Corinna gepner

  • À mon sens, on ne traduit pas hors sol. On traduit avec toute son histoire, individuelle et collective, avec tout ce qui nous a précédé et tout ce qui nous entoure.
    J' ai essayé de montrer mon cheminement vers la traduction, pour faire comprendre ce qui habite mon travail, ce qui lui donne du sens à mes yeux, ainsi qu' un horizon. Et la façon dont il s' inscrit dans un rapport aux autres qui est bien plus vaste que le simple désir de donner à lire un texte.
    Je souhaitais aussi montrer que le travail de la traduction littéraire est tissé de doutes, d' interrogations qui resteront toujours sans réponse - et c' est tant mieux. Qu' il n' y a pas de savoir, juste une exploration, une expérimentation sans cesse renouvelées, un matériau qui ne cesse de se dérober. Et c' est justement pour cette raison que l' on peut travailler, inventer, et avancer.

  • Ces ouvrages proposent une étude approfondie du texte, les repères essentiels sur l'oeuvre et son auteur, des analyses thématiques, adaptées à chaque genre littéraire, des prolongements vers d'autres oeuvres, en annexe, des informations complémentaires utiles à la compréhension de l'oeuvre.

    Indisponible
  • Le père jésuite Louis-Bertrand Castel (1688-1757) a connu son heure de gloire au XVIIIe siècle grâce à son fameux clavecin oculaire. Partant de l'idée qu'il existe une analogie physique entre le son et la couleur, Castel imagine un clavecin qui dispenserait une musique de couleurs - des couleurs préalablement organisées en gamme sur la base de leurs correspondances naturelles avec les sons. Par-là, Castel cherche à mettre au jour les principes rationnels qui déterminent l'ordre de la nature et à fonder l'art en raison. Dès lors, l'art en vient à témoigner d'une intelligence divine compatible avec la raison et la musique des couleurs. En ce qu'elle rend ces principes fondateurs plus visibles que tout autre art, elle s'apparente à une forme de révélation. La musique colorée permet en outre de sauver l'homme de l'ennui en assurant la pérennité du mouvement et de la surprise, en renouvelant le plaisir de la variété, en satisfaisant l'inconstance naturelle qui le pousse vers d'autres objets de plaisir. De là à promouvoir un art libertin, il n'y a qu'un pas, que Castel franchit à son insu.

  • La métamorphose de Kafka Nouv.

    L'essentiel pour comprendre La Métamorphose de Kafka.
    Cet ouvrage propose une étude approfondie de La Métamorphose de Kafka, les repères essentiels sur l'oeuvre et son auteur, des analyses thématiques, des prolongements vers d'autres textes et, en annexe, des informations complémentaires utiles à la compréhension de ce roman.

  • Comedie et comique

    Corinna Gepner

    • Ellipses
    • 12 Septembre 2001
    Sur commande
  • "C'est pour toi seul que j'ai vécu".
    Chaque année, le jour de son anniversaire, un écrivain reçoit des fleurs d'une inconnue. Une année, c'est une lettre. L'inconnue se dévoile... Cette histoire tragique de passion possissive, de deuil impossible et de vengeance, probablement le plus populaire des récits de Zweig, est suivie de La Ruelle au clair de lune, qui raconte de manière saisissante jusqu'où peut nous entraîner la souffrance quand on aime sans retour...

  • "Car c'est ainsi, avec ce regard terrible, avec cette obsession, que je me suis précipité à la poursuite de cette femme".
    Un médecin raté. La moiteur et le racisme des Indes néerlandaises en 1912. Une femme hautaine, mais fragile. Le secret qu'elle porte. L'ensorcellement du désir. Et l'amok. Ce récit où l'enfantement, la jalousie et la paranoïa s'entremêlent jusqu'au drame nous offre une puissante illustration du poison des normes sociales et de la charge brutale, aveugle, de la passion lorsque soudain elle nous étreint.

  • La France et la poésie sont les premières amours de Stefan Zweig. L'écrivain n'a jamais rien tant aimé que sortir un poète de son « obscurité apparente ». À la demande de l'éditeur berlinois Schuster & Löffler, il compose une monographie consacrée à Paul Verlaine. Le luxueux petit ouvrage, suivi de traductions de poèmes parmi les plus emblématiques de Verlaine, paraît en 1905, illustré de documents reproduits dans la présente édition. Celle-ci est complétée d'un autre récit biographique, « La Vie de Paul Verlaine », publié en 1922, d'un texte sur Arthur Rimbaud et de trois poèmes de Stefan Zweig.
    Premier essai biographique de Zweig, alors âgé de vingt-trois ans, Paul Verlaine inaugure un genre littéraire dans lequel l'écrivain révèlera la richesse de son talent.

