Sciences politiques & Politique autre

  • Dix questions sur l'antispécisme : comprendre la cause animale Nouv.

    Fin des animaux sauvages dans les cirques, actions militantes devant des boucheries, remise en cause de l'élevage, vidéos dénonçant la réalité des abattoirs... tout ceci donne du crédit au mouvement «antispéciste».Le mot «spécisme» est entré dans les dictionnaires récemment, mais son usage se répand rapidement pour désigner des discriminations fondées sur l'espèce. Une des conséquences de l'antispécisme est le véganisme.Cet ouvrage percutant permet de comprendre les liens de ce mouvement avec des courants de pensée comme le socialisme, l'anarchisme et le féminisme. Il appréhende son rapport avec l'écologie, les religions et la critique du capitalisme, et finalement aborde la question de la convergence des luttes, mais aussi d'une redéfinition de la place de l'humain sur notre planète.

    Jérôme Segal est un essayiste et historien franco-autrichien, maître de conférences à Sorbonne Université ainsi que chercheur et journaliste à Vienne, en Autriche. Il est l'auteur de Animal Radical. Histoire et sociologie de l'antispécisme, (Lux, 2020), Athée et Juif. Fécondité d'un paradoxe apparent, (Matériologiques, 2016).

  • « Je ne peux plus regarder s'envoler un avion sans mauvaise pensée, ni regarder une vidéo en ligne sans mauvaise conscience. Pour rester crédible et intègre, j'ai renoncé aux soldes d'hiver, au foie gras, aux taxis, aux enceintes connectées, au thermomix, à la 5G. Faire les courses au supermarché est devenu un calvaire. Un voyage au pays des infidèles. Comme aurait dit Mac Mahon : que de plastique, que de plastique. Tout y est sous blister. La littérature n'est même plus un refuge. Pour peu qu'on y croise un petit coin de nature, le moindre roman devient visionnaire. Germinal n'est plus un livre sur la condition ouvrière, mais une prophétie sur la fin du charbon. J'ai expulsé Le Rouge et le Noir de ma bibliothèque : ça manquait de vert. »
    Dans ce recueil, Hervé Gardette raconte, en gardant une distance critique, son apprentissage de la transition écologique. Il dévoile, à travers une sélection de chroniques, ses réflexions, ses doutes et ses progrès, pointe du doigt les aberrations de l'époque et partage, avec enthousiasme, ses découvertes.
    Hervé Gardette est journaliste et producteur à France Culture. Après avoir présenté, durant huit ans, l'émission de débats Du Grain à moudre, il tient, depuis septembre 2019, une chronique sur l'écologie dans Les Matins de France Culture.

  • Ce livre est le récit d'une longue enquête.
     
    Depuis la fin des années 1960 jusqu'à aujourd'hui, des vagues migratoires successives touchent tous les pays d'Europe occidentale.
     
    Pour en mesurer l'impact, tant démographique que culturel, Douglas Murray a voyagé pendant deux ans dans la quasi-totalité des pays de l'Union. De Malm à Lampedusa et de Londres aux îles grecques, il a rencontré et interrogé migrants, policiers, juges, médecins, responsables politiques et humanitaires.
     
    Non seulement le continent change à grande vitesse mais Murray constate partout le même phénomène  : En matière migratoire, les responsables politiques européens préfèrent toujours les positions généreuses, compatissantes et ouvertes car elles leur permettent des bénéfices médiatiques immédiats. Ils savent bien pourtant qu'elles conduisent, partout, à des problèmes nationaux à long terme. Et comme Murray a pu le constater, ces problèmes commencent à se voir dangereusement.
     
    D'ici la moitié de ce siècle, il est plus que probable que la Chine ressemblera encore à la Chine, l'Inde à l'Inde Mais, au rythme auquel elle change, l'Europe ne pourra plus ressembler à ce qu'elle a été il y a encore quelques décennies.
    Douglas Murray pose donc la question : Faut-il faire de l'Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde  ?  Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du «  bien commun  »  ?
     
    Le compte-à-rebours a commencé.

