Franc-maçonnerie

  • Napoléon fit de l'ordre un instrument du pouvoir. La Restauration le toléra en le surveillant de très près. Louis-Philippe le suspecta. Il s'enflamma pour 1848, se soumit après le 2 décembre 1851, se réveilla sous l'Empire libéral. Il se convertit alors au positivisme et s'opposa à l'Église qui le condamna. En 1877, le Grand Orient donna congé à Dieu et jusqu'en 1940, l'ordre fut l'Église invisible de la République.

    L'auteur: Pierre Chevallier, professeur émérite à l'Université de Paris-XII, auteur de l'Histoire de la Franc-Maçonnerie française (1725-1945), a aussi publié en 1979, Louis XIII, roi cornélien et en 1981, La Séparation de l'Eglise et de l'Ecole, Jules Ferry et Léon XIII.

  • Fondée vers 1725 par des émigrés britanniques fidèles aux Stuarts, la maçonnerie n'apparut en public qu'en 1737. La nouvelle Société séduisit l'aristocratie, la bourgeoisie et jusqu'aux couches populaires. Le pouvoir la toléra. L'ordre recéla en son sein deux courants: l'un rationaliste et philosophique, l'autre mystique et occultiste. Il acclama la Révolution, puis se divisa. Ecole de l'Egalité au XVIIIe siècle, il devint au XIXe celle du Libéralisme.

    L'auteur: Pierre Chevallier, professeur émérite à l'Université de Paris-XII, auteur de l'Histoire de la Franc-Maçonnerie française (1725-1945), a aussi publié en 1979, Louis XIII, roi cornélien et en 1981, La Séparation de l'Eglise et de l'Ecole, Jules Ferry et Léon XIII.

  • De la chute de la monarchie absolue à la IIIe République, la France vit une riche épopée, jalonnée de personnages hors du commun qui ont façonné notre société et ses valeurs républicaines fondamentales. Parmi eux, des francs-maçons ont joué un rôle novateur souvent méconnu quoique décisif. Certains sont célèbres, d'autres injustement tombés dans les oubliettes de l'histoire : Voltaire, Choderlos de Laclos, Lafayette, Mirabeau, Marat, Guillotin, le peintre David, Fouché, Talleyrand, Gambetta, Léon Bourgeois, Maria Deraismes, Ledru-Rollin, Adolphe Crémieux, Victor Schoelcher, Raspail, Bartholdi, Jules Ferry, Émile Combes... Sans oublier les non-initiés, dits « maçons sans gants ni tablier », tel, étonnamment, l'ambivalent et sulfureux Sade.Les auteurs proposent un passionnant et inédit voyage initiatique à travers les siècles, généreux en anecdotes rétablissant le vrai et le faux dans la mythologie colportée autour de la franc-maçonnerie, à la découverte de ces grandes voix pionnières qui, par leur engagement politique, artistique, maçonnique, ont été des bâtisseurs de l'humanisme et de l'universalisme à la française. Des aventuriers de la République. Jacques Ravenne est coauteur de romans policiers à succès dans l'univers maçonnique et auteur d'une biographie de Sade. Spécialiste de critique génétique, il est lui-même franc-maçon.Essayiste et chroniqueur littéraire, également franc-maçon, Laurent Kupferman est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la franc-maçonnerie.

  • De 1877 à 1940, opportunisme, radicalisme et socialisme dominèrent tour à tour l'ordre. Animé par la volonté de laïciser l'Etat et la Société, il salua comme une victoire la Séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il ne put obtenir la fin de l'enseignement libre par la création d'une école unique d'Etat. Très attaqué par ses différents adversaires, les affaires Stavisky et Prince (1933-1934) leur permirent une offensive en règle. La défaite de 1940 se traduisit par la proscription de l'ordre par Vichy. La libération en 1945 vit la renaissance, en plusieurs obédiences du Phénix maçonnique. Pereat ut vivat. (Qu'il périsse pour qu'il revive.) L'auteur: Pierre Chevallier, professeur émérite à l'Université de Paris-XII, auteur de l'Histoire de la Franc-Maçonnerie française (1725-1945), a aussi publié en 1979, Louis XIII, roi cornélien et en 1981, La Séparation de l'Eglise et de l'Ecole, Jules Ferry et Léon XIII.

  • Avec ses « secrets », ses « mystères », voire pour certains ses « forfaits obscurs », la Franc-maçonnerie ne cesse de fasciner. Ce livre permet de comprendre pourquoi. En reprenant notamment les archives saisies par les nazies puis transférées à Moscou, les historiens ici rassemblés - Michel Winock, Pierre Mollier, Daniel Roche, André Combes - retracent l´histoire des origines de la Franc-maçonnerie, son rôle complexe dans la Révolution française, la participation active qu´elle a prise dans l´établissement et la défense de la République. Mais ils montrent aussi les faiblesses de l´organisation - notamment sous Vichy -, son antiféminisme et, parfois, la compromission de certains membres dans les scandales de la République. Sur un sujet qui a inspiré tant de fantasmes, ce livre servira de référence.

  • Qu'y a-t-il de commun entre les romans à énigmes de Dan Brown, thrillers ésotérico-religieux devenus best-sellers internationaux, et la masse des pamphlets d'extrême droite dénonçant des complots organisés par des puissances occultes ou semi-occultes visant à installer un « gouvernement mondial » ? Quelles croyances et quelles passions partagent les amateurs de la série télévisée X-Files, les fans de films, de BD ou de jeux vidéo mettant en scène des sociétés secrètes ou des invasions d'extraterrestres, les consommateurs immodérés de nourritures « ésotériques » en tout genre, et les demi-savants peuplant le monde des « historiens alternatifs », dénonciateurs fanatiques du « complot mondial » ?En fournissant des éléments de réponse à ces questions, Pierre-André Taguieff nous invite à explorer la nouvelle culture populaire massivement diffusée sur Internet, ce qu'il faut bien appeler le bazar de l'ésotérisme. Il part d'un constat : les fictions signées Dan Brown, parmi de nombreuses autres n'ayant pas rencontré un succès comparable, puisent dans le même fonds symbolique qu'une multitude de pamphlets conspirationnistes publiés depuis le début des années 1980. Ce stock de rumeurs, de légendes et de croyances - nées parfois il y a plus de deux siècles, comme la légende des Illuminati - ne cesse d'être exploité par des entrepreneurs culturels spécialisés dans « l'ésotérisme » au sens ordinairement vague et attrape-tout du terme, renvoyant à « tout ce qui exhale un parfum de mystère ».La Foire aux « Illuminés » porte sur la production, la circulation et la réception de ces produits culturels ésotéro-complotistes ordinairement négligés ou méprisés par les travaux universitaires. Ce livre constitue une réflexion exigeante sur les formes contemporaines du croire hors des frontières strictes du religieux institutionnel non moins que du champs idéologico-politique. Il s'inscrit dans la série des ouvrages publiés par Pierre-André Taguieff depuis La Force du préjugé (1988), dont l'ambition commune est d'élaborer une anthropologie historique de la modernité, à travers l'analyse des représentations, des valeurs et des croyances saisies dans leurs origines et leurs métamorphoses.

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