• Dieu seul est Dieu, mais Dieu n'est pas solitaire. Il est Père. S'il vient sans cesse vers nous, s'il nous veut ses enfants, ses amis, ses vrais partenaires dans une alliance quasi conjugale, c'est d'abord parce que de toute éternité il est amour, relation, communion avec le Fils et le Saint-Esprit. La création, l'Incarnation sont comme le débordement, le déferlement jusqu'à nous de ce grand dynamisme de don de soi, de partage, de communion, qui unit depuis toujours le Père, le Fils et l'Esprit, qui a été vécu jusqu'au bout par Jésus, et qui finira bien par faire de nous aussi des vraies personnes , capables d'amour et de partage. La Trinité est la seule originalité des chrétiens. Non comme une théorie mais comme un art de vivre. Notre Eglise, nos Eglises ont parfois peur du pluriel, de la diversité, des différences. Si elles devenaient plus conscientes de la communion trinitaire qu'elles ont mission de refléter dans le monde, elles seraient sans doute plus conviviales, plus concertantes, plus conciliaires. Dans ce livre très attendu à l'occasion du Jubilé, Jean-Noël Bezançon reprend le style imagé et catéchétique qui fait le succès d'un ouvrage comme Dieu n'est pas bizarre. Aidé de formules fortes, parlantes, il montre combien la Trinité marque profondément la vision que nous avons de l'homme, de l'Eglise, de l'existence.

  • De Dieu, on peut dire ce qu'il n'est pas. AprèsDieu n'est pas bizarre(1996) etDieu n'est pas solitaire(2000),Dieu ne sait pas comptercomplète la trilogie.Aujourd'hui, tout se chiffre, tout se calcule. Dieu lui-même est souvent imaginé comme un superflic comptabilisant nos infractions, un juge devant lequel nous serons un jour ou l'autre sommés de comparaître, un banquier faussement généreux nous reprochant sans cesse d'être "à découvert".Et si Dieu, le vrai, le Dieu de Jésus-Christ, ne savait pas compter ? Ni additionner, ni soustraire, encore moins diviser. Tout juste, peut-être multiplier, mais toujours par l'infini, ce qui n'est jamais chiffrable, comme pardonner "jusqu'à soixante-dix-sept fois". Dieu n'est pas un Dieu qui compte et demande sans cesse des comptes, mais un Dieu qui compte sur nous. Non pas comme sur un vaste troupeau chaque jour recompté, mais sur chacun, à ses yeux unique et infini à la fois. Comme Jésus, le Fils unique, qui est tout pour lui.On demandait un jour à Mère Teresa : "Finalement, tout au long de votre vie, combien en avez-vous sauvés, d'hommes, de femmes, d'enfants ? - Un par un", répondit-elle.Actuellement curé dans le Val-de-Marne, Jean-Noël Bezançon a été, à Paris, aumônier de lycée, responsable du Service des Vocations, puis curé de Notre-Dame d'Auteuil et de Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Il a enseigné dix ans au séminaire Saint-Sulpice et vingt ans à l'Institut catholique de Paris, notamment comme directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique.

  • Le IIe concile oecuménique du Vatican a été ouvert par le pape Jean XXIII le 11 octobre 1962 et clos sous le pontificat de Paul VI le 8 décembre 1965. Il a symbolisé l'ouverture de l'Église au monde moderne et à la culture contemporaine faite de progrès technologiques considérables, d'émancipation des peuples et de sécularisation croissante.
    Le livre de Jean-Noël Bezançon rappelle l'enracinement du Concile dans la Tradition de l'Église et surtout la place éminente, capitale, accordée à la figure du Christ.
    Cet essai revient sur les polémiques ouvertes par le Concile et les débats aujourd'hui sur son héritage. Avec pédagogie et courage, l'auteur apporte une interprétation théologique à la visée pastorale du Concile. Il permet de dépasser les querelles. Et donne toute l'importance de l'oeuvre des Pères du Concile dont les fruits parviennent à peine à maturité.

  • La foi des chrétiens, un catalogue hétéroclite de croyances insolites ? Non, la rencontre de quelqu'un de vivant, Jésus, cet homme passionné de Dieu qui remet constamment les gens debout pour en faire des vivants. Catéchèse pour adultes, ce Chemin pour aller ensemble au coeur de la foi invite à découvrir ou à redécouvrir ce qui fait vivre les chrétiens. Nous suivons pas à pas le déroulement de la célébration de la nuit de Pâques. Comme pour ses compagnons marchant vers Emmaüs, Jésus nous ouvre le chemin, il est le chemin. Sa résurrection est notre naissance. Alors les nouveaux baptisés de Pâques, eux non plus, ne restent pas le nez en l'air à rêver d'un Dieu extraterrestre qui les dispenserait d'user leurs semelles sur les chemins de ce monde. Contrairement à ce que beaucoup continuent de penser, le christianisme n'est pas une religion de fuite, de rupture avec le monde, l'arche de Noé ou le radeau de La Méduse dans les tempêtes de ce temps. Dans la logique de l'Incarnation, c'est une religion d'immersion. Avec le Christ, les chrétiens plongent lucidement dans ce monde, non pour s'y noyer, mais pour y incarner l'amour qui vient de Dieu : l'amour du Père fait exister, c'est-à-dire sortir de soi pour que l'autre existe. Là est le chemin de notre humanisation. Là est le chemin de notre divinisation.

