire. Doux rêveur et poète à ses heures, Murray est un marginal qui voit ce que personne ne prend plus le temps de regarder. À l'instar de son antihéros, Jean-Marie Gourio nous invite, le temps d'une lecture contemplative, à saisir la beauté du monde qui nous entoure.

  • Deuxième tournée générale ! C'est encore Jean-Marie Gourio qui régale avec ses nouvelles brèves de comptoir, les aphorismes géniaux des " vrais gens ". Politique internationale, catastrophe climatique, banalités de l'existence : à chaque sujet sa formule lapidaire, lancée avec une parfaite lucidité par des cerveaux rincés de blanc doux, de Suze, de Pelforth trait de Picon... ou des trois à la fois !

  • Elles sont toutes là, fidèles, déconcertantes, drôles, poétiques, désarmantes ; saisies au vol au cours de ces dernières années par un Jean-Marie Gourio imperturbable qui continue jour après jour à hanter ces bistrots que l'on croit condamnés mais qui résistent aux assauts des modes.
    À travers le kaléidoscope surréaliste des Brèves émerge l'inconscient collectif d'une population qui commente sa propre histoire : la politique, les sciences, les moeurs, les faits divers, les événements de toute nature. Et surtout, Jean-Marie Gourio a su restituer la parole populaire de son temps. Parole spontanée, gouailleuse, grossière, scatologique, tendre, cruelle ou poétique. Parole trop souvent exclue du champ littéraire contemporain malgré sa permanence dans la littérature française de Rabelais et Villon à Queneau, Prévert ou Céline.
    Tant qu'il restera un comptoir et un homme un peu ivre accroché à son verre, Jean-Marie sera à son côté, armé de son crayon et d'un de ces petits carnets Rhodia sur lesquels plus de 50 000 Brèves ont été méticuleusement recopiées.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • « Les haïkus sont de petits poèmes japonais, en trois vers, très légers, éphémères, qui saisissent en peu de mots l'instant. Depuis trente ans que j'arpente les cafés pour les Brèves de comptoir, j'ai trouvé qu'il y avait dans ces discussions éphémères de bars une forme poétique jumelle du haïku japonais, le «haïku de comptoir». Imprégné de cette petite musique, j'ai écrit ces quelques «haïkus de comptoir» que je vous donne à lire, suivis de courts textes, «L'Été au comptoir», «Pensées pressées», «Rêves de comptoir». J'ai aimé l'idée de ce petit livre léger. Concis lui aussi comme ces poèmes japonais. Éphémère comme eux. Un petit livre porte-bonheur qu'on s'offrirait. Qu'on se prêterait. Qui traînerait sur les tables des cafés. Sur les bancs. Au soleil. Et aussi dans la brume matinale, fourré au creux de la poche, sous la pluie. Dans la foule du métro. Un petit livre ami. » J.-M. G.
    L'ACTUALITÉ MERCREDI 24 SEPTEMBRE 2014 : Sortie sur les écrans du film Brèves de comptoir, réalisé par Jean-Michel Ribes, scénario et dialogues de Jean-Marie Gourio et Jean-Michel Ribes, d'après les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. La vie d'un petit café parisien, L'Hirondelle, de son ouverture à 6 heures du matin jusqu'à sa fermeture. Avec André Dussollier, Yolande Moreau, Bruno Solo, François Morel, Didier Bénureau, Laurent Gamelon, Laurent Stocker, Chantal Neuwirtz, Dominique Pinon, Olivier Saladin, Régis Laspalès, Valérie Mairesse, etc.
    Remise en place du Grand Café des Brèves de comptoir (Robert Laffont) autour de la sortie du film.

  • Giacomo, fils de menuisier, n'a connu depuis l'enfance que l'univers des jouets fabriqués par son père. Pour sauver l'entreprise familiale, il décide de se rendre dans le petit village de Collodi, en Toscane, où se trouverait l'arbre magique dont on fit Pinocchio. Une fois sur place, tout l'enchante : l'Italie, sa langue, son vin, ses femmes. Mais doit-il se fier au mystérieux inconnu qui lui promet de lui révéler son secret ? Et ce trésor qu'il convoite tant, existe-t-il vraiment ?
    Dans ce conte plein de fantaisie et de tendresse, Jean-Marie Gourio revisite avec bonheur Les Aventures de Pinocchio, classique de la littérature italienne. Construit comme un roman épistolaire, ce récit à l'univers délicieusement poétique nous réconcilie avec le rêve, le merveilleux et le monde de l'enfance. L'Arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio est le premier titre de la collection « Papillon ».

