• Ce volume publie pour la première fois les oeuvres complètes d'Antoine de Rivarol (1753-1801) dont Voltaire disait : « C'est le Français par excellence. » Auteur d'une oeuvre singulière entre toutes, penseur et prosateur de génie, Rivarol fut le témoin de la fin d'un monde, le prophète d'un nouveau, et aussi un exceptionnel peintre de la Révolution française, ce qui lui valut en Angleterre le surnom de « Tacite français ». Ses écrits et son personnage eurent une considérable influence : de son vivant les salons se le disputèrent, puis le rayonnement de son brio et de sa pensée fut constant sur la postérité, de Balzac à Remy de Gourmont, de Sainte-Beuve à Barbey d'Aurevilly, d'Edmund Burke à Ernst Jünger. En publiant ses oeuvres complètes devenues introuvables, « Bouquins » rend justice au génie d'un esprit libre ennemi des préjugés.
    Du Discours sur l'universalité de la langue française au très ironique Almanach de nos grands hommes, de son Traité de la connaissance à son Dictionnaire des grands hommes de la Révolution, de son Journal politique national, où Rivarol écrivit en temps réel les remarquables Tableaux de la Révolution, aux retentissantes Pensées, présentes ici avec de nombreux inédits, on trouvera dans ce volume ses pages les plus provocatrices comme ses ouvrages les plus construits, ses canulars et ses pamphlets, ses traités philosophiques et ses recueils d'aphorismes, les fameuses Rivaroliana.
    L'insolence est étymologiquement ce qui est inhabituel, ce qui rompt l'habitude. L'art de l'insolence s'exprime au siècle des Lumières tout particulièrement chez deux jeunes génies morts précocement. Inhabituels et irrévérencieux, Chamfort et avant lui Vauvenargues portèrent l'art de la marginalité à son paroxysme et celui de l'insolence à de hauts et divers degrés de scintillement. L'influence de ces deux auteurs fut d'une importance capitale sur toute la littérature qui suivit. Mais il était aujourd'hui devenu difficile de se procurer leurs oeuvres. Ce volume contient donc les principales Pensées et Maximes, les Caractères et Anecdotes. Il comprend aussi des inédits, de nombreuses pages introuvables, des discours, poèmes, lettres, dialogues philosophiques, qui ont été organisées afin de montrer l'évolution de Chamfort et sa progressive « conversion » à la forme fragmentaire, à ces aphorismes qu'il écrivait dans le secret. Mais cet ouvrage serait incomplet s'il ne s'ouvrait sur les Réflexions et Maximes de Vauvenargues, éditées ici dans leur intégralité et avec leurs variantes.
    Le très riche contenu offert par ce volume « Bouquins » constitue ainsi un ensemble inédit et sans équivalent.

  • Jean-Sébastien Bach (1685-1750) est, avec Mozart et Beethoven, l un des plus grands compositeurs de l histoire de la musique. La littérature abonde sur l homme qui, parmi tant d autres chefs-d uvre, entendit et écrivit les Concertos Brandebourgeois, les trois centaines de Cantates, les Variations Goldberg, le Clavier bien tempéré, la Passion selon saint Matthieu, L Art de la fugue, ou le continent des uvres pour orgue. Pourtant, aucun de ces nombreux ouvrages n a jamais estimé nécessaire de se pencher sur la pensée de Bach, son inspiration d artiste, et son approche des questions cruciales de l existence humaine. Le premier pas qui permet de parler d un homme qui n a jamais fait secret de son inspiration profondément chrétienne est celui qui ouvre l accès à sa pensée, celui qui accepte de traverser l uvre que Bach a en toute conscience présentée comme sommet et testament : la Messe en si mineur. Car c est bien dans cette messe que s exprime l insoupçonnée pensée théologique et catholique de Jean-Sébastien Bach, dont la musique témoigne au plus profond de la foi en l Eucharistie.

