• Sándor Márai Les Braises Reconnu comme l'un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et l'un des maîtres du roman européen, l'écrivain Sándor Márai (1900-1989) s'inscrit dans la lignée de Schnitzler, Zweig ou Musil. L'auteur des Révoltés, des Confessions d'un bourgeois ou de La Conversation de Bolzano n'a eu de cesse de témoigner d'un monde finissant, observant avec nostalgie une Europe mythique sur le point de s'éteindre.
    A travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, Les Braises évoque cette inéluctable avancée du temps. Livre de l'amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé, tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l'oeuvre fut interdite en Hongrie jusqu'en 1990.

  • Pièce maîtresse d'une oeuvre majeure, le Journal du grand écrivain hongrois Sándor Márai offre un regard unique sur l'homme et son rapport à l'écriture.
    Après Les Années hongroises (prix Clarens du Journal intime 2019) qui couvrait la période 1943-1948, ce second volume suit la trajectoire de l'auteur des Braises à travers ses années d'exil.
    Sándor Márai y décrit avec une sincérité déchirante sa vie d'écrivain apatride en Italie, son espoir d'une vie meilleure à New York, sa quête littéraire, tout en évoquant avec une grande lucidité la situation dans le monde, de l'emprise du communisme en Hongrie au début de la guerre froide.
    Chroniqueur d'exception des drames de l'Histoire, Sándor Márai déploie un talent littéraire et une finesse d'analyse qui percent à chaque page de ce Journal et le consacrent comme l'un plus des grands écrivains européens du XXe siècle.

  • Publié en Hongrie en 1940, ce roman réunit de manière singulière deux virtuoses de la littérature hongroise du XXe siècle : Sándor Márai, l'auteur des Braises, y rend hommage à son maître, Gyula Krúdy, dandy ténébreux et personnage légendaire de la bohème littéraire de Budapest, surnommé ici Sindbad.
    Un matin de mai, Sindbad quitte son domicile en promettant à sa femme de se procurer l'argent nécessaire pour payer la facture d'électricité et acheter une robe à leur petite fille. Pourtant, à peine est-il parti que ses bonnes intentions se dissipent. Se laissant aller à une douce flânerie, il revisite Budapest au gré des lieux qu'il a aimés autrefois...Entre Histoire et fiction, un récit envoûtant et nostalgique à la beauté crépusculaire, où les propres souvenirs d'avant-guerre de Márai se mêlent à son imaginaire avec une puissance évocatrice saisissante.Une quête splendide, à la fois drôle et bouleversante, d'un pays disparu. Gilles Heuré, Télérama.Traduit du hongrois par Catherine Faye.

  • Rome, 1598. L'Inquisition sévit contre les hérétiques. Enfermés, torturés, ces derniers reçoivent à la veille de leur exécution la visite d'inquisiteurs pour les inciter à se repentir. Venu prendre des « leçons d'Inquisition », un carme d'Avila demande à suivre la dernière nuit d'un condamné. On lui accorde. L'hérétique, qui résiste depuis sept ans, s'appelle Giordano Bruno. L'Espagnol assiste aux dernières exhortations, vaines, des inquisiteurs, puis accompagne au petit matin le prisonnier au bûcher. Saisi par la violence de cette expérience, il voit toutes ses certitudes vaciller...
    Nourri de l'expérience de la guerre, du fascisme, et du stalinisme qui poussera Márai à l'exil, ce roman, écrit en 1974, expose le regard lucide d'un homme sur l'idéologie totalitaire, conçue pour broyer la volonté et la dignité humaines.
      Un passionnant récit. Alexis Liebaert, Le Magazine littéraire.
      Une histoire d'une poignante modernité. Eric de Bellefroid, La Libre Belgique.

  • Ilonka, Peter, Judit sont les acteurs d'un même drame. Chacun à leur tour, ils confient « leur » histoire comme on décline un rôle. L'épouse amoureuse et trahie. Le mari cédant à la passion. La domestique ambitieuse qui brise le couple.
    En trois récits-confessions qui cernent au plus près la vérité des personnages par un subtil jeu de miroirs, Sándor Márai analyse avec une finesse saisissante sentiments et antagonismes de classe. Mais, au-delà, c'est la fin d'un monde et d'une société - la bourgeoisie hongroise de l'entre-deux-guerres - que dissèque avec lucidité le grand écrivain de la Mitteleuropa.
    Une oeuvre maîtresse de l'auteur des Braises.