  • Une salle d'attente chez un neurologue, cinq personnes qui ne se connaissent pas. La narratrice (par jeu ? par ennui ?) invente une vie pour chacun des autres patients : une jeune botaniste part à la recherche d'une collègue disparue ; un homme d'âge mûr décide d'achever le projet de son épouse, récemment décédée, et s'en va chasser les aurores boréales ; un garçon autiste veut retrouver sa mère et sa soeur, parties pour la planète Tchou ; une vieille dame bataille contre la maladie d'Alzheimer.
    Naît ainsi un entrelacs d'existences imaginaires qui se font écho et sont autant de variations sur un même thème. Il y est question d'absence, de quête, d'oubli. Comme elle composerait une tapisserie, la narratrice tisse également avec ces fils un portrait d'elle-même, tout aussi irréel peut-être...

  • Début des années 30 du siècle dernier, Sebastian, un écrivain, Sonja, une comédienne, Gregor Gregori, danseur et dandy, et d'autres, veulent échapper à un monde qui ne leur ressemble plus. La drogue devient leur refuge. Ensemble mais seuls, ils se côtoient, fuient à Paris, à Berlin ou encore à Fès, simplement pour faire une trêve, le temps d'une courte rencontre à l'infini...

  • Supergonflé

    Mike Isaac

    • Arenes
    • 4 Novembre 2020

    « Être supergonflés, ça nous donne des superpouvoirs. ».
    Travis Kalanick, fondateur d'Uber, 2015.

    À l'aube des années 2010, l'entrepreneur américain Travis Kalanick décide de révolutionner le transport urbain avec son appli Uber. Tous les moyens sont bons pour imposer sa domination : coups tordus contre les chauffeurs de taxi, les concurrents, la loi.
    Le succès est fulgurant. La marque devient même un verbe. « Ubériser un marché », c'est transformer un secteur d'activité en supprimant les intermédiaires grâce au numérique. C'est aussi souvent le détruire.
    Dans le nouveau Far West des grandes villes de la Silicon Valley, Uber tient le rôle de l'affranchi et son PDG fait son entrée dans le petit monde des milliardaires de la tech.
    /> Enquête fouillée et multiprimée aux États-Unis, Supergonflé raconte l'histoire secrète de l'entreprise la plus admirée et la plus détestée au monde - et les périls de la culture start-up.

  • Écrit par un officier allemand prisonnier des Soviétiques, Éclairs lointains retrace l'enfer du chaudron de Stalingrad vu à hauteur d'homme - l'ennemi n'étant pas seulement les terribles orgues de Staline, mais aussi le froid, la faim, la décrépitude physique, la démoralisation, la perte de tout sentiment humain.
    Nous plongeant à la fois dans l'histoire immédiate - celle du nazisme et de ses conséquences désastreuses -, et dans l'histoire universelle, Heinrich Gerlach nous fait vivre de l'intérieur l'absurdité et l'inanité de la guerre. De sa propre expérience et de ce que de ses compagnons de captivité lui ont raconté, il tire, avec un talent exceptionnel, une « fiction » âpre, bouleversante de réalisme, de rudesse et de tendresse mêlées.

  • Ce volume réunit deux courts romans : Alexandre (1929) et Ludwig (1937). Le conquérant grec et le roi de Bavière ont ceci de commun : ils se sont créé un univers propre, à la fois symbole d'infini et prison, se sont crus les égaux de Dieu et ont poursuivi leurs rêves et leurs illusions jusqu'à la folie. Klaus Mann retrace avec précision la vie, les conquêtes et les amours de celui qui posséda le plus vaste empire du monde antique, Alexandre le Grand. Avec Ludwig, il nous donne à voir les derniers jours de Louis II de Bavière, monarque à la fois méprisé et craint, qui se noya dans le lac de Starnberg après avoir tué son médecin. Ludwig a servi de support scénaristique à Luchino Visconti pour son chef-d'oeuvre homonyme

  • Un chef d'oeuvre satirique, scandaleux et visionnaire sur l'Allemagne de Weimar, brûlé par les nazis et censuré depuis, qui ressort enfin en version intégrale. Un véritable événement.