  • Système nouveau de la philosophie et de son histoire passée, présente et à venir, La Vérité captive-De la philosophie est une oeuvre neuve, en son contenu comme en sa langue : La Vérité captive construit un édifice de Sens, et abolit, par voie de Pensée, toute distinction artificielle entre la foi et la raison, entre la littérature et la philosophie.
    L'ouvrage propose une relecture intégrale de l'histoire autour d'une ontologie trinitaire, tout en soulignant avec lucidité l'âge critique de l'" outre-modernité " dans lequel l'humanité s'est enfoncée à force de donner créance à " l'immanentisme ". Maxence Caron remonte aux origines historiques conceptuelles qui ont pu ouvrir la crise de l'idéologie contemporaine croyant avoir accompli la vocation de la pensée en l'assignant au dogmatisme relativiste.
    Aspirant la totalité de la pensée en un fort mouvement apocalyptique et messianique, dans une langue littéraire renouvelée, d'une tonalité à la fois classique et paradoxale, Maxence Caron entend mettre en évidence les raisons profondes d'une conflagration historique dont l'originalité et l'ampleur n'ont pas été soulignées, et ne suscitent çà et là que plaintes réactionnaires alors qu'elle mérite d'être pensée en son fond et sa source.
    Prenant appui sur l'ère même qu'inaugure ce livre, la pensée est dite désormais indéfectiblement ouverte, depuis son intériorité même et par sa logique intrinsèque, à la Révélation du Principe. S'initiant d'un trait d'apocalypse et s'achevant sur un poème mystique, La Vérité captive expose le Système et le regarde simultanément jaillir de l'histoire de la philosophie. L'ensemble bouleverse tout repère stylistique et initie une nouvelle voie, finale.
    Ce livre souffle du fond des ères et, remontant à l'origine apodictiquement transcendante de tout acte de l'esprit, ouvre de mettre fin aux errances de la pensée.

  • Une lecture métaphysique de l'oeuvre du compositeur et pianiste G. Gould.

  • Disparu en 2006 dans l'indifférence, Philippe Muray est aujourd'hui le penseur le plus à la mode. Mais si son humour et son impitoyable analyse de notre société se retrouvent sous les feux des projecteurs, il a sans doute été trop vite rangé dans la catégorie des «nouveaux réactionnaires». Or, jusqu'ici, en dépit du nombre toujours croissant de ses adulateurs et de ses détracteurs, son oeuvre n'a pas fait l'objet d'une étude objective et approfondie. Avec le brio et l'acuité qui lui sont habituels, Maxence Caron dépasse non seulement les clichés que l'époque plaque sur les thèmes murayens, mais va également au-delà de l'image même que Muray voulait bien donner de soi. En s'attachant à la question de la femme et à celle du divin, à travers les ambiguïtés, les contradictions et les non-dits de l'auteur de Festivus Festivus, c'est le sens profond de toute une oeuvre que Maxence Caron met en lumière.

    Sur commande
  • L'auteur ne s'intéresse pas ici à l'histoire d'une pensée mais à son inconscient musical. Il s'agit de faire apparaître le jeu de résonance musicale au sein duquel l'écriture d'une pensée a trouvé son espace.
    Cette neuve façon de regarder penser est une lecture contrapunctique. Le contrepoint est rupture avec les voies familières, car il n'est pas discursif : il est l'art de l'entremêlement des registres, la connaissance de leur liberté et de leur simultanéité, il est l'art de résonner. La pensée de Hegel, présentée comme un « cercle de cercles », doit être conçue plus profondément comme un contrepoint de contrepoints. Et au sein de cette fugue hégélienne, pas une ligne dont le sujet ne soit une réponse aux déchirures de Hölderlin. Car Hölderlin est l'angoisse de Hegel.

  • L'époque est celle du bruit, de l'information à outrance, de l'ennui. L'Art peine à s'y faire une place, l'oeuvre d'art nécessitant d'être pensée et conçue loin de cette société là. Partout le langage est devenu faible, les idées vides et l'esthétique dégradée. Or, il faut une solitude radicale, une indi érence et un don de soi pour que l'art puisse naître. Mais plus encore qu'un refuge, l'Art ne serait-il pas une résistance aux préoccupations de la cité, une résistance à l'implication politique ?
    Pour y répondre, Maxence Caron convoque Philippe Muray, Glenn Gould, Rousseau, Wagner et Saint Augustin.

