• Tout le monde croit connaître le plus célèbre des Vaudois. Mais qu'est-ce qui constitue le coeur du projet littéraire de C. F. Ramuz (1878-1947)? La passion de l'absolu, qui anime chez lui le besoin ardent de découvrir, en l'Homme, ce qui demeure, sous ce qui passe. Derrière le dandy distant et sûr de lui, toisant ses lecteurs, se cache un homme fébrile qui ne songe qu'à l'élémentaire, l'universel, la beauté, la grandeur, la plénitude, la permanence, autres noms de l'être et d'un absolu dont il éprouve une nostalgie sans fin. Si Ramuz a passé sa vie à bâtir un univers clos sur lui-même, n'est-ce pas parce qu'il y voyait le seul substitut à sa portée d'une unité irrémédiablement perdue? «Asseoir l'objet passager dans l'éternité», note-t-il dans son Journal en 1943. Ramuz, ou l'écriture en quête d'immortalité...

  • N'a-t-on pas tout dit de C. F. Ramuz (1878-1947), tout publié de cet écrivain par ailleurs monumentalisé et largement instrumentalisé? L'identification de la littérature romande à son oeuvre n'a-t-elle pas desservi l'une comme l'autre? Désormais entrés dans le domaine public, ses romans sont des classiques, aussi admirés que mal compris.

    En s'appuyant sur les apports de l'édition des Oeuvres complètes (Slatkine, 2005-2013), le présent ouvrage fait le pari de réévaluer le parcours d'un homme devenu écrivain jusqu'à faire corps avec sa production. Un créateur mélancolique qui ne vit que d'écriture, et dont la plume sonde avec une élégance altière le tragique humain.

  • Lignes de crêtes : promenades littéraires en montagne Nouv.

    La montagne suisse a attiré un nombre impressionnant d'écrivains venus du monde entier. L'ouvrage se propose d'explorer les relations très riches entre le paysage et la littérature, à travers vingt randonnées en montagne dans toute la Suisse.
    À la fois guide de randonnées, anthologie de textes d'écrivains sur la montagne, et recueil d'éléments géomorphologiques sur le paysage, Lignes de crêtes est illustré par les photographies mystérieuses et envoûtantes d'Olga Cafiero, qui a mis ses pas dans ceux des auteurs.
    Selon Eugène Rambert, « les Alpes sont la poésie de notre pays ». Souvent considérée comme conformiste ou convenue, la littérature de montagne est ici réenchantée par la diversité des regards convoqués. Avec une dose d'humour et de distance enjouée, cet héritage ne demande qu'à être réinventé. Nombre d'écrivains contemporains retrouvent le chemin d'une relation avec l'univers alpin et les éléments qui lui confèrent un charme irrésistible et intemporel. Chaque itinéraire, enrichi d'éclairages géographiques par Jonathan Bussard, montre que la montagne demeure un espace propice au surgissement de la poésie.

  • Lausanne est une ville du livre. Ses places, ses rues, ses superbes échappées sur le Léman et les Alpes ont été évoquées et célébrées par de nombreux écrivains. Les voyageurs illustres (Byron, Hugo, Cendrars...) admirent les paysages, même s'ils ne se privent pas d'égratigner la tranquillité légendaire de la capitale du pays de Vaud.
    Lausanne, promenades littéraires emmène habitants et visiteurs dans les pas d'écrivains devenus des classiques (C.-F. Ramuz, Charles-Albert Cingria, Benjamin Constant) ; il donne également à lire des textes d'auteurs contemporains (Georges Simenon, Jacques Chessex, Anne Cuneo...), et met en lumière des lieux importants dans la vie littéraire de la cité.
    Les dessins de Fanny Vaucher, illustratrice lausannoise, accompagnent les promeneurs au fil des itinéraires thématiques. À la fois documentaire, littéraire et historique, Lausanne, promenades littéraires invite le lecteur à la découverte de la ville sous l'angle de la culture, de l'imagination et de la fiction.

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  • Ecrire, au milieu des années 1920, un éloge de la beauté, sans quitter les rives du Léman ; s'inspirer des figures et des mythes de l'Antiquité classique, mais adopter une forme de narration résolument moderne ; déjouer les attentes des amateurs de " récits romands " en exploitant un décor et des situations en apparence sans surprise : autant de gageures que Charles-Ferdinand Ramuz s'emploie à soutenir dans La Beauté sur la terre. Avec cette oeuvre atypique, l'écrivain poursuit le travail de renouvellement du genre romanesque et d'invention stylistique auquel il s'est attelé depuis ses débuts. L'histoire de Juliette, jeune Créole débarquée en terre vaudoise, devient ainsi, sous sa plume, une fable sur les rapports entre l'art et la vie, sur la difficile cohabitation de la nature et de la culture.

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