Nelly arcan

  • Putain

    Nelly Arcan

    Cachée derrière les rideaux de sa chambre, une prostituée patiente entre deux clients. L'attente se nourrit du souvenir : une famille dévote, une mère absente et un père distrait. Et parfois la jouissance éprouvée avec ces hommes auxquels elle fait l'amour, ces hommes qu'elle déteste peut-être autant qu'elle-même. Un récit obsessionnel qui ressemble à un exorcisme désespéré pour se maintenir en vie.

  • Nelly Arcan a fait une entrée fracassante dans le monde littéraire avec " Putain " en 2001. Un soliloque intarissable qui répudie l'humanité en " écrivant du coté de la mort " et en faisant du sexe son outil de désintégration. Mi pute mi soumise, la schtroumfette fait une autopsie au scalpel de ce qu'elle abjecte : le patriarcat, le père, la mère, la postmodernité. Ecrire pour tenter d'exister tel est le pari arcanien, mais les mots suffiront-ils à suturer cette plainte hémorragique, quand ils sont eux-mêmes le remède et la blessure ? Bouleversant tous les clichés, la putain lacanienne nous donne une véritable lecon de psychanlyse sur le continent noir de la mélancolie.
    Une leçon de ténèbres. Elle s'avère savoir ce que les psychanalystes n'enseignent pas et qu'ils enseigneront peut-être un jour après l'avoir lue.

  • Folle

    Nelly Arcan

    'Ensuite j'ai eu peur de tout, j'ai eu peur qu'il soit comme toi, qu'en naissant le bébé ait déjà un passé rempli d'autres femmes. Il me semblait que l'enfant te ressemblait déjà et que même coincé entre les parois de mon ventre il avait déjà ton indépendance, qu'à la limite il se fabriquerait tout seul avec cette force d'affirmation venue de tes ancêtres, qu'il m'imposerait son rythme en me martelant le ventre pour que je lui envoie mes repas et qu'à la sortie il se désintéresserait aussitôt de moi. Il me semblait qu'en venant de toi cet enfant me quitterait.' Devenant son propre personnage, Nelly Arcan écrit une lettre à l'homme qui l'a quittée. Histoire de conquête et d'abandon, de désir et d'humiliation entre une jeune femme québécoise et son amant français. Elle s'y révèle amoureuse folle, folle de jalousie, folle de son corps haï, folle de la dictature planétaire de l'image. Ici, Nelly Arcan fait jeu égal avec Putain, son premier récit, en nous faisant entendre la beauté d'un désespoir si absolu.

  • à ciel ouvert

    Nelly Arcan

    * Sur le toit brûlant d'un immeuble de Montréal où elles sont montées pour
    profiter du soleil, deux femmes font connaissance et engagent un duel dont va
    dépendre leur survie. Rose Dubois est en couple avec Charles, photographe de
    mode. Très vite, Julie O'Brien devient une rivale. Dans un monde de harcèlement
    publicitaire où le corps des femmes est sans cesse exposé, la beauté est une
    guerre. * Nelly Arcan est née en 1975, au Québec, à la lisière du Maine. Ses
    deux autres romans, Putain et Folle sont également disponibles en Points.

  • Ce livre trouve son origine dans le désir d'explorer les expériences des femmes qui ont accompagné et rendu possibles les grands moments de l'histoire officielle du Québec, de l'arrivée des Français en Amérique du Nord jusqu'à l'accession à la liberté d'expression indviduelle et collective apportée par la Révolution tranquille. Les historiennes féministes ont examiné la situation de ces femmes, mais il est rare que nous entendions la voix des protagonistes elles-mêmes ou que nous ayons accès à leur point de vue, que ce soit sur le monde qui les entoure ou sur leurs aventures intérieures. C'est cette voix que Patricia Smart donne à entendre ici.

    Tous ces textes parlent d'un moi brimé, inhibé, mais qui se refuse à démissionner. Pour ces femmes, la venue à l'écriture fait partie intégrante de la quête de soi et de la prise de possession du monde. Beaucoup plus que de simples révélateurs de réalités sociales, ces écrits intimes appartiennent à la littérature.

