Littérature générale

  • Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune femme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges.

  • 'Le soleil se leva derrière eux, et alors... brusquement, ils découvrirent à leurs pieds l'immense vallée. Al freina violemment et s'arrêta en plein milieu de la route.
    - Nom de Dieu ! Regardez ! s'écria-t-il.
    Les vignobles, les vergers, la grande vallée plate, verte et resplendissante, les longues files d'arbres fruitiers et les fermes. Et Pa dit :
    - Dieu tout-puissant !... J'aurais jamais cru que ça pouvait exister, un pays aussi beau.'

  • Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes. Adam Trask, épris de calme, Charles, son demi-frère dur et violent, Cathy, la femme d´Adam, un monstre camoußé derrière sa beauté, leurs enfants, les jumeaux Caleb et Aaron. En suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l´auteur nous raconte l´histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord.
    John Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature pour l´ensemble de son oeuvre.

  • La perle

    John Steinbeck

    'Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle - comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le coeur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice - sans aucune nuance intermédiaire.'

  • Jours de travail

    John Steinbeck

    • Seghers
    • 3 Janvier 2019


    " Chaque livre semble être le combat de toute une vie. Et puis quand c'est fait... Pouf. Comme si ça n'avait jamais existé. "

    John Steinbeck a écrit Les Raisins de la colère entre juin et octobre 1938, dans un moment de bouillonnement et de tension extraordinaire. Tout au long de cette période, il a tenu un journal qui retrace scrupuleusement son expérience et le révèle dans les affres de la création. Face à la page blanche, aux doutes, aux obstacles qui le ralentissent, l'empêchent de penser, l'écrivain tient avec obstination le fil de l'écriture. Il défend ses personnages, son intrigue, guette le miracle qui pourrait lui offrir ce chef-d'oeuvre dont il est le premier à questionner la possibilité... En 1941, après le succès colossal du roman, après les controverses et les menaces, tandis que la guerre fait rage et que l'argent afflue, John Steinbeck reprend la plume. Seul son journal pourra le guider vers le nouveau livre d'une vie nouvelle.

  • La Rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c'est un poème ; c'est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c'est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c'est de la nostalgie, c'est du rêve. La Rue de la Sardine, c'est le chaos. Chaos de fer, d'étain, de rouille, de bouts de bois, de morceaux de pavés, de ronces, d'herbes folles, de boîtes au rebut, de restaurants, de mauvais lieux, d'épiceries bondées et de laboratoires. Ses habitants, a dit quelqu'un : 'ce sont des filles, des souteneurs, des joueurs de cartes et des enfants de putains' ; ce quelqu'un eût-il regardé par l'autre bout de la lorgnette, il eût pu dire : 'ce sont des saints, des anges et des martyrs', et ce serait revenu au même.

  • Tendre jeudi

    John Steinbeck

    Depuis la guerre, bien des choses ont changé rue de la Sardine. Ses amis s´inquiètent pour Doc, qui peine à terminer sa thèse et semble se replier sur lui-même. Quant à la tenancière du bordel, elle se demande si sa nouvelle recrue a bien le profil de l´emploi. C´est alors qu´une idée complètement loufoque se met à germer dans le cerveau des habitants du quartier. Qui sait si, à force de ruse et de générosité, ils ne parviendront pas à atteindre leur but ? Tout peut arriver, par un tendre jeudi...
    L´auteur des Raisins de la colère et d´À l´est d´Éden, prix Nobel de littérature, nous livre ici son roman le plus tendre et le plus gai, d´une délicatesse et d´une générosité savoureuses.

  • En Californie, entre Salinas et Monterey, des familles de fermiers vivent prospères et paisibles. La terre est riche et facile à travailler, les fruits des jardins sont les plus beaux de Californie. John Steinbeck décrit ces familles avec tendresse et humour. Le même paysage rassemble des personnages très divers qui, sous le même ciel, construisent un rêve intimement mêlé à la terre, aux fleurs, aux animaux, au grand souffle cosmique des saisons.

