Sciences humaines & sociales

  • Une histoire personnelle et philosophique autour de ce qu´habiter le monde et la Terre signifie. Une rencontre avec les lieux, les territoires, la langue et les grands philosophes qui ont marqué la réflexion autour de la notion d´"exister".

  • Y a-t-il une « juste taille » des villes et une « bonne échelle » des territoires de notre existence ? Les métropoles actuelles, lancées dans une extension sans limites, encombrées de gratte-ciel et de centres commerciaux, sont-elles la solution ? Faudra-t-il privilégier des villes plus petites ?
    Depuis Platon, avec sa cité idéale de 5040 foyers, jusqu'à Ivan Illich, nombre de philosophes et d'intellectuels se sont penchés sur ces questions de la taille des villes, de leur mesure. Au-delà des statistiques, c'est bien une question existentielle et politique qui se pose à chacun d'entre nous.
    Dans cet essai foisonnant, Thierry Paquot entrelace démographie, histoire, urbanisme, écologie et nous guide dans le labyrinthe des idées et des expérimentations : naissance et croissance des cités, utopies phalanstériennes de Fourier, garden-city d'Ebenezer Howard, shrinking cities américaines... Il nous initie aussi à la pensée de théoriciens souvent méconnus en France (Kohr, Schumacher, Bookchin, Bairoch, Magnaghi, Sale...), parmi lesquels les partisans du small is beautiful ou des biorégions.
    Périple intellectuel et bibliographique, cet ouvrage propose des pistes concrètes pour définir une urbanité nouvelle, libre, respectueuse des humains et du monde vivant, des temps et des territoires.

  • C'est avec la publication de L'Utopie de Thomas More en 1516 que le mot se répand et que naît un genre littéraire associant critique sociale et description d'une « société heureuse ». L'utopie n'est pas une anticipation, mais un présent qui mise sur le bonheur, l'équité, l'abondance et le respect de chacun.
    Thierry Paquot explore diverses utopies écrites ou expérimentées qui se sont succédé depuis le XVIe siècle, en privilégiant certains thèmes : le travail et les loisirs, l'éducation, la famille et les relations amoureuses, la ville et l'architecture. L'utopie s'enrichit au XIXe siècle de l'uchronie, puis de la science-fiction, pour proposer de nouvelles alternatives à la « société de consommation ».
    L'utopie contient le pire et le meilleur, elle se révèle parfois autoritaire, totalitaire, culpabilisatrice, triste et uniformisante, tout comme elle peut favoriser le déploiement des désirs, démultiplier les plaisirs, répondre joyeusement aux attentes de ses membres. Ce sont ces paradoxes qu'analyse cet ouvrage documenté à l'écriture directe et passionnée, en s'attardant sur les oeuvres de Thomas More, Francis Bacon, Fénelon, Diderot, Sébastien Mercier, Robert Owen, Saint-Simon, Charles Fourier, Edward Bellamy, William Morris et quelques autres « sublimes rêveurs ».

  • Issu du vocabulaire des peintres, le mot « paysage » a progressivement conquis d'autres domaines et acquis d'autres sens selon les disciplines. Simultanément, il s'émancipe du seul regard pour devenir polysensoriel et se placer entre « environnement » et « nature », quitte à provoquer quelques confusions. L'art des jardins, la création de parcs, la nécessité d'attribuer à la nature une place plus importante dans les villes et les territoires urbanisés confortent le rôle grandissant du paysagiste dans la fabrication de « paysages » aux côtés des agriculteurs, ingénieurs des infrastructures, architectes, designers, urbanistes, concepteurs lumière, écologues.
    Cet ouvrage, véritable état critique de la pensée en matière de « paysage », examine aussi bien les paysages urbains que leur patrimonialisation, les transformations du sentiment de la nature que ses représentations. Il appelle à une « éthique paysagère » soucieuse des nouvelles exigences environnementales et conclut que le paysage s'apparente à un « don de sensations », une poétique des écosystèmes.

