• "C'est, en principe, une histoire de la folie qu'on enferme, du Moyen Âge au XIXe siècle ; c'est, plus profondément, à travers l'étude de cette structure qu'est l'internement, une tentative pour établir un dialogue entre folie et déraison ; c'est enfin une esquisse de ce que pourrait être "une histoire des limites - de ces gestes obscurs, nécessairement oubliés dès qu'accomplis, par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l'Extérieur." Maurice Blanchot.


  • Si l'histoire de la philosophie a donné lieu à quelques monuments éditoriaux depuis un siècle, très rares ont été les entreprises synthétiques, accessibles aux néophytes comme aux initiés, et retraçant en un unique volume plus de deux millénaires de débats et de révolutions intellectuels. C'est le défi de la présente Histoire de la philosophie, somme rédigée par des spécialistes de toutes nationalités, qui offre une présentation avisée et didactique de l'ensemble de la tradition occidentale, des origines à nos jours. Le lecteur y est guidé parmi la pensée et les œuvres des principaux philosophes, depuis les premiers penseurs de l'antiquité grecque jusqu'aux auteurs qui réfléchissent aujourd'hui à notre connaissance de la nature, des nouvelles technologies ou au gouvernement de la cité. Il pénètre en outre au cœur des grandes joutes culturelles, religieuses, scientifiques ou politiques auxquelles les philosophes ont pris part ; celles-là mêmes au sein desquelles la philosophie s'est élaborée, renouvelée et ne cesse de poursuivre son questionnement.
    Jean-François Pradeau est professeur de philosophie à l'université de Lyon 3. Spécialiste de l'Antiquité, il est l'auteur de nombreux livres consacrés notamment à l'œuvre de Platon, dont Platon, l'imitation de la philosophie (Aubier, 2009).

  • La Caverne de Platon, le Pari de Pascal, le Surhomme de Nietzsche, la théorie du langage, la Déconstruction... Bien sûr, vous en avez déjà entendu parler, mais savez-vous vraiment de quoi il s'agit ? Voici enfin un livre de « vulgarisation intelligente », qui vous aidera à comprendre les 50 principales théories philosophiques. Il met les plus grands penseurs au défi d'expliquer de façon claire et accessible les théories les plus complexes en : 30 secondes, 2 pages, 300 mots et 1 image, soit 3 minutes en tout pour comprendre ! Moins de temps qu'il n'en faut pour vous gratter la tête !

  • Il y a eu Bergson. Puis sont venus Lagneau, Lavelle, Lachelier. Ils ont ouvert la voie à Levinas et Ricoeur. C'est cette préhistoire oubliée du meilleur de la philosophie française contemporaine que dévoile ici Jean-Louis Vieillard-Baron, montrant pourquoi et comment Paris reste la capitale de l'esprit.
    On invoque sans cesse Kant, Hegel, Marx, Nietzsche et Schopenhauer, mais qui sait que la France a eu, au même moment, des philosophes de premier plan à l'origine d'une tradition philosophique originale ? C'est cette histoire du spiritualisme français, né d'une critique du sensualisme et en débat constant avec Descartes et son dualisme de l'âme et du corps, qui est de retracée ici depuis Chateaubriand jusqu'à Émile Boutroux, en convoquant aussi bien des poètes, écrivains, historiens que des philosophes, en montrant le rôle des circonstances d'abord dans sa naissance (1802-1848), ensuite dans son épanouissement (1848-1921). À travers les écrits de Maine de Biran, Victor Cousin, Théodore Jouffroy, Félix Ravaisson, Alphonse Gratry, Jules Lachelier, Edgar Quinet, Jules Michelet, et de bien d'autres, on découvre une pensée sociale et politique autant que religieuse dont la métaphysique, d'inspiration chrétienne, pose l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme et la liberté de l'homme en soi et vis-à-vis de toute autorité.
    Ainsi, loin des sentiers battus d'une histoire qui rend compte des derniers soubresauts de la métaphysique en régime postkantien, Jean-Louis Vieillard-Baron propose ici une contre-histoire de la métaphysique.

