Littérature traduite

  • Après Les Exilés de la mémoire et La Dernière heure du dernier jour, le nouveau roman de Jordi Soler, où il évoque la figure disparue de son oncle Oriol. Une superbe réflexion sur la mémoire, un jeu de piste virtuose entre réalité et fiction pour une enquête familiale échevelée et un conte magnifique de noirceur et de fantaisie.
    Par l'un des plus grands auteurs espagnols actuels, un jeu de piste virtuose entre réalité et fiction pour une enquête familiale échevelée. Peuplé de personnages extraordinaires, tour à tour héroïques ou effrayants de sauvagerie, un conte magnifique de noirceur autour des thèmes récurrents de Soler : l'exil, la mémoire, la culpabilité, le poids de l'histoire familiale. Lors d'une conférence, Jordi Soler rencontre une femme étrange qui lui remet une photo et une lettre. Sur la photo, trois soldats républicains parmi lesquels Arcadi, le grand-père du narrateur, et Oriol, son frère. Dans la lettre, une incroyable révélation. Oriol, qu'Arcadi avait dû abandonner blessé en 1939, et que tout le monde croyait mort ou reconverti en pianiste quelque part en Amérique latine, Oriol aurait vécu le reste de sa vie, là, près d'Argelès-sur Mer. Bouleversé, Jordi Soler va découvrir la face cachée de celui que la légende familiale avait érigé en héros...

  • De nos jours en Irlande, la folle épopée littéraire et éthylique d'un écrivain mexicain frustré, d'un poète irlandais alcoolique et d'un couple de millionnaires difformes sur les traces d'Antonin Artaud. Azimutée, foisonnante, poétique, une gourmandise romanesque par l'auteur de La Fête de l'ours.
    Aussi drôle que tragique, servi par une écriture très visuelle et joyeusement débridée, le nouveau roman de l'un des plus grands auteurs hispanophones actuels. En 1937, de retour du Mexique où il a croisé Malcolm Lowry et abondamment usé de peyotl et autres champignons hallucinogènes, Antonin Artaud trouve le bâton sacré de saint Patrick, le patron des Irlandais. Plus d'un demi-siècle plus tard, trois hommes partent en pèlerinage : l'un est un écrivain mexicain égaré dans une ambassade désargentée ; le deuxième un poète édenté qui vit avec son cheval ; le dernier un collectionneur excentrique au faciès d'oiseau. Ce qui les unit ? Une faiblesse coupable pour l'eau-de-vie et une passion dévorante pour Artaud. Ensemble, ils jurent de retrouver le bâton, véritable relique. Sur la route, ils se perdront un peu, boiront beaucoup et se fâcheront à jamais. De Dublin à Kilroot, de Mexico à Paris, une épopée hallucinée et rocambolesque, génial hommage aux poètes et aux fabuleux pouvoirs d'une littérature qui peut mener à la gloire ou rendre fou.

  • Des années 1970 à nos jours, entre chronique douce-amère, aventures loufoques et souvenirs désenchantés, mêlant fiction et réalité, le récit de la vie d'immigrés catalans en exil au fin fond de la jungle mexicaine. Une prose inventive et foisonnante, le tableau d'un monde à la fois tragique et flamboyant dans la lignée de Cent ans de solitude.
    Alors qu'il souffre depuis des mois d'une infection oculaire tenace, Jordi Soler tente la solution de la dernière chance : retourner en pleine forêt tropicale, à la Portuguesa, la plantation de café fondée par son grand-père républicain, pour consulter une chamane réputée pour ses talents de guérisseuse. Les souvenirs remontent : les formidables cuites au whisky et au mint julep du vieil Arcadi et de ses amis ; les repas pantagruéliques en l'honneur de Changó, l'infâme maire libidineux ; l'éléphant échappé d'un cirque itinérant enclin aux siestes sur la terrasse ; et puis Marianne, sa tante, affligée d'une maladie nerveuse, douée d'une force physique inouïe, une tigresse qui terrorisait la famille et battait sa soeur... À travers la folie de Marianne et les désillusions d'utopistes tentés par le rêve d'une Espagne idéale, Jordi Soler nous conte toute la tragédie d'un double exil, entre nostalgie d'une époque révolue et attente d'un avenir qui n'arrive jamais...

  • Après La Fête de l'ours ou Dis-leur qu'ils ne sont que cadavres, la nouvelle folie de Jordi Soler. Portée par une galerie de personnages aussi loufoques que fascinants, une farce noire qui brocarde avec panache nos sociétés gangrénées par la corruption.Chaque matin, Empédocles se rend au marché. Là, bravant les insultes et les jets de tomates pourries, ce " saint laïc " autoproclamé se lance dans un de ses fameux prêches.
    C'est que l'énergumène croit dur comme fer à sa seule et unique cause : rendre ses semblables meilleurs.
    Entre un sermon sur la vertu aux prostituées du bordel voisin, une parabole sur la piété filiale au fils junkie des poissonniers et l'absolution des fautes de Childeberto, géant libidineux à l'oeil fou, rien ne saurait le détourner de sa mission sur terre.
    Rien, si ce n'est son diable de frère. Un manipulateur cynique, prêt à toutes les horreurs pour prendre le contrôle de la ville et qui le contraint bientôt à un étrange trafic.
    Et le pauvre Empédocles de comprendre à ses dépens que dans un monde où tout semble déjà perdu, même le plus charitable des hommes ne saurait s'obstiner à vouloir changer la nature humaine...

  • Les exilés de la mémoire

    Jordi Soler

    Conté avec un sens consommé du drame et de l'aventure, le récit poignant d'une vie happée par l'engrenage de l'Histoire, mêlant habilement réalité et fiction. Un roman nécessaire questionnant la mémoire collective.
    De 1937 à nos jours, d'Europe en Amérique centrale, le récit d'une vie happée par l'engrenage de l'Histoire. Avec un sens éblouissant de la construction, Jordi Soler mêle réalité et fiction pour mettre en lumière des épisodes historiques méconnus et questionner les mécanismes de la mémoire collective.
    Petit-fils d'un républicain espagnol, Jordi Soler plonge dans les souvenirs de son grand-père Arcadi, utopiste acharné et héros malgré lui : l'engagement dans les troupes républicaines, les désillusions de la défaite, la répression franquiste qui le force à fuir en abandonnant les siens, l'espoir de passer en France, l'effroyable internement dans un camp de concentration sur la plage d'Argelès-sur-Mer, le choix déchirant de l'exil au Mexique et la fondation de La Portuguesa, une plantation de café au beau milieu d'une forêt tropicale hostile, petit bout de Catalogne rêvée, lieu de tous les possibles...

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