• " Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un "guide" (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma vie d'écrivain. Je suis arrivé là très jeune, j'ai passé chaque année, printemps et automne, beaucoup de temps à marcher, naviguer, regarder, respirer, dormir et m'émerveiller. Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l'amour. L'amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. Venise n'est pas un musée, mais une création constante. Si vous échappez aux clichés, au tourisme, aux bavardages ; si vous avez réussi à être vraiment clandestin ici, alors vous savez ce que le mot paradis veut dire. Le monde se précipite vers le chaos, la violence, la terreur, la pornographie, le calcul aveugle, la marchandisation à tout va ? Mais non, voyez, écoutez, lisez : voici le lieu magique et futur dont tous les artistes et les esprits libres témoignent. " Philippe Sollers

  • On m'a souvent reproché de ne pas écrire de " vrais romans ", autrement dit des livres qui pourraient se lire comme on regarde un film.
    En voici un, mais il s'agit de mon existence réelle : souvenirs, situations, portraits.
    J'ai connu nombre de célébrités littéraires, philosophiques ou politiques de mon temps. Les voici, peintes de l'intérieur.
    Quant à mon aventure personnelle, plutôt singulière, et le plus souvent recouverte d'un flot épais de malentendus, il m'a semblé nécessaire de la clarifier.
    C'est fait.
    Ph. S.

  • "Philippe Sollers déroule ici la voix de ses romans, en résonance accomplie avec la pensée chinoise. Art de la guerre, poésie ou érotisme chinois traversent L'Étoile des Amants, Paradis, Le Secret, Studio ou Passion fixe. Sollers prend corps avec Wang Wei, Sun zi ou Huainan zi et fait sien le souffle des grands penseurs chinois. Cette respiration vocale s'épanouit dans le 55e hexagramme du Yi king : Fong, qui signifie l'abondance ou la plénitude." Jean-Hugues Larché
    "Nous sommes au VIIIe siècle en Chine. Nous suivons un poète de cette époque dans sa promenade. Il marche au bord d'un fleuve aux rives couvertes de pêchers, de pruniers. Il voit des bourgeons, le soleil voilé, les bassins calmes. Il pense au vide, il se vide, il est ici..." Philippe Sollers, L'Étoile des Amants © Gallimard 2002

  • « Dans La guerre du Goût (1994) publié par les Éditions Gallimard, Philippe Sollers expliquait l'influence de Nietzsche sur son écriture : « Je n'aurais, quant à moi, jamais pu écrire Paradis, Femmes, Portrait du Joueur, Le Coeur absolu, Les Folies françaises, Le Lys d'Or, La Fête à Venise, Le Secret, si je n'avais senti en permanence planer près de moi la main dégagée, active, cruelle et indulgente de Nietzsche. Permission de négliger la propagande nihiliste et sa culpabilisation maniaque, de même que la mauvaise humeur déclenchée par celui qui s'obstine à suivre son bon plaisir... » Au début du XXIe siècle, Philippe Sollers repense Frédéric Nietzsche comme l'héritier et le continuateur des Lumières, qui apparaît ainsi comme le plus français des écrivains allemands. De Nietzsche à Sollers, à l'évidence, il n'y a qu'un pas vers la reconnaissance du XVIIIe siècle comme miracle français. En 2006, il publie Une vie divine, dont la figure tutélaire est celle du grand philosophe. Philippe Sollers déploie, ici, dans l'intimité de la conversation une lecture philosophique vivante de Nietzsche. » Jean-Hugues Larché & Patrick Frémeaux

  • Amnesty International pour ses trente ans ouvre sa mémoire en trente portraits et lettres de visages inconnus.

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