  • L'urgence écologique interpelle à la fois la société de consommation et la démocratie libérale. Les responsables politiques, y compris les libéraux, expliquent désormais qu'ils doivent « reprendre la main sur l'économie » et « changer de logiciel ». Or ils ne pourront y parvenir que s'ils disposent de leur propre cadre de pensée, affranchi des notions de PIB, de croissance et de pouvoir d'achat.C'est ce cadre conceptuel que Jean Haëntjens nous propose avec « l'économie des satisfactions ». Comment fonctionne cette économie ? Quelles sont ses lois ? Comment pourrait-elle renouveler la réflexion politique et économique ?Au-delà de son apport théorique, cet essai propose aussi une méthode politique pour faire advenir une société compatible avec les limites de la planète.
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    Économiste et urbaniste, Jean Haëntjens est un spécialiste de la prospective appliquée aux stratégies politiques. Il a publié plusieurs essais sur les politiques locales et notamment : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes (Rue de l'échiquier, 2018) ou Éco-urbanisme (Écosociété, 2015). Il est collaborateur régulier des revues Urbanisme et Futuribles et conseiller scientifique de Futuribles International.

  • Chaque soir, huit années durant, le Président Barack Obama s'est fait remettre une sélection de dix lettres envoyées par des Américains ordinaires, auxquelles il répondait personnellement. Elles étaient l'expression sans fard de la nation ; elles lui en donnaient le pouls. Cette correspondance a affecté non seulement le président, contribuant à façonner ses deux mandats à la tête des États-Unis, mais aussi les personnes chargées de lire et de traiter les millions de requêtes, diatribes, témoignages, mots de remerciement et lettres d'excuses atterrissant au service du courrier de la Maison-Blanche.
    Jeanne Marie Laskas a entrepris d'enquêter sur cette correspondance exceptionnelle : elle a retrouvé certains auteurs des lettres, interrogé le personnel de la Maison-Blanche qui passait au crible la bouleversante histoire intime de l'Amérique d'Obama, et s'est entretenue avec le Président. Parmi les courriers et témoignages rassemblés, on découvre celui de Kelli, dont les grands-pères ont pu se marier après trente-cinq ans de vie commune ; de Heba, une réfugiée syrienne qui rêvait d'oublier le jour où les chars sont entrés dans son village ; de Vicki, dont la famille s'est déchirée entre ceux qui ont voté pour Trump et les autres.
    Ils ont écrit à Obama pour exprimer leur gratitude ou leur désespoir, parfois dans des moments de grande détresse, à la recherche d'une oreille bienveillante. Ils ont écrit sous le coup de la colère, poussés par la peur, inspirés par le respect.
    Monsieur le Président lève le voile sur le dialogue ininterrompu qu'entretint Barack Obama avec le peuple américain à une époque charnière de son histoire, quand la politique n'excluait pas l'empathie à la Maison-Blanche.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Tilman Chazal

  • Il n'y a qu'un problème littéraire vraiment sérieux : c'est la transmission des textes à la postérité. Le reste : les modalités de renouveau d'un genre, les singularités d'un style comme le dialogue entre les oeuvres, il sera toujours temps de s'y intéresser lorsque les contradictions impliquées par la quête d'approbation d'un public virtuel auront été comprises. C'est à cette tâche que se consacrent Les Paradoxes de la postérité. En démontrant l'échec ultime de toute recherche d'immortalité symbolique par l'entremise de la littérature, ce livre invite à trouver une réponse nouvelle à la question : « Pourquoi écrit-on ? »





  • « Pourquoi certains croient que c'est la religion qui leur demande de faire des attentats ? » « Pourquoi je respecterais mes profs alors qu'eux ne me respectent pas ? » « Vous ne pensez pas que la réussite de chaque jeune est utopique quand on habite dans une cité ? »