  • Quel secret cache la jolie Jelka derrière ses grands yeux noirs et son sourire toujours tendre et impassible? Comment la frêle et maladive Emma s'y prend-elle pour obliger son mari à rester dans le droit chemin? Qui est cette femme mystérieuse qui veut acheter un serpent à sonnette? Et Mama Torres, une veuve à la poigne de fer, qui voit son fils devenir un homme?
    Dans un monde d'hommes, rude et impitoyable, quatre portraits de femmes fortes par l'auteur des Raisins de la colère.

  • Dans une petite ville de Californie, un jeune militant s'apprête à vivre pour la première fois l'épreuve de la violence : comment va-t-il résister à la peur et à la souffrance ? En bavardant avec un rémouleur ambulant, une femme dans la force de l'âge, mariée à un fermier sans imagination, ressent un soudain désir de vivre, de voir du pays, de s'évader ; un instant, un même sentiment érotique de la terre la relie au voyageur ; mais l'évasion dont elle a rêvé se transformera en une sortie banale à Salinas, la ville voisine...
    Treize nouvelles, dont le célèbre 'Poney rouge'. Mais un seul livre, dont l'unité est l'amour de Steinbeck pour la grande vallée californienne de Salinas. La vallée où se passent les choses les plus ordinaires du monde - les plus grandes -, le pays où vivent les gens les plus simples, les plus mystérieux des hommes.

  • Au dieu inconnu

    John Steinbeck

    Joseph Wayne et ses frères Thomas, Burbon et Benjamin vont exploiter une grande ferme en Californie.
    Bien que Joseph ne soit pas l'aîné des frères Wayne, c'est lui que tout le monde reconnaît comme le chef de famille. Il est fort, tranquille et juste. C'est à lui d'ailleurs que son père, le vieux John Wayne, a donné sa bénédiction solennelle, tout comme un patriarche de la Bible.
    John Steinbeck ne se borne pas à faire vivre des personnages d'une grandeur tragique, mais il décrit aussi avec une poésie puissante les paysages splendides de la Californie et retrace les difficultés des pionniers du début du siècle.

  • La coupe d'or

    John Steinbeck

    Vers le milieu du XVIIe siècle, un garçon de quinze ans, Henry Morgan, natif du pays de Galles, s'embarqua sur un vaisseau qui allait à la Jamaïque. Il rêvait d'être le plus grand corsaire d'Angleterre. Sa volonté de fer lui permit de devenir le boucanier le plus terrible et le plus glorieux qu'on vît jamais à l'île de la Tortue et à la Gonave. À trente ans, pour couronner ses exploits, il résolut de prendre d'assaut la Coupe d'Or, Panamá, la puissante ville espagnole.
    Mais le désir de la gloire est comme le désir de la lune : pour l'éprouver, il faut garder une âme d'enfant. Après avoir conquis et incendié Panamá, l'âme enfantine d'Henry Morgan l'abandonna. Et quand plus tard il revint, vice-gouverneur de la Jamaïque, chargé d'honneurs et de fortune, il n'était plus qu'un homme qui s'ennuyait et craignait les scènes de ménage.
    Ce roman d'aventures, passionnant, somptueux, profond, montre un aspect à peu près inconnu en France de John Steinbeck : celui d'un écrivain qui a un sens aigu de l'histoire et de la mer.

  • Joe, le pilote, vient de Caroline du Sud. Bill, le bombardier, d'Idaho, Allan, le navigateur est de l'Indiana, Al, le mitrailleur, du Middle West, Abner le mécanicien est californien. Au total, ils sont neuf jeunes gars, la vingtaine, personnages du livre Bombes larguées - inédit en France - de John Steinbeck. Réunis en 1942 sur une base américaine, ils vont apprendre, comme tant d'autres, à dompter un Boeing B-17 Flight Fortress, monstre volant à bord duquel ils iront bientôt raser l'Allemagne ou atomiser le Japon. Près de 80 000 d'entre eux mourront dans le ciel, un des taux de perte les plus élevés de l'armée américaine.
    Monter à bord avec ces jeunes aviateurs, témoigner de leur rencontre, de leurs origines et de leur formation, John Steinbeck l'a accepté d'emblée quand Roosevelt lui-même lui a proposé de jouer les propagandistes. « Nous faisions tous partie de l'effort de guerre. Nous avons marché avec lui, nous nous sommes faits ses complices», témoignera à la fin de sa vie le prix Nobel de littérature. Il a quarante ans en cette année 1942 qui voit enfin la guerre basculer du côté des Alliés, avec les succès militaires obtenus à Midway, Guadalcanal, Stalingrad, bientôt en Afrique du Nord. Steinbeck sillonnera le ciel d'Amérique avec ces jeunes hommes durant plusieurs semaines. 20 000 kilomètres passés dans le ventre de la bête trépidante, accompagné de son photographe, John Swope du magazine Life, qui immortalise le quotidien des aviateurs et dont les superbes photos en noir et blanc illustrent cet ouvrage.

