• "Déas, entre pierre et ciel...
    ... est un récit médiéval composé de quatre tableaux, qui dévoile le destin d'une femme, de deux hommes et d'un enfant dont les routes séparées convergent vers un lieu, l'abbaye de Déas.
    À la croisée de leurs chemins, dans l'entremêlement de leurs destins, il leur est donné de mieux comprendre le sens de leur vie.
    Le livre nous parle de ceux qui ne possèdent rien, pas même la liberté dont ils ignorent le nom, de ceux pour qui il ne reste que l'exode, la mise en route vers l'inconnu.
    À travers les départs vers ce qui appelle, il nous conduit vers l'homme et la force de ses croyances.
    Ce roman se déroule comme une pelote de vie(s). Celles de personnages qui apparemment ont peu à faire ensemble, de personnages qui se croisent mais ne s'attablent pas à la même histoire. Ils se passent le flambeau de la vie et le portent à travers les pages jusqu'à la petite lumière vacillante qui se tient tout au bout du livre, au bord du vide. Cette petite bougie menacée par le souffle de l'oubli est un nouveau-né, porteur d'espoir, porteur de vie, de cette vie qui, aussi fragile soit-elle, parvient à résister. Un être qui ira parmi ses semblables, réchauffé du feu de ceux qui l'ont précédé, brillant de leur lumière anonyme."

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  • « Cette nuit, un grand tapage m'a réveillée. J'ai sursauté sur ma paillasse en pensant être la proie d'un mauvais rêve. On cognait contre ma fenêtre, on s'affairait. Ça martelait, ça s'agitait. Je ne rêvais pas, je me suis dressée sur mon lit. On clouait des planches. Les petits losanges de lumière pâle que la lune projetait sur le sol s'effaçaient l'un après l'autre pendant qu'une excitation inconnue se libérait, à peine modérée par l'étouffement des voix. Un juron a fusé et troué la nuit. Telles les serres de la buse sur la musaraigne, la peur m'a étreinte et l'air a commencé à me manquer. Puis j'ai reconnu une voix et quelques autres, celles des hommes du village. Alfred et Gustave étaient là. Et j'ai compris. Ils étaient venus m'enlever la lumière. » Une femme raconte son histoire et entraîne le lecteur dans un jeu d'ombres et de lumières. Et si dans l'illusion des images perce une âpre réalité, de l'obscurité surgissent des lueurs inespérées.

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  • La petite Hélène de La marelle a maintenant l'âge de d'entrer au collège. Après une été d'insouciance, c'est dorénavant la ville et l'internat. Toujours autant à découvrir et encore plus d'interrogations. Le cahier bleu est une échappatoire, les premiers écrits, des pièces de théâtre jouées devant ses soeurs.

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  • « Ce matin, les cloches sonnent sans arrêt. L'angélus. Germaine et Madeleine sont levées. Elles sont agenouillées devant leur crucifix pour l'Ave Maria. Hélène les entend. Elle se réveille dans un monde étrange. Il lui faut endosser une autre vie. Les cloches appellent pour la première messe. Elles sont prêtes, elles partent. Hélène reste seule. Et le vide emplit la chambre, la gonfle, la distend, écarte les murs. L'espace est gigantesque. Hélène est minuscule, elle diminue encore. Bientôt elle n'est qu'un peu de ce vide si lourd au creux d'un grand lit froid. » Une petite fille de cinq ans, le temps d'une année scolaire, loin de ses parents. La découverte d'un monde nouveau, les apprentissages de la vie, tout à la fois déroutants et merveilleux.

    La marelle est un récit tendre, sensible, si vivant.

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  • " Elle avait gardé sa main, avait tenté de glisser la sienne au creux.
    N'avait pas pu. L'autre se refermait et elle s'étonnait de la trouver dure et tellement petite. Il avait dénoué ses cheveux. Il avait enfoui son visage pour y respirer d'une autre façon. A ce moment-là elle avait cru qu'il essayait de se nourrir d'elle comme si d'elle seule venaient l'air et la vie. Elle avait perçu alors et sans doute jamais aussi puissamment l'existence de ce qui l'avait amenée au point extrême.
    Elle ne pourrait aller plus loin. Ella avait frissonné longuement. Comme si jamais cela ne devait s'arrêter. " Quelque chose se trame. Une femme, un homme, une maison, une ville, un piano. De longues promenades, une complainte, des interrogations, une valise. Ce qui n'est pas dit se tisse dans les mouvements, les gestes, les étreintes. Comment dénouer les fils serrés et oppressants d'un huis clos intime ? Un roman incisif sur les tumultes et le silence de la passion.

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  • Un récit dont le narrateur est un adolescent se superpose aux extraits d'un roman le concernant que sa mère est en train d'écrire. Cet enfant précoce souffre d'un handicap non nommé mais qui ressemble à une forme d'autisme... Une voix bouleversante.

    Alban n'est pas un enfant comme les autres... Un événement de son enfance fixera pour son entourage le début d'un comportement singulier. À partir de ce jour, Alban ne pleurera plus, ne parlera plus. Plus tard, il écrira.
    Par l'écriture déposée dans son ordinateur, il parvient en équilibriste à dompter ses démons intérieurs. Les mots sont pour lui vivants et doués de pouvoirs ; ils peuplent son silence.
    Charpente de ce récit, le " journal " d'Alban enchâsse les écrits de sa mère découverts par hasard dans un tiroir et recopiés en cachette.
    Marie-Hélène Bahain donne une si juste voix à cet enfant que le lecteur s'en trouve sollicité dans sa propre relation au monde et au langage.

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  • " L'air qu'il respire lui apporte un peu du corps de sa mère.
    Ses poumons se nourrissent des particules qui émanent d'elle. Et si en ces moments chaque jour renouvelés il se sent si proche, si intimement lié à elle, c'est à cause de cela. Il ne le sait pas. Il n'a jamais pensé que vivre dans un espace étroit permettait de se nourrir de l'autre. Il ne le dit pas mais il aime ce rapprochement entre eux avant la nuit. Pendant quelques minutes il vit un bien-être, une satisfaction, celle des premières semaines d'existence.
    " Entre Le Bérot et sa mère, les liens forts et denses ont besoin de peu de mots. Au creux de leur silence peu à peu le lecteur capte la voix intime du fils attardé dans l'enfance et, à travers cette voix, l'histoire progresse. Conduit par les événements, investi d'une force et d'un souffle nouveaux, le personnage s'éveille à lui-même.

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  • La trouee bleue

    Marie-Hélène Bahain

    • Diabase
    • 11 Juillet 2002
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  • " Merci Epsilon, aujourd'hui tu t'es tenu à distance, un peu.
    J'ai pu lire dix-huit pages sans que tu viennes me visiter. Ce sont les mots écrits hier, les libellules qui t'ont retenu. Sinon, tu aurais encore ouvert la porte dans un grand fracas de courants d'air. Tu te serais installé d'abord tout autour de moi puis de plus en plus près. Tes bras autour de moi, ton torse doucement arqué, le mien à l'intérieur. Ton bassin ouvert, le mien dedans. " Noces de lecture, c'est un entrelacs qui célèbre l'union quasi charnelle entre une lecture (Leçon de choses de Claude Simon), l'écriture et la vie.
    Ce court récit entraîne le lecteur dans les miroitements d'une passion amoureuse entre l'énigmatique Epsilon et la narratrice.

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  • Ruissellements

    Marie-Hélène Bahain

    • Diabase
    • 11 Février 2004
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