Sociétés secrètes

  • Le grade de Maître vient couronner les degrés symboliques, ou «bleus», de tous les rites maçonniques. Sauf circonstance particulière, les Maçons sont tous appelés à y accéder, de sorte que la plupart d'entre eux sont Maîtres Maçons. Peut-on dire pour autant que tous possèdent réellement ce très beau grade ? Rien n'est moins sûr ! En effet, si certaines loges mettent en place les commissions permettant aux Maîtres de travailler, toutes sont loin de le faire. Pourtant, la demande est importante car le troisième degré est l'un des plus riches qui soit, tout particulièrement dans la version étudiée ici, celle du Rite Ecossais Ancien et Accepté. D'un réel pouvoir d'émotion, d'une grande profondeur initiatique, il marque une rupture avec les degrés précédents en quittant la Maçonnerie de l'Equerre pour celle du Compas. Il fait pénétrer celui qui le pratique dans son intimité la plus profonde, riche en rencontres inattendues. Portant sur l'initiation et les grands thèmes du grade de Maître, cet ouvrage propose aussi une étude des mythes en général et de quelques-uns en particulier en tant que supports à la réflexion maçonnique. Ce livre s'adresse à tous les Maîtres Maçons, en particulier ceux de la mouvance Ecossaise, jeunes ou moins jeunes, pour leur faire partager quelques réflexions pouvant répondre à leur attente et leur donner le goût de grimper les degrés suivants, sur les trente-trois que comporte l'échelle Écossaise, la plus pratiquée au monde. Après L'Apprenti au Rite Écossais Ancien et Accepté et Le Compagnon Ecossais, Le Maître Maçon Ecossais clôt la trilogie de La Première Lettre, consacrée aux trois grades fondamentaux de la Franc-maçonnerie.

  • Le système de hauts grades maçonniques nommé «Parfaite Maîtrise» ou «Perfection», élaboré en divers orients et en particulier ceux de Bordeaux et de Paris au cours des années 1740 et 1750, fut définitivement mis en ordre à Paris vers 1760. Incorporé au Rite de Perfection en vingt-cinq degrés, le système fut repris en 1801 par le Rite Écossais Ancien et Accepté dont il constitue les degrés allant du quatrième au quatorzième. De nos jours, cet ensemble, d'une grande richesse et extrêmement cohérent, est pratiqué avec des variantes dans les Loges de Perfection des différentes Juridictions du Rite. Il est étudié ici degré par degré, à partir des données figurant dans la littérature ouverte à tous : commentaires, tuileurs divers, rituels du Rite de Perfection. Pour chaque degré, l'auteur donne sa lecture de la légende et des rituels, étudie les attributs du titulaire, ainsi que les autres symboles du grade, et termine par quelques réflexions sur le sens général qu'il y trouve. Cet ouvrage propose ainsi une vaste réflexion conduisant, dans une démarche intime, de la «maîtrise symbolique» du troisième degré à la «maîtrise parfaite» du quatorzième, étant bien entendu qu'en la matière il y a autant de chemins que de pratiquants. Il ne s'agit par conséquent que d'ouvrir la voie à la réflexion individuelle du lecteur. Fondateur de plusieurs loges du Rite Ecossais Ancien et Accepté, plusieurs fois Vénérable, Jean-Claude Mondet est l'auteur de la trilogie La Première Lettre, consacrée aux trois premiers grades : L'Apprenti au Rite Écossais Ancien et Accepté (2005), Le Compagnon Écossais (2006) et Le Maître Maçon Écossais (2007).

  • Ce livre couronne l'étude du Rite Écossais Ancien et Accepté commencée avec le volume dédié à l'Apprenti. Il décrit les degrés du quinzième au trentième, et donne aussi des indications sur les trois derniers. Il trace ainsi une fresque comprenant des grades aussi prestigieux et significatifs que le superbe Chevalier d'Orient (quinzième), le merveilleux Chevalier Rose-Croix (dix-huitième), l'ésotérique Chevalier du Soleil (vingt-huitième), le controversé Chevalier Kadosch (trentième) ainsi que, dans une moindre mesure, le très initiatique Prince du Royal Secret (trente-deuxième). Les autres degrés ne sont pas négligés pour autant et font chacun l'objet d'une étude spécifique, qu'ils proviennent du Rite de Perfection en vingt-cinq degrés ou d'un autre système. Le cycle maçonnique de la construction du Temple de Salomon s'est achevé au quatorzième degré. Le Rite aborde à présent de nouveaux thèmes dont cet ouvrage souhaite révéler l'apport. Des passages sont ainsi consacrés à la Chevalerie, à la Rose-Croix, à l'alchimie, à l'épopée biblique et au Christ. Il évoque également la situation confuse des hauts grades en France à la fin du XVIIIe siècle, la naissance et la propagation du Rite de Perfection à la même époque aux Antilles et en Amérique, puis la création du REAA en trente-trois degrés et la naissance du premier Suprême Conseil à Charleston en 1802. L'ensemble se réfère, dans la mesure du possible, à l'esprit des rituels du XVIIIe siècle, et tente de gommer les interprétations parfois contestées des XIXe et XXe siècles. Il s'adresse donc aux pratiquants du Rite quelle que soit leur Juridiction. Il faut toutefois avouer, comme dans le cas du volume consacré aux degrés de Perfection, que la tâche a été grandement facilitée par le retour aux sources effectué à la fin du XXe siècle par le Suprême Conseil de France.