    À paraître
  • Saint augustin

    Maxence Caron

    • Cerf
    • 12 Mars 2009

    La figure de saint Augustin est aujourd'hui dans une situation particulière puisque cet homme immense intéresse un public toujours plus large, excédant amplement celui d'actives études universitaires - ce qui nous met en présence, d'un côté, de travaux ou traductions peu sérieux, tandis que, de l'autre, certaines études réduisent le rayonnement augustinien à mesure qu'elles l'enferment dans ce qu'on imagine être spécialisation. Notre collectif fut dirigé de sorte à éviter de périr contre l'un de ces deux écueils, c'est pourquoi il regroupe des études dont le sérieux n'assèche pourtant pas la pensée et qui constituent pour cette raison, dans leur belle exigence, une voie privilégiée d'accession à la philosophie de saint Augustin. S'y trouvent également, et évidemment dépassées, les habituelles et incompréhensibles traînées de clichés concernant le libre arbitre et la grâce, la question du corps, la prétendue opposition à saint Thomas, etc., tous les thèmes abordés l'étant en une finesse proportionnée à la subtilité du propos augustinien réel. Et c'est ainsi, en toute la puissance de ce décisif propos, qu'apparaît la pensée qui, avec celles de Platon et d'Aristote, demeure la plus importante et la plus influente de tous les temps. En annexe de ses nombreuses contributions, ce livre comporte une importante oeuvre de saint Augustin lui-même, aujourd'hui introuvable. L'on y verra aussi publiés deux textes augustiniens, inédits en français, de celui qui allait devenir Benoît XVI.

  • « Depuis le choeur où chante notre irréfutabilité, jetons à la douloureuse figure des moribonds un apogée de zutisme mystique et d'irrévérence raisonnée. » MAXENCE

  • Journal inexorable

    Maxence Caron

    Sur commande
  • Le grand poème proposé par Maxence Caron se donne comme une oeuvre profondément originale tout en renouant avec l'essence même de la poésie : la musicalité de la langue et son rythme rendent le texte instinctivement compréhensible (c'est le propre de la musique), tout en ouvrant ainsi la réalité humaine à ce qui lui parle tout en lui échappant : le divin. Mystère et clarté s'entrelacent. L'ouvrage, en un unique trait, plonge au coeur des ressources de la langue française, délivrant des accents baroques aussi bien que des fulgurances visionnaires proches des courants surréalistes. Un unique but : au coeur de confessions où l'homme révèle porter en lui la forme de la divine condition, le verbe humain creuse sa capacité interne afin de trouver le lieu où faire vibrer la présence du Verbe divin.

    Sur commande
  • Portrait du couple moderne, cette satire romanesque déshabille la façon dont deux amants contemporains passent leur samedi soir. Pour peindre ce qu'est devenue la relation entre homme et femme, il faut un style d'une tonalité et d'une insolence inexplorées. Aussi le début des Satires de Juvénal, témoignage exemplaire de la liberté littéraire, résonne-t-il ici en un écho spontané.

    Dans un récit drôle et terrible où se mêlent cynisme et pornographie, Maxence Caron raconte douze heures de la vie d'un couple, une nuit entre Clitandre et Phallusine, autrement dit l'existence de celui ou de celle qui tient ce livre entre ses mains ou qui, déjà, se trouve avoir lu ces lignes. « Satire de l'alcôve générale, satire de l'alcôve terminale, satire de l'enfoutrade et de la foutimasserie, la Satire Foutre est le roman comique de tous les Clitandre en proie volontaire à toutes les Phallusine. »

    Sur commande
  • L'insolent

    Maxence Caron

    « Sachez ainsi, nonchalant et faux disciple, hypocrite, que l'on n'est jamais insolent si l'on manque au commandement d'insolence spirituelle qui est celui que je croyais vous avoir vu retenir. Souff rez, vous l'atrabilaire amouraché, que j'objecte un mépris considérable à la plainte que vous m'adressiez dans votre lettre. Je ne répondrai à aucune de vos questions : elles sont idiotes. Vous avez donc le choix entre mon silence ou la radicalité de ma parole. »

