• Afin de justifier leur braquage sans précédent des comptes publics, les nouveaux philanthropes arguent qu'après avoir été les meilleurs pour faire fortune, ils seront les meilleurs pour faire le bien. La crise de la Covid est, de ce point de vue, paroxystique : les milliardaires s'enrichissent pendant que le reste de l'humanité sombre dans la grande pauvreté et certains cachent cette intolérable réalité chiffrée, en offrant aux hôpitaux quelques masques, bidons de gels, voire quelques piécettes...Démontrant comment la France copie le pire du système américain avec des donateurs et des entreprises supposément mécènes applaudis par des politiques complices, Vincent Edin tacle sévèrement celles et ceux qui prétendent exercer un rôle d'intérêt général tout en se soustrayant à l'impôt.

    Journaliste, collaborateur régulier du magazine Usbek & Rica, Vincent Edin enseigne la rhétorique politique. Il est également l'auteur de plusieurs essais et du manuel Se lancer dans la collecte de fonds (Juris Éditions, 2012). Car avant de critiquer la philanthropie, il l'a côtoyé de près, notamment en travaillant aux rencontres organisées par Admical, association rassemblant les entreprises mécènes. Il est le directeur de la collection « Les Incisives ».

  • Sur fond de crise économique et sociale, dans un contexte où les terroristes veulent attiser la haine, l'extrême droite propage ses idées à une vitesse alarmante en désignant des boucs émissaires : « Si nous ouvrons nos frontières, nous serons submergés par des vagues de réfugiés », « Les musulmans veulent imposer leur religion partout », « Les étrangers vivent sur le dos des Français » ... Comment contrecarrer ces idées qui dressent les citoyens et l'ensemble des êtres humains les uns contre les autres ? Ce livre réplique, faits, chiffres et analyses à l'appui, à près de 80 slogans diffusés par l'extrême droite. Il révèle leur caractère mensonger et montre qu'il est possible de faire progresser le droit de tous à une vie digne et décente. Antidote au poison des idées de l'extrême droite, ce livre déjà diffusé à 30 000 exemplaires dans sa première édition a été entièrement mis à jour et augmenté. Il invite à construire une société d'égalité, de liberté et de fraternité pour tous.

  • Avis à ceux qui la croient disparue,
    la gauche est immortelle.
    Gauche : idéal politique du XIXe siècle ayant connu des heures de gloire jusqu'à la chute du mur de Berlin avant de s'étioler, étouffée par le triomphe du libéralisme d'un côté et la force des thèses identitaires de l'autre.
    Électoralement K.-O., médiatiquement inaudible et avec une crédibilité en berne, la gauche sera pourtant notre boussole dans les grands combats à venir. Le clivage serait dépassé ; c'est faux. Le cap du changement, du progrès, ne peut être que la gauche.
    En s'éloignant de l'obsession élyséenne et de la question du chef, en militant par l'action et l'exemple, elle a tout pour relever les défis conte mporains et ramener à elle les millions de sceptiques, de désespérés.
    Ce livre se veut un vade-mecum fait de décryptages du débat public, de mises au point sur les ordres de grandeur, de batailles culturelles à mener et de bonnes pratiques à essaimer.

  • Chaque été, au summum de la saison des festivals, les professionnels du spectacle sont sur la scène et... sur la sellette. Ils auraient des prétentions excessives et bénéficieraient d'un régime, l'intermittence, qui leur assure un revenu même quand ils ne travaillent pas. Pourquoi dès lors se fatigueraient-ils à faire davantage que le minimum d'heures qui leur assure une allocation ? Ainsi, en plus de financer des oeuvres coûteuses qui ne rapportent rien, l'État et les autres salariés se ruineraient à combler le déficit chronique de leur caisse d'assurance chômage. Ce livre répond point par point à 51 poncifs qui font l'impasse sur la réalité de ce que vit l'immense majorité des professionnels du spectacle : chanteur, caméraman, script, costumière, acteur, preneur de son, décorateur, installateur de scènes, régisseur, etc. Accessible à un large public, cet ouvrage explique le régime de l'intermittence. Loin d'être un privilège, il finance, à certaines conditions, les périodes de recherche d'emploi de personnes dans l'obligation constante de faire leurs preuves pour être embauchées. Parfois stigmatisés comme des parasites, ceux qui font le spectacle vivant et enregistré sont en fait les acteurs indispensables de la vitalité culturelle et économique de la France. Sait-on par exemple que la valeur ajoutée dégagée par le spectacle vivant et enregistré est supérieure à celle des secteurs de l'aéronautique, du ferroviaire et de la construction navale réunis ? En braquant le projecteur sur les conditions de vie et de travail de ceux qui font le spectacle, ce livre renforce le lien vivant qui unit créateurs et spectateurs. Vincent Edin est journaliste indépendant, auteur et coauteur de cinq essais parmi lesquels Insertion. Le temps de l'action (Autrement, 2010), Se lancer dans la collecte de fonds privés (Dalloz, 2012) et Chronique de la discrimination ordinaire (Gallimard, 2012). Il coordonne par ailleurs le master Communication politique et publique à l'European Communication School (ECS) où il intervient sur le mécénat, l'analyse de l'actualité et la rhétorique politique

  • Cette Chronique est la première radiographie systématique des discriminations par type (genre, âge, origine ethnique ou géographique...), par domaine (études, emploi, santé, logement, loisirs...) et par nature (systémique, directe ou indirecte). Elle résulte du croisement d'enquêtes de terrain, d'études de cabinet de conseils et de données statistiques officielles lorsqu'elles existent, car il faut compter avec le refus, aveuglément drapé dans le principe de l'égalité républicaine, d'établir des données chiffrées et ciblées sur ce sujet.
    Faute d'une possible saisie globale, la question de la discrimination se limite souvent, pour le citoyen, à l'aspect qui lui est plus familier - par exemple l'âge ou l'origine ethnique, le lieu de résidence ou le genre -, au détriment des autres types concrets et quotidiens qui frappent un nombre considérable d'individus (jusqu'à 70 % si l'on pose que l'ensemble des femmes est victime de discriminations). Parce qu'ils n'apparaissent habituellement que fragmentairement, ces manquements permanents à l'égalité républicaine sont en réalité désormais constitutifs de notre vision de la société. Cette Chronique n'a d'autre fin que de nous rendre intolérables les violences sociales que sont les discriminations ordinaires dans les domaines du droit et de la pleine citoyenneté - l'éducation, la santé, l'emploi ou le logement -, et de montrer, à partir de cas concrets, comment entreprendre de les combattre.

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