  • Avec cette grande «histoire de famille» inspirée par la vie des siens, l'écrivain hongrois Sándor Márai (1900-1989) écrit sa Confession d'un enfant du siècle, tout à la fois itinéraire personnel et description subtile de la bourgeoisie hongroise au début du xxe siècle. Márai, intellectuel, voyageur, journaliste à la Frankfurter Zeitung, fréquentant à son heure les cercles de Montparnasse, se souvient de ses ancêtres, riches artisans d'origine saxonne ou morave, des traditions et des idéaux qui ont peu à peu pétri un milieu épris de démocratie et de modernité avant que, à l'image des Buddenbrook de Thomas Mann, son accession au pouvoir et l'oubli de ses devoirs ne le condamnent au déclin.
    Mêlant mémoires et confessions, retraçant son propre parcours d'artiste, l'auteur de La Conversation de Bolzano et des Révoltés dit sa fidélité aux origines, évoque le bonheur d'une petite ville hongroise de province où cohabitent Hongrois, Allemands, Slovaques, Juifs, et qui prend rapidement la dimension du monde.

  • Construit autour de deux dates le 12 mars 1938, lorsque l'Allemagne nazie annexe l'Autriche, et le 31 août 1948, lorsque l'écrivain et sa famille quittent la Hongrie, désormais pays satellite de l'URSS , ce récit mêle confession intime et analyse historique. Sándor Márai ausculte une société tiraillée entre désir d'indépendance et rêve de grandeur nationale qui va finir par servir l'Allemagne nazie. Longtemps présumé perdu avant d'être retrouvé et de paraître en 2013 à Budapest, Ce que j'ai voulu taire constitue le dernier volet inédit des Confessions d'un bourgeois et est un véritable réquisitoire contre le fascisme et la barbarie.
      Écrivain culte de l'entre-deux-guerres, Sándor Márai livre un passionnant examen de conscience autour de l'extension du nazisme en Europe de l'Est. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

    Miraculé, ce testament politique n'en est que plus poignant. Emmanuel Hecht, L'Express.

  • 1926. Un jeune docteur en philosophie de Budapest arrive à Paris pour quelques mois. Étranger à ce pays qui le fascine et le rejette à la fois, il évolue parmi d'autres étrangers qui, comme lui, survivent tant bien que mal. Récit initiatique, fabuleuse peinture de Paris, ce roman largement autobiographique est une troublante réflexion sur l'exil, autant réel qu'intérieur, qui a nourri la vie et l'oeuvre de Sándor Márai.

    « Comme Zweig, Sandor Marai décrit avec une élégance rare le crépuscule pathétique d'une civilisation qui va être noyée sous les cendres du nazisme et du communisme » (La Vie).

  • Journal intime d'un homme de 54 ans, professeur de latin dans une petite ville hongroise, en 1910. Il mène une vie monotone et routinière entre ses cours, ses repas et ses soirées au club. Lors d'une cure dans une station thermale de montagne, il trompe son ennui avec ce journal, qui devient le compte-rendu d'une crise imprévisible.

  • Sándor Márai La Conversation de Bolzano Casanova, à peine échappé des « plombs » de Venise, se réfugie à Bolzano où la nouvelle de son arrivée met la ville en émoi.
    Aux prises avec l'âme juvénile et exaltée de Francesca et l'inquiétant comte de Parme, son vieil époux, il rencontre et finit par vaincre à sa manière la tentation de l'Amour.
    Inspiré d'un épisode de la vie de Casanova, La Conversation de Bolzano met en scène une aventure troublante du séducteur vénitien. Ecrit dans une langue toute musicale, construit comme un opéra, ce roman splendide qui connut un grand succès dans la Hongrie des années quarante est l'oeuvre d'un des plus grands stylistes hongrois.