  • Adopting the structure and themes of the Arthurian legend, John Steinbeck created a 'Camelot' on a shabby hillside above the town of Monterey, California, and peopled it with a colorful band of knights. At the center of the tale is Danny, whose house, like Arthur's castle, becomes a gathering place for men looking for adventure, camaraderie, and a sense of belonging-'men who fiercely resist the corrupting tide of honest toil and civil rectitude.
    As Nobel Prize winner Steinbeck chronicles their deeds-'their multiple lovers, their wonderful brawls, their Rabelaisian wine-drinking-'he spins a tale as compelling and ultimately as touched by sorrow as the famous legends of the Round Table, which inspired him.

  • In the din and stink that is Cannery Row a colourful blend of misfits - gamblers, whores, drunks, bums and artists - survive side by side in a jumble of adventure and mischief. Lee Chong, the astute owner of the well-stocked grocery store, is also the proprietor of the Palace Flophouse that Mack and his troupe of good-natured 'boys' call home. Dora runs the brothel with clockwork efficiency and a generous heart, and Doc is the fount of all wisdom. Packed with invention and joie de vivre CANNERY ROW is Steinbeck's high-spirited tribute to his native California.

    Includes an introduction by Susan Shillinglaw, explanatory footnotes, as well as suggestions for further reading of acclaimed criticisms and references.

  • In 1960, when he was almost sixty years old, John Steinbeck set out to rediscover his native land.

    He felt that he might have lost touch with its sights, sounds and the essence of its people. Accompanied only by his dog, Charley, he travelled all across the United States in a pick-up truck.

    His journey took him through almost forty states, and he saw things that made him proud, angry, sympathetic and elated. All that he saw and experienced is described with remarkable honesty and insight.

    Nobel Prize-winning author John Steinbeck is remembered as one of the greatest and best-loved American writers of the twentieth century. During the 1930s, his works included The Red Pony, Pastures of Heaven, Tortilla Flat, In Dubious Battle, and Of Mice and Men. The Grapes of Wrath, published in 1939, earned him a Pulitzer Prize. In 1962, he was awarded the Nobel Prize for Literature.

  • This classic collection of short stories serves as the ideal introduction to Steinbeck's work. Set in the idyllic Salinas Valley in California, where simple people farm the land and struggle to find a place for themeselves in the world, these stories reflect many of the concerns key to Steinbeck as a writer; the tensions between town and city, labourers and owners, past and present. Included here are the celebrated tales, THE MURDERER and THE CHRYSANTHEMUMS.

  • Shocking and controversial when it was first published in 1939, Steinbeck's Pulitzer Prize-winning epic remains his undisputed masterpiece.

    Set against the background of dust bowl Oklahoma and Californian migrant life, it tells of the Joad family, who, like thousands of others, are forced to travel West in search of the promised land. Their story is one of false hopes, thwarted desires and broken dreams, yet out of their suffering Steinbeck created a drama that is intensely human yet majestic in its scale and moral vision; an eloquent tribute to the endurance and dignity of the human spirit.

  • Steinbeck's last great novel focuses on the theme of success and what motivates men towards it. Reflecting back on his New England family's past fortune, and his father's loss of the family wealth, the hero, Ethan Allen Hawley, characterises successin every era and in all its forms as robbery, murder, even a kind of combat, operating under 'the laws of controlled savagery.

empty