• Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.

  • Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
    Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
    Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • On sait tout de Candide, sauf une chose : quel rapport l'auteur avait-il avec ses personnages? Les a-t-il imaginés ou connus? A-t-il partagé certaines de leurs aventures? Est-il caché dans un coin du roman pour les observer? Ce regard que Voltaire pouvait porter de l'intérieur sur sa création, c'est justement celui qu'au-delà des connaissances acquises, on a eu l'audace de tenter de porter sur Candide. Cette édition change l'interprétation du plus étudié, mais aussi de plus secret des contes voltairiens. Il s'y présente de façon nouvelle. Ce n'est plus seulement, comme on l'a dit, un «catalogue de tous les malheurs humains», mis au service d'une campagne «philosophique» contre la doctrine de la providence. C'est, dans sa genèse et dans sa structure, un voyage sentimental au pays de la mémoire.

  • Dans ce siècle du voyage et de la philosophie, Zadig entreprend son apprentissage dans un univers partagé entre le bien et le mal. Trahi par Sémire et Azora, déçu par l'amour, Zadig trouve refuge dans la nature, qui est à l'image de Dieu. Remarqué par le roi d'Égypte Moabdar, il retourne dans le tourbillon du monde et devient Premier ministre. Séduit par la reine Astarté et menacé par la jalousie du roi, il fuit bientôt Babylone. C'est l'occasion pour lui d'un retour sur soi et d'une réflexion sur les caprices de la fatalité. Au hasard des aventures qu'il croise sur son chemin en compagnie de l'ermite, Zadig devient l'incarnation de la Providence, dont les voies restent par ailleurs impénétrables. L'ange Jesrad lui révélera une partie des mystères de la Destinée. Si l'homme est sans cesse tiraillé entre liberté et déterminisme, il semble bien devoir les concilier. Et c'est là sans doute la seule vérité qui nous soit accessible.

  • Voltaire Micromégas Après une étape sur Saturne où il se fait un compagnon de voyage, philosophe comme lui, Micromégas, habitant de Sirius, vient visiter la terre des hommes, « notre petite fourmilière » : occasion de péripéties nombreuses et de dialogues variés. Puis, à la Þn du livre, les deux personnages reprennent leur voyage, on ne sait vers quelle destination. Le lecteur ne les accompagne plus.
    Il demeure aux côtés des Terriens, ses semblables.
    Si l'étrangeté dont joue Voltaire dans ce conte qu'il publie en 1752 est d'abord celle des deux voyageurs, des autres mondes habités et du voyage interstellaire, c'est bien ensuite celle des Terriens qu'il met en scène : étrangeté physique, puis intellectuelle et philosophique. Le livre ainsi nous invite à changer de rôle, à philosopher nous aussi, non sur des créatures imaginaires, mais au contraire sur l'Homme. A l'évidence, Voltaire s'amuse. Son rire pourtant n'est pas gratuit : Micromégas est une histoire philosophique, une magniÞque leçon de « gai savoir ».

    Edition présentée et annotée par Jean Goulemot.

  • L'Ingénu

    Voltaire

    L'Ingénu est le récit d'un voyage : celui d'un jeune Indien Huron dans la France XVII e siècle. La candeur de son héros permet à Voltaire de faire la caricature de la société française, de ses moeurs et de ses valeurs.

  • Version intégrale de deux contes qui s'inscrivent dans le cadre de l'étude au programme sur la critique sociale au XVIIIe siècle. Le dossier réunit des exercices pour étudier la structure narrative des deux contes et analyser les procédés de la satire et des extraits d'autres auteurs classiques pour enrichir la lecture.

  • Voltaire, premier défenseur des végétariens ! Selon le philosophe, la question de la responsabilité des hommes dans la souffrance des bêtes rejoint des préoccupations plus anciennes, à commencer par le problème du mal. Cet ensemble de textes constitue un plaidoyer fort et toujours actuel, qui questionne nos modes de vie et nos pratiques alimentaires.