  • En suivant pas à pas la biographie de Friedrich Nietzsche, Jean-Luc Bourgeois illustre le quotidien d'un homme hors du commun, avec des citations de l'oeuvre elle-même, tirées de la correspondance, des écrits posthumes et des livres publiés. C'est un Nietzsche par lui-même qui est donné à lire, enrichi par des commentaires de l'auteur, et par une description du contexte de ces événements biographiques, comme de celui dans lesquelles ils se déploient, documentés par les correspondances de tous ceux qui, de près ou de loin, ont côtoyé l'homme. On suit ainsi Nietzsche pas à pas, de la prime enfance à l'homme posthume, se laissant guider par l'extraordinaire vigueur de ses écrits (intimes ou publics) et redécouvrant un homme et une oeuvre dont les commentaires n'épuisent jamais la grandeur.

    Musicien, philosophe, écrivain, musicologue, et scénariste, Jean-Luc Bourgeois (1947) s'est intéressé à Nietzsche il y a plus de quarante ans et a réalisé - outre des travaux universitaires sur l'homme et l'oeuvre, un documentaire sur les écrits musicaux de Nietzsche. Il a publié récemment un livre aux éditions Van Dieren, La mesure des vents, sorte de voyage initiatique autour du chef d'orchestre Ernst Ansermet et de l'archipel des Acores, battu par les vents. Il vit et travaille à Lausanne.

  • De Platon à Hannah Arendt, en passant par Averroès, Machiavel et Nietzsche, cet ouvrage retrace les moments-clés de l'histoire de la philosophie. Synthétique et pédagogique, il présente l'essentiel de ce qu'il faut retenir pour comprendre les principaux courants. Des citations expliquées introduisent l'oeuvre de chaque philosophe abordé, et des encadrés illustrent ses concepts en s'appuyant sur des exemples de la vie quotidienne. Clair, précis et concret, ce livre montre l'évolution de la pensée philosophique d'hier à aujourd'hui.

  • En dégageant les grandes lignes d'une histoire de la philosophie occidentale, cet ouvrage permet à un large public de s'orienter, d'interroger des concepts portés par la tradition philosophique et de réfléchir par lui-même aux questions de fond concernant le monde contemporain. Une synthèse ambitieuse et brillante.
    Comment s'orienter dans l'histoire de la philosophie ? Qui dit quoi ? Quelles catégories organisent les discours ? De quelle manière la philosophie a-t-elle conquis son autonomie par rapport aux pouvoirs politiques et religieux ? De quelles institutions dispose-t-elle ? Quel écho donne-t-elle des activités sociales ? Cet ouvrage permet de s'orienter au sein de l'histoire de la philosophie ; il présente les principaux philosophes comme les systèmes majeurs soumis à discussion, de l'Antiquité à nos jours. À ce panorama, l'auteur associe une réflexion sur la philosophie européenne (occidentale), montrant comment elle se rapporte à d'autres philosophies (issues de Chine, d'Inde, des pays d'islam) et s'en distingue : quels axes elle privilégie (l'être, le principe, la causalité, la vérité), comment la traduction des textes en provenance d'autres cultures lui est indispensable et pourquoi l'Europe ne peut plus, de nos jours, résumer toute la philosophie.

  • Si les grandes œuvres politiques ne cessent jamais de questionner leurs lecteurs, il n’est pas facile d’exposer avec clarté, précision et fermeté une pensée sans risquer de la mettre « à plat » par des développements nécessairement plus ou moins concis. Cet ouvrage relève le défi méthodologique à partir d’une contextualisation rigoureuse historique et théorique qui offre une lecture, avec ses clés d’analyse. Un corpus politique élargi pour cette seconde édition à seize œuvres parmi les plus célèbres de la pensée occidentale – de l’Antiquité au XXIe siècle – confronte le lecteur aux écrits de Platon, Aristote, Augustin, Machiavel, Bodin, Locke, Montesquieu, Burlamaqui, Rousseau, Tocqueville, Marx-Engels, Proudhon, Weber, Jouvenel, Rawls ou Foucault afin de lui permettre d’exercer un regard critique sur des visions complémentaires, voire opposées de la société politique, de discipliner sa propre pensée, d’accéder à une distance avec la réalité politique contemporaine afin d’en évaluer les forces et les faiblesses. L’ouvrage, qui s’adresse en priorité aux étudiants en Droit, Science politique, Philosophie, Histoire, Sociologie et AES, répond aux exigences des Licence et Master. Il sera précieux également dans le cadre des classes préparatoires, des écoles de commerce et des concours de la fonction publique nationale ou territoriale. Tout citoyen pourra y trouver une réflexion sur l’histoire des idées politiques. Jean-Paul Valette, docteur d’État en Droit, diplômé en Science politique, Philosophie, Histoire et Lettres est Maître de conférences, hors classe, à l’université Paris-Saclay. Il enseigne également à  l’université Paris-II-Panthéon-Assas (IPAG).

