Lettmotif

  • Réalisateur culte et pourtant méconnu, Jean Eustache n'a eu de cesse, dans la douzaine de films réalisés au long de sa courte carrière, de brouiller les pistes, de mélanger les genres et les idées, de cultiver l'ambiguité entre la vérité et les apparences. En jouant ainsi sur les idées de vrai et de faux, Eustache peut ainsi redéfinir les genres cinématographiques, rétablir la vérité sur l'époque et la société dans laquelle il vit et, en toute confiance, laisser seule sa mise en scène, faire surgir la vérité.

  • Réalisateur célébré ou décrié, Andrzej Zulawski n'a jamais laissé personne indifférent. Alors qu'il revient aujourd'hui au cinéma, après quinze années loin des plateaux, il est enfin temps de s'intéresser à un cinéaste qui, à l'instar de certains de ses compatriotes, comme Polanski ou Skolimowski, n'a pas fini de chercher, d'expérimenter. D'étonner. Temps de se pencher sur une uvre forte, dérangeante, excessive. Immédiatement reconnaissable. Sur treize films, traversés par des thèmes récurrents, des obsessions communes. La vision d'un cinéaste intransigeant qui, en convoquant tous les arts, tous les sens, tente de s'approcher au plus près du mystère. De la vérité.

  • Inspiré par le cinéma américain de son adolescence tout autant que par le classicisme de Ford ou d'Eastwood, Jeff Nichols, entre productions indépendantes et collaboration avec les studios, mais toujours entouré par la même fidèle équipe de collaborateurs ainsi que par Michael Shannon, son comédien fétiche, s'est imposé en cinq films comme l'un des cinéastes américains les plus importants de sa génération. Immense conteur et cinéaste de l'empathie, Nichols filme l'Homme du Sud en proie aux crises économiques, écologiques ou identitaires et aux peurs diffuses qu'elles engendrent, privilégiant le quotidien, l'infime et l'intime, pour atteindre à l'universel et faire naître et partager avec le plus grand nombre l'émotion et la croyance toujours renouvelée dans les forces du cinéma.

  • De More à Amnesia, en passant par General Idi Amin Dada, Maîtresse ou Barfly, du documentaire à la fiction, de la Nouvelle Vague à Hollywood, les films de Barbet Schroeder nous entraînent, sur près d'une cinquantaine d'années, au-delà des genres, des catégories et des frontières, vers des territoires vierges, une marge, dans laquelle morale, évolutions et pouvoirs sont observés et questionnés, sans rien imposer. Avec élégance et distance. Ironie et bienveillance. Un cinéma tout en ombres et clarté.

  • De More à Amnesia, en passant par General Idi Amin Dada, Maîtresse ou Barfly, du documentaire à la fiction, de la Nouvelle Vague à Hollywood, les films de Barbet Schroeder nous entraînent, sur près d'une cinquantaine d'années, au-delà des genres, des catégories et des frontières, vers des territoires vierges, une marge, dans laquelle morale, évolutions et pouvoirs sont observés et questionnés, sans rien imposer. Avec élégance et distance. Ironie et bienveillance. Un cinéma tout en ombres et clarté.

  • A l'occasion des vingt ans du film culte qui a fait connaître son père, Paula accepte d'écrire la biographie du «Yul Brynner de la RDA», comme on appelait celui-ci, Thomas Liebmann, jeune premier du Berliner Ensemble et star de la DEFA, dont la carrière s'est brutalement arrêtée après le difficile passage qu'a été pour lui, la réunification allemande. Alors qu'elle tente de démêler le vrai du faux, en confrontant les souvenirs d'un père qu'elle a peu connu avec ceux de ses proches, Paula voit ses certitudes s'envoler les unes après les autres, à la découverte d'un passé dont elle ignorait tout.

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