  • Nouvelle édition en 2019

  • Voltaire Zadig Jeune et riche, beau et intelligent, courtisé et considéré, savant et brave, Zadig incarnait à Babylone la plénitude du bonheur humain lorsque les caprices de la fortune mirent à l'épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la féroce jalousie du roi Moabdar, le voici bientôt réduit à l'état misérable de vagabond. Mais le malheur est-il vraiment sans remède pour qui possède au plus haut point, comme Zadig, «le talent de démêler la vérité que tous les hommes cherchent à obscurcir» oe On peut discerner dans Zadig la méditation d'un sage sur les jeux imprévisibles de la liberté et de la nécessité. On peut relire entre ses lignes Newton, Leibniz et Spinoza. On peut y découvrir également d'impertinentes allusions à la vie de Cour, une plaisante transposition romancée des mésaven- tures versaillaises de Voltaire et de ses déboires sentimentaux dans les années 1745-1747. On doit surtout se laisser ravir par le charme de cette pure fantaisie narrative où l'esprit de l'Arioste voisine avec celui des Mille et Une Nuits.
    La présente édition comporte également le texte de Memnon, dont l'histoire est étroitement liée à celle de Zadig, et Le monde comme il va.

    Edition d'Edouard Guitton.

  • Un conte philosophique majeur, suivi d'un parcours littéraire « Voltaire, esprit des Lumières ». Dans une édition conforme aux nouveaux programmes de français du lycée, incluant notamment des prolongements artistiques et culturels et un dossier Nouveau bac.

    L'oeuvre.
    Un jeune Indien d'Amérique découvre la France sous Louis XIV. C'est l'occasion pour Voltaire d'interroger les préjugés de la société sous l'Ancien Régime et de livrer un vibrant plaidoyer en faveur de la tolérance.

    Le parcours « Voltaire, esprit des Lumières ».
    10 textes de Voltaire et d'autres penseurs de l'époque pour étudier les valeurs des Lumières.

    Le dossier.
    Toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre dans le cadre des nouveaux programmes :
    Un avant-texte pour situer l'oeuvre dans son contexte.
    Au fil du texte, la rubrique « Des clés pour vous guider ».
    Après le texte :
    - des repères sur l'oeuvre.
    - un groupement de textes complémentaires « Qui est l'autre ? ».
    - des sujets types pour l'écrit et l'oral du nouveau bac français.

    Des prolongements artistiques et culturels.
    Une sélection de 6 oeuvres visuelles engagées, qui s'inscrivent dans le sillage des Lumières.

    Et un guide pédagogique.
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il inclut tous les corrigés : des questionnaires au fil du texte, des sujets de bac, des lectures d'images.

  • Jeannot et Colin, amis inséparables, grandissent ensemble en Auvergne. Pourtant, lorsque Jeannot apprend que son père a fait fortune et qu'il le somme de se rendre à Paris, il quitte son ami sans le moindre regret. La tristesse accable alors le bon Colin, resté seul au pays. L'amitié aura-t-elle raison des préjugés sociaux ?
    Voici onze contes mordants dans lesquels on croise des fakirs, une princesse amoureuse d'un porteur borgne, un fils de prince aux prises avec sa conscience... Entre Orient et Occident, Voltaire raconte avec ironie les absurdités et les bonheurs du monde.

    - Objets d'étude : Dénoncer les travers de la société [3e] / Le roman et le récit du XVIIIe siècle au XXIe siècle [Lycée] - Dossier pédagogique : Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre - Prolongement : La figure du pédagogue (corpus de textes).

  • Lire Zadig, ce n'est pas seulement partager les aventures orientales d'un jeune Babylonien en quête de bonheur. C'est aussi accepter le rire salutaire de Voltaire, c'est découvrir ses interrogations et parfois ses inquiétudes sur la condition humaine. C'est enfin être invité à poursuivre le combat contre toutes les formes de fanatisme et d'intolérance.

  • Zadig est un modèle de vertu et d'intégrité, gonflé d'enthousiasme, avide de découvrir le monde. Mais la fortune, tour à tour favorable ou cruelle, s'amuse à perturber le voyage initiatique du jeune homme. De Babylone en Égypte, l'errance de Zadig le confronte à l'injustice et à la méchanceté des hommes. Dans ce conte philosophique, satire féroce des moeurs et des institutions françaises du siècle des Lumières, Voltaire déroule la destinée chaotique d'un apprenti philosophe à la recherche du bonheur.

