Gallimard

  • Ouvrez l'oeil !

    Julian Barnes

    « Flaubert pensait qu'il est impossible d'expliquer "une forme artistique par une autre forme d'une autre espèce", et que les bons tableaux n'ont pas besoin de commentaires. Braque pensait que l'état idéal serait atteint quand on ne dirait plus rien devant un tableau . » Mais fort heureusement, Julian Barnes va leur donner tort à tous les deux. Il a réuni dans Ouvrez l'oeil ! dix-sept éblouissantes chroniques consacrées à autant de ses peintres préférés - Géricault, Delacroix, Courbet, Fantin-Latour, Manet...- presque tous français, soulignons-le. Et il va nous aider à mieux regarder, à mieux voir. Des descriptions? Oui, mais aussi des anecdotes savoureuses sur la vie de l'artiste, des points de repère sur son parcours, des commentaires sur ses succès ou ses échecs, tout ce qui resitue dans son époque tel ou tel célèbre tableau. Plus quelques incises plus personnelles, à l'humour typiquement « barnésien ».

  • Romans Nouv.

    Romans

    Julian Barnes

    Voulant rendre compte de la richesse et de la diversité de l'oeuvre de Julian Barnes, cette édition Quarto comprend cinq romans marqués par des tonalités distinctes, publiés de 1984 à 2018. Enquête sur celui que Barnes nomma « l'écrivain par excellence », Le Perroquet de Flaubert mêle les bonheurs espiègles d'une expérimentation formelle et de jeux intertextuels à une réflexion subtile sur la déroute des certitudes épistémologiques et herméneutiques. Publié quatorze années plus tard, England, England emprunte les voies de la satire et de la dérision grinçante pour dresser un portrait dégradé de l'Angleterre et son histoire, où le simulacre l'emporte sur l'original et où l'ultralibéralisme et le tourisme de masse triomphent. Cette réflexion dystopique et futuriste sur l'anglicité trouvera un prolongement sous la forme du roman historique Arthur & George (2005) qui interroge la notion d'identité nationale dans une Angleterre édouardienne rongée par les préjugés et un racisme latent, où la rumeur publique parvient à construire un fantasme collectif de culpabilité. Les deux derniers romans choisis, Une fille, qui danse et La Seule Histoire, publiés dans les années 2010, mettent en scène des personnages qui portent un regard rétrospectif sur leur passé, et participent d'une écriture plus intimiste, réflexive et mélancolique. Les dossiers proposés en annexe visent à varier davantage encore les perspectives sur l'univers littéraire de Julian Barnes, d'une part en plongeant au coeur de son processus de création, et d'autre part, en explorant une autre facette de l'écrivain, celle de l'essayiste.Labyrinthe à plusieurs entrées, l'oeuvre de Barnes donne à voir de multiples dimensions du réel et de l'imaginaire sous des formes innovantes qui prennent acte des traditions littéraires du passé mais savent aussi s'en éloigner, pour mieux ré-enchanter la littérature.

    À paraître
empty