Jeunesse

  • Bonjour camarades

    Ondjaki

    Angola, années 1980. Les Portugais ont quitté le pays qui vient d'accéder à l'indépendance. Un collégien vivant à Luanda nous raconte son quotidien. Il y a Antonio, l'employé de maison tendre et complice, et tante Dada, du Portugal, qui revient passer quelques jours à Luanda, des cadeaux pleins les valises. Les copains de classe qui pratiquent l'art de l'exagération et du mensonge. Et puis aussi le Cercueil Vide, un mystérieux groupe d'hommes armés, des voyous, qui terrorise les collégiens à la sortie des cours. On raconte même que le Cercueil Vide va débarquer dans le collège ! Etrange pays que l'Angola : tout le monde s'appelle " camarade ", des plages sont réservées aux militaires russes, les professeurs sont cubains, les nids-de-poule disparaissent en un clin d'oeil avant la visite du " camarade président "... Dans un récit autobiographique plein d'humour, Ondjaki évoque, dans une langue alerte et savoureuse, l'univers rocambolesque de l'Angola post-colonial. Le regard d'un enfant sur une réalité tragi-comique.

  • Ceux de ma rue

    Ondjaki/

    Dans Ceux de ma rue, Ondjaki poursuit le travail autobiographique entrepris dans son roman Bonjour camarades. Le livre raconte la vie d'un jeune garçon nommé Ndalu dans la capitale angolaise des années 80. Dans une langue débridée, rafraîchissante et sucrée, il nous raconte ici quelques épisodes, tour à tour cocasses et attendrissants, de son enfance qui s'éloigne. L'enfance, ce sont ces mangues trop vertes mangées en cachette, avec du sel chapardé. Ce sont ces ouvriers russes et ces professeurs cubains, venus aider un pays frère. L'enfance, c'est la piscine remplie de coca de l'oncle Victor. L'enfance qui s'éloigne, c'est les filles qu'on sert plus fort qu'avant pendant les slows, des mots d'amour qu'on écrit comme on peut. C'est ce mélange mal défini d'excitation, de malaise et de mélancolie, parce que les corps changent et que les regards ne sont plus les mêmes. C'est aussi la chambre qu'on va quitter, comme sa famille et les copains du quartier, parce qu'une autre vie ne demande qu'à démarrer, loin de Luanda, sous d'autres latitudes.

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