  • À la fin de sa vie, Voltaire rendu illustre depuis longtemps par ses grandes oeuvres théâtrales, poétiques, historiques, philosophiques, entretient un dialogue avec ses lecteurs de toute l'Europe. Il publie une multitude d'articles, qui circulent et sont ensuite réunis dans des volumes de «Mélanges». Il y donne de façon incisive et souvent humoristique son opinion sur toutes sortes de sujets ; le lecteur pressé y retrouve l'essentiel de sa pensée et son inimitable tour d'esprit. Cette ironie n'empêche pas le vieux philosophe des Lumières de proposer par petites touches brillantes une sagesse tolérante faite de la recherche, malgré la folie et les horreurs du monde, d'un bonheur raisonnable.

  • Les grands textes du XVIIIe siècle.

    Paré de toutes les perfections humaines, le jeune, riche et vertueux Zadig s'apprête à épouser la plus belle des filles de Babylone. Mais « qu'il est difficile d'être heureux dans cette vie ! ». Sa fiancée le trahit, des canailles le traînent en justice, des fanatiques religieux le menacent, un ange déguisé en ermite vient à son secours... La destinée et l'admirable malice de Voltaire ne lui feront pas de cadeau.
    Ce sulfureux Zadig contient tout le génie et toute la philosophie de Voltaire, sa cruauté, son esprit, sa gaieté et sa haine de la sottise humaine.

    @ Disponible chez 12-21.
    L'éditeur numérique.

  • Pour dénoncer la vanité du monde et prôner le seul recours à la raison, Voltaire choisit le mode du conte, un genre qui lui permet distance et ironie sans rien renier de sa lucidité philosophique. Avec Micromégas, l'humanité doit admettre qu'elle a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'être pleinement « raisonnable ».

  • Formosante, princesse de Babylone, doit se marier ; parmi tous les prétendants, c'est du berger Amazan qu'elle s'éprend. Ce bel inconnu vient du pays des Gangarides, contrée utopique où règne justice, paix et égalité. Amazan lui jure à son tour fidélité ; mais, croyant par erreur qu'elle l'a trahi, il s'en retourne chez lui, et Formosante part à sa recherche. Commence alors un tour du monde qui mènera les héros d'Inde en Egypte, en passant par la Chine, la Russie et toute l'Europe, pour enfin revenir à Babylone. En chemin, ils auront découvert les bienfaits et les méfaits des différents régimes politiques, constaté les ravages de l'Inquisition, mais aussi mis à l'épreuve leur fidélité. À travers eux, Voltaire juge, avec l'ironie et la verve satirique qui sont les siennes, les moeurs politiques de son temps.
    Ce conte oriental plein de fantaisie, où les héros voyagent aux côtés d'animaux merveilleux qui parlent comme des humains, est aussi un conte philosophique dans lequel Voltaire poursuit son combat contre l'obscurantisme. Paru en 1768, La Princesse de Babylone est un plaidoyer en faveur des Lumières et un portrait de l'humanité considérée dans ses différences.

  • «Le premier problème qui se pose à l'éditeur des Romans et contes de Voltaire est de savoir quelles limites donner à son entreprise, c'est-à-dire quels ouvrages ou morceaux il doit retenir, et quels exclure. De la réponse qu'il donne à cette question dépend non seulement le contenu de l'ouvrage qu'il présente au public, mais aussi la conception qu'il propose implicitement du roman et du conte voltairiens.
    La question ne se poserait pas si cet éditeur n'avait qu'à suivre les intentions de l'écrivain. Mais Voltaire n'a jamais donné la liste des ouvrages de lui qu'il considère comme contes ou romans. Il n'a jamais non plus donné, en ce qui le concerne personnellement, une définition de ces genres qui permettrait de retenir les oeuvres répondant aux critères énoncés et de rejeter les autres. À vrai dire, il ne lui arrive à peu près jamais de prononcer ces mots pour les appliquer à ses productions. "Petits ouvrages", "petits morceaux" sont les termes qu'on trouve sous sa plume, mais, même lorsqu'il les emploie, il est à peu près impossible de dire ce qu'il met dessous.
    Le problème serait résolu en pratique, si les premiers éditeurs de Voltaire avaient toujours rangé sous la rubrique en queftion une certaine liste ne varietur de ses ouvrages : on pourrait alors estimer que l'auteur leur aurait donné au moins un accord implicite sur la liste en question. Mais ils ne s'accordent nullement sur le détail du choix des pièces. Et si Voltaire aborde le sujet dans quelque lettre à tel ou tel de ses éditeurs, c'est seulement pour critiquer - de façon d'ailleurs vague - un choix déjà fait par cet éditeur et sur lequel il n'y a plus guère moyen de revenir. Il est donc indispensable de considérer les données du problème avant d'expliquer les raisons du parti auquel nous nous sommes finalement rangés. [...]» Frédéric Deloffre.

