• Ce petit ouvrage de Savitri Devi Mukherji fut publié durant l'automne de l'année 1940. Une année qui fut riche en événements politiques, aussi bien en Inde que dans le contexte international. Mais alors que dans son livre A Warning to the Hindus, publié l'année précédente, Savitri Devi prenait résolument parti pour le nationalisme hindou du Hindu Mahasabha, dans cette deuxième oeuvre elle tient un discours d'apaisement envers les musulmans et se prononce nettement en faveur d'un nationalisme indien supra-religieux.
    Son plaidoyer en faveur de l'union hindoue-musulmane et du nationalisme indien est solidement argumenté. Elle souligne à juste titre la rigidité du système des castes et dénonce le fanatisme social des hindous qu'elle oppose au fanatisme religieux des musulmans. Elle reconnaît les responsabilités des hindous dans le fossé qui s'est creusé entre les deux communautés, sans exonérer les musulmans des leurs. Elle appelle les Indiens à s'inspirer des nationalismes modernes, pas seulement de ceux des nations européennes, mais aussi de celui de l'Iran de Reza Shah Pahlavi, de la Turquie de Mustapha Kemal, et surtout du Japon qu'elle présente comme le modèle absolu. Le nationalisme, voilà la solution, la méthode juste pour réussir dans le monde moderne, dit Savitri. La foi religieuse est respectable, mais elle doit être séparée du politique et rester dans le domaine de la foi personnelle.

  • Cette brochure, publiée en 1939, constitue le premier texte politique de Maximiani Portas, qui venait d'adopter le nom hindou de Savitri Devi ( » déesse du soleil « ).

  • Savitri Devi, ces deux prénoms - profondément symboliques - signifient » la puissance du soleil « . Ils ont été portés par une française dont bien peu se souviennent qu'elle se nommait Maximine Portas.

    Installée en Inde en 1932, après de brillantes études universitaires, la jeune européenne y épousera un brahmane - Asit Krishna Mukherji - et participera à la lutte pour l'indépendance de ce pays au sein du courant le plus radical du nationalisme indien.

    Du lendemain de la seconde guerre mondiale à son décès au début des années quatre vingt, elle vivra entre deux mondes : l'Europe et le sous-continent indien. Dans chacun de ceux-ci, elle mènera le même combat pour la défense de la race aryenne.

    Auteur de nombreux ouvrages, dont le célèbre Souvenirs et réflexions d'une aryenne qui fut longtemps interdit à la vente en France, elle deviendra une référence mythique pour beaucoup. En présentant, dans ses écrits, Adolf Hitler, comme un avatar du dieu Vishnu, elle contribuera à la naissance d'une interprétation religieuse et ésotérique du national-socialisme.

    Dans Le national-socialisme et la tradition indienne, Savitri Devi Mukherji résume ses thèses et montre quels sont les liens qui ont existé entre l'hitlérisme et l'hindouité. Son texte, qui intéressera tant les militants que les chercheurs en histoire des idées, est complété par des contributions de l'évolien Vittorio de Cecco, de l'universitaire italien Claudio Mutti et de Christian Bouchet qui relate sa rencontre avec la » missionnaire du paganisme aryen « .

  • L'étang aux lotus

    Savitri Mukherji Devi

    • Avatar
    • 1 Février 2008

    Ces pages, écrites en 1937, expriment mes premières impressions au contact de cette Inde, devenue pour moi, depuis, la plus chère des patries. Elles ne reflètent que dix-huit mois d'expériences directes, ajoutées, il est vrai, à de longues années d'attente. Depuis, nombre d'expériences ont suivi celles-ci. Elles ont entièrement justifié ma joie de quitter l'Occident chrétien et démocratique, et tout ce qui lui ressemble, et n'ont fait que confirmer mes premières impressions indiennes. Je pourrais encore aujourd'hui signer ces pages et c'est, en partie, ce qui m'encourage à les publier.

    En Inde, c'est comme si toute l'âme de la vieille Europe oubliée, de l'Europe païenne et classique, étouffée depuis longtemps, était là, immortelle, transposée dans une civilisation de pays chaud. A quelque chose près, voilà à quoi cela devait ressembler, les processions de la Grèce antique et ses fêtes ! Sans doute, des défilés de femmes et de jeunes filles, drapées avec la même élégance que celles-ci, s'avançant, les unes derrière les autres, comme celles-ci, dans la demi-obscurité d'une salle aux piliers sculptés, dans laquelle flotte un parfum d'encens ; portant des offrandes, comme celles-ci, et à peu près les mêmes offrandes ; belles, sans doute - comme celles-ci ! Voilà ce qu'il devait être, plus ou moins, ce culte aboli que l'empereur Julien, venu trop tard, fit d'inutiles efforts pour rétablir !

empty