  • L'Office Mondial du Tourisme fanfaronne : les touristes sont de plus en plus nombreux et le cap des deux milliards sera prochainement franchit ? Que signifie qu'un Terrien sur quatre soit à un moment de l'année un touriste ? Une plus grande tolérance envers autrui ? Une ouverture d'esprit marquée par une curiosité sans limite et une disponibilité accrue envers ce qui nous est étranger ? Le tourisme n'est pas neutre. Il favorise une économie globalisée aux retombées locales minimes et banalise un néo-colonialisme de subordination généralisée... De même, croire que le hit-parade des « hauts lieux » de l'Humanité mis en place par l'Unesco stimulerait une « mémoire collective » aux fonctions éducatives se révèle un incroyable leurre. La multiplication des équipements standardisés (aérogares, hôtels, musées, fronts de mer et de fleuve, « quartiers historiques », etc.) et des coûteux « événements » (Jeux Olympiques, Expositions universelles, etc.) homogénéisent les sites, leurs temporalités et leurs spectacles. Le pic pétrolier et le dérèglement climatique appellent à une plus grande responsabilité envers le pourquoi et le comment des mobilités. Le tourisme est déjà responsable de 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre... Fautil, là aussi, décroître ? Il convient, à coup sûr, de rompre avec le tourisme massifié (et ses sous-produits que sont les tourismes sexuel, médical, équitable, durable...) et de privilégier le voyage et ses acclimatations progressives aux cultures que l'on découvre, plus lent, plus économe, plus attentif. L'être humain est relationnel, il serait aberrant de lui interdire de voyager ! Mais, compte tenu des nouvelles contraintes environnementales, il devient indispensable de repenser le proche et le lointain, ces deux aimants de toute boussole existentielle.

  • En ce début de siècle, un constat s'impose : l'urbanisation est planétaire. Un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout, avec son cortège de normes de consommation, de comportements types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes.
    C'est cette révolution aux expressions paradoxales que Thierry Paquot explore ici sous ses multiples formes territoriales - bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne, global city, urbain diffus. L'auteur pointe les défis à relever : la « bonne » occupation des sols face à l'extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la « bonne » manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives.) ; la « bonne » façon d'assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la « bonne » gouvernance, qui exige l'invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la « bonne » habitabilité entre soi et les autres.
    Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout homo urbanus peut assurer à tous un devenir urbain.

  • Au singulier, l'espace public désigne la sphère du débat politique, la publicité des opinions privées. Au pluriel, les espaces publics correspondent au réseau viaire, rues et boulevards, places et parvis, parcs et jardins, bref à toutes les voies de circulation ouvertes aux publics, dans les métropoles comme dans les villages urbanisés. Les deux relèvent de la communication.
    La mondialisation, la révolution communicationnelle, la vidéosurveillance, la multiplication des murs réels et virtuels «effacent » les espaces publics. L'urbanisation planétaire (centres commerciaux, tourisme de masse, mobilier urbain, enclaves sécurisées, etc.) transforme leurs usages et les uniformise. Pourtant, des résistances se manifestent (street art, spectacles de rue, code de la rue, cyber-rue, actions féministes, etc.) qui associent aux espaces publics, gratuits et accessibles, les trois qualités des villes : l'urbanité, la diversité et l'altérité.

  • Dans les années 1970, on débattait beaucoup d'Une société sans école (1971) ou de La Convivialité (1973) ? L'auteur de ces ouvrages, Ivan Illich (1926-2002), a été un personnage atypique, grand voyageur, lecteur insatiable, polyglotte, curieux de tout et de tous, qui a rédigé une oeuvre exigeante et impressionnante. Sa pensée suit une étonnante continuité critique et autocritique.

    Penseur critique de la société industrielle, il a démontré qu'au-delà d'un certain seuil les institutions (l'Église, l'école, l'hôpital, les transports, etc.) se révèlent contre-productives, c'est-à-dire oeuvrent à l'encontre de leur finalité : l'école désapprend, l'hôpital rend malade, etc.

