• Parler aujourd'hui d'écologie au singulier n'a guère de sens tant les mouvements qui s'en réclament sont multiples et opposés entre eux. De fait, l'écologie se divise désormais en sept grands courants : les « effondristes », qui tiennent la catastrophe pour inévitable ; les alarmistes révolutionnaires, héritiers de la critique marxienne du capitalisme, qui plaident pour la décroissance, comme les écoféministes, les décoloniaux et les véganes, qui considèrent la lutte pour l'environnement comme indissociable de celle pour le droit des femmes, des colonisés et des animaux ; les réformistes, qui pensent au contraire que la solution se situe dans la croissance verte et le développement durable. Viennent enfin les partisans de « l'écomodernisme » et de l'économie circulaire que je défends ici.  Ces différentes composantes s'accordent sans doute sur le fait que la planète va mal, mais leur opposition n'en reste pas moins parfois radicale, les effondristes et les révolutionnaires tenant notamment la croissance verte et le développement durable pour des impostures.  C'est à analyser les idées, les convictions et les propositions qui les animent que ce livre est consacré, mais aussi à proposer une alternative écomoderniste à l'écologie punitive, une vision du monde qui esquisse enfin un grand dessein enthousiasmant pour une humanité réconciliée avec elle-même comme avec sa planète.  

  • Une fantastique épopée au coeur des mythes grecs !Saviez-vous que l'expression " être saisi de panique " faisait référence au dieu Pan ?
    " Une force titanesque ", " tomber de Charybde en Scylla ", " un talon d'Achille ", sirène, typhon, python, méduse, autant de mots et expressions qui habitent, sans que nous y pensions, notre langue de tous les jours et qui sont issus des grands mythes grecs. Ce livre se propose de réveiller ces références en racontant les histoires magnifiques d'où elles nous sont venues. À travers de nombreux extraits de textes originaux, Luc Ferry nous entraîne à la découverte des mythes grecs et nous propose des clés d'interprétations philosophiques.
    De la création du monde à l'avènement des Olympiens, revisitez la mythologie grecque et partez à la rencontre de ses héros légendaires !

  • Inventaire amoureux de la philosophie par Luc Ferry.
    Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème " Qu'est ce que la philosophie ? ", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une " doctrine du salut ". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, " sauver sa peau ", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.

  • Que fait la philosophie ? Elle propose des définitions de la vie bonne qui ne passent ni par Dieu ni par la foi, où l'on fait avec les moyens du bord, en exerçant la lucidité de sa raison et en acceptant sa condition de mortel, sans prétendre à un salut qui passerait par une promesse d'immortalité. Ces « spiritualités laïques », c'est cela, tout simplement, qu'on appelle philosophie.
    En parcourant ces cours familiers et chaleureux, illustrés d'exemples, qui prennent leur essor avec Homère et qui s'achèvent avec Heidegger et Foucault, en passant par Bouddha, Rousseau, Freud et Sartre, les plus grands débutants vont pouvoir comprendre, sans jargon inutile, les piliers sur lesquels reposent en dernière instance les oeuvres les plus fondamentales de notre histoire intellectuelle, morale et spirituelle. Et constater, grâce au guide incomparable qu'est Luc Ferry, combien leur compréhension est indispensable à celle du temps présent.

  • On pourra chercher tant qu'on voudra à tourner la difficulté, fréquenter les cafés philosophiques et les lieux initiatiques en tout genre, rien n'y fera : il est impossible d'entrer vraiment dans la philosophie si l'on ne prend pas le temps de comprendre en profondeur au moins un grand philosophe. C'est dans cette perspective que Luc Ferry offre au lecteur une introduction aux trois ouvrages majeurs de Kant - ses trois Critiques - qui correspondent à la théorie de la connaissance, à la morale et à l'esthétique. Il a cherché à lui ouvrir quelques portes, à lever les principaux obstacles qui peuvent entraver d'entrée de jeu la compréhension - expliquer, par exemple, pourquoi la Critique de la raison pure commence par une question en apparence technique, d'un intérêt très médiocre, celle des « jugements synthétiques a priori » ; ou encore, indiquer les raisons pour lesquelles la morale prend la forme d'un « impératif catégorique », dès lors que le propre de l'homme, ce qui fait sa dignité et le distingue des animaux, est situé dans sa liberté ou dans sa « perfectibilité ». Par delà le travail d'introduction proprement dit, ce livre propose une interprétation d'ensemble du système kantien qui part de ce qui en constitue à la fois le coeur et la principale difficulté : la question de la chose en soi. Lire Kant est et restera toujours difficile et ce livre ne prétend pas à la facilité. Du moins peut-on s'efforcer de rendre la tâche tout à la fois plus sensée, en souligant les enjeux, et moins ardue, en donnant les clefs de l'édifice. Le jeu, comme on dit, en vaut la chandelle.

