• Dieu est-il mort ? Non. Dans l'Évangile de saint Matthieu, le Christ a donné une prière qui répond parfaitement aux besoins de l'Humanité. Pour bien comprendre la signification de cette prière, il est nécessaire de connaître la constitution actuelle des êtres humains. C'est en cela qu'il faut rappeler que l'homme est un Esprit triple doté d'un Ego impersonnel et intra-cosmique au moyen duquel il apprend à gouverner un corps triple : son Identité divine. Alors, il devient naturel de comprendre que cela que l'on a réifié de diverses manières dans le concept de Dieu, n'est rien d'autre que la Vie elle-même : une myriade de formes. Ô ! Vie, « tu es pour l'être la santé, l'activité, la force ; tu es pour l'âme l'aliment nourricier, l'afflux divin, le guide souverain ; tu es pour l'esprit l'étincelle divine qui le rend conscient de sa sublimité ; tu es le courant qui le relie à Dieu et qui lui transmet Ses ordres et Ses messages. Vie, tu es aussi l'Esprit absolu qui descend dans toute manifestation perceptible à nos sens ; Vie, tu es l'eau, le feu, l'air, la lumière, tu es tout ce qui existe, tout ce qui devient, tout ce qui meurt, tu es le Souffle de Dieu, Son soupir et Son sourire ». Énigme il y a : Comment se fait-il que l'amour humain reste si impuissant, larvé et lové malgré le rayonnement réfléchi de l'Amour ?

  • Il est une tradition épistémologique déjà établie qui tient pour un acquis irréversible d'avoir séparé la métaphysique, la philosophie et la religion de la science. Inversement, il est aussi tout à fait possible de manipuler des idées sans avoir précisément à l'esprit ce qu'elles représentent. Mais pourquoi vouloir opposer par et dans une hystérie nihiliste l'évidence a-logique de l'indicible de l'irrationnel à la logique rationnelle du dicible ? Comment le scientifique peut-il observer l'univers sans être observé par l'Univers ? L'Univers n'est pas sa création. Dans le coeur de tout être humain se trouvent gravées les lettres de l'Univers : Alpha et Oméga. La découverte de l'illimité pour le scientifique est sa fulgurante rencontre avec le Mystère des Mystères. La richesse de la fécondité de la science se trouve dans ses limites, d'un point de vue ontologique : la sagesse qui consiste à reconnaître par l'Illusion cosmique l'illimité au-delà de la science, dans l'âme et avec le corps. D'où l'importance de la métaphysique immatérielle pour l'étude de l'objet de la science. En attendant la Danse de l'Horloge galactique commence par la circulation énergétique du Point Zéro.

  • Une étude de l'épistémologie de l'énergie se doit de définir les termes du discours sur le monde, prendre position sur leur existence réelle et statuer sur le degré de vérité des affirmations les concernant. Dans cette visée de l'activité du Logos, en tant qu'expression de l'Amour intelligent de Dieu et de sa Volonté aimante, dans le Cosmos, le Cosmohomme est cosmovore, non pas qu'il soit carnivore mais ignivore, comme toutes ces fleurs somptueuses se nourrissent de toute substance ignée qui passe à leur portée. Il se réserve de cracher le feu et est apte à résorber le feu vomi. Les êtres relativement "évolués", comme vous, présentent déjà une certaine quantité de feu dans leur aura. Le Cosmohomme est l'Homme spirituel versus le Terahomme. Ce dernier se nomme : "moi, je suis scientifique". Mais vulgaire matérialiste qu'il est il ne sait pas qu'il est émasculé de l'Âme divine. Il est ignivome. C'est l'homo terator. Son monde est un petit monde : le Megacosme. Celui-ci est n'est pas identique au Macrocosme. Le Megacosme du Terahomme est situé en dessous du seuil du Microcosme, celui-là étant le petit monde du Cosmohomme. À l'inverse et simultanément, oserions-nous penser avec Alice Bailey, le Microcosme est un soleil en miniature, caractérisé par les qualités de chaleur et de lumière. Actuellement, cette lumière est "sous le boisseau", cachée sous un voile de matière, mais le processus de l'évolution l'amène à briller. L'âme du Cosmohomme est tout entière un être de désir. Sa volonté a pour objet l'union à Dieu dans l'Amour. L'objet du Terahomme est son identité personnelle : ce microcosme ou l'ego qui entre en acte. Le Terahomme n'a pas l'intelligence de soi de la mémoire de la Gloire Divine. Comment peut-il réactiver le souvenir ontologique de Dieu, contrairement à l' homo viator qui a une mémoire de l'avenir en fonction de l'espérance qui l'habite, via le présent ?