  • Antoinette voulait mourir. Mais dans ce monde au futur proche, il faut encore être malade ou fou pour que l'État prenne votre mort en main. Antoinette a donc demandé l'aide de Paradis, Clef en Main, une organisation parallèle qui fournit ses services à ceux qui n'ont aucune tare, aucune maladie, et qui, simplement, ne veulent plus vivre.
    Antoinette n'est pas morte. Elle est paraplégique, branchée à des machines qui lui pompent ses liquides organiques.
    Et elle raconte. Sa vie, son désir de non-vivre. Elle parle de son oncle qui aura été un exemple pour elle en étant un des premiers à utiliser les services de Paradis, Clef en Main. Elle raconte sa mère, aussi, dont elle pourrait être la copie conforme. Et elle raconte la compagnie de monsieur Paradis, son processus de sélection, les tests et les épreuves qu'elle a du subir. Et elle raconte sa mort ratée.
    Le dernier livre de Nelly Arcan, qui s'aventure ici, et avec brio, dans la fiction la plus complète. Roman d'anticipation, roman sur le désir de vivre, sur celui de mourir. Roman sur la responsabilité, sur le rapport à l'Autre, sur le rapport au corps, à la vie. Roman fabuleux écrit d'une plume acérée.

  • Indépendamment du sexe de l'auteur-e, l'organicité du corps des femmes peut être la référence charnelle de l'acte d'écrire. Dans la lignée des critiques de Luce Irigaray sur l'envie du pénis , l'analyse des oeuvres de Nelly Arcan et de Chloé Delaume découvre des méthodes d'invention de soi dans des environnements qui dévalorisent le sexe féminin. Or, si ce rabaissement est bien la caractéristique de l'envie, il concerne surtout le vagin. Tel est l'un des enjeux de cet essai. Dans l'envie ce n'est pas l'organe qui est visé mais la créativité. Alors il est possible de se référer à l'organique pour sonder les blessures de l'humiliation sexuelle et voir comment, encré dans le sang qui s'écoule de plaies genrées, le verbe des deux écrivaines transgresse les limites de la différence des sexes car il saigne la voie créatrice des hémorragies contemporaines.

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  • Burqa de chair

    Nelly Arcan

    Septembre 2001-septembre 2009 : en l'espace de huit ans, une jeune femme déploie son chant et disparaît. Huit ans seulement pour entrer avec fracas dans la littérature et pour s'échapper du monde tout aussi violemment. Nelly Arcan était une guerrière, sous les fragiles apparences d'un ange blond. Son courage intellectuel n'avait d'égal que son effroi de vivre, c'est-à-dire d'habiter un corps. Un corps de femme, exposé et convoité, prison et camisole, étendard et linceul. Burqa de chair, disait-elle dans une formule saisissante. Il semblerait que très tôt elle ait appris à poser les bonnes questions, celles qui dérangent, que s'emploie à détailler Nancy Huston dans sa préface. Les textes qu'on lira ici sont du meilleur Nelly Arcan. Dernières pierres blanches au bord d'une route interrompue, ils nous donnent l'occasion d'entendre encore une fois la beauté de cette langue inimitable, étourdissante, et qui laisse le lecteur hors d'haleine.

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  • Lorsque, le 24 septembre 2009, Nelly Arcan met fin à ses jours, la nouvelle est un choc. La star du monde littéraire n´avait que trente-six ans. Deux mois plus tard, à la parution de son dernier livre, on comprend que cette ode au suicide était prémonitoire.

    Nelly vivait-elle avec un secret?

    Nelly Arcan a d´abord été connue comme l´auteure sulfureuse de Putain et Folle. Célèbre au-delà de nos frontières, elle avait un avenir prometteur. Mais derrière la jolie blonde pulpeuse et provocante se cachait une femme blessée. Ce portrait biographique non autorisé par la famille de Nelly Arcan aborde certaines énigmes de la vie de cet écrivain qui avait tout pour réussir. Nous découvrons la jeune fille de Lac-Mégantic Isabelle Fortier, qui n´est jamais parvenue à oublier son enfance. Nous découvrons également la femme, celle qui a séduit les hommes tout comme ses lecteurs, celle qui est devenue le premier sujet de son oeuvre.
    Talentueuse, Nelly Arcan, à coups de provocation et de succès, menée par son ambition et surtout par son furieux désir de se construire une autre vie, ira tout droit vers sa fin tragique.

