• C'est une reine et son bouffon. Sylvia prédit l'avenir et se dit investie de missions divines. Dès leur première rencontre, Étienne est fasciné par cette jolie blonde plus âgée que lui. Il gobe toutes ses fulgurances et devient aussitôt son disciple. Pendant vingt ans, ils font la route, sillonnant en auto-stop les départementales, se faisant héberger dans des locaux de fortune, répétant inlassablement le même rituel à la lumière des bougies. Ceux qui croisent le couple, elle au regard évaporé, lui ravi, ont un sentiment étrange lorsqu'ils se disent soutenus par un réseau politique et financier planétaire. Ils sont gentiment dingues. Jusqu'à ces 42 coups de couteau sur le corps d'un enfant, une nuit, dans un bourg du Sud-Ouest. Un crime inacceptable qui va déclencher une tempête politico-judiciaire. Et cette question : comment juger la folie ?

  • Le 27 février 2000, Suzanne Viguier disparaît. Son mari, Jacques Viguier, devient rapidement le suspect n°1 : tout, dans sa conduite totalement erratique et silencieuse, ses faux-pas et ses maladresses, l'accuse. Il sera pourtant acquitté après deux procès d'assises, riches en coups de théâtre. Duels d'avocats, témoins incohérents, manoeuvres policières, exagérations médiatiques, Stéphane Durand-Souffland démonte ici les rouages d'une machine judiciaire qui n'est rien moins qu'infaillible. Et nous raconte comment on «fabrique» un coupable.

  • Tous les grands procès d'assises connaissent un point de bascule, un moment précis qui résume l'audience et, parfois, en détermine l'issue. Revirement spectaculaire d'un témoin, aveux inattendus d'un accusé, plaidoirie d'un avocat, ces instants constituent un condensé d'émotion et de tragédie. Ils font de la cour d'assises un théâtre du réel.
    Guy Georges, Michel Fourniret, Yvan Colonna, Jacques Viguier, Jean-Michel Bissonnet, Outreau... Les procès importants de ces dix dernières années ont donné lieu à des scènes d'anthologie judiciaires, racontées dans ce livre par un journaliste qui les a vécues. Témoin privilégié de ces procès, toujours très informé du dossier d'instruction, Stéphane Durand-Souffland sait en reconstituer l'histoire, les personnages et l'atmosphère. Au-delà de son métier de chroniqueur, il parvient à en restituer le ressort dramatique, la finesse souvent diabolique des rouages et surtout l'intense émotion.

  • Non, Éric Dupond-Moretti n'est pas fasciné par le mal mais défend autant la présomption d'innocence que le droit à une juste peine. Non, il n'est pas l'ennemi des magistrats, mais il s'interroge sur l'absence de notion d'humanité dans leur serment, qui figure pourtant dans celui des avocats. Non, il n'est pas contre l'État, mais il est souvent révolté par le fonctionnement de la justice. Ses anecdotes et souvenirs racontent les petits arrangements, les influences et les pièges qui peuvent biaiser un verdict. Le portrait d'un système implacable qui tolère à peine la défense, même quand il s'agit d'éviter les plus grosses erreurs judiciaires.

  • Recordman des acquittements aux assises, Me Dupond-Moretti aurait, selon ses détracteurs, tendance à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la justice, elle, a une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle, Ecoutes tous azimuts, atteinte à la vie privée, ruses procédurales, communications à la presse qui influencent public et jurés... La guerre entre la magistrature et les avocats, souvent traités à leur tour comme des suspects, se fait de plus en plus dure.
    A travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu et qui se lisent comme des thrillers, le ténor du barreau dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.
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  • Trahisons, morts, drames, passions. Ici, tout est vrai. Sur les bancs des cours d'assises se côtoient amants naïfs et grands voyous, vieillards amoureux et maris assassins, tueurs en série et crapules de circonstance. Au fil des audiences, leur intimité se dévoile : secrets, mensonges, aveux, silences... Des procès de l'ombre aux affaires célèbres, on pleure et on rit. Colère et tendresse se font face, tandis que l'humanité cabossée défile à la barre.

    Journalistes et auteurs, Pascale Robert-Diard et Stéphane Durand-Souffland sont, depuis quinze ans, deux chroniqueurs judiciaires passionnés des cours d'assises.

  • Les deux plus grands chroniqueurs judiciaires français arpentent depuis quinze ans les palais de justice et livrent ici le meilleur de ce qu'ils y ont vécu, en mille et un éclats haletants, tragiques ou tendres.

    Rien ne leur échappe ; aucun regard, aucune esquive, aucune ficelle. Ici on croise Yvan Colonna et le préfet Érignac, Guy Georges ou Michel Fourniret, les accusés d'Outreau, deux mères éplorées, chacune à sa façon - celles de Marie Trintignant et de Bertrand Cantat -, mais aussi toutes les célèbres voix du barreau : Hervé Temime, Georges Kiejman ou Éric Dupond-Moretti. Au fil de ce voyage dans la France des cours d'assises et des tribunaux se mêlent amants naïfs et grands voyous, vieillards amoureux et maris assassins, tueurs en série et criminels d'occasion, fous et écrivains, mendiants et milliardaires, enfants brisés et femmes perdues.

  • Recordman des acquittements aux assises, Éric Dupond-Moretti aurait un peu trop tendance, selon ses détracteurs, à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la Justice, elle, à une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle.
    À travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu, traitées comme des thrillers dans des chapitres coups de poing, il dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.
    Oubli délibéré de la présomption d'innocence, comme si juger consistait surtout à prouver la culpabilité... Écoutes tous azimuts, atteinte non justifiée à la vie privée... Communications intempestives à la presse qui influencent le public et sans doute les jurés... Ruses procédurales qui tordent le cou au déroulement équitable du procès... S'ensuit une guerre de plus en plus dure entre la magistrature et les avocats qui en ont assez d'être traités à leur tour comme des suspects. Sans compter tous les citoyens sans peur et sans reproche qui croyaient jusqu'ici qu'il suffisait, face à un tribunal, d'avoir la conscience tranquille...

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