  • Sándor Márai L'Héritage d'Esther La fin de l'empire austro-hongrois et ses prolongements crépusculaires ont inspiré des écrivains majeurs comme les Autrichiens Joseph Roth, Stefan Zweig ou Arthur Schnitzler. Il faut y ajouter le Hongrois Sándor Márai (1900-1989) qui, aujourd'hui, est enfin reconnu comme un immense écrivain européen.
    L'Héritage d'Esther, publié en 1939, rassemble en un bref récit tout ce qui fait l'art de Márai. Retirée dans une maison qui menace ruine, engourdie dans une solitude qui la protège, une femme déjà vieillissante voit soudain ressurgir le seul homme qu'elle a aimé et qui lui a tout pris, ou presque, avant de disparaître vingt ans plus tôt. La confrontation entre ces deux êtres complexes Esther la sage, ignorante de ses propres abîmes et Lajos l'insaisissable, séducteur et escroc est l'occasion d'un de ces face à face où l'auteur des Braises et de La Conversation de Bolzano excelle. Un face à face où le passé semble prêt à renaître de ses cendres, le temps que se joue le dernier acte du drame, puisque « la loi de ce monde veut que soit achevé ce qui a été commencé ».
    La tension dramatique extrême, l'atmosphère somnambulique, l'écriture sobre et précise font de ce court roman un véritable chef-d'oeuvre.

  • Antifasciste avant la guerre, « ennemi de classe » sous l'ère soviétique, témoin d'un monde qui se délite, Sándor Márai connut avant son exil officiel vers les Etats-Unis un tragique exil intérieur. Rédigés vingt ans après les évènements évoqués, ces Mémoires composent une fresque saisissante de la Hongrie à une époque cruciale de son histoire et mettent en lumière le trajet bouleversant de l'auteur des Braises. Avec verve et sensibilité, Márai raconte l'entrée victorieuse des chars soviétiques en Hongrie en 1944, et l'instauration du régime communiste. L'écrivain doit se résigner à l'évidence : l'humanisme est assassiné, on assiste au triomphe d'une nouvelle barbarie à laquelle, une fois de plus, le peuple se soumet. Isolé et impuissant, Márai décide de quitter son pays : « Pour la première fois de ma vie, j'éprouvai un terrible sentiment d'angoisse. Je venais de comprendre que j'étais libre. Je fus saisi de peur », écrit-il la nuit de son départ, en 1948.

  • Budapest, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Un haut fonctionnaire hongrois reçoit une réfugiée finlandaise venue demander un permis de séjour et de travail. Une rencontre très troublante car Aino Laine est le sosie d'une femme qu'il a aimée et qui s'est suicidée quelques années plus tôt. Il invite à l'opéra cette « mouette » venue de si loin, et la soirée se prolonge chez lui par une conversation où elle expose son histoire et les détours qui l'ont menée en Hongrie. Dans cette confrontation de leurs passés, de nombreuses coïncidences surgissentMárai rend à merveille l'atmosphère crépusculaire d'un monde qui jette ses derniers feux. Stéphanie Dupays, Le Monde des livres.

  • Inédit en France, le Journal du grand écrivain hongrois Sándor Márai éclaire l'homme et l'oeuvre d'une lumière nouvelle.
    Romancier, chroniqueur, Sándor Márai fut également le témoin et l'acteur d'une époque dont il a consigné les événements dès 1943 dans un Journal qui l'a accompagné jusqu'à la fin de ses jours, devenant un de ses chefs-d'oeuvre.
    Ce premier volume couvre la période historique la plus riche la guerre, l'arrivée des Soviétiques, le départ en exil et dévoile des passages plus personnels de l'oeuvre où se déploient la causticité et la clairvoyance de l'homme de lettres.
    Sous la direction de la traductrice Catherine Fay, avec la collaboration d'András Kányádi, maître de conférences à l'INALCO, cette édition du Journal apparaît comme la pièce maîtresse de l'oeuvre de Márai : au fil de pages superbes, où le moindre détail prend une ampleur romanesque, on assiste à la pensée en mouvement d'un homme conscient que sa seule façon d'être au monde est l'écriture.

  • Sándor Márai Divorce à Buda Traduit pour la première fois en français, Divorce à Buda, publié en Hongrie en 1935, soeinscrit dans la lignée de LoeHéritage doeEsther ou des Braises, romans qui ont révélé Sándor Márai comme loeun des plus grands auteurs hongrois du xxe siècle.
    Unité de lieu, de temps et doeaction : dans une Buda somnambulique, deux hommes se retrouvent après de longues années pour un face-à-face nocturne. Loeun est juge, loeautre médecin. Anciens camarades d?école, la vie les a séparés, et coeest aujourdoehui le divorce du médecin, que le juge soeapprête à prononcer, qui les réunit. Autour de la figure doeune femme, la réminiscence du passé fait émerger peu à peu un secret enfoui.
    « Roman de la bourgeoisie hongroise, fondatrice de la Hongrie moderne », selon loeauteur, cette oeuvre doeune grande subtilité évoque un monde en crise, mais aussi, de façon poignante, loeambivalence des sentiments et loeillusion tragique de loeamour total.