    Ils s'appellent Kloé, Aïda, Abdelkrim, Sofian, Aurélie... Ils sont élèves de primaire, de collège ou de lycée. Depuis 2012, Latifa Ibn Ziaten les rencontre à travers toute la France. Dans le dialogue sans tabou qu'elle engage avec eux, elle leur délivre un message fort : non, la spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité. Oui, pratiquer sa foi dans la paix, le respect des valeurs républicaines et des convictions de l'autre est à notre portée. Oui, il est possible de relever le défi d'un vivre-ensemble qui propose une place et un avenir à chaque jeune.
    « C'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Pour vous réveiller. Pour vous montrer la force que l'on peut avoir. Prenez confiance en vous. Travaillez, réussissez. Démarrez votre moteur. Si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place. Démarrez-le et vous avancerez. »



    Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, assassiné par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse. Elle a fondé l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix afin d'ouvrir un dialogue avec les jeunes tentés par les discours radicaux, conjuguer l'expression de leur foi, le dialogue avec l'autre et le respect des valeurs de la République. Elle est l'auteure de Mort pour la France (Flammarion, 2013).

    Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Anne Jouve. Ce livre a été conçu à partir d'une idée originale de Laetitia Saavedra.


    Cet ouvrage est publié en coédition avec le Réseau Canopé.

  • «  La vie m'a donné, depuis quarante ans, l'opportunité de me trouver au carrefour de plusieurs mondes  : économique, politique, médiatique, intellectuel. Ils constituent, à eux quatre, l'essentiel de ce que les populistes baptisent «  le système  » afin de mieux le vomir et de ce qu'ils nomment avec hostilité «  les élites  » afin de les vouer à la vindicte publique. Aussi la tentation m'est-elle venue de décrire «  le système  » de l'intérieur, tel qu'il m'est apparu et que je l'ai vu se métamorphoser.
    C'est sans doute, de ces quatre mondes, le politique qui a le plus persévéré dans son être et l'univers médiatique qui a été le plus bouleversé. La vie capitalistique et la sphère intellectuelle se sont contentées de muter sans que leurs fondamentaux aient volé en éclats.  »A.M.Analyses, portraits, récits, souvenirs, confidences: ce livre bref est certainement la meilleure introduction au fonctionnement réel de quatre piliers du pouvoir français et de leur évolution dans les dernières décennies, par un «  frontalier  » qui les connait tous de l'intérieur et qui n'a pas peu contribué à les rapprocher.

  • Les phénomènes migratoires occupent aujourd'hui une place essentielle dans les agendas politiques. Moins connus sont leurs effets sur les équilibres socioéconomiques des territoires d'origine et d'accueil, dans un contexte climatique déjà préoccupant.

    Composante première des mouvements de population, la migration des campagnes vers les villes est une stratégie d'amélioration de vie pour les ménages grâce aux transferts matériels et immatériels de la part des migrants et constitue un des leviers de développement local, mais elle compromet aussi l'attractivité des territoires ruraux, notamment aux yeux des plus jeunes. Elle prive en outre les secteurs agricoles et agro-alimentaires d'un capital humain nécessaire.

    À l'heure où resurgissent les crises alimentaires et où s'aggravent les tensions liées aux ressources naturelles dans l'espace afro-méditerranéen, les migrations peuvent également fragiliser la sécurité alimentaire et hydrique des territoires les plus pauvres.

    Qu'ont été et que sont les tendances migratoires en Méditerranée ? Comment intégrer ces mobilités internes et internationales comme facteur de développement territorial ? Comment aborder les migrations des jeunes et des femmes ? Quels sont les liens entre migrations et environnement ? Quels rôles jouent les innovations et le secteur privé ? Quelles réponses peuvent apporter les acteurs de la coopération et du développement ?

    La nouvelle édition du rapport Mediterra, codirigée par le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et l'Agence française de développement (AFD), donne la parole à des experts et à des institutions partenaires afin de mieux comprendre cette thématique complexe, d'identifier des solutions durables et pérennes.

