• La prolifération des règles et la complexité des procédures gouvernant l'accès des demandeurs d'asile à une protection rendent aujourd'hui cette matière difficile à appréhender. La crainte d'un afflux massif de demandes, d'un contournement aussi par cette voie des efforts de maîtrise des autres mouvements migratoires contribue en outre à obscurcir le débat public.
    Cet ouvrage retrace l'émergence du droit international de l'asile, analyse les stratégies de plusieurs pays européens, ainsi que celles de l'Union européenne en vue de la mise en oeuvre d'un « droit commun de l'asile ». Il décrit ensuite le parcours que doit suivre un demandeur d'asile, et les droits qui s'attachent à la reconnaissance de la qualité de réfugié. Il s'attache enfin à analyser les conditions dans lesquelles sont évalués les mérites des demandes d'asile, ce qui est, on l'omet souvent, une question de qualification juridique des faits, puisqu'elle gouverne la reconnaissance d'un droit, mais une question à laquelle les dimensions psychologiques, anthropologiques, géopolitiques, linguistiques de l'exercice conduit prêtent des contours inédits. C'est une des premières tentatives de cet ordre.

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  • Un été de solitude. Après une collecte de graines dans la campagne, il a compulsivement exhumé d'anciens jouets de sa fille, s'est mis en quête de milliers d'autres objets minuscules et a entrepris, dans un coin de son appartement, de déployer une ville, sa ville, Abad. Il en a conçu un certain apaisement. Au moins pour un temps, qu'il a étiré en tenant la chronique de cette cité. Où l'on apprend que cohabitent en paix l'imprimeur turc Ursus Bey et son rival d'Italien, l'institutrice Frau Damler " à ce qu'il paraît alsacienne " et plusieurs couples de négociants juifs-indiens et chinois, le patron du Bar français - un éléphant - et les lapins factieux, les hérissons, les ours, les cochons... Fin de la partie I.

    Partie II : pourquoi cette utopie qu'il a voulue au bord d'un fleuve, entre mer et désert, quelque part en Orient ? C'est une autre histoire, la sienne. Une détresse : Abad a surgi au bord de son vide, entre ses nostalgies d'enfant et ses colères d'adulte, quelque part où il entrevoyait un refuge. Illusion. " Même à Abad, il y était sans y être. Il avait cru possible de parvenir, un jour, à prendre possession de sa vie. Il savait désormais que c'était un leurre. Que toutes sortes de gens ne faisaient, à cet égard, que semblant, même au jour de leur mort. Qu'en irait-il, ce jour-là, pour lui ? "

  • " plus qu'à la nature vierge, j'ai assez manifesté que j'étais sensible à la nature transformée par l'homme, et au premier chef aux villes, aux villes qui sont vraiment des villes, les villes orientales en particulier, le caire, fès, istanbul, avec leurs marchés couverts et leurs souks, dont ne sont qu'un pâle reflet, mais un reflet tout de même, les passages, parisiens ou vichyssois, turinois et milanais, ou bucarestois, etc.
    De cette préférence il ne faut pas cependant déduire une quelconque indifférence à l'égard de ce vers quoi elle n'est pas tournée. les hommes d'un seul goût, d'un seul penchant, d'un seul livre, d'une seule idée, sont plus qu'ennuyeux ; ils sont redoutables. ".

  • La vie diplomatique a ses fastes ; elle a aussi ses revers.
    Et quand, parce qu'un ambassadeur a été assassiné, il faut en explorer les coulisses, ce qu'on en découvre est à faire frémir : même un inspecteur des Postes diplomatiques. Sur fond de changement politique en France, et de montée des périls dans un pays arabe trop longtemps colonisé pour que cela n'ait pas laissé des traces indélébiles, une enquête d'autant plus difficile qu'elle ne peut s'avouer pour ce qu'elle est.