  • Cet essai - qui fait suite à L'Homme-Dieu et à La Sagesse des Modernes - tente de répondre à la question qui lui sert de titre. En effet, depuis la naissance de la philosophie, la question de la « vie bonne » est au centre des interrogations humaines, mais Luc Ferry observe que la façon d'y répondre dépend de la vision du monde où elle s'inscrit. A cet égard, il distingue trois grandes problématiques : 1 - dans les mondes théologico-religieux, « réussir sa vie » revient à trouver sa place à l'intérieur d'un ordre transcendant et, pour reprendre la terminologie de l'auteur, « hétéronomique » (la loi est extérieure au sujet qui s'y soumet). 2 - Avec l'avénement des « mondes désenchantés », et avec l'avénement de l'individualisme démocratique, la question de la « vie bonne » se pose différemment - puisqu'il s'agit, désormais, de régler son salut sur des finalités non transncendantes (c'est ce que Ferry nomme, avec d'autres, « l'âge d'autonomie »). 3 - Or, que reste-t-il de cette « sotériologie » - c'est-à-dire : l'art d'accomplir son salut - à l'âge de la mort de Dieu et de la disparition des grandes eschatologies - fussent-elles laïques ? A partir de cette périodisation, Luc Ferry passe en revue les grands types de réponses fournies par les philosophes et les religions. Les Stoïciens, Nietzsche, le christianisme - mais aussi les peintres hollandais ou les écrivains bohèmes du XIXe siècle - illustrent cet ouvraged'une richesse et d'une fécondité remarquables. Le dernier chapitre de cet ouvrage répond, plus personnellement, à la question qu'il pose. Dans cet ultime chapitre, Luc Ferry éclaire d'un jour singulier son propre itinéraire d'intellectuel et, désormais, d'homme d'action.

  • La civilisation occidentale arrive au terme du XXe siècle à une remise en cause de toutes les valeurs qui au cours des siècles ont fondé nos sociétés et guidé nos pas vers la vie bonne ; qu'il s'agisse de la religion, de la patrie ou de la politique, le désenchantement du monde peut laisser la place au désarroi. Luc Ferry réplique par un optimisme lucide basé sur les nouvelles réalités de notre société. La révolution de l'amour, cet engagement pris par chacun pour sa famille et ses proches place l'humain au coeur de nos vies. Aujourd'hui, qu'y a-t-il de plus sacré qu'un enfant ? Avec simplicité et discernement, Luc Ferry offre, au travers d'un nouvel humanisme, une réponse à la question fondamentale du sens de la vie. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • L'innovation destructrice

    Luc Ferry

    • Plon
    • 15 Mai 2014

    Selon Luc Ferry, ce qui va nous sauver, ce n'est pas la décroissance, mais l'innovation. Même si elle déstabilise le monde, même si elle peut être formidable et, en même temps, destructrice. L'innovation est vitale et angoissante à la fois : dans un siècle de déconstruction, la France doit résoudre ce dilemme.
    Une véritable philosophie se cache derrière le mot " innovation ". Une philosophie dont nos dirigeants politiques se sont emparés.
    " Ce qui va nous sauver, ce n'est pas la décroissance, c'est l'innovation. Même si elle déstabilise le monde, même si elle peut être formidable et, en même temps, destructrice. Gutenberg a détruit l'activité des copistes... avant de permettre la création de millions d'emplois dans les métiers liés à l'imprimerie. " Vitale, l'innovation, mais angoissante aussi : c'est le dilemme que n'a pas encore résolu la France, selon Ferry, dans un 20e siècle de déconstruction (artistique, sociale, économique) comme jamais l'Europe n'en a connue.
    Luc Ferry remet aussi l'économiste autrichien Schumpeter (1883-1950) au goût du jour. Ce prophète de l'innovation, penseur de la " destruction créatrice " (Ferry préfère, lui, parler " d'innovation destructrice ", plus optimiste) reste d'actualité. L'innovation comme moteur de la croissance, qui rend obsolète tout ce qui est ancien. Et qui, quand elle s'essouffle, aboutit à une crise... avant de reprendre le dessus et de relancer l'économie pour un nouveau cycle. L'informatique a ainsi permis l'expansion des années 1980 et 90. Aujourd'hui, les schumpétériens sont nombreux à penser que le numérique haut débit et ses avatars annoncent le prochain cycle capitaliste.