  • Un café sur la lune

    Jean-Marie Gourio

    La Terre est devenue trop étroite.
    Conquérons la Lune! Y convergent alors les personnages les plus improbables: miséreux, révoltés, aventuriers, gredins, trafiquants, poètes, enfants sauvages... Et lorsque Bob ouvre le premier café sur la Lune, toute cette population insolite se retrouve au zinc pour une prodigieuse nuit d'inauguration, à faire pâlir les noceurs et autres assoiffés terriens.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Journaliste au magazine "Votre Temps", Pierre Pichon tombe des nues quand son rédacteur en chef lui ordonne d'aller interviewer une vache sous prétexte que personne ne l'a fait auparavant. Il s'agit de savoir tout ce qui se passe dans la tête d'une vache. Tout. Et c'est ainsi que Pierre Pichon, qui en a vu d'autres, se retrouve assis en compagnie d'une fort jolie Bretonne pie noire répondant au doux nom de Pivoine. Pivoine se révèle diserte, intelligente, séduisante, fine mouche et un brin contestatrice. Elle a beaucoup à dire sur le sort de ses congénères et elle ne s'en prive pas. L'article fait un carton si bien que Pivoine se retrouve sur tous les plateaux télé et les studios de radio. Un grand article réussi donne souvent naissance à un beau livre et Pierre Pichon se voit déjà l'heureux co-auteur d'un best-seller fulgurant. Mais le succès monte aussi vite à la tête des ruminants qu'à celle des pauvres humains que nous sommes. Pivoine trouve un agent qui tient le journaliste à l'écart, bâcle un manuscrit qu'un éditeur publie dans la foulée et en fait un tel succès qu'il propulse notre héroïne dans les salons de l'Élysée où le président de la République, toujours heureux d'offrir à ses concitoyens chagrins des sujets de distraction anodins, ne sait qu'inventer pour lui être agréable. Trahi, bafoué, humilié, Pierre n'a plus qu'à attendre son heure. Elle viendra.
    Dans ce second volume de sa collection « Papillon », Jean-Marie Gourio laisse s'épanouir avec délectation son imagination fertile. Grâce à son écriture nerveuse, sa maîtrise du dialogue et son humour ravageur, il nous offre une farce désopilante et furieusement d'actualité.

  • Derrière son guichet, au Crédit agricole de Bourgogne, M. Zoiseaux pense souvent à s'envoler, tout en comptant l'argent de la clientèle. Il y pense trop ! Des plumes commencent à pousser sur son corps qui s'arrondit. Pour son plus grand bonheur ! Au fil des jours, M. Zoiseaux ressemble de plus en plus à une oie sauvage.
    Il rêve de légèreté dans ce monde trop lourd.
    À sa femme, à ses enfants, qui adorent cette métamorphose, il promet que, le jour venu, il les prendra sur son dos et les conduira au pôle Nord...
    M. Zoiseaux ne sait pas encore que la transformation d'un seul être peut bouleverser le genre humain tout entier...
    Après L'Arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio, où il rendait vie aux pantins de bois, Interview d'une vache et scandale au Palais, où il donnait la parole aux vaches, Jean-Marie Gourio, cette fois, fait voler les humains et nous entraîne encore un peu plus loin dans ce monde magique qu'il a décidé de construire.

  • A l'occasion de la création des "Nouvelles Brèves de comptoir", au théâtre du Rond-Point, à Paris, dans une mise en scène de J.-M. Ribes, du 9 mars au 7 mai 2010. Jean-Marie Gourio recueille avec soin depuis des années ces perles surgies du gosier des piliers de bistrot. Il les adapte régulièrement au théâtre avec Jean-Michel Ribes. Ce coffret regroupe les trois adaptations existantes.

  • Chut !

    Jean-Marie Gourio

    Elle l'aime avec des mots, il lui parle avec des sentiments. Bientôt ces deux-là, qui n'étaient faits ni pour se rencontrer ni pour s'entendre, nourriront un drôle d'amour, faits de pages tournées et de corps caressés. Elle, c'est Mathilde, jeune bibliothécaire. Lui est en permission, parachutiste à Pau. Et si l'une, au jardin, lit pour les oiseaux, l'autre n'a jamais ouvert, de sa vie, que quelques volumes. Ce seront les noces de l'art et de la vie. Les livres seront leur lit.

    La peau du papier, l'odeur de la colle, la sueur qui perle sur un cou penché, les mots qui papillonnent, un baiser sur des lèvres Ils font l'amour en lisant. Le matin, il lit Dumas dans la cuisine, nu comme un vers. Le soir, elle range, cambrée, sa bibliothèque. Y a-t-il un mot, un seul, pour dire tout ça ? Un seul n'est certainement pas assez. Alors Chut !

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