• L'immeuble

    Mario Capasso

    Dans cet immeuble, les couloirs sont lunatiques, les escaliers joueurs et les toilettes, psychorigides. Si la salle de réunion est manipulatrice et la trésorerie, névrosée, toutes les portes sont conformistes et les bureaux, taciturnes. Se nourrir, se mouvoir, déféquer, désirer, jouir et parfois travailler, voilà le défi de l'homo bureaucraticus : pour plaire et devenir performant, il se prête à toutes les contorsions, mais quand il s'agit d'assouvir les plus animales de ses pulsions, quel farouche combattant !
    Mario Capasso transforme un lieu de travail en feu d'artifice de fantasmes et de vagabondages. Dans ce dédale transgressif et joyeux, les conventions explosent, les normes perdent pied, le corps et ses besoins exultent : un corps libéré du polissage de l'éducation, du désir de bien faire et du souci de passer le temps. Microscope sous lequel s'agite l'humanité, L'immeuble est une allégorie politique, la caisse de résonance d'un rire contagieux, libérateur, inattendu.

  • « La bruine tombe. Et déjà, l'homme ne la remarque plus. Posté sur la terrasse, le corps à peine incliné vers la droite, il pointe son arme sur l'un de ceux d'en bas qui, dans la rue, sans répit, posent pierre après pierre. Si seulement il s'arrêtait un instant ! Si chacun d'eux s'arrêtait un instant ! se prend à rêver l'homme à l'arme, tandis qu'il secoue sa tête pour faire tomber les gouttelettes et se demande aussitôt s'il aura le courage ou la chance de tirer. » Parmi les grands écrivains de l'absurde, entre Beckett et Buzzatti, il faut désormais compter Mario Capasso. Dans son oeuvre, l'humanité est assoiffée de lumière, de chaleur et de liberté. Mais sur l'échiquier où chacun est posté pour tenir un rôle, les paroles se transforment en litanies et les désirs, en pulsions coupables. Ces nouvelles mélodieuses et tranchantes nous tendent un miroir : notre condition s'y reflète.

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  • S'inscrivant dans le cadre du projet de recherches "Aux sources de la conservation et de la transmission des connaissances en Europe: les livres dans le monde gréco-romain", les Cahiers du CEDOPAL sont destinés à diffuser à un large public des travaux ayant trait à l'histoire du livre et des bibliothèques antiques.
    En raison de leur mauvais état de conservation, les c. 100 papyrus qui constituent la bibliothèque latine découverte dans ce que l'on nomme la Villa des Pisons, à Herculanum, ont toujours été négligés par les chercheurs, à la différence des papyrus grecs. Il n'existe aucune étude d'ensemble sur cette bibliothèque en grande partie inédite. Le volume de M. Capasso, Les papyrus latins d'Herculanum. Découverte, consistance, contenu, trace un premier cadre, en s'arrêtant sur des problèmes tels que la consistance originelle de la bibliothèque latine, son contenu, ses rapports avec la bibliothèque grecque.

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