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  • Transfuges

    Jean-Michel Belorgey

    Les aventures singulières de voyageurs au-delà du voyage, de "transfuges" quittant l'Occident, aux XIXe et XXe siècles, sans idée de retour.

  • La prolifération des règles et la complexité des procédures gouvernant l'accès des demandeurs d'asile à une protection rendent aujourd'hui cette matière difficile à appréhender. La crainte d'un afflux massif de demandes, d'un contournement aussi par cette voie des efforts de maîtrise des autres mouvements migratoires contribue en outre à obscurcir le débat public. Cet ouvrage retrace l'émergence du droit international de l'asile, analyse les stratégies de plusieurs pays européens, ainsi que celles de l'Union européenne en vue de la mise en oeuvre d'un " droit commun de l'asile ". Il décrit ensuite le parcours que doit suivre un demandeur d'asile, et les droits qui s'attachent à la reconnaissance de la qualité de réfugié. Il s'attache enfin à analyser les conditions dans lesquelles sont évalués les mérites des demandes d'asile, ce qui est, on l'omet souvent, une question de qualification juridique des faits, puisqu'elle gouverne la reconnaissance d'un droit, mais une question à laquelle les dimensions psychologiques, anthropologiques, géopolitiques, linguistiques de l'exercice conduit prêtent des contours inédits. C'est une des premières tentatives de cet ordre.

  • La loi de 1901 a un siècle.
    En libérant la vie associative des contraintes qui pesaient sur elle, la loi a permis à la société civile de multiplier les initiatives affinitaires, sur tous les fronts de l'action collective. Dans le domaine de l'éducation et de la culture populaire, des sports, de l'entraide et de l'action sanitaire et sociale, de la défense des libertés, de l'environnement. Mais la fécondité de ces initiatives n'est-elle pas menacée par leur dispersion, par les difficultés rencontrées dans les relations avec les pouvoirs publics ? Le cadre de la loi de 1901 est-il réellement adapté à la poursuite de toutes les catégories d'actions ? Ce livre répond à ces questions, à travers cent ans d'histoire du monde associatif.
    En faisant apparaître la diversité des formes de la vie associative, suivant les époques et les secteurs. En tenant compte également du rôle que joueront désormais les institutions européennes. Pour l'auteur, les associations ne contribueront au changement social et au renouvellement de la citoyenneté que si chaque citoyen sait à quoi l'expose le pari associatif auquel on l'invite.

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  • Si bouddhisme et non-violence vont de pair, ce n'est pas du côté des militants de la cause du Tibet qu'il faut chercher le meurtrier de l'un des leurs. Tout pro-tibétain, cependant, n'est pas bouddhiste. Et qui sait, même, d'où viennent ceux qui ont pris refuge dans l'enseignement du Maître ? De Paris à Katmandou et Dharamsala, en passant par les monastères de Bourgogne et du Périgord, l'enquête d'une militante sans complexe et d'un député sans illusion sur les sentiments qui animent les responsables politiques, chinois ou français, et même les militants des droits de l'homme. À la fois roman politique et roman policier, Un Himalaya d'embrouilles explore les arcanes du pouvoir et de l'action militante.

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  • Après Le Chat, l'Ankou et le Maori, paru chez Sabine Wespieser éditeur en 2017, Michel Rio et Marie Belorgey nous entraînent sur les traces de l'infortunée tortue Faraude, jamais revenue des courses qu'on lui avait confiées. Une rapide enquête, menée par tous les animaux de la cour de la princesse Babiche - chacun désireux de s'attacher les faveurs de sa maîtresse, plongée dans la mélancolie depuis la disparition de sa tortue -, nous apprend que Faraude a été vendue comme une tortue de mer à un baron breton, désireux de la passer à la casserole.
    Voilà la petite troupe, retrouvant un semblant de solidarité, en route pour Port-Manec'h, non sans avoir réglé son compte de vilaine façon à l'épicier félon.
    /> Michel Rio s'en donne à coeur joie avec la description de cet improbable raid, ponctué par les saillies de Jacob le perroquet, s'exprimant - depuis qu'il est passé à travers la vitrine de l'épicerie - dans un argot incompréhensible de tous, sauf de Jules le rat, qui lui sert fort aimablement d'interprète.
    Les dessins de Marie Belorgey ponctuent de poésie le charme et l'humour de ce conte animal, dont la fin édifiante vient souligner la délicieuse ironie.