  • Travail. Il fuit le questionnement qui le hante : que cherche-t-on derrière le désir, la passion, quel manque insondable aspire-t-on à combler à travers chaque acte de sa vie ? Au terme de quatre jours fiévreux durant lesquels il revit les étapes de son adultère - occasion pour Sándor Márai de stigmatiser avec ironie les conventions sociales et d?analyser les balancements d?un c?ur masculin -, il prend une décision qui va faire basculer sa vie.
    Un des premiers livres (1934) de l?auteur des Braises et des Confessions d?un bourgeois.Avec sa prose réglée au métronome, L?Etrangère est l?un des romans les plus impitoyables de Marai : un art du naufrage. André Clavel, Lire.

  • Tandis que leurs pères sont au front, des adolescents découvrent en bande leur indépendance. Livrés à eux-mêmes, menés par les démons de leur révolte, ils inventent des jeux qui leur permettent de renverser le monde des adultes, d'échapper à l'autorité de leur famille. C'est l'apprentissage de tous les dangers, de toutes les déraisons. Sur fond de guerre, la découverte de la vie, de la sexualité, le passage du rêve de l'enfance aux réalités du monde ne vont pas sans danger.
    Ecrit en 1929, roman du destin hongrois, des grands bouleversements nés de la Première Guerre mondiale, Les Révoltés, où le Cocteau des Enfants terribles sut se reconnaître, mêle de façon admirablement réussie les troubles de l'adolescence et la confusion d'une époque.

  • En 1939, un pianiste hongrois est hospitalisé à Florence, victime d'un mal mystérieux. Pendant trois mois, en proie à de grandes souffrances, il repense à la relation passionnelle qu'il entretient avec une femme mariée, tandis qu'au dehors la guerre se déchaîne. Réflexion subtile sur l'impuissance de l'artiste, l'amour instrument de vie et de mort, mais aussi sur le don de soi et la générosité qui sauve, La Soeur, écrit juste après Les Braises au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est le dernier livre publié par Márai en Hongrie avant son exil. Toute la réussite du texte consiste dans ce combat d'un homme d'abord arrogant et sûr de lui, qui découvre dans la douleur les moyens de se comprendre, de se transformer, et de se guérir.
    Jean Soublin, Le Monde des livres.

  • Reconnu comme l'un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et comme un maître du roman moderne, Sándor Márai (1900-1989) s'inscrit dans la lignée d'Arthur Schnitzler, Stefan Zweig et Thomas Mann. Observant avec nostalgie une civilisation européenne sur le point de s'éteindre, il n'a eu de cesse de témoigner d'un monde finissant. Pendant ses années d'exil (1948-1989), son oeuvre tomba dans l'oubli. Elle fut redécouverte dans les années 1990, notamment avec Les Braises, et connaît depuis un succès considérable dans le monde entier.
    Le présent volume rassemble, classés par ordre chronologique, cinq grands romans de Sándor Márai, qui offrent au lecteur un échantillon de son talent. On y retrouve les trois problématiques essentielles qui ont accompagné l'écrivain hongrois sa vie durant : la nécessité de la révolte, qui met en scène la lutte entre l'instinct et la raison ; l'utilité de la création, qui nourrit la confrontation entre l'ordre et l'aventure ; enfin, l'amertume de l'exil, qui montre l'aliénation de l'individu dans un univers massifié.
      Cet ouvrage réunit :
      Le Premier Amour Les Révoltés La Conversation de Bolzano Les Braises Métamorphoses d'un mariage   Préface de Frédéric Vitoux, de l'Académie française.
    Édition d'András Kányádi en collaboration avec Catherine Fay.