    À Berlin, Jakob Fabian se livre à une critique féroce de la société allemande sous la République de Weimar, lieu de toutes les débauches et de tous les compromis. Désespéré par la veulerie de ses contemporains, il pressent l'approche du désastre, mais reste incapable d'agir et de s'engager.

    Un roman décapant, qui parvient à conjuguer l'ironie, la compassion et la poésie singulière d'une modernité déboussolée.

  • Une fille en cavale

    Charlotte Link

    Et si vous aviez pris la mauvaise direction, au mauvais moment ?

    Alors qu'il vient de se faire plaquer et que ses plans pour Noël sont annulés, Simon, un Allemand, rencontre sur une plage du sud de la France Nathalie, une jeune Française terrifiée aux allures de SDF, qui se croit poursuivie par de dangereux individus. Pris de compassion, il lui offre son aide, sans se douter que sa générosité va le plonger dans un trafic humain dont les ramifications s'étendent jusqu'en Europe de l'Est.
    Pendant ce temps-là, en Bulgarie, une famille cherche désespérément à retrouver la trace d'Ivana, partie rejoindre à Paris une mystérieuse agence de mannequinat...

  • Imperium est l'histoire vraie d'August Engelhardt, qui s'exila au début du XX e siècle en Nouvelle-Guinée allemande pour fonder une colonie d'un genre nouveau - reposant entièrement sur la culture de la noix de coco. Cependant, ce qui commence comme la biographie romancée de l'un des pionniers allemands du nudisme et du végétarisme devient rapidement le rêve éveillé d'une époque et d'une géographie proche et lointaine à la fois. Avec une ironie déconcertante, réconciliant la farce et la poésie, Christian Kracht poursuit une oeuvre littéraire des plus singulières, aujourd'hui traduite en plus de vingt-cinq langues.

  • Trois ans après le meurtre de son père, le sergent-détective de Scotland Yard Kate Linville, de retour dans le nord de l'Angleterre pour vendre la maison de ses défunts parents, se trouve impliquée malgré elle dans une affaire qui secoue la petite ville côtière de Scarborough : le corps sans vie de Saskia Morris, 14 ans, disparue depuis un an, vient d'être découvert sur la lande. Elle semble être morte de faim.
    Peu après, une autre jeune fille, Amelie Goldsby, manque elle aussi à l'appel, puis réapparaît quelques jours plus tard en affirmant avoir été enlevée. Traumatisée, elle est cependant incapable de donner les détails nécessaires à l'identification de son ravisseur.
    Ces deux événements pourraient-ils être le fait d'une seule et même personne ? Ont-ils un lien avec la disparition d'Hannah Caswell, survenue trois ans plus tôt ? Tandis que la police piétine, les médias s'emparent de l'affaire et le « tueur de la lande » fait bientôt les gros titres de la presse, au grand dam de l'inspecteur Caleb Hale, en charge de l'enquête. Bravant l'autorité de ce dernier, Kate commence ses recherches de son côté. C'est alors qu'une nouvelle adolescente se volatilise sans laisser de trace...

  • L'un - Klaus Mann -, le plus jeune, est fils d'un prix Nobel de littérature. La critique l'éreinte régulièrement, ne voit en lui qu'un dandy superficiel, un fils à papa et un écrivain médiocre.
    L'autre - Stefan Zweig - est un auteur célébré dans le monde entier.
    Leur correspondance échangée entre décembre 1925 et décembre 1941 illustre parfaitement les attitudes plutôt opposées que ces deux hommes de grand talent pouvaient prendre face à l'engagement. Là où Stefan Zweig témoigne d'une indulgence coupable à l'égard d'une jeunesse attirée par les sirènes du nationalisme, Klaus Mann, très tôt conscient du danger que représente le nazisme, se montre sans pitié pour les atermoiements de son prestigieux aîné.
    Voici l'édition la plus complète existant à ce jour de cette correspondance. Elle rassemble 82 lettres, dont douze inédites de Stefan Zweig, et cinq de Klaus Mann.

