• Pierre Bonnard est né le 3 octobre 1867 à Fontenay-aux- Roses (Hauts-de-Seine) et mort le 23 janvier 1947 au Cannet (Alpes-Maritimes).
    Paroles d'artiste est une collection de format poche pour découvrir ou redécouvrir les grands maître de l'art ancien, moderne et contemporain.
    Cette série d'ouvrages monographiques permet d'envisager l'univers d'un artiste à travers une sélection de trente reproductions représentatives de l'ensemble de son oeuvre. Chaque reproduction est associée à une citation extraite d'un entretien, d'une correspondance ou d'un écrit de l'artiste lui-même.
    Afin de rendre accessible cette collection aux très nombreux visiteurs étrangers de nos musées et collections publiques françaises, Paroles d'artiste est bilingue anglais-français.
    En 64 pages, 31 reproductions et pour seulement 6,50 €, le lecteur se retrouve immergé dans l'esprit et l'oeuvre de Pierre Bonnard.

  • Les agendas que le peintre Pierre Bonnard tint toute sa vie durant ne sont pas simplement constitués de dessins et d'informations sur le temps qu'il fait ; on y trouve aussi de très nombreuses notes sur sa peinture, la création et ses enjeux.
    Ces « observations sur la peinture », semées ici comme des notes entre les lignes, confirment l'impression de se trouver dans un sanctuaire de la création. Elles trahissent les hantises de l'artiste, son inlassable recherche des moyens les plus appropriés pour traduire son émotion visuelle, cette « séduction ou idée première » à quoi tout désormais devra être soumis.
    Aucune volonté de didactisme dans ces notes ; aucune règle énoncée qui ne vaille que pour soi-même. Rien de strictement « intellectuel ». Et, cependant, avec l'amour de la vie, toute l'intelligence de la peinture.
    Pour la première fois sont réunis l'ensemble des notes d'un des peintres les plus importants de notre siècle, retranscrites par le petit-neveu de l'artiste, Antoine Terrasse, historien de l'art et l'un des plus grands spécialistes de Bonnard.
    Cette édition est précédée d'un essai d'Alain Lévêque (auteur de Bonnard, la main légère, Deyrolle éditeur, 1994, repris aux éditions Verdier, 2006), et illustrée de la reproduction d'une dizaine de doubles pages de ces carnets (1927-1946), représentatives des différentes voies empruntées par l'artiste dans ces carnets.
    « Il ne faut pas attendre du peintre un essai sur son art, il ne laissera au fil d'une pensée en acte pas plus que des indications, des courtes notes, des mots à peine, comme une ponctuation. (...) Ce qu'il confie à ses carnets, entre les notations météorologiques et les croquis de ciconstance, les petites études quotidiennes laissant apercevoir les tableaux à venir, paraît d'abord anodin, anecdotique, énigmatique parfois par les ellipses que dessine le travail luimême.
    Les mots sont à ras l'expérience, sans volonté littéraire, effet de style. Simples, dans le seul souci du vrai : des observations. (...) Dans leur brièveté, leur discontinuité, les remarques de Bonnard ont quelque chose d'une pensée orientale. (...) L'espèce de litanie que dessine cette liste d'observations évoque ces poèmes chinois à l'articulation libre où ce n'est pas la grammaire qui lie les mots mais le jeu des connivences, des échos, des résonnances. (...) Désinvolture apparente ou liberté qui font que le peintre échappe au discours et à son enclosure pour témoigner par une observation serrée des mouvements de pensée, du métier, nous invitant après lui comme sur un pas japonais. »

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  • Réédité pour la 4e fois depuis sa parution en 1963, ce commentaire de l'évangile de Matthieu est un classique de l'exégèse contemporaine.
    Sa lecture offre une compréhension particulièrement éclairante du texte du premier évangile tel qu'il se présente à nous dans les éditions critiques les mieux fondées. En ce sens il n'est ni un essai de reconstitution de la vie de jésus à l'aide du premier évangile, ni une description hypothétique de la genèse du texte matthéen jusqu'à sa fixation littéraire vers les années 80 ou 90, ni un ensemble de réflexions théologiques ou philosophiques sur la base d'un texte présupposé connu et compris.
    Pour Pierre Bonnard et les nombreux exégètes actuels qui ont profité de ses travaux dans l'aire francophone, comprendre cet évangile ce n'est pas identifier la personnalité historique dont il nous parle mais c'est identifier l'interprétation qu'il en donnait dans le milieu historique qui était le sien quelque cinquante ou soixante ans après la mort de jésus de Nazareth. Dans ce commentaire, Pierre Bonnard montre avec quelle ampleur, quelles précautions pédagogiques et quelle cohérence théologique Matthieu a assumé sa responsabilité d'interprète du Christ-Jésus et comment il nous permet d'être aujourd'hui à l'école de l'Evangile.

