Gallimard

  • Ravage

    René Barjavel

    « - Vous ne savez pas ce qui est arrivé ? Tous les moteurs d'avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s'étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n'avez rien entendu, là-dessous ? Moi, dans mon petit appartement près du garage, c'est bien un miracle si je n'ai pas été aplati. Quand le bus de la ligne 2 est tombé, j'ai sauté au plafond comme une crêpe... Allez donc jeter un coup d'oeil dehors, vous verrez le beau travail ! »

  • L'enchanteur

    René Barjavel

    Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire.
    Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.

  • Le voyageur imprudent

    René Barjavel

    «Mon premier voyage après l'accident me ramena au lieu même où il s'était produit. Sous la coupole, dans la lumière des champignons, les débris de chair de mon maître mettaient leurs taches sombres sur l'or roux de la chevelure de la tête coupée. L'expression de celle-ci n'avait pas changé. Les yeux clos, les lèvres enfin calmées esquissaient un sourire de paix totale.»

  • La faim du tigre

    René Barjavel

    «L'homme se trouve devant deux destins possibles : périr dans son berceau, de sa propre main, de son propre génie, de sa propre stupidité, ou s'élancer, pour l'éternité du temps, vers l'infini de l'espace, et y répandre la vie délivrée de la nécessité de l'assassinat.
    Le choix est pour demain.
    Il est peut-être déjà fait.»

  • Un prince paré de toutes les vertus désespéré par un chagrin d'amour ; une petite ville thermale dont les zélés citoyens, dévoués au profit, s'ennuient à mourir ; un groupe de survivants réchappés d'une guerre nucléaire à la recherche d'un nouvel Éden. Issus de tous les horizons, les personnages de Barjavel portent «en eux le regret des ans où ils étaient des enfants aux yeux clairs, où la réalité visible ne bornait pas leur univers, où toutes les aventures étaient possibles».

    Trois nouvelles pour réenchanter un monde meurtri par la folie des hommes, pour renouer avec la magie de l'esprit d'enfance.

  • La tempête

    René Barjavel

    Une jeune Américaine, Judith, va devenir l'héroïne la plus extraordinaire de l'histoire de l'humanité. Mais avant il y aura eu une guerre gigantesque, puis la paix, une prospérité fantastique, mais dangereuse. Un péril monstrueux menace alors l'humanité d'une destruction totale. Et c'est Judith qui est choisie par le destin pour tenter de la sauver, en se trouvant confrontée à un homme qu'elle avait connu le jour de ses quinze ans, et qu'elle avait voulu oublier.
    Une histoire d'amour exceptionnelle.

  • La charrette bleue

    René Barjavel

    René Barjavel raconte son enfance dans la boulangerie provençale de ses parents. Au fil des pages et des souvenirs, parfois précis, parfois flous comme des couleurs dans la brume, nous voyons vivre un petit garçon naïf et ébloui, qui découvre les merveilles familières du monde. Autour de lui, c'est un bourg de Provence qui surgit, au temps de la Grande Guerre de 1914. Et si les hommes qui sont loin, au front, s'entre-tuent avec des moyens très modernes, à Nyons c'est encore la civilisation paysanne et artisanale qui subsiste, la civilisation de la main et de l'outil. Et les enfants regardent le charron fabriquer pièce par pièce un chef-d'oeuvre : la grande charrette bleue qu'un paysan lui a commandée et qui va porter dans cette histoire le signe du destin.
    Mais déjà le premier aéroplane, aux ailes de toile, se pose dans un champ...

  • On doit jouer jules césar dans les arènes de nîmes.
    Le commissaire mary reçoit une lettre - ce soir les conjures tueront vraiment cesar. un assassin, dans l'ombre, monologue. l'acteur faucon s'écroule, à la fin de la représentation, devant vingt mille personnes, sous les applaudissements - un merveilleux moment de théâtre. a ceci près qu'il a été réellement tué, dans la lueur des projecteurs. mary enquête entre le réel et l'illusion, interroge les acteurs qui répondent à leur pseudonyme, à leur propre nom, à celui du personnage dont ils jouent le rôle.
    Et voilà que brutus, à son tour, ne se relève pas pour saluer les spectateurs. c'est sur un coup de théâtre, bien sûr, lui aussi soigneusement mis en scène, que s'achève la peau de césar - une passionnante intrigue policière menée sur le terrain du simulacre.

  • Dans une Bagdad imaginaire vit le Khalife Haroun al-Raschid. Il décide, pour parfaire l'éducation de son fils le prince Ali, de l'envoyer à Paris afin qu'il se confronte à l'amour. Sous le patronage du Génie Omar, Ali commence son initiation, jusqu'à ce qu'il rencontre la passion...
    Le prince blessé rassemble l'intégralité des nouvelles de René Barjavel, entre fantaisie et fantastique, satire et humanisme.

  • Tarendol

    René Barjavel

    «Dans quelques jours, il arrivera, il tendra de nouveau les bras vers elle, et quand il les aura fermés, cette fois-ci, il ne les rouvrira plus.
    Marie appuie contre l'arbre sa joue d'abord, puis tout son corps. L'écorce est rude et fraîche contre la peau de son visage. Elle ferme les yeux. Elle est heureuse d'être Marie et d'être femme, de s'être couchée devant Jean, de s'être ouverte devant lui pour recevoir le dur plaisir et la vie chaude qui est restée en elle ; heureuse d'être le terrain miraculeux où il sema cette graine qui a germé et qui pousse, jusqu'au jour où la moisson mûre la quittera en la déchirant de joie et de sang.»

  • Le héros de ce roman s'appelle Colomb : tout un symbole. Il sera le premier homme à se poser sur la Lune. Reste à en revenir. À la condition que, là-haut, rien ne vous retienne...
    Et, surtout, il y a l'aventure terrestre de sa femme. Une aventure sans doute plus dangereuse que la conquête des étoiles. Cela se nomme l'amour...
    Féroce et tendre, pervers et poétique, un grand Barjavel.

  • Pendant que la Mort Blanche étend sur la Terre son linceul glacé, rançon de la dernière guerre mondiale, un ultime combat fait rage au sein de l'Arche souterraine où se sont réfugiés quelques survivants : les femmes se battent pour le dernier homme.
    Mais voici qu'entre en jeu l'amour, douce et terrifiante nécessité de l'espèce. Sera-t-il assez fort pour sauver le dernier couple, pour laisser une chance à l'humanité ? Et qui l'emportera dans cet ultime face-à-face ? Le diable, qui ne se résout pas à voir disparaître son divertissement préféré, ou Dieu, jamais las de sa créature, prêt à rejouer le premier acte de l'Éden ?

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