  • Situé en 1949 à Naples, où Márai passa quelques années avant d'émigrer aux États-Unis, ce roman, largement autobiographique, brosse un tableau plein de vie et d'humour du petit peuple du Pausilippe. Comme égarées dans ce quartier haut en couleur, deux ombres : un couple d'étrangers discrets, jamais nommés autrement que « l'homme » et « la femme ». Viennent-ils d'Amérique, d'Angleterre, de Pologne, nul ne sait. Un jour, l'étranger est retrouvé mort au pied d'une falaise. À travers l'enquête du vice-questeur et les récits de ceux qui côtoyaient le disparu (sa femme, se dégage un portrait paradoxal de ce réfugié au statut fragile, qui tenait, malgré lui, le rôle d'un messie dans cette ville où, chaque année, le sang de San Gennaro se liquéfie miraculeusement. Récit de l'exil et du déracinement, ce roman désenchanté confirme l'immense talent de l'auteur des Braises.

  • En avril 1945, budapest est libérée par l'armée russe au terme d'un siège implacable. cet épisode historique, que sándor márai évoquera vingt-cinq ans plus tard dans ses mémoires de hongrie, lui inspire, à chaud, ce roman qu'il achève en quelques mois. pendant les dernières semaines du siège, une centaine de réfugiés se terrent dans les caves d'un immeuble, attendant l'issue d'un combat incertain. autour de la jeune élisabeth, fille d'un savant renommé, résistant au nazisme, se rassemblent toutes sortes de gens. au fil des jours, dans l'atmosphère oppressante de ce huis clos, les caractères se révèlent, les masques tombent.
    Cette oeuvre-là est une magnifique autopsie sociale, à la stefan zweig, sur fond de nostalgie - celle d'une époque où la mitteleuropa scintillait encore comme un cristal, avant l'extinction des feux.a. c., lire.écrit d'un souffle, ce roman discret, touchant et pudique, ressemble à une sonate pour piano seul qu'on entendrait malgré les grandes orgues fracassantes de la guerre.stéphane hoffmann, le figaro magazine.

  • Sándor Márai
    Un chien de caractère

    C'est une petite boule de poils qui gambade et aboie. Il n'est pas beau mais semble avoir de l'esprit et bientôt, grâce à ses maîtres, de bonnes manières.
    Tchoutora est le nom de ce chiot joyeux que Monsieur a décidé d'offrir à Madame en ce Noël 1928 assombri par la crise économique. Bien qu'attendrissant, le quadrupède se montre vite rétif aux règles que dicte la bonne société à un « être inférieur » de son espèce et bouleverse par sa turbulente présence la vie du couple.
    Sándor Márai, un des plus grands écrivains hongrois du xxe siècle, analyse les moeurs de la bourgeoisie de son époque avec une ironie réjouissante. Drôle, subtil, élégant et incisif, ce roman aux allures de conte moral révèle une facette méconnue de l'auteur des Braises.


  • Anglais Embers

    Sándor Márai

    Following a forty-one year separation, two men reunite in a castle at the foot of the Carpathian Mountains to share stories and accusations touching on their lives and that of a third person, the now-dead lady of the castle.

    Poche N.C.
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  • Sándor Márai
    Paix à Ithaque !

    Avec ce roman paru en 1952, Márai nous transporte parmi les héros d'Homère, au milieu des dieux, des demi-dieux et des nymphes, dans la vie cossue des Phéaciens, dans la simple atmosphère rurale du royaume d'Ulysse. Qui est Ulysse ? Telle est la question complexe à laquelle vont s'efforcer de répondre Pénélope, Télémaque et Télégonos. Pénélope évoque avec nostalgie son époux voyageur, amoureux et jaloux, brutal, vindicatif, qui avait pour patrie le changement. Télémaque partira sur les traces de son père pour percer
    le mystère dont une partie de sa vie est entourée. Puis Télégonos, le fils qu'Ulysse a eu de Circé, se livrera à la même enquête sur le père qu'il ne rencontrera que le jour où s'accomplira l'oracle de Delphes et où il tuera Ulysse à son dernier retour à Ithaque. Télémaque découvrira que son père a été la première créature qui fut, sans conteste, homme, qui eut sans équivoque un comportement humain. Calypso lui confiera qu'Ulysse lui refusa d'accéder à l'immortalité : « Il dit qu'il avait décidé et qu'il avait choisi, qu'il préférait rester homme.»
    Paix à Ithaque ! est une grande fresque sur les démêlés des dieux et des hommes, sur les passions humaines, sur l'amour et la jalousie, sur la vie et la mort.
    C'est le plus bel hommage qu'un grand écrivain moderne pouvait rendre au génie d'Homère.

    Raymond Barre.

    Indisponible

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