• Le pli

    Sarah Stréliski

    Joseph Marx, messager modèle du Réseau, aurait pu mener longtemps son existence de fonctionnaire ponctuel et sans problème.
    Le Réseau veillait à la parfaite marche du système. Joseph était fiché comme tout le monde et trouvait cela normal. Ses chefs étaient satisfaits. Il délivrait ses plis. Jusqu'à ce qu'une mission fasse tout s'effondrer : cet Ernest Lüg, au 183 de la rue des Dames. Joseph le trouve mort dans sa cuisine. Suicidé. Ce n'est pas tant la découverte du corps qui contrarie Marx ; chacun est libre de mettre fin à ses jours.
    Non, son problème à lui, c'est la veuve, Gala Lüg. Le décès du client fait d'elle la destinataire du pli, il doit le lui remettre à tout prix. Or Gala Lüg est introuvable. Lorsqu'il découvrira pourquoi, Joseph prendra conscience du pétrin dans lequel il se trouve.

  • Ils sont quatre. Deux couples, Ruben et Nancy, Boris et Norma. Ruben, expert en tirages argentiques hanté par la disparition de son activité, vit avec Nancy, infirmière dans un hôpital psychiatrique. Une amitié ancienne le lie à Boris, un écrivain flamboyant, séducteur, érudit et ambitieux, qui peine à trouver le sujet de son prochain livre. Sa compagne, Norma, femme au sex-appeal souverain et nonchalant, est photographe. Elle confie tous ses clichés à Ruben et leur étroite complicité artistique trouble le tireur d'images. De son côté, Nancy adresse en secret à Boris de longues lettres, dont il se nourrit pour étoffer son introuvable roman. Entre ces deux hommes et ces deux femmes, le désir circule, la rivalité aussi, et le mensonge. La mort d'une voisine solitaire fait un premier accroc dans la trame subtile de leurs relations. Un assassin, interné à l'hôpital et confié à la garde de Nancy, vient ajouter au désordre. Tout comme Ruben révèle les photographies de Norma, Sarah Streliski, à travers les péripéties drôles ou tragiques où sont entraînés ses personnages, révèle dans ce roman lumineux la violence des sentiments contrariés et leur puissante charge érotique.

  • Accident

    Sarah Stréliski

    Il s'appelle sam, il traduit shakespeare.
    Laura l'a quitté en lui laissant six mots qui sont six coups reçus en pleine poitrine. il se trouve dans le " virage des morts ", le virage de l'accident mythique. il se demande de qu'il fait là. il regarde la carcasse de l'audi. il regarde sa main. c'est vrai qu'il a giflé anna. puis la gifle lui revient comme un boomerang : baba voudrait que sam écrive l'histoire secrète de sa vie, celle des deux familles, celle de léo, celle de l'accident.
    Voici sam métamorphosé en hamlet, chargé de faire éclater la vérité.

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