  • Explorez la mythologie grecque sous l'éclairage philosophique et le regard expert de Luc Ferry. " Par dizaines, des expressions issues de la mythologie grecque se sont inscrites dans le langage courant : une " pomme de discorde ", un " dédale de rues ", prendre le " taureau par les cornes ", toucher le " pactole ", " tomber de Charybde en Scylla ", suivre un " fil d'Ariane ", " jouer les Cassandre ", etc. Mille références endormies aux Sirènes, à Typhon, Océan, Triton, Python, Sibylle, Stentor, Mentor, Laïus, Argus, OEdipe et à tant d'autres personnages mythiques habitent encore incognito nos conversations de tous les jours. Je vous propose de les réveiller en racontant les histoires magnifiques qui en sont l'origine. Mais il y a plus. Les grands mythes ne se limitent pas à des " contes et légendes ". Ils proposent des leçons de vie et de sagesse d'une profondeur abyssale. La mythologie représente ainsi une tentative grandiose pour apporter des réponses à l'antique question métaphysique de " la vie bonne pour les mortels ". Son étude, passionnante en elle-même, constitue pour cette raison une excellente introduction à la philosophie. " Luc Ferry

  • Luc Ferry réfléchit, dans ce livre, aux conditions dans lesquelles s'organise un nouvel ordre éthique dans des sociétés qui ont accompli leur "révolution religieuse". A distance des interprétations trop étroites de la morale laïque, il montre comment le long processus par lequel le divin se retire de notre univers social et politique s'avère être, en fin de compte, un processus de sacralisation de l'homme lui-même qui conduit vers de nouvelles formes de spiritualité. On peut repérer ce mouvement dans bien des domaines. Le développement de l'action humanitaire témoigne par exemple, de l'émergence d'une aspiration nouvelle qui ne se confond pas avec les formes traditionnelles de la charité, mais qui revient pourtant à reformuler la problématique du don de soi. La tendance à la "sacralisation du corps humain" conduit, de son côté, à poser dans des termes neufs toute une série de problèmes que tente actuellement d'explorer la bioéthique. Le "désenchantement du monde" tend ainsi à une nouvelle formulation de la question de la transcendance dans les sociétés modernes.

  • Homo aestheticus

    Luc Ferry

    • Grasset
    • 21 Mars 1990

    Avec leurs expositions sans tableaux ou leurs concerts de silence, les avant- gardes finissantes ont tourné les formes traditionnelles de l'art en dérision et annoncé à leur insu l'éclectisme "postmoderne" : à défaut de choquer ou de subvertir, les oeuvres en sont venues à exprimer la vision du monde propre à leur créateur plus que le monde lui-même. L'acosmisme de l'esthétique contemporaine apporte une singulière confirmation à la thèse nietzschéenne selon laquelle la vérité de l'art résiderait dans la subjectivité de l'artiste ; les "produits culturels" tendent à devenir des cartes de visite élaborées - le rapport à la réalité objective étant dès lors le monopole des sciences positives. Comment cet étrange partage des rôles qui domine toute la culture démocratique en est-il venu à s'instaurer ? C'est une longue histoire, qui commence au milieu du XVIIe siècle avec l'invention de la notion de goût :
    Véritable révolution aux termes de laquelle, pour la première fois sans doute dans l'histoire de l'humanité, l'essentiel de l'art consiste à plaire à la sensibilité subjective. Mais si le beau est affaire de goût, comment pourrait- il faire l'objet d'un consensus ? Comment penser des règles communes dans un univers qui sacralise la volonté des sujets ?