  • Peu loquace et concis, laconique même, Bonnard. Rétif aux généralités, à la théorie. Cultivé, mais se méfiant des grands mots. Réservé, pudique jusqu'au secret. Attentif aux autres, sensible, inquiet, mais poursuivant librement, obstinément, sa route, sans la moindre trace de complaisance narcissique, avec, au contraire, une modestie réelle et critique envers lui-même. D'où l'intérêt que présente cette édition des entretiens et articles de cet homme silencieux, discret autant que passionné.
    Ils affinent son portrait, ils éclairent le sens d'une oeuvre qui, de par sa nature si profondément poétique, échappe à la prise. Complétant les observations de ses agendas, ils contribuent à la redécouverte d'un grand peintre du sentiment d'exister, à la fois célèbre et méconnu. Au sommaire, de brefs textes d'hommages à Renoir, Odilon Redon, Signac, des réponses à des enquêtes comme en faisaient les revues d'art de l'entre-deux-guerres (sur " la peinture française d'aujourd'hui " ou " les problèmes de la peinture ") ou encore des propos rapportés par des journalistes et visiteurs de ses ateliers.
    Enfin, est réédité pour la première fois un ouvrage composé par Bonnard, durant la guerre, de textes et de dessins : Correspondances. Un recueil de souvenirs déterminants. Bonnard l'a conçu sous la forme originale de lettres manuscrites et illustrées ; Tériade, commanditaire de l'ouvrage, l'a publié en août 1944 aux éditions de sa revue Verve. Pourquoi ce titre ? Il s'explique d'abord, bien sûr, par cette forme épistolaire.
    Mais il fait aussi allusion à l'intimité des échanges que Bonnard eut avec des proches qui crurent en sa vocation de peintre. Il met en lumière des étapes inaugurales de l'union entre l'art et la vie qui marquèrent son parcours. " Naissances " ou, mieux encore, " Jours de naissance ", ainsi aurait pu également s'intituler cet ensemble de souvenirs. Pourquoi des lettres plutôt qu'un récit à la première personne ? Par un geste d'affectueuse gratitude, d'amour envers ses proches, certes.
    Mais aussi parce que la lettre, forme cursive, qui peut être lapidaire, sans s'alourdir d'analyse ou de commentaire, convient à Bonnard. A ces êtres chers et qui ne sont plus, il redonne voix grâce à des lettres manuscrites signées d'eux. Mais de toutes ces lettres, en réalité, il est l'auteur. Qu'elles ressemblent ou non à des lettres qu'il a reçues d'eux jadis importe peu en fin de compte. Fidèle à l'intense partage qu'il a vécu avec ces êtres, Bonnard va plus loin - au plus vrai.
    Ces missives, il les invente sous la dictée du coeur et de la mémoire, complétant chacune d'un ou de plusieurs dessins qu'il trace au crayon et à l'encre. (A. L.)

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  • Parues en 1926, Les Histoires du petit Renaud sont cinq récits animaliers d'une grande drôlerie illustrés par Pierre Bonnard. La Bibliothèque nationale de France détient le premier exemplaire de ce livre, enrichi des dessins à la plume du peintre, rehaussés au pochoir de touches d'aquarelle rouges et bleues, ainsi que de deux variantes, d'un inédit, et d'une suite d'épreuves mises en couleurs. L'ensemble est relié dans le style Art déco par Marot-Rodde. La valorisation de ce trésor et la redécouverte plus largement partagée d'un délicieux livre d'artiste pour enfants nécessitaient la présente réédition.

    Chauveau propose des histoires d'animaux cocasses qui sont aussi des contes cruels à hauteur d'enfant, dont le lecteur adulte percevra toute la portée satirique et subversive. Dans « L'Histoire du petit ours », la vision de l'éducation par Chauveau fait retour dans un dénouement d'une violence surprenante : la tête du petit garçon éclate parce qu'elle a été trop léchée par des ours soucieux d'accroître son intelligence. Parmi eux, l'ancien ours en peluche meurt asphyxié, victime de l'ambition démesurée qu'il a projetée sur son jeune maître. Sont ainsi tournés en dérision les excès d'une éducation qui plie la nature insouciante des enfants à la volonté des adultes.

  • L'Almanach illustré du Père Ubu est l'une des tentatives les plus curieuses d'Alfred Jarry.
    Il utilise son personnage fétiche pour traverser d'un regard inattendu le monde contemporain, et même pour le réinventer. Composé comme un véritable almanach (genre fort répandu en 1900), le volume s'ouvre par un calendrier de l'année à venir entièrement réinventé par Jarry: chaque fête, chaque nom de saint a été transformé ou détourné par la fantaisie du Père Ubu. Le lecteur entre ainsi dans un temps entièrement dominé par l'imagination de Jarry.
    Le monde entier passe à la moulinette du Père Ubu! Ce fac similé de l'édition originale de 1901 est abondamment illustré de vignettes et dessins couleur de Pierre Bonnard, ami très proche de Jarry. Ces illustrations sont intégrées au texte grâce à une typographie et une mise en page d'une grande inventivité.

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  • Les agendas que le peintre Pierre Bonnard tint toute sa vie durant ne sont pas simplement constitués de dessins et d'informations sur le temps qu'il fait ; on y trouve aussi de très nombreuses notes sur sa peinture, la création et ses enjeux. Ces « observations sur la peinture », semées ici comme des notes entre les lignes, confirment l'impression de se trouver dans un sanctuaire de la création. Elles trahissent les hantises de l'artiste, son inlassable recherche des moyens les plus appropriés pour traduire son émotion visuelle, cette « séduction ou idée première » à quoi tout désormais devra être soumis.
    Aucune volonté de didactisme dans ces notes ; aucune règle énoncée qui ne vaille que pour soi-même. Rien de strictement « intellectuel ». Et, cependant, avec l'amour de la vie, toute l'intelligence de la peinture.

    Pour la première fois sont réunis l'ensemble des notes d'un des peintres les plus importants de notre siècle, retranscrites par le petit-neveu de l'artiste, Antoine Terrasse, historien de l'art et l'un des plus grands spécialistes de Bonnard. Cette édition est précédée d'un essai d'Alain Lévêque (auteur de Bonnard, la main légère, Deyrolle éditeur, 1994, repris aux éditions Verdier, 2006), et illustrée de la reproduction d'une dizaine de doubles pages de ces carnets (1927-1946), représentatives des différentes voies empruntées par l'artiste dans ces carnets.

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