  • J’ai pensé à Hannah Arendt en commençant ce livre : contre les « hommes sans âmes » et toutes les formes de totalitarisme, dit-elle, nous n’avons qu’une seule arme : penser !Je sais déjà, puisque je vis cette passion chaque jour, que certains philosophes ensoleillent l’existence ; mais j’ai aussi appris, par leurs rencontres, qu’ils sont des remparts dans les moments d’obscurité et d’enfermement. Penser, c’est refuser de s’enfermer dans des labyrinthes d’idées fixes, dans des délires nauséabonds, dans le découragement ou de fausses espérances. Il faut accepter de douter ; c’est-à-dire de continuer à réfléchir sur soi, le monde et les autres, sans se laisser gouverner aveuglément par des principes, des croyances, de vieilles habitudes ou des algorithmes. L’époque que nous vivons nous invite tous à repenser le monde et les rapports que nous entretenons avec nous-même, les autres et la nature.Ce livre est une invitation à découvrir et à approfondir les grandes questions philosophiques qui, quelle que soit l’époque, permettent encore et toujours aujourd’hui de penser et d’éclairer le monde et nos existences. Professeur de philosophie depuis 25 ans, et professeur de photographie en classes préparatoires aux écoles d’art, Olivier Tibloux interroge et bouscule les idées fixes et les stéréotypes en exposant clairement et sans concessions les pensées des grands philosophes. Il est aussi l’auteur d’Une petite histoire des grands philosophes et  des Grandes questions philosophiques en clair, aux éditions Ellipses.

  • Organisé autour des trois perspectives du nouveau programme de terminale, le cours proposé dans cet ouvrage prend la forme d’un parcours unitaire affrontant méthodiquement les problèmes les plus essentiels de la philosophie. Il circule entre les grandes notions en en éclairant à chaque fois les enjeux et les difficultés. Conforme en cela aux exigences des concours, il se déploie dans un discours clair et rigoureux, opérant un travail constant de problématisation, de définition et de justification. Les thèses qui s’y trouvent développées sont adossées au traitement approfondi des grands auteurs de la tradition philosophique, permettant au lecteur d’en acquérir une réelle connaissance.Les étudiants des classes préparatoires et du premier cycle universitaire trouveront en ce livre un excellent moyen de consolider les fondements de leur culture philosophique. Claire Lépinay est professeur agrégé de philosophie et enseigne actuellement dans l’Académie de Versailles.

  • L'histoire, selon Thucycide, était un « trésor pour toujours ». La philosophie ancienne n'est-elle pas, à l'inverse, un « trésor de toujours » ? Car on peut encore penser avec les Anciens. Et sur trois points décisifs : l'être, l'homme et le disciple.
    L'être, c'est l'objet rêvé et impossible. Car « tout est être », mais tout quoi ? Tout ce qu'on peut montrer, ou tout ce qu'on peut dire ? L'ontologie se construit, et se perd, en se partageant entre deux voies, Démocrite ou Platon : une physique ou une logique.
    L'homme, c'est l'objet nécessaire et introuvable. Son ombre pèse sur les éthiques les plus opposées, d'Aristote à Épicure, et impose sa figure constante, entre deux autres, l'animal et le dieu.
    Le disciple, c'est le destinataire privilégié. Trois figures en sont possibles (socratique, épicurienne et aristotélicienne), qui dessinent trois voies de la philosophie : une critique, un art de vivre, un savoir.
     
    Francis Wolff est professeur émérite à Normale Sup. Son dernier ouvrage, Pourquoi la musique ? (Fayard) a été classé meilleur livre de l'année 2015 par la rédaction de Philosophie magasine.
     

  • On sait l'importance de la réflexion sur les penseurs présocratiques dans la philosophie de Heidegger. Le cours traduit ici, datant de 1932, s'il n'est pas le premier à en faire mention, est le premier, en revanche, à les aborder sous l'angle du commencement qui s'y joue. Cest ce motif du commencement qui oriente la lecture que Heidegger entreprend de la très courte et dense "parole d'Anaximandre" et des fragments qui nous sont parvenus du Poème de Parménide d'Élée.