    En France, Ivan Illich a bénéficié du soutien de la revue Esprit, mais aussi d'auteurs comme André Gorz, Jean-Pierre Dupuy ou encore Serge Latouche. C'est ce qui explique, en partie, que des écologistes et des décroissants le citent, alors même qu'il demeure inclassable. Son analyse de l'Église catholique, son histoire de l'homo educandus, sa dénonciation de la théorie des besoins, ses réflexions sur le développement, l'outil convivial, la technique dévastatrice, la fin des communaux, l'abolition du genre, l'obligation du travail fantôme, la substitution du garage à parquer les humains à un « chez soi » où se déploie l'art d'habiter, la déconsidération de la langue maternelle au profit de la culture numérique, l'imposition de l'écran qui nous empêche de voir ce que l'on regarde, la perte de nos sens au nom d'une technologie toujours plus performante sont quelques-uns des thèmes qu'il a abordé dans des conférences, des séminaires ou de courts essais. C'est cette pensée stimulante et anticonformiste que ce livre souhaite faire revivre.

  • Mon cher Thomas, C'est inconscient de mon audace que j'ose m'adresser à toi, l'Humaniste, l'auteur de L'Utopie - publié il y a tout juste cinq cents ans -, d'abord pour te remercier de ce texte si original qui a nourri d'innombrables rêves pour changer la société.
    Tu ne me croiras pas, mais dans la jeune URSS, des ouvriers ont donné ton nom à leur soviet. Et, de son côté, le Vatican t'a canonisé ! Quel héritage ! Quand on pense que toi, l'Érudit, tu es devenu chancelier du roi Henri VIII (qui t'a fait décapiter.), que tu n'as pas mis en oeuvre une seule réforme digne de ce nom (toi, le saint patron des gouvernants), tu comprendras que ta vie, ton oeuvre et sa postérité restent un vrai mystère.
    Depuis quelque temps, l'utopie a mauvaise presse - il faudra que je te parle de ces « totalitarismes » qui ont abîmé ta belle idée. Et pourtant, je connais nombre de mes contemporains qui seraient ravis de ta proposition de réduire le temps de travail quotidien à 6 heures ou celle de laisser tout individu libre de croire dans le dieu qu'il veut. Qu'est-ce qu'un bon gouvernement ? Comment mettre fin à la guerre ? Comment libérer l'individu tout en assurant les conditions de son bien-être social ? Toutes ces questions étaient les tiennes. Je suis persuadé que notre époque est en panne, que notre imaginaire politique bégaie ou fait du sur place. Il lui faut carburer à l'utopie pour quitter cette désespérance et avancer sur le chemin des possibles.
    En ta précieuse compagnie.
    Bien à toi, Thierry

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  • Alors que notre société est rongée de l'intérieur - ghettoïsation des quartiers d'habitat social, « vivre ensemble » malmené par la multiplication des résidences sécurisées et l'exacerbation des communautarismes, etc. - nous semblons accepter cette situation. À croire que cela n'aurait aucun effet sur notre vie quotidienne. Observateur sans complaisance du territoire, Thierry Paquot n'est pas de ceux qui tournent le dos à la réalité. Ce livre, il ne l'a pas écrit pour les prosélytes de la nuance. L'Urbanisme est votre affaire ! est une invitation qui, pour peu qu'on la suive, pourrait faire demain de nos villes des lieux solidaires, écologiques et démocratiques. Il suffit en effet de regarder autour de soi pour se convaincre que ses cinq propositions en faveur d'un nouvel urbanisme, enthousiasmantes et pleines d'espérance, nous sortiront de nos vies trop vite résignées.