    Sur commande
  • Ce livre est à l'heure actuelle et tout simplement le seul ouvrage d'ensemble sur la pensée de Heidegger.
    Si beaucoup tentent aujourd'hui, avec plus ou moins de bonheur, d'utiliser en sens unique l'incontournable lexique heideggerien et, même en s'en voulant les contradicteurs, présupposent ainsi en cette oeuvre puissante une unité fondamentale, la possibilité de cette unité demeure paradoxalement la paralysante zone d'ombre interdisant encore l'accès au plus grand monument de la pensée contemporaine. Tout se passe comme si la longévité de Heidegger avait suffi à le rendre classique.
    Face à une pensée qui est devenue, consciemment ou non, une constante référence pour chacun, il était donc urgent de donner enfin à un auteur classique une monographie classique le concernant. Les études sur Heidegger sont fournies mais dispersées, épaisses mais éparses. Confronté à l'éclatement des recherches concernant une couvre elle-même tout à la fois monothématique et singulièrement éparse, cet ouvrage met en évidence et en couvre la cohérence qui maintient en un tout les multiples affluents du fleuve heideggerien.
    Constamment tourné vers ce que l'histoire de la pensée a légué de plus essentiel, Heidegger ne cesse néanmoins d'appeler le lecteur à ce que cette immense tradition pane encore de décisif pour notre avenir.
    C'est pourquoi un ouvrage qui entend restituer la cohérence de cette pensée retrace par la même occasion la totalité du chemin emprunté par la philosophie depuis son commencement, et séjourne au coeur de chacune des étapes de cette somptueuse histoire. Des présocratiques à Platon, d'Aristote à Descartes, de Kant à Nietzsche et Husserl en passant par Fichte et Hegel, cette étude regarde s'organiser l'imperturbable méditation de Heidegger d'abord dans sa confrontation avec les grandes époques de la pensée occidentale, puis dans sa teneur propre.
    La parole heideggerienne est réputée difficile.
    Une monographie qui entend être lisible ne peut se contenter de paraphraser la langue de l'auteur qu'elle choisit. C'est la raison pour laquelle Maxence Caron choisit - comme pour conjurer Babel et en accord avec l'esprit qui anime les oeuvres de Heidegger-de laisser la parole poétique accompagner la pensée. On croisera ainsi sur le chemin de l'explication des figures telles que celles de Mallarmé ou de Rimbaud : on lira également Supervielle, Rilke, Hugo, saint Jean de la Croix, Michaux, Claudel, Novalis, Valéry, saint John Perse, Péguy, Char, et bien entendu Hôlderlin dont la pensée heideggerienne a peut-être voulu ne devenir que la conscience.
    En suivant le chemin de Heidegger, nous accédons à la dernière grande pensée de l'histoire et avançons pas à pas au côté de celui qui a éperdument voulu retrouver la " magnificence du Simple.

  • Heidegger

    Maxence Caron

    • Cerf
    • 7 Février 2006

    L'ouvrage ici présenté est le premier volume d'une collection qui a pour but d'offrir au public un état des lieux concernant les grands auteurs de l'Histoire de la Philosophie.
    Texte ancien ou inédit, chacune des contributions de notre collectif veut éclairer avec pédagogie un point fondamental de la pensée heideggerienne afin de faire emprunter au lecteur les travées qui le conduiront dans le choeur de la cathédrale. Nous avons voulu mettre à l'oeuvre des études dont la chronologie s'étend sur les trente dernières années, ces années de recherche qui nous séparent précisément de la mort de Heidegger survenue en 1976.
    Ce Cahier paraît de façon significative au moment où nous célébrons cet anniversaire, et nous voudrions qu'un tel ouvrage fût présenté en dernière instance comme un hommage et comme l'illustration de trois décennies de méditation heideggerienne.