    Cette explication avec le commencement de la philosophie occidentale ne cessera plus, dès lors, d'accompagner le cheminement de la pensée de Heidegger. Elle constituera un second foyer de l'oeuvre heideggerienne, après Être et temps : la recherche d'un autre commencement.

  • En étudiant la notion de daïmon dans le pythagorisme ancien, Marcel Detienne met en lumière la transformation d'une pensée religieuse en une pensée philosophique. À l'origine, le mot « daïmon » recouvre une grande variété de significations, qui se situent à des niveaux différents de la pensée, en l'occurrence donc, une pensée sociale. Les textes choisis et commentés par Marcel Detienne nous font considérer successivement démons et communauté agricole, culte des démons, démons et rêves, démons et maladies, démons et vengeance et le démon de l'airain. À ce niveau, les diverses significations de daïmon ne sont guère que des variations sur un thème général - la relation des vivants et des puissances du monde invisible. Il n'y a encore là « nulle réflexion sur la nature du daïmon, sur son essence. Bien plutôt, il s'agit d'expérience religieuse ». À partir de témoignages concordants d'auteurs divers, Marcel Detienne développe ensuite l'idée d'une démonologie dans la pensée religieuse du pythagorisme. On y apprend que le terme ne désigne pas seulement la portion du divin que l'homme porte en lui et, en quelque sorte, l'être divin qui réside en l'homme, mais qu'il peut avoir un sens eschatologique. Il existe en effet une croyance pythagoricienne d'après laquelle les âmes vertueuses deviennent des démons « bons et pleins d'amour pour les hommes ». Il ne s'agit plus seulement d'avoir un bon démon, mais, par la pratique de la vertu, de l'être, que ce soit après la mort ou pendant la vie ; et Pythagore lui-même, dans la pensée de ses disciples, est l'illustration la plus parfaite de ce type de démon, inférieur aux dieux et supérieur aux hommes, qui descend sur terre pour intervenir dans les affaires humaines et sauver la race des hommes

  • Les études réunies dans ce livre reprennent des travaux publiés de manière dispersée entre 1989 et 2014. Elles considèrent neuf moments significatifs de la réception philosophique de la philosophie et des philosophes antiques du XVIIIe au XXe siècle. Anaximandre, Héraclite, Parménide, Platon, les Cyniques, mais aussi les traditions doxographiques qui ont modelé leurs images, sont pris dans l'espace complexe où la philosophie et ses historiens croisent tant les théories de l'histoire que les pratiques philologiques. L'unité du propos est assurée non seulement par une trame chronologique, allant de Brucker à Kant, de Kant à Schleiermacher et aux Néokantiens, de Burckhardt à Nietzsche, de Nietzsche à Heidegger et Gadamer, et de la philosophie elle-même à la psychologie historique de Vernant, mais aussi par l'attention qui est portée, dans chaque cas, aux tensions et équilibres intellectuels et disciplinaires mis en jeu. La question générale est celle des critères et de la légitimité des actualisations qui guident la recherche historique. L'ensemble constitue ainsi, à partir d'un domaine spécialisé, une contribution à un domaine de recherche, l'historiographie de la philosophie, dont un critique pouvait encore dire en 1991 qu'« il n'y a guère de discipline dont la procédure est historique où l'investissement exigé en matière de théorie et de méthodologie soit plus réduit », mais qui a connu au cours de ces dernières années d'importants développements. On peut penser que la voie est désormais ouverte à une discussion interdisciplinaire et interculturelle de grande ampleur et portée.

  • Le rapport du monde revêt un aspect nouveau dans la philosophie chrétienne du Moyen Âge par rapport à la philosophie antique païenne. Être créé n'a pas le même sens ni la même valeur que simplement être là ; c'est être déjà le résultat d'une intention et d'un projet. Selon la détermination épicurienne de l'Antiquité, le monde est un agrégat d'atomes qui résulte d'un jeu de forces naturel ; nulle intention d'une quelconque instance divine. Le monde est tout autre quand on le pense à partir de la notion de Création, et le dogme religieux de la Création prend un tour résolument philosophique quand on affronte le problème de la nature du réel. Habiter un monde ne revient pas seulement à se trouver face à des choses ; dans le cadre d'une pensée de la Création, c'est aussi s'insérer dans un projet divin, être au contact du sens profond des choses et, pour l'homme, trouver place parmi les créatures dans l'ordre de la Création.