  • L'eau est indispensable au vivant (aux plantes comme aux animaux) et à l'humain. Chacun à en tête la photographie d'un champ aride, craquelé, sec, encombré de carcasses de bovins en décomposition. La sécheresse depuis des temps immémoriaux est considérée comme une calamité, la punition d'un Dieu mécontent ou un sinistre aussi grave que son contraire, l'inondation !
    Si la quantité d'eau présente sur Terre ne varie guère d'une année à l'autre, elle est inégalement répartie, aussi certains territoires doivent effectuer un dessalement coûteux en énergie (solaire, éolienne.), tandis que d'autres pratiquent l'épuration et protègent l'aquifère. Au final, l'eau apparaît aux uns comme un enjeu et aux autres comme une ressource, dans les deux cas, elle fait l'objet de tensions géopolitiques et enrichie les multinationales qui la distribuent.
    C'est principalement l'agriculture productiviste qui surconsomme l'eau, les canons à eau arrosent les champs de maïs tandis que le lisier des cochons pollue les nappes phréatiques. L'industrie agro-alimentaire n'est pas en reste, chaque bien nécessite une certaine quantité d'« eau virtuelle », ainsi un kilo d'hamburger réclame en moyenne 16 000 litres d'eau, un kilo de poulet 5 700, un kilo de fromage 5 000, de pain 1 300. Pour le dire autrement, il faut de 400 à 2000 litres d'eau selon les régions pour récolter un kilo de blé ! Les entreprises de textiles, d'électronique, de métallurgie, etc., utilisent également beaucoup d'eau.
    Chaque année les organisations internationales dénombrent les sans eau (plus de 800 millions en 2015), la majorité résident en Afrique et sont victimes des maladies hydriques (choléra, diarrhées, légionellose). L'inégalité face à l'eau potable est flagrante. Si l'on considère que 20 litres par jour et par personne est un minimum, certains terriens ne disposent que d'un à deux litres tandis qu'un Américain « moyen » en consomme 500 litres (certains moins et d'autres plus pour laver leurs 4x4, remplir leur piscine et arroser leur pelouse dans les régions particulièrement chaudes de la Sun Belt), un Européen « moyen » environ 300 litres.
    L'eau appartient aux quatre éléments selon la culture occidentale, avec la terre, l'air et le feu. La culture orientale admet cinq éléments et ajoute le métal ou le bois. Les philosophes s'en sont préoccupés dès l'aurore de la pensée. Gaston Bachelard (1884-1962) a consacré plusieurs ouvrages à cette « imagination matérielle » des éléments, dont L'Eau et les rêves (José Corti, 1942) que nous relisons ici et situons dans l'ensemble de son oeuvre afin de penser l'eau en ce début du XXI siècle où nombreux sont ceux qui la proclament « bien en commun ».

  • L'inde, cote villes

    Thierry Paquot

    L'Inde est sujette à un profond remue-ménage qui s'appelle "urbanisation". C'est ce processus, d'une incroyable variété de formes sociales et culturelles, qui travaille toute la société indienne et la "déruralise" hardiment. Depuis une quinzaine d'années, de séjour en séjour dans plusieurs villes indiennes (Pune, Mumbai/Bombay, New Delhi, Chandigarh, Bangalore, Panaji), l'auteur observe à la fois cette urbanisation physique - la croissance géographique des villes, leurs transformations architecturales et urbanistiques - et cette urbanisation des comportements et des valeurs.

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  • Leurs noms sonnent aux oreilles du grand public comme autant de cavernes d'Ali Baba : " villa Mont morency ", " Belgravia square ", country club, gated communities à Beverly Hills ou à Manhattan. De Paris au coeur de Rio, de Los Angeles ou de Delhi, ces morceaux de ville en copropriété prolifèrent depuis trente ans. Les raisons en sont connues sécurité, verdure, loisirs et voisins choisis. S'y ajoutent désormais la surveillance médicale, la remise en forme ou le souci communautariste - entre végétariens, entre pratiquants d'une même religion, entre homosexuels... - tandis que les abords de ces " ghettos de riches " sont sous surveillance vidéo, gardés par des vigiles et toute une batterie de codes et de barrières.
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  • " Etre soi ", n'est-ce pas se décaler, se démettre, se " luxer " à l'égard de la société ? Le luxe est un heureux écart, une démesure salutaire.
    Dans cet Eloge du Luxe, Thierry Paqçot nous propose un art de vivre qui bouleverse les habituels calculs économiques et réconcilie l'individu avec lui-même.

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  • Des corps urbains

    Thierry Paquot

    C'est à une phénoménologie argumentée, serrée et jouissive que nous convie l'auteur. Que nous nous trouvions dans la rue (chapitre 1), que nous fassions des pieds et des mains pour nous en extirper (la gestuelle urbaine, chapitre 2), que nous y soyons debout, assis, couché (chapitre 3), ce sont bien les cinq sens (chapitre 4) qui sont mobilisés, sollicités, parfois exaspérés par notre marche dans la ville (chapitre 6). La marche qui, en mettant le corps en branle, sculpte un rapport aux distances, aux odeurs traversées, aux passants croisés, parfois à peine aperçus.
    Thierry Paquot nous montre qu'il n'existe pas de " corps en soi ", détaché de son environnement, flottant indifféremment dans l'espace. Mais que nos comportements, nos habitudes, notre sensibilité elle-même fonctionnent dans une bizarre correspondance, toute baudelairienne, au monde extérieure. La question étant de se demander si la violence de ce monde, son aridité, sa noirceur, sa frivolité, son rétrécissement continué affectent profondément notre rapport au corps, notre humanité.