  • Des présentations de la foi chrétienne, cela existe.
    Il n'y a que l'embarras du choix. mais souvent, ces livres sont trop difficiles pour celles et ceux qui voudraient seulement commencer à découvrir ou à redécouvrir la foi des chrétiens, le dieu des chrétiens. or l'originalité du christianisme, c'est jésus. et l'originalité de jésus, c'est sa relation à dieu. c'est pourquoi ce parcours propose vingt courts chapitres, centrés chacun sur un épisode de la vie de jésus, tel qu'il est raconté dans l'un des quatre témoignages que nous ont laissé les premières communautés chrétiennes, les quatre " évangiles ".
    En regardant vivre jésus, nous nous efforcerons d'écouter sa différence : cette relation tout à fait originale à dieu, qui change tout dans sa vie, et pourrait tout changer dans la nôtre, en nous faisant découvrir à quel point nous sommes aimés.

  • Nietzsche est mort, mais pas Dieu.
    On semble même assister à une nouvelle prolifération du religieux, bien au-delà des grandes religions traditionnelles. Mais que dit-on quand on dit "Dieu"? Sommes-nous bien sûrs de parler tous du même Dieu ? Les chrétiens eux-mêmes ont souvent du mal à se défaire de l'image païenne d'un Dieu qui, pour être respecté, doit demeurer distant et même un peu menaçant. Comme si nous ne pouvions parler de lui qu'avec des mots étranges, comme si la prière exigeait l'abandon de nos préoccupations "bassement matérielles", comme si Jésus lui-même ne pouvait être reconnu comme Dieu que là où on se demande s'il est vraiment homme, ou comme si le Saint-Esprit n'agissait que là où nous nous sentons complètement dépassés.
    Il n'est pas surprenant alors que l'Eglise soit parfois accusée d'être trop humaine dès qu'elle se passionne pour la vie du monde, ou que certains de ses ministres se croient obligés de s'habiller et de vivre comme des extraterrestres. Dieu serait-il donc bizarre ? Le Dieu de Jésus, certainement pas. Mais bien souvent ridée que nous nous faisons de Lui. Nous, chrétiens, reconnaissons volontiers que Jésus ressemble à Dieu.
    Il nous reste peut-être à découvrir que Dieu ressemble à Jésus. Et si, finalement, Dieu était plus"humain" que nous ?

  • Loïc a quatre ans.
    Revenant ce matin du cimetière, il va pouvoir expliquer à ses copains pourquoi il a manqué l'école: "On a planté grand-père." A l'église, il a entendu le père Jérôme expliquer que le grain de blé, quand on le met en terre, a l'air tout petit et tout seul. Mais un jour, longtemps après, quelle moisson et quelle joie ! Les pages rassemblées ici sont des paroles semées. Non pas la Parole de Dieu, mais ses échos, dans la vie d'une paroisse.
    Transposées, repiquées, sur d'autres terrains, ces paroles alors sont susceptibles de continuer à pousser, si la sève leur vient du premier Semeur et de la Semence originelle.

  • Le Credo est à dire, comme la liturgie est à vivre.
    Mais pour le dire vraiment, le prononcer personnellement, avec son coeur et son intelligence, encore faut-il en comprendre le sens.
    Voici un guide, synthétique et clair. Trois auteurs - trois prêtres exerçant des charges de formation - ont travaillé en concertation pendant deux ans pour rédiger, dans l'esprit de cette collection "Pour lire... ", une initiation aux principales formulations que l'Eglise a données de la foi chrétienne.
    Phrase par phrase, article par article, nous est expliqué ce que croient les disciples du Christ.
    Ce volume tente de dire l'essentiel, comme le Credo lui-même. Il s'adresse à tous ceux qui veulent croire et comprendre, comprendre et croire la foi qu'ils proclament en assemblée dimanche après dimanche.

  • De toujours, célébrée différemment à Rome ou à Constantinople, après le concile de Trente ou après Vatican II. L'Incarnation, c'est l'éternité qui s'inscrit dans le temps. Le rituel de Paul VI cherche à rapprocher la messe de ses origines : ses racines bibliques, avec la "liturgie de louange" de la tradition juive, la méditation de Paul et des Pères de l'Église sur le Corps du Christ...
    Tous ont désormais accès à la Parole de Dieu devenue audible, tous ont leur place au repas du Seigneur. L'Esprit Saint est l'acteur principal de l'action eucharistique. Par le Christ, avec lui et en lui, nous sommes l'action de grâce du monde. En nous identifiant au Christ, la messe est avant tout le sacrement de notre divinisation.

empty