  • En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... - , de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction...- , permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.

  • Cet essai exceptionnel et ambitieux, qui s'inscrit dans la droite ligne des travaux de P. Bourdieu, N. Elias et S. J. Gould, analyse une révolution dans l'ordre de la connaissance : l'irruption de la pensée sociologique en France et en Allemagne, à l'orée du XX e siècle, et la déflagration qu'elle a causée. Sa première victime fut sans doute la philosophie, contrainte à une violente remise en cause, dont ce livre s'attache, entre autre, à relire les principaux auteurs au prisme de cette analyse.
    Au tournant du XIXe et du XXe siècle, l'ordre de la pensée, du savoir et des représentations a été ébranlé par la sociologie naissante. L'image de l'" homme ", de l'existence humaine, s'en est trouvée profondément bouleversée. Cette révolution sans morts ni barricades a en revanche fait de nombreuses victimes, à commencer par la philosophie. Face à l'idée d'une autonomie et d'une singularité irréductible des faits sociaux, parachevant le développement d'approches objectivistes de l'esprit humain, la philosophie s'est retrouvée acculée, sommée de se redéfinir et d'abandonner à la sociologie, au moins provisoirement, les terrains de la morale et des conditions de possibilité de la connaissance.
    Avec Max Weber, Georg Simmel et Ferdinand Tnnies en Allemagne, Émile Durkheim et surtout Gabriel Tarde en France, la sociologie consacra, tout d'abord, le principe d'une pluralité de déterminations historiques et objectives pesant sur l'existence humaine. Elle ratifia, ensuite, l'avènement d'une conception nouvelle de la construction théorique, respectueuse de la complexité et de la force contraignante des faits ainsi que de la nature " sociale " des catégories de pensée et des pratiques de production et de transmission des connaissances.
    Une grande partie de la philosophie du XXe siècle peut être lue comme une réponse à cette révolution cognitive. C'est ainsi que Henri Bergson, Georges Canguilhem, Martin Heidegger, William James, Karl Jaspers, Maurice Merleau-Ponty ou encore Bertrand Russell sont soumis, ici, à une grille d'analyse inédite.
    Un ouvrage aussi documenté qu'audacieux, qui offre la première histoire croisée de la sociologie et de la philosophie.

  • " Montre-moi comment tu marches, je te dirai comment tu penses ! "
    En 27 récits allègres et virtuoses, Roger-Pol Droit dessine autour de la marche une petite histoire de la philosophie.
    Une randonnée littéraire à la fois inattendue et accessible à tous, sur ce que marcher veut dire.
    Il suffit de déambuler avec les philosophes en compagnie de Roger-Pol Droit -; de la Grèce antique à nos jours, de Copenhague au Tibet -; pour comprendre à quel point marcher définit notre humanité. Et pour saisir comment marcher, parler et penser ne forment qu'un seul et même mouvement : être sur le point de tomber, se rattraper et recommencer sans fin.
    Aristote arpentant le gymnase du lycée avec ses disciples, Kant faisant sa promenade quotidienne dans Königsberg, Rousseau traversant la France à pied, Nietzsche cheminant sur les crêtes de Sils-Maria... chacun connaît ces silhouettes de philosophes en mouvement. Mais bien d'autres sont à découvrir qui, en changeant de continent ou de langue, ont élaboré leur pensée en marchant.

  • Notre culture occidentale n’est pas figée autour d’un unique mythe fondateur, d’une tradition inamovible. Depuis plus de 25 siècles, depuis l’Antiquité gréco-romaine, les conceptions de l’univers et de l’homme se sont succédé, nombreuses, parfois complémentaires, le plus souvent différentes voire contradictoires. La différence est féconde : elle assure la fertilité de la vie biologique, elle rend possible la construction d’un savoir, elle est garante de la liberté. Cet abrégé présente une centaine de grands courants, plus de deux cents auteurs, ainsi que les œuvres majeures qui animent la vie intellectuelle occidentale. Il s’adresse à toute personne qui désire découvrir les grands débats d’idées de l’Occident. Il ne se dilue pas dans l’abstraction, la pure théorie, il est aussi l’histoire des sociétés et des valeurs qui les fondent. Il éclaire les interrogations qui se posent à tout esprit concerné par la question du sens.