  • Tout être vivant réclame un territoire. Cet ouvrage collectif, réalisé par des auteurs universitaires reconnus, questionne le territoire à travers une approche pluridisciplinaire, et ouvre la réflexion à la biorégion en suggèrant des pistes pour "entrer en transition".

  • Manger mieux, autrement, local, bio, équitable..., la question revient sans cesse, dans tous les médias et dans toutes les bouches de citadins inquiets.
    Nourrir les villes est pourtant une histoire qui plonge aux sources de l'agriculture. Car, avant de nourrir la planète entière, les fils de Caïn ont toujours satisfait l'appétit des urbains, fins gourmets ou insatiables gloutons.
    Les spécialistes ici réunis autour de Gilles Fumey et de Thierry Paquot reviennent sur cette longue histoire de l'alimentation des villes, sur les rapports intimes du mangeur citadin et de l'agriculture. Ils nous invitent à explorer des voies possibles vers l'autonomie à travers des exemples concrets à Paris - qui vient d'ouvrir la plus grande ferme urbaine d'Europe sur les toits de son Parc des expositions -, aux États-Unis, à Letchworth ou en Argentine.
    Après le temps des flux tendus et autres délices de la logistique glocale, un autre modèle de cité adviendra-t-il, plus résilient et plus frugal ?

    Avec les contributions de Marc Dufumier ; Daniel Cérézuelle ; Stéphanie Lemoine ; Yves Cabannes et Philip Ross ; Sabrina Arcamone et Mónica Bifarello ; Adrien Baysse-Lainé ; Stéphane Linou ; Yuna Chiffoleau ; Michaël Brucker.

  • L'urbanisation gagne inexorablement la planète entière. Ces formes de regroupements humains ont un point commun : les rues. Ce sont elles que ce dictionnaire encyclopédique honore en s'attardant sur le sens des mots qu'elles murmurent à l'oreille des passants.
    Les notices sont sagement classées par ordre alphabétique, d'« Abribus » à « Zone » en passant par « Asphalte », « Barricade », « Carnaval », « Dérive », « Jardin », « Métro », « Mobilier urbain », « Pavé », « Taxi », « Toilettes publiques », « Trottoir »...
    Outre la géohistoire étymologique, l'auteur mobilise les travaux d'historiens, d'architectes, d'anthropologues et de géographes, tout en prêtant attention aux réactions des flâneurs, poètes, romanciers et cinéastes.

  • Que représentent l'« espace » et le « lieu » pour les philosophes ? Cet ouvrage rassemble les contributions de philosophes confirmés, qui explorent la pensée d'auteurs majeurs de l'histoire intellectuelle occidentale en privilégiant l'espace et le lieu. Ce livre collectif complète Le Territoire des philosophes (La Découverte, 2009), qui se focalisait sur les penseurs du XXe siècle.

    Vingt-deux auteurs, de Platon à Nietzsche, sont ici questionnés quant à leur usage théorique de l'espace et du lieu, alors même qu'ils sont, pour la plupart d'entre eux, célèbres pour d'autres concepts et apports, comme la théorie de la connaissance, le monde des idées, le cogito, la « conscience de soi », la dialectique, la phénoménologie, le matérialisme historique, la « volonté de puissance »...

  • L'urbanisation planétaire à l'oeuvre transforme profondément les relations que les humains entretiennent avec la nature : l'urbanisation en vient "à" "environner l'environnement", avec ses autoroutes, ses centres commerciaux, ses habitations éparpillées... Qu'appelle-t-on « environnement » à l'heure de cette urbanisation généralisée ? Répondre à ces questions cruciales nécessite de mobiliser des savoirs et des pratiques professionnelles diverses. D'où cet ouvrage polyphonique, réunissant des auteurs venus d'horizons différents, mais tous convaincus que l'urbanisation n'est pas "en soi" à diaboliser et qu'il faut la penser à partir d'une philosophie de l'environnement renouvelée.

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