  • Comprendre et prendre conscience de la nature exacte des révolutions économiques, scientifiques et médicales en cours, mais aussi des bouleversements éthiques, spirituels et métaphysiques dont ces nouvelles technologies sont porteuses : voici le but de cet ouvrage. " Ne croyez surtout pas qu'il s'agisse de science-fiction : 18 avril 2015, une équipe de généticiens chinois entreprenait d'"améliorer' le génome de quatre-vingt-trois embryons humains. Jusqu'où ira-t-on dans cette voie ? Sera-t-il possible un jour (bientôt ? déjà ?) d'"augmenter' à volonté tel ou tel trait de caractère de ses enfants, d'éradiquer dans l'embryon les maladies génétiques, voire d'enrayer la vieillesse et la mort en façonnant une nouvelle espèce d'humains "augmentés' ? Nous n'en sommes pas (tout à fait) là, mais de nombreux centres de recherche "transhumanistes' y travaillent partout dans le monde, avec des financements colossaux en provenance de géants du Web tel Google. Les progrès des technosciences sont d'une rapidité inimaginable, ils échappent encore à toute régulation. En parallèle, cette "infrastructure du monde' qu'est le Web a permis l'apparition d'une économie dite "collaborative', celle que symbolisent des applications comme Uber, Airbnb ou BlaBlaCar. Selon l'idéologue Jeremy Rifkin, elles annoncent la fin du capitalisme au profit d'un monde de gratuité et de souci de l'autre. N'est-ce pas, tout à l'inverse, vers un hyperlibéralisme, vénal et dérégulateur, que nous nous dirigeons ? Certaines perspectives ouvertes par les innovations technoscientifiques sont enthousiasmantes, d'autres effrayantes. Ce livre cherche d'abord à les faire comprendre, et à réhabiliter l'idéal philosophique de la régulation, une notion désormais vitale, tant du côté de la médecine que de l'économie. " Luc FERRY

  • Ce petit recueil de citations et de textes philosophiques se veut subjectif et ne prétend donc pas à l'exhaustivité. Le choix correspond à un regard personnel sur l'histoire de la philosophie qui prend pour fil conducteur la question de la vie bonne et distingue cinq grandes étapes : la sagesse ancienne, le salut chrétien, l'humanisme des Lumières, la déconstruction nietzschéenne et la naissance d'un nouvel humanisme.Pour chaque époque, les citations et textes sont présentés dans le cadre de la tripartition qui est celle de toute grande vision du monde philosophique : théorie, éthique et doctrine du salut (sagesse ou spiritualité).Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale, philosophe.


  • Les Chroniques de Luc Ferry parues dans Le Figaro entre 2014 et 2017 réunies en un seul volume. À chaque fois, Luc Ferry fait le lien entre le temps présent et le temps long, entre l'actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d'une accélération croissante de l'Histoire.

    Ce livre contient les chroniques publiées par Luc Ferry dans Le Figaro depuis 2014. Il y traite les grandes questions qui ont fait l'actualité. On trouvera donc un état des lieux des principaux débats qui ont marqué notre pays au cours de cette période : qu'il s'agisse de la crise économique, de la vie politique, d'éducation ou de religion, d'art contemporain, de littérature, de sport ou du racisme, il a chaque fois tenté de faire le lien entre le temps présent et le temps long, entre l'actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d'une accélération croissante de l'Histoire.

  • On Love

    Luc Ferry

    • Polity
    • 22 Avril 2013

    All the great ideals that gave life meaning in earlier societies - God, the nation, revolution, freedom, democracy - are in disarray today, questioned by many and rejected by those who have lost faith in them. But there is another value, rooted in the birth of the modern family and in the passage from traditional to modern marriage, that has transformed our lives in profound and often unrecognized ways: love. It affects not only our personal lives but many aspects of our social and collective life too, from art and education to politics.
    In this book Luc Ferry shows how the quiet rise of love as the central value in modern societies has created a new principle of meaning and a new definition of the good life that requires a completely different kind of philosophical thinking. It forms the basis for a new philosophy for the twenty-first century and a new kind of humanism for the modern world - not a humanism of reason and rights, but a humanism of solidarity and sympathy. The ideal that this new humanism realizes is no longer that of nationalisms and revolutions, of the perpetrating of organized violence in the name of deadly principles that are pursued over and above humanity. Rather, it is about preparing and ensuring a future for those we love most: our future generations.

