• Paroles de cinéma

    Noël Simsolo

    • Marest
    • 17 Mars 2020

    Jacques Demy confesse s'être servi de son expérience américaine pour Peau d'âne ; Marguerite Duras s'embarque dans une conversation épique ; la monteuse Agnès Guillemot ou le compositeur Michel Legrand racontent leur collaboration avec Jean-Luc Godard ; Bulle Ogier confie sa terreur de la drogue quand Wenders s'accorde une séance de psychanalyse sauvage dans le sillage de Paris, Texas...
    Ce recueil de 29 entretiens, menés par Noël Simsolo entre 1969 et 1985, donne la parole à des cinéastes français (Claude Chabrol, François Truffaut, Éric Rohmer, Jacques Rivette...), allemands (Werner Herzog, R. W. Fassbinder), japonais (Nagisa Oshima, Yoshishige Yoshida), des comédiens, des collaborateurs artistiques. Toutes ces conversations témoignent d'une même passion : celle d'oeuvrer pour le cinéma, qu'importent les conditions économiques, les moeurs, l'époque.

  • Howard Hawks sut séduire de nombreuses générations avec des films aussi différents que Scarface, Seuls les anges ont des ailes, Les hommes préfèrent les blondes, Rio Bravo, Rio Lobo. Méprisé pendant de longues années, considéré comme un simple raconteur d'histoires, ce metteur en scène a réussi les meilleurs modèles de tous les genres, de la comédie au western, du polar au film de guerre. Classique, tout autant que moderne, son oeuvre est devenue un exemple nécessaire pour les cinéastes du monde entier. Hors de son efficacité et de la perfection de son style, Hawks surprend par un univers riche de monstres, d'infirmes, de femmes libres et de personnages intelligents. Abstrait par volonté de rigueur, cet homme de spectacle a régné sur Hollywood pendant plus de cinquante ans. Ce qui n'alla pas sans problèmes. Cet ouvrage trace un portrait du réalisateur, tout en tenant compte des réalités politiques et sociales des USA. L'auteur y tente aussi une analyse de l'oeuvre, se fondant sur les seules images et leurs articulations de film en film. Hawks reste un des rares cinéastes qui puissent contenter tous les publics, et - comme on dit - à tous les degrés. Noël Simsolo
    Né en 1944, réalisateur de films, historien de cinéma, scénariste et producteur de radio. Il a tourné quatorze courts métrages et un long métrage : Cauchemar. Il a travaillé comme scénariste pour Paul Vecchiali, Marco Ferreri, etc. Il est l'auteur, aux Cahiers du cinéma, d'ouvrages sur Sergio Leone (Petite Bibliothèque) ou encore Clint Eastwood (collection Auteurs).

  • Les films de sergio leone sont bien connus et adorés du public dans le monde entier, en salles comme lors de leurs diffusions sur les chaînes : la trilogie inaugurée par pour une poignée de dollars en 1964, suivi de et pour quelques dollars de plus, puis le bon, la brute et le truand - et plus tard la trilogie composée d'il était une fois dans l'ouest, il était une fois la révolution, il était une fois eu amérique.

    Quinze ans de rapports d'amitié ont permis à noël simsolo de faire ces entretiens qui couvrent l'ensemble des films de sergio leone disparu en 1989, et permettent de découvrir une personnalité aux aspects souvent inattendus. on apprend ainsi que l'inventeur du " western spaghetti " avait de multiples centres d'intérêts dont l'influence éclaire désormais d'un jour nouveau notre vision de son cinéma.
    Fils d'un cinéaste célèbre réduit au chômage par le fascisme, il se passionne pour le cinéma américain classique, mais aussi pour l'architecture romaine, la peinture surréaliste, la bande-dessinée. il débute comme assistant de grands cinéastes comme vittorio de sica, robert wise, william wyler, fred zinnemann, raoul walsh ou encore orson welles.
    Riches d'anecdotes sur la fabrication de ses films, ces entretiens nous renseignent aussi sur ses méthodes de travail, ses rapports avec ses acteurs, dont on retient surtout clint eastwood, charles bronson, lee van cleef, henry fonda, claudia cardinale, robert de niro.
    Aujourd'hui encore, quelques notes de la musique d'ennio morricone suffisent à nous replonger, avec un délice teinté de mélancolie, dans l'univers de sergio leone.