  • La « chute » de l'Homme ne provient pas de la Pensée divine. Elle est le résultat de l'oubli de la racine élémentaire de notre Origine divine, des pensées de séparation et d'égoïsme émises par les hommes depuis des millénaires, comme le suggère Ramtha (dans son livre, Une réflexion du maître sur l'histoire de l'humanité, Tome 1. La civilisation humaine). Mais au-delà des différentes couches du psychisme humain accumulé, derrière même les couches les plus profondes des pulsions primaires du corps, une étincelle de la Flamme du Feu solaire est voilée et ne demande qu'à jaillir. Le Primitif est en attente d'écoute. Que valent ces langages ? Edmond Goblot admet : « Les médecins peuvent causer entre eux d'une maladie sans être compris du malade. On n'entend pas les termes d'architecture sans être du bâtiment, ni ceux d'autourserie si l'on n'est pas initié à la chasse au faucon ». Ceci révolte sans doute l'esprit de l'observateur. Alors, se mettre en chemin dans la Lumière du Primitif, c'est accepter de ne plus séparer le Soleil qui brille dans les Cieux et le Soleil caché qui donne vie et substance aux profondeurs des Abîmes, et d'unir dans un même regard ce qui est « En Haut » à ce qui est « En Bas » dans la conscience de l'aspect-entité de la non-entité Une et Absolue, qui est notre Êtreté absolue: l'Atome primordial et virginal. Rappelons-nous qu'en Christ est la Vie et que cette Vie a conquis la mort et l'a englouti dans la Victoire. Le fait est que cette Vie est à notre disposition. Cela est certes un objectif, mais c'est aussi un fait établi. Est-ce que vous le croyez ? Tout dépend de l'état de notre esprit par rapport à la réalité de Christ. Jésus nous accorde sa Rédemption et nous donne son discernement. Dans de telles situations, demandons-nous : Quel en est la nature ? Chaque fois que nous recevons la plénitude de Dieu, ce n'est qu'en Christ, pas en nous-mêmes. Dieu a lié toutes choses à Christ, et de cette façon Christ est Unique. Toutes choses sont scellées en Lui et au travers de Lui. Nous touchons là à la nature fondamentale de la Chute. Il est important de retenir en préalable, qu'il existe une approche résurrectionnelle de la Divinité, qui est une approche vivante et pas simplement mentale, ni académique, ni un système de vérité glacial. Il y a ici toute la différence entre recevoir l'explication de quelque chose et recevoir la révélation de quelque chose. Sur cette pente glis

  • Penser le Cosmos est un acte qui l'introduit dans notre organisme et le vivifie, un acte souverain et sublime qui nous projette, lentement mais sûrement, par des chemins inconnus vers la transparence de la Vérité. Une vérité qui fait résonner notre âme aux dimensions de son essence spirituelle. Il faut y parvenir consciemment et maintenir cette attitude. C'est difficile, car cela implique l'entraînement aux paradoxes, qui est le secret du désintéressement spirituel. Sous cet angle optique, elle permet de toucher à ce «terrain fondamental» de toute existence qui, remarque Krishnamurti, au-delà de la pensée, du temps, du «moi», de toute chose, n'est qu'énergie et ondes de forme. Aussi David Bohm nous enseigne-t-il que l'assimilation de ce terrain fondamental par la science à la matière ne répond pas aux aspects les plus intérieurs de notre vie. La science, en même temps qu'elle progresse à pas de géant, ne marque-t- elle pas elle-même ses limites?. La Vérité met en résonnance les réactions intimes de notre faculté de discernement et de notre conscience avec ses immenses capacités d'ouvertures sur la vie. Et ceci, à part entière dans l'Upanishad Brihad-Aramyaka, il est dit : De l'irréel, conduis-moi au réel ! De l'obscurité, conduis-moi à la lumière ! De la mort, conduis-moi à l'immortalité. Le tranchant de la science ne se rapproche-t-il pas plus près des sujets relatifs à Dieu ? L'Esprit existe, nous le vivons et l'éprouvons à chaque instant. Mais il reste insaisissable. Qu'est-il exactement, cet esprit qui nous habite ? Comment, par ailleurs, notre conscience dialogue-t-elle avec notre corps, c'est-à-dire avec la matière grossière, avec l'Esprit de l'Âme Divine ?