  • Babouc est envoyé par un génie pour observer les habitants de Persépolis, ville où règnent le luxe et les excès. Oscillant entre méfiance et fascination, le jeune homme découvre un monde de plaisirs, mais aussi de fourberie et de médisance. Or, de son compte rendu dépendra le sort de la capitale des Perses - capitale qui n'est pas sans en rappeler une autre... Avec une ironie mordante et une langue acérée, Voltaire dénonce les travers de son époque - ou est-ce de la nôtre ? I

  • En 1747, l'Orient est à la mode ; le romanesque sentimental aussi. La raison, selon la pensée de Descartes, est à l'ordre du jour et la question du sens à donner à notre existence se trouve au coeur des préoccupations de chacun. La même année, Voltaire publie Zadig. Le personnage éponyme, un philosophe amoureux qui raisonne et s'intéresse aux autres, erre à la recherche du bonheur. Mais le monde est injuste et les multiples qualités de Zadig ne lui attirent que des ennuis.
    A moins que ces ennuis fassent finalement son bonheur... Tissant les fils de la raison, de la critique, de la parodie et du romanesque oriental, Voltaire nous entraîne, à la suite de son héros, dans des aventures qui sont autant de questions ou "d'énigmes" , pour reprendre le titre de la conclusion. - Le texte intégral annoté - Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre - Un dossier "Spécial Bac" proposant deux sujets d'écrit et deux sujets d'oral - Une présentation de Voltaire et de son époque - Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire - Une rubrique "Portfolio" pour la lecture d'images

  • Dictionnaire philosophique

    Voltaire

    Le 28 février 1766, le chevalier de La Barre, jeune homme de dix-huit ans accusé d'avoir gardé son chapeau et chanté des chansons impies sur le passage d'une procession, est condamné à avoir la langue arrachée, la main coupée, et à brûler à petit feu.
    Sur son bûcher, on brûle aussi, pour le symbole, un exemplaire du Dictionnaire philosophique. C'est dire le rôle de Voltaire et de son "diabolique Dictionnaire" dans le combat des Lumières contre le déchaînement du fanatisme et l'intolérance des Églises. Au soir de sa vie, le patriarche de Ferney a dressé le plus implacable réquisitoire avant l'Antéchrist de Nietzsche contre la religion judéo-chrétienne et son livre fondateur, la Bible.
    Mais, au-delà du but affiché d'"écraser l'Infâme", Voltaire s'en prend aussi aux préjugés et aux vains systèmes des philosophes tant anciens que modernes; persuadé que nous ne pouvons rien connaître, il élève sa voix contre ceux qui tuent et emprisonnent au nom d'une vérité révélée. Deux siècles et demi plus tard, les 118 articles du Dictionnaire philosophique n'ont rien perdu de leur actualité. Chaque fois que les coutumes les plus rétrogrades et les traditions les plus contestables s'allient afin d'imposer silence à la raison critique et à sa libre expression, il est urgent de reprendre avec Voltaire la lutte pour l'émancipation de l'homme et le progrès de l'esprit humain.

  • Quand un monument de la littérature française classique en juge un autre, et qu´à peine un siècle les sépare, cela donne la Vie de Molière. Voltaire s´emploie à développer une biographie dépouillée de tout pathos, de toute anecdote futile, et à mener une critique des comédies de Molière avec impartialité. Un document d´histoire littéraire précieux, tant sur le fond que sur la forme.

  • Abbeville, 1765. Le chevalier de La Barre est accusé d'avoir profané une statue du Christ. Victime d'un règlement de comptes, condamné sans preuves et au mépris de la loi, le jeune homme est torturé, décapité et brûlé avec, entre les mains, un livre interdit, le Dictionnaire philosophique d'un certain Voltaire.
    Directement mis en cause dans cette affaire, Voltaire s'insurge et utilise sa meilleure arme pour dénoncer l'injustice : sa plume.

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