  • Jules Joseph Chamsou était un chat à quatorze rayures et trois prénoms, de la famille féline Tabby (son état civil complet était donc Jules Joseph Chamsou Tabby), pas mal du tout de sa personne. En d'autres termes, c'était un très beau grand fort chat.
    Comme tout le monde, il connaissait l'histoire du chat qui s'en va tout seul et pour qui tous les lieux se valent, et comme tous les chats, il trouvait l'histoire plutôt bonne.
    Cependant, quelque chose là-dedans l'avait toujours tracassé : pourquoi, se disait-il, s'en aller si tous les lieux se valent ? Si là-bas et ici, c'est la même chose, pourquoi ne pas rester ici au lieu d'aller làbas tout seul ? Dans le doute, il avait donc décidé, par prudence, de rester à Pennoën dans la crêperie bretonne où il était né, parmi les humains crêpier et crêpière qui s'occupaient de sa subsistance et de son confort, d'être un chat immobile, sédentaire et domestique, un chat aussi apprivoisé que peut l'être un chat, un chat fixe ou à l'arrêt, en somme.
    Mais un jour, l'ennui lui vint de voir toujours les mêmes choses aux mêmes places et d'entendre aux mêmes heures les mêmes réflexions des mêmes gens de la même maison. [...] Jules Joseph Chamsou décida donc d'aller voir si tous les lieux se valaient ou s'ils étaient pleins de surprises et de nouveautés, s'ils étaient dans ce cas là des lieux intéressants, et si l'histoire du chat qui l'avait tarabusté depuis l'enfance était véridique ou juste une histoire comme ça pour endormir les chatons.
    Ce qui revenait pour lui à passer de la profession de chat à l'arrêt à celle de chat haret, comme on appelle les chats domestiques qui retournent à l'état sauvage. Et un beau matin, il quitta la crêperie pour s'en aller tout seul vers d'autres lieux comme dans l'histoire. Il allait au hasard. Peu importait la direction ou le but si tous les lieux se valaient. Sans le savoir, il marchait vers l'ouest et l'océan, à travers les bois, les champs et les landes.
    Michel Rio, impeccable styliste et romancier à l'intelligence crépitante, a par le passé publié quelques contes, chez Nathan et aux éditions du Seuil. Renouant avec cette veine narrative, il nous entraîne aujourd'hui sur les traces du chat qui, lassé de sa crêperie, décide d'aller voir si tous les lieux se valent.
    Au gré de ses tribulations, Jules Joseph Chamsou comprend bien vite que, livré à lui-même, il ne lui sera pas si facile de trouver sa pitance. Mais sa malice et son audace raisonneuse le tireront de bien des mauvais pas, et il nouera même quelques amitiés, notamment avec les korrigans de la lande, à qui il chantera un branle.
    Répondant au charme et à la verve du conte, les dessins de Marie Belorgey, par leur précision et leur mystère conjugués, invitent le lecteur, enfant ou adulte, dans l'irrésistible tourbillon de cette aventure de chat casse-cou et trompe-la-mort.