  • Cinéaste américain d'origine autrichienne (Vienne 1906 - Beverly Hills 2002). Formé à l'école de l'expressionnisme allemand, il s'est imposé dans des genres aussi divers que le drame : Assurance sur la mort (1944), Le Poison (1945), Boulevard du crépuscule (1950), et la comédie légère : Le Gouffre aux chimères (1951), Sept Ans de réflexion (1955), Certains l'aiment chaud (1959). Ses derniers films : La Vie privée de Sherlock Holmes (1970), Avanti (1972), Fedora (1978).

  • Voyage dans la violence, le sexe et la drogue au milieu sixties à Lille, Bob Dylan et le P'tit Quinquin fait revivre en noir une époque où les apparences laissaient croire au bonheur de vivre.
    Un jeune bourgeois riche rencontre une routarde qui chante Dylan et tue par plaisir. Un professeur de chimie raciste joue les prédateurs en s'attaquant à l'objet de ses haines. Un historien s'instaure en ange exterminateur pour exécuter les pourvoyeurs du mal. Un sérial killer dépèce les jeunes filles. Une grande bourgeoise se livre au vice pour satisfaire son mari. Un truand cherche à faire le bien de façon peu orthodoxe et les flics y perdent leur latin, se suicident ou pardonnent à ceux qui les ont offensés.

  • Peintre de peu de talent et pickpocket de hasard, Guillaume Bravant voit le sort se pencher sur son existence.
    Un richissime vieillard lillois lui lègue sans raison apparente la totalité de sa fortune un hôtel particulier, des toiles de maîtres et un compte en banque garni. Bravant revient à Lille, ville de son enfance et retrouve d'anciennes connaissances, perdues de vue depuis son départ pour Paris. Les souvenirs, bons et mauvais, remontent à la surface tandis qu'une faune inquiétante apparaît dans le paysage.
    Des notables et personnages en vue commencent à mourir prématurément. L'incorruptible commissaire Daniel Devister, catholique convaincu, mène l'enquête dans une société qui n'est au-dessus d'aucun soupçon. Dans ce roman, noir et rythmé comme un film de John Cassavetes, Noël Simsolo donne une vision inattendue et un peu nostalgique du quartier de Wazemmes et de Lille, la bourgeoise, cette cité discrète où n'affleurent que rarement les travers de ses membres les plus éminents.
    Si la capitale des Flandres peut être fière de son présent radieux, elle conserve encore les stigmates d'un passé douloureux et mal assumé. Un retour sur un demi-siècle d'Histoire.

  • Depuis sa mort, Sacha Guitry est le prince du purgatoire des cinéastes. Homme de théâtre, il continue de séduire le public, et ses pièces sont sans cesse rejouées, mais quand un de ses films ressort, la critique en loue la direction d'acteurs et le dialogue, tout en certifiant une fois de plus que ce n'est pas du cinéma, juste du théâtre filmé.

    S'il y a pléthore d'ouvrages sur l'homme et son théâtre, il n'en existe pour ainsi dire aucun sur son travail de cinéaste. Cette part d'ombre a de quoi surprendre car des réalisateurs comme Orson Welles, François Truffaut, Alain Resnais ont toujours indiqué l'importance de Guitry cinéaste. Ils ont signalé que cet auteur avait un style original, une écriture particulière où les trouvailles abondent. Et ceci dans tous les films, aussi bien Si Paris nous était conté que La Malibran, Le Comédien, La Poison, Le Roman d'un tricheur...

    Dans ce livre, Noël Simsolo suit le parcours de Sacha Guitry dans l'univers du cinéma ; il désigne les constantes qui l'animent et sa fascination pour le cirque et les clowns, son goût du masque et du funambulisme, sa méfiance pour l'Histoire officielle et sa confiance dans les faits-divers. Et nous constatons combien il fut un cinéaste moderne, en un temps où la plupart des metteurs en scène bégayaient dans l'académisme. D'ailleurs, au cinéma, Sacha Guitry a presque tout réussi.