  • Philippe Sollers a participé à la reconnaissance de Sophie Podolski en la publiant dans sa revue "Tel Quel" et en rééditant en 1974 son unique livre : "Le Pays où tout est permis". Titre, par ailleurs, de l'exposition que lui ont consacré tout récemment le Centre Wiels (Bruxelles) et la Villa Vassilieff (Paris). Née en 1953 à Bruxelles, Sophie Podolski s'est donnée la mort en 1974 à l'âge de 21 ans. Au cours de sa vie-éclair, elle a subi quelques internements psychiatriques, a produit de nombreux dessins et publié une seule oeuvre de son vivant dans laquelle elle déploie un long monologue halluciné et digressif, faisant fi des conventions de la langue et abordant de nombreux thèmes. Pour elle, ce qui semble importer dans tous les cas, c'est de combler le vide. Nelly Arcan s'est fait connaître très rapidement avec la publication successive des romans "Putain" (2001) et "Folle" (2004) au Seuil. Ces deux oeuvres autofictionnelles relatent de manière crue la vie d'une prostituée de luxe, obsédée par la beauté des apparences. Le style de la romancière a quelque peu dérouté et, en même temps, emballé la critique littéraire qui a souligné la forme de la litanie, étouffante et dense, servant un récit tout entier construit par associations et digressions. Nelly Arcan s'est suicidée en 2009 à l'âge de 36 ans. Dans cet « essai dialogué », forme originale et récurrente chez l'essayiste, Jacques Beaudry propose un dialogue posthume entre ces deux femmes artistes chez qui il a tout de suite reconnu une parenté d'esprit et de mal-être. Il y sera question de jeunesse, rébellion, provocation, créativité, sexe, drogues et une brutale crudité d'expression qui exprime un désir d'atteindre en toute chose la dernière extrémité qui reflète les vertiges du monde. Les dialogues qu'on lira ici ont été composés à partir de propos authentiques dont ils reprennent souvent la lettre et respectent toujours l'esprit.

  • Conte cruel pour jeunes filles écrit par Nelly Arcan, L'enfant dans le miroir raconte les angoisses reliées à la quête de la beauté. Pascale Bourguignon, illustratrice, nous donne le passe-partout du serrurier pour entrer dans l'univers de Nelly Arcan. Ce livre-cadeau rempli de papillons crève-coeur, de femmes-cloches et de forêts de miroirs propose une nouvelle vision des mythologies entourant l'esthétique dans un monde où les héroïnes se délestent de leurs crinolines pour les réduire en maille.

    Un livre doux-amer et rouge comme un thé à l'hibiscus bu sous une pluie de confettis. On en sort marqué comme par un dernier baiser avant l'au revoir.

  • Putain

    Nelly Arcan

    n livre scandaleusement intime. Un sujet et une écriture. Ce livre ne constitue pas le Xe témoignage sur la vie d'une prostituée. C'est un écrivain qui s'exprime ici.
    Cachée derrière les rideaux de sa chambre, une prostituée patiente entre deux clients. L'attente se nourrit du souvenir : une famille dévote, une mère absente et un père distrait. Et parfois la jouissance éprouvée avec ces hommes auxquels elle fait l'amour, ces hommes qu'elle déteste peut-être autant qu'elle-même. Un récit obsessionnel qui ressemble à un exorcisme désespéré pour se maintenir en vie.

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  • Selon la philosophe Judith Butler, le problème de la soumission nous concerne tous, ne serait-ce qu'en raison de notre attachement aux personnes à qui nous sommes subordonnés notamment l'enfant à ses parents. Toute vie humaine se présente comme le site d'un conflit irrésolu entre soumission et émancipation ; les femmes se retrouvent toutefois dans une position singulière en raison de l'association encore souvent posée entre féminité, passivité et soumission. Dans un tel contexte, comment penser le désir des femmes sans les placer dans une position réactive où elles ne pourraient que répondre au désir des hommes pour elles ?
    Malgré la grande place attribuée à la sexualité dans la littérature actuelle des femmes, on s'est peu interrogé sur la façon dont l'expression d'un désir marqué par la soumission soulève des questions sur l'imaginaire contemporain. En s'appuyant sur des oeuvres de Nelly Arcan, Catherine Millet et Annie Ernaux, Joëlle Papillon propose que, derrière une soumission de surface, les narratrices expriment une résistance aux normes de la féminité. Pratiquer une « passivité active » permet à ces femmes désirantes de rejeter la place qui leur est faite dans les échanges sexuels traditionnels, nous incitant à réimaginer les formes qu'emprunte l'agentivité sexuelle des femmes.

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