• Un jour d'été, le narrateur accompagne sa fille adolescente, qui souffre d'anorexie, dans un hôpital de Nîmes. Leàn entre en terminale à la prochaine rentrée, et espère pouvoir retrouver l'énergie du corps pendant ces quelques semaines qu'elle va passer à l'écart de tout et de tous. Parce qu'il ne peut pas la visiter, son père commence à lui écrire des lettres, lui parle d'elle et de son enfance, et surtout lui raconte des histoires, comme on le fait pour maintenir l'autre dans la communauté des hommes et lui insuffler l'envie de vivre.
    Surtout, au travers de deux figures de femmes écrivaines, l'albanaise Musine Kokalari, emprisonnée durant 15 ans sous la dictature, et l'Allemande Hanna Arendt, exilée de l'Allemagne nazie, deux femmes qui ont passé leur vie à écrire et à se battre, il mise sur la capacité de la littérature à nous aider à s'inventer une destinée.
    C'est donc un récit mêlé de plusieurs fils que nous offre Tieri Briet, un hommage à la littérature comme résistance, incrusté dans un récit intimiste. Il s'attache à interroger cette difficile relation au corps qu'ont les jeunes filles d'aujourd'hui, cette « épidémie sociale », variante ultramoderne de l'ancienne hystérie. Il ne cache rien de sa propre incompétence de père à lutter contre la maladie, la complexité de sa vie d'homme qui vient au même moment de nouer une relation avec une jeune femme dont il attend un enfant. De Leàn, il dessine finement le portrait, jeune fille fervente amoureuse des mots et des chansons, qui a grandi dans la musique des voix, dont l'histoire préférée, quand elle était enfant, était celle de Victor, l'enfant-sauvage de l'Aveyron.
    Un récit d'une grande beauté et sensibilité.

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  • " Camille ", garçon ou fille ? Avec son prénom, Camille fait l'avion, s'aventure, s'invente et joue.
    Un jour, Camille rencontrera l'autre Camille...

  • Un livre illustré de belles photos en noir et blanc - vues de ports, lieux excentrés, villes boîtes où l'on erre comme dans les mots de Tieri Briet qui stigmatisent le sort fait à l'immigration.
    Quelqu'un a peur.
    Quelqu'un, qu'une sourde colère anime, part donner les noms.
    Quelqu'un tente de raconter comme (il) peut ce morceau de contrée où le vivant perpétue son esbroufe au milieu de tous les froids, toutes les nuits, tous les malheurs qui la ravagent.
    Cordier, Tieri Briet connaît l'art de tordre la langue pour, dans le même temps, la désentraver de toutes ses pesanteurs et la lancer, tel un grappin, à l'assaut de tous les murs du monde. Il sait retrouver l'amitié primitive de la main sur la pierre, le courage des enfants, leurs attentes patientes. Et c'est notre place dans le monde qui nous est rendue. Pierres vives au milieu des broussailles et des mousses.

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