  • Janvier 1954 : la parution du texte-manifeste de François Truffaut « Une certaine tendance du cinéma français » dans Les Cahiers du cinéma fait l'effet d'une bombe. Il y fustige la « qualité française », et fulmine contre ce cinéma fait d'adaptations littéraires et de mots d'auteur.
    Rupture dans le scénario, rupture dans le dialogue, dans le son, dans l'éclairage, dans la direction des acteurs, rupture totale avec la tradition de la « qualité française », avec le tournage en studio, avec la pudeur et le bon goût... Les cinéastes de la Nouvelle Vague tournent en extérieur avec du matériel léger autant par goût que par manque de moyens financiers.
    Jean-Luc Godard ne cessera jamais de rappeler l'importance de la synchronicité entre l'aspiration de sa génération de cinéastes et l'apparition de moyens techniques adéquats...
    Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, Les 400 coups de François Truffaut, ou À bout de souffle de Jean-Luc Godard... imposent la « Nouvelle Vague » du cinéma français.
    Une génération entière - plus d'une centaine - de réalisateurs, de scénaristes, de comédiens de techniciens... sera à l'origine du plus important mouvement artistique de l'histoire du cinéma.

  • Libération, 12 juin 2003.

    Un monologue pornographe qui commence en " mélodrame naturaliste " dans le métro, se poursuit à travers les toiles hallucinées de la peinture belge, et s'achève avec l'expérience mortifère de la richesse, sans que cesse jamais la chasse à l'amour. En guest stars : Glauber Rocha et Carmelo Bene. Par un auteur de romans noirs qui connaît aussi bien le cinéma que les visions de Léon Spilliaert.



    Synopsis, juillet-août 2003.

    C'est un critique de cinéma qui abandonne momentanément les entretiens avec Sergio Leone ou Clint Eastwood pour livrer un roman brûlant, personnel, intime, sur le désir et sa fatalité. Dans un récit court et cru, implacable, il raconte la course haletante d'un homme vers l'autre sexe, de son enfance à l'âge mûr. Ecolières hardies et femmes surprises dans le noir d'un cinéma, maîtresses et prostituées, masochistes ou dominatrices, sa galerie de portraits et de coïts n'est pas le récit d'un priapisme galopant, mais bien l'impossible quête de la fusion avec l'autre, la reconstruction de l'être unique, tous sexes mêlés et confondus. Ce livre est une suite de tableaux ou de dessins à la pointe sèche, où l'exacerbation du désir et de la chair n'empêche ni le sentiment ni l'émotion. Il s'agit d'un grand et beau texte érotique, dans la lignée des maîtres français du genre, qui pourrait tenter nombre de réalisateurs.

  • Couleur sang

    Noël Simsolo

    • Baleine
    • 15 Février 1996
  • Les enfants de l enfer

    Noël Simsolo

    • Baleine
    • 15 Février 1999

    Quand des adolescents exécutent des personnalités politiques en plein partouze au nom de l'intégrisme catholique, les diverses polices invoquent la raison d'Etat pour expliquer leur impuissance et Kriss le reporter, Valerian Krissawiecz, se retrouve à enquêter du côté de l'enfer.
    On retrouve dans ce roman les personnages de Couleur sang jetés dans une aventure qui les conduit des boîtes échangistes aux salons de la haute bourgeoisie industrielle, du milieu du cinéma à une librairie révisionniste, de Paris à Lille, dans un tourbillon de meurtres et de violence où le miroir des apparences finit par refléter l'horreur d'une machination politique.

  • Depuis quelques temps, le poulpe ne dessaoulait plus et personne n'osait lui en demander la raison.
    Le parisien était sur le comptoir. lecouvreur ne l'ouvrit pas. il alluma sa gitane d'une main tremblante. ce n'est qu'au troisième scotch qu'elle cessa de s'agiter.