  • Que sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? L'évolution est un ensemble des changements subis au cours des temps géologiques par les lignées animales et végétales, ayant eu pour résultat l'apparition de formes nouvelles, nous dit-on. Sous cet angle optique, elle est un mouvement général et universel à base de mutations successives dans les degrés de développement de la conscience, et dans lequel tous les règnes sont imbriqués, qu'ils soient minéral, végétal, animal ou humain. Inexorablement, il y a un "enchevêtremnt", une "solidarité" et une "complémentarité" entre les espèces et les règnes, en application générale de la loi d'évolution et de progression de l'esprit individualisé. La vie universelle a deux faces : l'involution, ou la descente de l'esprit dans la matière par la création individuelle, et l'évolution, ou l'ascension graduelle par la chaîne des existences, vers l'Unité divine. L'homme est un esprit immortel, une cellule divine ayant développé une âme. Notre intellect ayant atteint l'état méditatif de la conscience, peut faire un effort afin de s'adapter à la notion d'appartenance à l'Unité d'Esprit, soutenu par les lois universelles de Sagesse et par l'Amour. Sous cet angle optique, l'épistémologie est une voie progressive, un moyen actif qui aide le sociologue, tout chercheur, à dépasser l'immanence, aux fins de s'intégrer plus facilement dans la vie, d'acquérir de nouvelles qualités ; mieux de se maîtriser, d'apprendre à écouter, à s'écouter, d'aiguiser son sens critique à bon escient. Tout comme le physicien le plus élevé, sis sur le chemin de l'éveil, a su, sait et encore saura capter une partie de cette Lumière de l'Amour du Saint-Esprit qui illumine, inonde et transcende, le sociologue peut acquérir une forme de sagesse, recevoir l'illumination du Saint-Esprit, de l'Ange, voire participer à une envolée mystique.

  • De tous temps, l'humanité s'est contemplée, comme le suggère Alexis Carrel, à travers des verres colorés par des doctrines, des croyances et des illusions. Ce sont ces notions fausses ou inexactes qu'il importe de supprimer. L'homme conscient est l'homme de ce XXIème siècle, le dernier avatar de l'espèce, ainsi que l'atteste Jacques Henri Prévost, dans son livre, Le Pèlerin d'Éternité. Mais les fonctions primitives que l'homme intègre n'ont pas disparu dans les abîmes du temps. Elles sont seulement masquées par des artéfacts qui dotent les facultés de cognition et de conscience. Les gisements de pensées, les modes de fonctionnement antécédents sont enfouis dans le corps et dans le mental, d'autant plus profondément qu'ils sont plus antiques. Ils sont d'autant plus éloignés du champ d'investigation de la conscience qu'ils sont plus archaïques. L'homme apprend, et apprendra surtout plus tard, à s'élever au-dessus de toutes les douces tyrannies des plaisirs mondains, des souffrances morales, des affres psychiques et de certaines lois religieuses et à devenir une loi par lui-même, en devenant d'abord sage par la connaissance des sottises de ses semblables, de leur ignorance d'eux-mêmes, ensuite un humble agent de la Divinité qui exprimera dans tous ses actes sa Volonté et son Amour : "Ô Dieu. Je l'accomplirai avec joie. Oui, Ta loi est en mon coeur". N'est-ce pas que pour Socrate, "les vrais philosophes s'exercent à mourir" ? Le repos en soi, la veille lucide et tranquille permettent à celui qui s'y adonne de percer le mystère de la mort. Cela à dire la Vie du Mystère des Mystères. Nos Rayons d'Or et d'Argent sortent du Foyer qu'est le Coeur du Chrétien, quand il a dominé sa personnalité, quand il a offert au Christ sa vie, son âme, ses forces et que pour servir il a tout "délaissé" par son Identité et pour elle. Ces Rayons viennent de Dieu emportant avec eux l'injure ou la haine pour laisser en échange, Humilité et Amour. En quoi la pensée de l'Amour nous interroge-t-elle sur les limites de la pensée ?

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