  • Nul hasard si le premier livre écrit dans l'histoire de l'humanité, au XVIIIème siècle avant JC, L'Épopée de Gilgamesh, raconte déjà l'affreuse souffrance qui s'empare des humains quand la mort vient leur enlever l'être aimé. Depuis, sages, théologiens et philosophes n'ont cessé de proposer des réponses, de chercher des solutions face à ce déchirement. Dans ce coffret, j'expose et analyse de manière aussi limpide et précise que possible celles des Juifs, des philosophes grecs, des bouddhistes et des chrétiens, tout en proposant aussi une histoire de l'amour et des catégories philosophiques qui tentent d'en cerner la signification et la portée dans nos vies. Luc FERRY

  • À la croisée des chemins entre philosophie et réalisme politique, Luc Ferry nous ouvre le monde de l'histoire et des enjeux de l'éducation. Pour penser le présent, la réflexion remonte aux débats hérités de la Grèce antique, de la tradition chrétienne et de Mai 68. Nous abordons les enjeux pédagogiques profonds : Quelle place donner au travail dans l'éducation ? L'école doit elle aider les enfants à devenir eux-mêmes ou à devenir autre ? L'approche unique de Luc Ferry, philosophe et ancien Ministre de l'Éducation nationale, révèle toute la problématique au coeur de chaque société : quels projets pour la jeunesse, quel avenir pour notre pays ? Politique et philosophie de l'éducation s'intègre dans un large cycle de leçons de philosophie contemporaine où Luc Ferry aborde les débats majeurs de notre société par le prisme de l'histoire des idées et des grands courants de la pensée. Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX

  • Dans ce coffret, Luc Ferry raconte comment les plus grands penseurs de l'antiquité, Platon, Aristote ou encore les stoïciens, ont repris l'héritage de la mythologie grecque pour parvenir à proposer une magnifique doctrine de la sagesse, une spiritualité laïque qui traversera les siècles et qui nous parle encore aujourd'hui. Pour l'essentiel, il s'agit de montrer que la vie bonne réside dans la mise en harmonie de soi avec l'harmonie du monde, cet ordre cosmique harmonieux, juste, beau et bon qui forme aux yeux des Anciens comme un modèle à suivre pour l'organisation de la cité. Avec la pensée d'Épicure, des sophistes et des atomistes, on voit aussi comment une contre-culture, une « contre-philosophie » se met en place, qui conteste déjà l'idée d'un cosmos harmonieux et qui, du coup, propose une autre conception de la vie bonne. Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX

  • Des grands concepts de la pensée aux petites notions du quotidien, Luc Ferry propose un défi ludique en expliquant un mot ou un concept en moins de 3 minutes. Travail, amour, éducation, art, spiritualité, il nous aide à appréhender toutes les grandes interrogations de la vie, présentées sous une approche simple et concise. Incitations à la réflexion, ces 72 Mots de la Philo sont autant de perles de savoir à piocher au gré de sa curiosité. Lola CAUL FUTY FRÉMEAUX

  • Sept façons d'être heureux

    Luc Ferry

    • Xo
    • 3 Novembre 2016

    Il existe une dissymétrie fondamentale entre malheur et bonheur. À la différence du premier, qui est hélas aisé à identifier (maladie grave, deuil d'un être aimé, accident de la vie...), le second est indéfinissable. Nul ne peut jamais être absolument certain de ce qui va le rendre durablement heureux - argent, amour, réussite sociale, savoirs : tout ce qui nous apporte de la joie peut se renverser en son contraire. À l'encontre de ce que prétendent les marchands de bonheur, être heureux dépend infiniment moins d'un travail sur soi que de l'état du monde et du sort de ceux que nous aimons. J'ai la conviction que les illusions rendent malade, la lucidité seule ouvrant des voies vers la santé, et, si la philosophie m'a peut-être bien sauvé la vie, c'est assurément sur ce chemin-là. À l'opposé des recettes d'un prétendu " souverain bien " par soi seul, ce que j'ai voulu ici partager avec mon lecteur, c'est une joyeuse déconstruction des illusions en même temps qu'une analyse de ce qui dans nos vies permet de réels moments d'intensité et de sérénité. Luc Ferry est philosophe. Il a été, de 2002 à 2004, ministre de la Jeunesse, de l'éducation nationale et de la Recherche. Ses livres sont traduits à l'étranger dans plus d'une quarantaine de langues. Il est l'auteur de Familles, je vous aime (XO éditions, 2007), de La Révolution de l'amour (Plon, 2010) et de La Révolution transhumaniste (Plon, 2016).