  • Auguste Brodier, policier à la retraite, est précipité du haut d'une falaise par un certain Alain Malangeaux, bouquiniste sur les quais de Seine. L'agresseur chuta avec sa victime. Or rien apparemment ne liait ces deux hommes. Alors ? Acte de folie ? Vengeanceoe Querelle ? Jalousieoe Affaire de moeurs.
    L'enquête du commissaire Jean Schneider l'amène à croiser la belle Chloé, la thésarde, et Antoine, l'archiviste et surtout à revisiter le Paris de mai 68, son Quarier Latin, notamment cette nuit du 10 au 11 mai, rue Gay Lussac, où policiers et manifestants s 'affrontèrent avec une rare violence.
    Une nuit d'émeute fixée à jamais sur les clichés du photographe Olivier Garbon. D'où émergent les figures du CRS Brodier et celle du géniteur du bouquiniste, de part et d'autre de la barricade; d'autres protagonistes aussi comme Raoul Delraux, flic manipulateur et déjanté, plus tard recyclé dans une agence de gardiennage et à la direction d'une officine d'extrême droite.
    Et si la double mort de la falaise trouvait son explication cette nuit là ?
    Personnage halluciné, serial-killer obsédé par la mélodie des « Marches du Palais », Delraux va transformer l'enquête en une course poursuite mortifère où tout le monde semble avoir perdu ses repères : Chloé s'amourache d'un flic; Antoine, pervers polymorphe, subit les outrages de Jade, travesti asiatique; et l'histoire rebondit étrangement dans l'arrière salle d'un Eros Center d'Amsterdam.
    Un Polarchives qui explore les archives de mai 68, celles de l'enquêteur-journaliste Philippe Labro, celles du préfet Grimaud également, et qui repose la question : y-a-t-il eu des disparus en mai 68 ?

    Sur commande
  • scénariste, cinéaste, historien du cinéma et écrivain, noël simsolo a publié aux éditions cahiers du cinéma : clint eastwood, 2003, conversations avec sergio leone, 1999, il était une fois... samuel fuller, 1990, et sacha guitry, 1988.

  • Noël Simsolo Le Poulpe Un travelo nommé désir Le Poulpe C'est un enquêteur libre, curieux, indépendant. Partant de ces faits divers qui expriment les maladies de notre monde, il explore les failles et les désordres du quotidien.
    Ce n'est ni un vengeur ni le représentant d'une morale, c'est surtout un témoin.
    Un célèbre avocat assassiné pendant une séance de domination sexuelle. Un athlétique travesti africain, qui a mystérieusement disparu, comme coupable désigné. Voilà de quoi attiser la curiosité de Gabriel Lecouvreur...
    Mais tandis qu'il tente de faire la lumière sur cette sombre affaire, des pans de vérité tombent en même temps que les cadavres des témoins.
    Plongé dans les bas-fonds de la pornographie, de la prostitution, de la corruption policière et des magouilles politiques, le Poulpe, écoeuré, va provoquer un grand nettoyage.

  • Ciel noir

    Noël Simsolo

    Indisponible
  • L'oeuvre de Kenji Mizoguchi, né à Tokyo au moment où le cinématographe arrive au Japon, raconte à elle seule une histoire du cinéma, du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, des productions à al chaîne des grands studios japonais à la politique des auteurs. C'est au début des années cinquante que l'Europe découvre ses films qui remportent de véritables triomphes au festival de Venise : La Vie d'O-Haru, femme galante, Les Contes de la lune vague après la pluie, L'intendant Sansho. Mizoguchi, qui a débuté dans les années vingt, a déjà plus de soixante-dix films à son actif, et même si une large partie d'entre eux a disparu, le public qui connaît alors un engouement sans précédent pour le cinéma japonais va désormais pouvoir accéder à un véritable trésor du septième art. Si la filmographie de Mizoguchi est profondément ancrée dans la culture et l'histoire du japon, elle accède à une ampleur universelle bien au-delà d'un exotisme orientaliste. Mizoguchi conjugue dans sa mise en scène les contingences de son pays, les codes des genres qu'il aborde (le polar, le mélodrame ou le film d'époque), avec une vision humaniste d'une force incomparable. C'est sans conteste le cinéaste qui a dessiné les plus beaux portraits de femmes trahies, déchues et humiliées par les hommes.

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