• Le front du cachalot

    Pierre Le Vignan

    • Dualpha
    • 23 Octobre 2009

    Pierre Le Vigan ausculte le corps des sociétés humaines avec l'instinct quasi infaillible de ces vieux médecins de famille qui diagnostiquaient trop bien les maux pour ne pas se méfier des remèdes ! Il se garde des solutions toutes faites, que ne proposent jamais que ceux qui ne voient pas les problèmes. Les problèmes, Pierre Le Vigan, lui, les voit, dans leur complexité, leur irréductibilité, leurs contradictions : c'est ce que Péguy appelait être fidèle au réel. Dans une ère, la nôtre, où les réalités tendent à s'effacer derrière leurs simulacres, cette capacité à les remettre au premier plan est une qualité rare Mais pour voir le réel, encore faut-il avoir de bons yeux, un bon angle de vue. En philosophie comme en art, le regard est d'abord une question de rectitude, donc de morale. Si Pierre Le Vigan n'est pas à proprement parler un « moraliste », il est assurément un philosophe moral. Il dit les choses, non avec la hantise de l'erreur, mais du mensonge, celui-ci étant infiniment plus grave que celui-là. L'erreur est humaine, le mensonge est inhumain.

    « Comment sommes-nous dans ce monde ? Comment nous comprenons-nous dans ce monde ? Tels sont les questions qui n'ont cessé de me guider. On verra ainsi que si j'ai abordé bien des thèmes, j'avais toujours une boussole, une étoile, et peut être un dieu.

    «J'aime les écrivains qui n'écrivent pas pour eux», disait Jean Mabire.

    C'est ainsi que j'entends les choses. »

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  • Au delà de la droite et de la gauche,études sur la société, la ville, la politique

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