  • Vaincre les peurs

    Luc Ferry

    « Le point de départ de ce livre est une conférence dans laquelle j'ai présenté à un large public les points essentiels de mon livre, Apprendre à vivre. On y trouvera une réflexion sur ce qu'est la philosophie, sur ce qu'elle peut nous apporter en termes de sagesse pratique, sur les temps forts qui ont marqué son histoire. J'y développe l'idée selon laquelle les grandes philosophies sont, pour l'essentiel, des doctrines du salut sans Dieu, des tentatives de nous sauver des peurs qui nous empêchent de parvenir à une vie bonne, sans l'aide de la foi ni le recours à un Être suprême.
    Mais le propos de ce livre n'est pas seulement pédagogique. J'ai cherché ici à expliciter la perspective philosophique à partir de laquelle je raconte et m'approprie en quelque façon cette histoire. L'humanisme postnietzschéen que je professe forme ainsi le fil conducteur principal de ce texte - ce qui permettra à mon lecteur de se situer lui-même plus aisément. La deuxième partie, directement liée à la première, relève d'un genre ancien : celui des "réponses aux objections". Certaines d'entre elles m'ont semblé si intéressantes que j'ai souhaité les publier pour tenter, en y répondant, de préciser et d'approfondir la perspective philosophique esquissée dans la conférence. Enfin on trouvera dans la troisième partie, présentées sous forme de petits exposés, quelques-unes des idées que je conseillerais à tout un chacun d'emporter, comme on dit, sur l'île déserte... » L. F.

  • "Je me propose de vous raconter ici l'histoire de la philosophie, pas toute bien sûr, mais ses cinq plus grands moments. Afin de la rendre accessible à tous, j'exposerai ces pensées de façon claire, sans le moindre jargon mais en allant à l'essentiel, à ce qu'elles ont chaque fois de plus profond et de plus passionnant. Avec cette histoire orale nous aborderons ce qu'est vraiment la philosophie, comment elle éclaire de façon irremplaçable les multiples interrogations qui portent sur la façon dont nous pourrions ou devrions conduire nos existences." LUC FERRY
    « Luc Ferry n'est pas de ces philosophes qui prétendent se consacrer à l'absolu de la pensée en fuyant le monde dans lequel ils vivent. Sa démarche en est justement l'opposé : celle d'un homme qui s'est servi de cette matière réflexive pour affronter le réel. Luc Ferry fait ainsi partie des rares philosophes qui ont accepté d'endosser les fonctions politiques les plus ingrates et les plus nécessaires à la nation. Cette confrontation avec le réel est toute la richesse de Luc Ferry et confère à sa réflexion un caractère particulier : la synthèse inédite de l'action et de la réflexion. Celui-ci offre aujourd'hui au lecteur le moins préparé les grandes visions du monde ayant marqué l'histoire de la pensée, dans un ton volontairement clair et une proximité qui font de ce disque un véritable instrument didactique au service de l'histoire de la pensée. » Patrick Frémeaux et Olivier Orban.

  • La philosophie de René Descartes ouvre l'ère de la modernité. Pour la première fois dans l'histoire, elle soumet à un doute radical toutes les idées reçues, pour refonder l'ensemble des connaissances sur la seule certitude qui résiste à cette « table rase » : le fameux « je pense donc je suis ». Cette pensée appuyée sur le libre usage de la raison par le sujet aura une postérité considérable : elle est à la source aussi bien de l'art classique que de l'esprit des lumières ou du « geste » de rupture avec les traditions qui aboutira à la Révolution française. Sa fécondité se marque également par l'importance des philosophes qui se sont inspirés de ses principes, tout en renouvelant profondément l'interprétation. Spinoza et Leibniz, les deux plus grand penseurs du courant cartésien, vont transformer la philosophie en système, avec l'ambition de rendre compte de la totalité du réel à partir d'un seul principe capable de rendre compte de l'existence du mal malgré la perfection de la nature ou la bonté toute-puissante de Dieu. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

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