  • « Philosophie indienne », cela existe-t-il ? Des manuels scolaires, aujourd'hui encore, affirment que non. Certains penseurs aussi, comme Heidegger.           

    Pourtant, quelques générations auparavant, des philosophes européens se sont enthousiasmés. Schopenhauer et Nietzsche en Allemagne, Cousin et Renouvier en France, d'autres encore ont jugé qu'il fallait prendre en compte la philosophie indienne.           

    Que s'est-il passé, d'un siècle à l'autre ?
    Pourquoi l'Inde a-t-elle pratiquement disparu de la scène philosophique ?
    Existe-t-il, oui ou non, de la philosophie en Inde ?

    Telles sont les questions que cet essai tente de poser, en mêlant érudition, ironie et écriture limpide.

  • Connaissez-vous le dilemme du prisonnier ? À quoi ressemblerait notre monde si l'on pouvait retourner dans le passé pour réparer nos erreurs ? Peut-on croire le Crétois Épiménide lorsqu'il affi rme que tous les Crétois sont des menteurs ? Serait-il injuste de toucher de l'argent sans travailler ?
    Ces questions et de nombreuses autres sont, dans ces pages, traitées de manière stimulante. Des sujets clés - Dieu, l'histoire, la liberté, le bonheur, la morale, la conscience... - sont abordés sous un angle tout à la fois instructif et ludique. Car la philosophie peut aussi être plaisante, voire divertissante.
    Énigmes, problèmes logiques, cas pratiques, expériences de pensée... Avec simplicité et clarté, Robert Zimmer nous propose une gymnastique de l'esprit, véritable invitation au plaisir de penser.
     
    Robert Zimmer enseigne la philosophie en Allemagne. Biographe de Karl Popper et d'Arthur Schopenhauer, il a rencontré un succès international avec Le Grand Livre des philosophes (Fayard, 2012).

  • Dans notre époque troublée, un sentiment de colère et d'abandon se répand parmi de nombreux citoyens qui se sentent humiliés, incapables de mener la vie qu'ils espèrent et impuissants à agir sur les forces impersonnelles qui les dominent. Ces forces sont le capitalisme effréné, l'étatisme, la mondialisation marchande et l'idéologie libérale qui les sous-tend. La gauche et la droite ont convergé autour d'un libéralisme socioculturel et d'un libéralisme économique. Ces libéralismes ne sont que deux moitiés d'un même credo ultra-moderne qui oscille entre l'individualisme du marché et le collectivisme d'État.Dans ce livre, John Milbank et Adrian Pabst proposent, comme alternative au libéralisme totalisant, une politique de la vertu que l'Occident a héritée de la synthèse chrétienne du logos gréco-romain avec la foi biblique. Inspirée par le sens de réciprocité fraternelle, une telle politique vise à promouvoir la justice économique, la solidarité sociale, l'appartenance culturelle et l'internationalisme personnaliste. L'Europe ne pourra se maintenir et influencer le cours du monde que si elle renouvelle son héritage antique et chrétien, et parvient à inculquer la pratique de la vertu dans la recherche du bien commun.
    John Milbank est professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham et directeur du centre de théologie et philosophie.Adrian Pabst est lecteur en politique à l'université de Kent et professeur à l'IEP de Lille.


  • Grâce à l'intervention d'un spécialiste, découvrez les dates-clés, les concepts centraux et les principales figures

    Ce guide propose un panorama de la philosophie, des origines à nos jours. Organisé de façon chronologique, il présente chaque é

  • Curieux ? Passionné ? Non-initié ?
    Nul besoin de connaître le grec ou l'allemand pour s'intéresser aux grandes questions humaines, aux concepts clés de la philosophie et aux hommes qui les ont forgés. Alors, ouvrez ce petit livre et dialoguez sans retenue avec Pythagore, Socrate, Averroès, Machiavel, Descartes, Rousseau, Kierkegaard ou Bergson.Participez à 2 500 ans d'aventure philosophique !Dans ce petit dictionnaire synthétique et éclectique, (re)découvrez la philosophie au travers du portrait de 50 des plus grands penseurs de l'histoire.Chaque notice biographique est enrichie d'éléments de culture générale, de la définition des grands concepts, des citations à retenir et des oeuvres majeures de chacun.

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