  • La Franc-maçonnerie est un univers de symboles. Depuis son entrée dans le cabinet de réflexion jusqu'à son accès à la chambre du milieu, le parcours de l'initié en est semé. Voilà qui intrigue le profane et plonge parfois le maçon lui-même dans une profonde perplexité. Pour aider le lecteur à se repérer parmi les symboles maçonniques, Jean Ferré s'attache à faire ressortir la diversité des interprétations, sans toutefois privilégier une école aux dépens d'une autre, et prend appui sur les textes fondateurs (anciens devoirs, manuscrits, rituels) pour retrouver les racines du symbole, sa progression historique, sa richesse. Il étudie chaque outil, précise le rôle des officiers et détaille les divers rites en vigueur. Le Dictionnaire des symboles maçonniques, remarquable synthèse sur le monde maçonnique, est à la fois un outil de travail pour le franc-maçon soucieux d'approfondir le sens de sa démarche et un instrument de réflexion pour le profane désireux de pénétrer un monde imprégné de secret.

  • L'invitation faite en 1986 par l'Université libre de Bruxelles au père dominicain Georges Cottier était en elle-même un geste significatif de la volonté d'établir un dialogue entre la Franc-Maçonnerie et l'Eglise catholique, ou du moins d'en éclaircir les conditions. Le texte de cette intervention se place fermement sur le plan du dialogue, dont il explore l'historique ainsi que les principes fondamentaux. L'auteur s'interroge d'abord sur les conditions qui permettent d'accueillir le passé dans ses richesses comme dans sa nécessité de purification : l'accueil de l'héritage ne signifie pas acceptation passive et répétitive ; il suppose au contraire, l'exercice du discernement critique". Ensuite le père Cottier parcourt de façon exhaustive l'histoire des documents, soit pour les purifier des éléments liés aux conditions contingentes et historiques, soit pour en dégager les principes et les questions de fond, qui restent valables et significatives au-delà du développement de l'Histoire.".

  • Le 22 avril 1988 sur l'île d'Ouvéa, après avoir tué quatre gendarmes et pris vingt-sept autres en otage, des indépendantistes canaques déposent les armes à la gendarmerie de Fayaoué. A travers ce récit, Michel Lefèvre, chef du groupe d'assaut, nous fait partager son histoire au sein du GIGN dont le moment le plus marquant est la prise d'otages à Ouvéa. En exclusivité, il revient pour nous sur cette affaire qui a marqué à jamais tous ceux qui y ont été engagés. Faire entendre ma voix vingt-quatre ans après, c'est un peu tard, ne manqueront pas de noter les esprits mal tournés. Pour ma part, je pense qu'il n'est jamais trop tard pour clamer la vérité. Le sentiment qui m'anime dans cette démarche est le même que celui qui, un jour de l'année 1981. m'a poussé à postuler pour entrer au GIGN : une envie profonde de rendre justice. Au nom de cette justice, je me dois de parler aujourd'hui. "".

  • GÉRARD MARRO La Symbolique maçonnique dévoilée Ce livre propose une approche de la symbolique maçonnique du premier degré destinée aux Apprentis. Cette approche est empreinte de la spiritualité de la Maçonnerie traditionnelle symboliste, mais aussi de la pensée des cherchants qui, de René Guenon à Henri Corbin, ont fécondé la réflexion de l'auteur. Les francs-maçons sont des bâtisseurs, devenus maintenant spéculatifs, qui, par la méditation du Rite et la réflexion sur son enseignement symbolique, construisent un Temple spirituel, fondé par le travail intérieur. Cet ouvrage a pour vocation d'éveiller l'oreille intérieure de l'Initié par la résonance du langage symbolique dont use la franc-maçonnerie afin de transmettre son enseignement traditionnel. Ce langage sensible pénètre bien au-delà de la sphère de la pensée purement «rationnelle», atteignant l'espace du monde intérieur imaginai, parlant ainsi à la globalité de l'être profond. La symbolique maçonnique permet de rendre perceptible à l'esprit de l'initié des vérités transcendantes que le langage ordinaire ne peut traduire, et sème ainsi tous les germes de sa future réalisation. Dans un monde en crise, la franc-maçonnerie permet à l'homme moderne de retrouver ses racines dans la Tradition qui relie les Initiés depuis l'origine. Elle offre des réponses aux questionnements fondamentaux de l'homme libre d'esprit, empreint de fraternité, ouvert à la spiritualité, en lui ouvrant la voie du cheminement intérieur. Médecin psychiatre, Gérard Marro oeuvre depuis de nombreuses années sur les chantiers du Rite français où il a reçu la Lumière; il poursuit son cheminement au sein du Rite écossais ancien et accepté. La pensée de Carl Gustav Jung, découverte durant ses études professionnelles, a orienté son ouverture sur le langage symbolique et l'alchimie, et continue à imprégner sa route vers la Connaissance.

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