  • Des portraits de femmes sur cartes pos­­tales anciennes, souvent inédites.
    « Les femmes du peuple de mon père », pour la roman­­­­cière Leïla Sebbar qui, derrière chacune de ces « belles d'Afrique du Nord » vouées à la séquestration dans la maison, l'ouvroir ou le bordel, voit « une petite fille grandie trop vite ». Des femmes du réel mais aussi des fictions de femmes fabriquées par le désir de voir et de savoir du photographe occidental, enchaîne l'historienne Christelle Taraud, dont le propos détermine l'ordre des cartes postales. Et pour Jean-Michel Belorgey, qui voudrait croire que la beauté n'est jamais vraiment captive ni orpheline, c'est l'émerveillement du collectionneur de traits et de gestes, d'étoffes, de bijoux et de tatouages qui l'emporte.

  • Il n'est qu'un tout petit nombre de villes dans le monde qui puissent prétendre à une forme d'éternité. Istanbul est de celles-là. Innombrables, en effet, sont, aux quatre coins de la ville, les gites où se tapit dans l'ombre une population de forgerons, de ferblantiers, de dinandiers, de corroyeurs, de bourreliers, de cordonniers, de tisserands, de luthiers, de menuisiers, de mécaniciens et de réparateurs de matériel en tout genre. Damien Guillaume donne à voir l'envers du spectaculaire décor du Grand Bazar. Il nous montre des hommes au travail qui, dans l'accomplissement de cette tâche, ne participent d'aucun faste. Et si plusieurs de ses photos apparaissent incontestablement comme une sorte d'hymne aux charmes ambigus de la déréliction, toutes sont pour l'essentiel un hommage au travail humain, à une sorte d'humilité dans l'exécution de ce travail, dans la façon d'occuper l'espace et d'y assumer sa condition. Pour célébrer ces hommes au travail, Damien Guillaume use de peu d'artifices mais sans se les interdire complètement: Choix de coloriser ses clichés mais aussi goût pour les contre-jours, les contre plongées, les approches obliques, les décentrements, les jeux de miroirs, avec leur cortège de reflets, d'irruptions lumineuses et d'obscurcissements, parfois surprenants.

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  • y a-t-il encore une politique d'action sociale en france ? malgré nos valeurs de solidarité, le tableau reste sombre.
    à la maltraitance des usagers, dont on bafoue les droits après les avoir affirmés, s'ajoute une " malmenance "" des professionnels et des bénévoles. face au mal-logement et au mal-emploi qui s'aggravent, le sentiment d'impuissance gagne du terrain. l'égalité en droit recule devant l'équité et la sécurité. la raison gestionnaire, hégémonique dans la main de velours de la gouvernante locale, emporte tout sur son passage.
    ii y a plusieurs chemins possibles pour reconstruire l'action sociale dans notre pays. vous trouverez dans ce livre les constats, les dénonciations et surtout les préconisations portés, depuis 2002, par les états généraux du social. des professionnels du travail social, des usagers, des formateurs, des cadres administratifs, des universitaires, des chercheurs et des élus ont accompagné et soutenu cette démarche citoyenne qui s'est progressivement transformée en expertise collective.
    ce n'est pas si courant. point d'orgue, la semaine du 18 au 24 octobre 2004 a permis que des cahiers de doléances et de propositions soient largement distribués à nos représentants politiques dans toutes les assemblées. un débat public s'est ouvert que le présent ouvrage et le dvd inclus entendent nourrir et surtout prolonger.

  • Des portraits de femmes sur cartes postales anciennes, souvent inédites. " Les femmes du peuple de mon père ", pour la romancière Leïla Sebbar qui, derrière chacune de ces " belles d'Afrique du Nord " vouées à la séquestration dans la maison, l'ouvroir ou le bordel, voit " une petite fille grandie trop vite "... Des femmes du réel mais aussi des fictions de femmes fabriquées par le désir de voir et de savoir du photographe occidental, enchaîne l'historienne Christelle Taraud, dont le propos détermine l'ordre des cartes postales. Et pour Jean-Michel Belorgey, qui voudrait croire que la beauté n'est jamais vraiment captive ni orpheline, c'est l'émerveillement du collectionneur de traits et de gestes, d'étoffes, de bijoux et de tatouages qui l'emporte.

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