  • Etre et identite

    Maxence Caron

    • Cerf
    • 9 Mars 2006

    " Cet ouvrage a pour but de laisser parler le coeur de la pensée hégélienne, sa Logique afin de la voir parvenir au bout de ce qu'elle peut.
    Patiemment mis au contact de ce que cette pensée comporte de plus puissant, le lecteur est paradoxalement conduit à la regarder se renverser de l'intérieur. La philosophie hégélienne n'est pas une opinion offerte à une réfutation protéiforme, elle n'est ni une simple représentation ni une supplémentaire conception du monde, mais une nef colossale dont il ne suffit pas de contredire avec plus ou moins d'inspiration l'une ou l'autre base pour espérer la faire chavirer.
    Cette oeuvre relève le vertigineux défi de déployer un mouvement qui précède son lecteur. On ne "sort" de ce cercle que pour l'étendre, l'enrichir et y contribuer. C'est un fait : la pensée de Hegel est, sur son terrain, indépassable, ou, en dehors de son terrain, jamais atteinte puisque ce n'est pas d'elle que l'on parle quand on croit la mettre en cause. Nous voyons ainsi, plus que pour toute autre pensée, deux camps ennemis s'affronter autour du système hégélien : d'une part, ceux qui, croyant préserver la "liberté" de leur "esprit critique", ne veulent ni lire véritablement, ni comprendre en profondeur, ni entendre parler de Hegel, d'autre part, ceux qui n'en sortent plus et répètent Hegel comme on répète encore une pièce quand on la joue pour la millième fois.
    Conscient de ces deux écueils, nous avons voulu suivre la voie d'une herméneutique phénoménologique : laisser apparaître l'oeuvre comme elle se donne. Attentif aux métamorphoses de cette notion d'identité qui est l'expressive figure dans laquelle se lisent les diverses motions de l'Idée absolue, nous laissons cette dernière s'ouvrir, révéler ses différents aspects et nous conduire d'elle-même à ce qu'elle veut nous dire.
    La méditation de la notion d'identité fait précisément apparaître les différents moments de la rythmique hégélienne et en fait pénétrer le sens ontologique. Chemin faisant, si l'affaire s'expose, elle s'expose intégralement, et elle se met donc également à nu. Un cohérent principe de connivence avec une grande pensée ne s'interdit nullement les voies de la clairvoyance ; il produit au contraire les conditions de sa juste et saine apparition.
    Cet ouvrage est donc une exposition ou une manifestation du penser hégélien au terne de laquelle doit logiquement apparaître l'essence de ce dernier, car l'objet d'une méditation approfondie laisse non seulement apparaître le tout, mais il laisse aussi tout apparaître, c'est-à-dire des limites et des inconséquences qui sont désormais les siennes et non celles que l'arbitraire critique importe pour la commodité de ses préjugés.
    Cette méditation se donne donc à la fois comme un cours sur la pensée hégélienne et comme une irrémédiable prise de distance. "

    Sur commande
  • « La philosophie n'avait pas encore commencé. C'est fait. » M.C.

    Sur commande
  • Lire hegel

    Caron-Parte Maxence

    • Ellipses
    • 14 Septembre 2000

    Pénétrer dans la fameuse dialectique hégélienne suppose l'abandon des préjugés qui paralysent habituellement notre conscience en l'empêchant d'épouser le mouvement vivant de la Pensée.
    Il s'agit donc de faire venir au jour, en partant de notre expérience la plus commune, le geste de la spéculation hégélienne, d'en révéler la nécessité, afin de ne plus confondre la dialectique avec une méthode artificielle ou une simple hypothèse de travail, mais de la saisir comme l'expression la plus intime de l'être. Rendre sensible, dans un constant souci de clarté, l'aspect profondément dynamique du Savoir absolu, sans jamais sacrifier la rigueur du texte hégélien : telle est l'exigence à laquelle désire répondre cet ouvrage.

  • Le De Trinitate est un ouvrage central de la pensée augustienne, au même titre que La Cité de Dieu ou que les célèbres Confessions.
    Mais il s'agit aussi d'une oeuvre majeure de l'histoire de la pensée, qui détermine plus d'un millénaire d'activité intellectuelle et que ne saurait ignorer sans dommage toute tentative de penser la consistance de cet être qui, fond abyssal où s'origine l'émergence du monde, appelle mystérieusement l'âme humaine à l'aimer. Réconciliant la philosophie et la profondeur de la Révélation biblique. Augustin élabore une pensée essentielle déployant cet élément ontologique trinitaire où l'être et l'homme s'atteignent au sein de ce même Amour par et pour lequel l'âme a été prononcée.
    Amour et Trinité sont synonymes, et constituent le fond de cette " beauté si ancienne et si neuve à la fois " que nous aimons toujours trop tard mais dont l'inhérent amour nous est manifesté afin que ce retard soit infiniment rattrapé en Celui qui, dit Claudel, " a ensemencé le monde de Sa ressemblance ".

  • Étudiants, élèves de classes préparatoires. L'ouvrage présente une synthèse consacrée à la pensée du philosophe, un petit vocabulaire de Heidegger, et un vocabulaire des noms propres reprenant les grands noms de la philosophie (Platon, Aristote, Descartes, Kant, Hegel, Nietzsche, Husserl) utilisé par Heidegger dans un sens bien particulier et pour cela nécessitant une explication particulière. Autant d'entrées susceptibles de former une sorte de "Petite histoire heideggerienne de la philosophie".

empty