  • Le XXe siècle a été le siècle de l'explosion démographique. Le XXIe sera celui du vieillissement de l'humanité. Déjà à l'oeuvre en Europe et en Asie, le déclin démographique est un défi pour la planète. Ce livre pionnier décortique la révolution en gestation. Une planète qui vieillit et se vide de ses habitants, c'est une planète plus calme et plus écologique. Mais aussi plus terne, sans jeunesse, sans feu, moins innovante, et économiquement en panne.
    « La chanson qui n'aura pas été écrite, le médicament qui n'aura pas été inventé, la technologie qui n'aura pas été perfectionnée, le tout parce qu'il y a moins de gens cette année que l'année précédente - comment évaluer cela ? Un déficit d'optimisme juvénile : voilà le prix très élevé que nous pourrions avoir à payer pour notre décroissance démographique. »

  • Jeune écrivain engagé, Klaus Mann (1906-1949) a assisté à la montée en puissance du parti nazi puis à l'avènement d'Adolf Hitler. Dès le début, il multiplie textes et prises de paroles pour mettre en garde ses amis, ses lecteurs et toutes les bonnes volontés contre la barbarie et la guerre qui s'annoncent. Il assiste à la défaite de l'Allemagne « des poètes, des penseurs et des musiciens de génies », mais ne renonce pas à se battre, même quand il est contraint à l'exil puis déchu de sa nationalité. Car il ne s'agit pas d'une simple révolte de la jeunesse, de l'humiliation d'une guerre perdue ou du désespoir né de la crise écono- mique. Il s'agit au contraire de dénoncer une barba- rie nouvelle, une barbarie qui n'a besoin que de notre indifférence et de notre paresse pour prospérer. Une barbarie, surtout, qui menace le monde entier.
    Alors que les livres et les articles prolifèrent aujourd'hui pour offrir analyses et réflexions nou- velles sur les attentats de janvier et de novembre 2015 à Paris, et sur leurs conséquences politiques, il nous semble plus urgent que jamais de relire Klaus Mann.

  • Un corps flotte dans une piscine au vingt-huitième étage d'un immeuble viennois : déchiqueté et unijambiste. Une minuscule prothèse auditive gît au fond du bassin. Aucune piste sérieuse en vue. L'homme aurait été tué par un requin, ce qui ressemble plutôt à une mauvaise plaisanterie. Richard Lukastik, de la police de Vienne, prend les choses en mains. A 47 ans, l'inspecteur passe pour antipathique mais irréprochable, retors et fou. Il se déplace en Ford Mustang or mat, n'écrase jamais ses cigarettes, dîne chaque soir d'une soupe chez ses parents, n'utilise pas de gants au sens propre comme au figuré, admire le philosophe Ludwig Wittgenstein dont il a toujours un livre en poche qu'il ouvre à l'occasion à n'importe quelle page pour trouver un sens à sa journée. L'enquête est à l'image de celui qui la mène : mordante et dubitative.

  • « Comment ai-je réussi à m'échapper de Heidelberg pour atterrir finalement à Munich, ça reste pour moi une énigme. J'ai dû prendre un train, mais ce voyage est effacé de mon cerveau, plus là, c'est tout. »Traversée de l'Allemagne des années 1990, de fête en gueule de bois et du nord au sud, Faserland est un roman culte. Une jeunesse privilégiée s'y ennuie beaucoup, boit, se drogue et parfois désespère. Un narrateur ironique y conduit sa barque comme il peut - jusqu'au milieu lac de Zürich. Comparé à Jay McInerney et Bret Easton Ellis, Christian Kracht s'impose immédiatement sur la scène littéraire allemande.Premier roman de l'auteur d'Imperium et des Morts (Phébus, 2017 et 2018), Faserland est paru en 1995.

  • Ton année parfaite

    Charlotte Lucas

    Et si votre destin tombait entre les mains d'un inconnu, lui feriez-vous confiance ?
    Jonathan, éditeur divorcé, passe plus de temps à râler qu'à profiter de la vie. Il ignore qu'un simple agenda va changer le cours de son existence. Tombé par hasard sur cet étrange journal de bord rempli d'activités plus extravagantes les unes que les autres, il se laisse petit à petit convaincre de tenter des expériences inédites.
    Plusieurs mois auparavant, Hannah, une jeune femme à l'optimisme à toute épreuve, apprenait que son fiancé était atteint d'une maladie incurable. Pour l'accompagner, elle lui offrait un agenda avec pour chaque jour, une invitation à vivre pleinement le temps qu'il lui restait...

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