  • Après un demi-siècle de dictature militaire, la Birmanie s'ouvre enfin au monde dans un contexte d'euphorie et de grands bouleversements. à l'issue d'élections historiques, le parti d'Aung San Suu Kyi, l'icône de la résistance, a été propulsé à la tête d'un nouveau gouvernement entré en fonction en avril 2016. Malgré cette victoire fulgurante, l'armée continue de peser lourdement sur la vie politique et économique. Guérillas ethniques, discours de haine de bonzes extrémistes et tragédies humanitaires fragilisent les bases d'une démocratie balbutiante. Bravant divisions et enjeux, des hommes, et surtout des femmes, de milieux différents, innovent dans tous les domaines lutte contre la montée des intégrismes, justice sociale, égalité des genres, préservation des cultures, etc. pour transformer une société traumatisée et construire une paix durable. C'est à travers leurs regards incisifs et leurs actions courageuses que Sylvie Brieu, grand reporter reconnue pour son travail en immersion avec les peuples autochtones du monde, s'est engagée à découvrir leur pays méconnu, riche de potentiels devenus objets de convoitises internationales. Son récit captivant nous fait partager le quotidien de ces résistants qui, tout en embrassant des problématiques universelles, nous confronte à nos responsabilités. Entre doute et espoir, tous rêvent de liberté.

  • Le terrorisme djihadiste pose une question de confiance à la démocratie. Comment comprendre que des jeunes soient séduits par cette idéologie et s'engagent dans la violence ? Quel rôle y joue la religion ? Le dossier, coordonné par Antoine Garapon, observe que les djihadistes sont bien les enfants de leur époque. A lire aussi dans ce numéro : Mai 68 en France et en Pologne, le populisme du mouvement 5 étoiles, une critique de l'Université, ainsi que des commentaires de l'actualité politique et culturelle.

  • Comment est-il possible qu'une partie de la gauche reprenne à son compte un vocabulaire racialiste et culturaliste, celui de la distinction entre « Blancs », « Noirs » et « Musulmans » contraire aux idées humanistes et universalistes au coeur des combats de la gauche ? En reconnaissant la grille de lecture raciale mobilisée par les militants postcoloniaux dans les luttes contre les oppressions et dominations, la gauche ne participe-t-elle pas à remettre en question son identité rendant celle-ci aveugle à la diversification des formes d'autoritarisme et d'identitarisme au sein des sociétés multiculturelles ?

  • Pour l'auteur, la nomination apparaît comme un acte décisif car c'est d'elle que dépend en partie l'efficacité d'un système administratif et, au-delà, d'une organisation étatique. Après avoir évoqué les enjeux forts que soulève son sujet, Gustave Nguéda Ndiéfouo tente de décrypter en mettant en lumière les critères objectifs et formels de l'acte de nomination, ses pesanteurs informelles et subjectives et les supports juridiques ainsi que la nature propre de l'acte de nomination.

  • Si le mot « féministe » n'a pas toujours eu bonne presse, que dire alors du mot « imam » ! Représentant d'une religion mise aujourd'hui en accusation par une société qu'elle effraie, l'imam est devenu le symbole d'un nouvel obscurantisme. Quant à la féministe, elle voit dans le nombre croisant de musulmanes voilées et l'aberration de leur exigence de non-mixité une menace pour la laïcité et les libertés de l'ensemble des femmes françaises. Un foulard les sépare ! Marie-Françoise Colombani a travaillé pendant vingt-cinq ans dans un journal qui, longtemps et partout, a défendu la cause des femmes. En 2003, le magazine Elle était même à l'origine d'une pétition qui a poussé au vote de la loi contre les signes religieux à l'école. Tareq Oubrou, lui, a encouragé pendant des années les musulmanes à se couvrir la tête. Et pourtant, aujourd'hui, le grand imam de Bordeaux les appelle à une visibilité discrète leur expliquant que le voile ne repose sur aucun fondement religieux incontestable. Interrogé sans concession sur ce revirement, et sur la place de la femme dans sa religion, l'homosexualité, le mariage pour tous, la laïcité, son appartenance à l'UOIF, sa fidélité à Hassan el-Banna, fondateur des Frère Musulmans et grand-père de Tariq Ramadan, les suspicions de double jeu qui pèsent sur lui..., il répond à la féministe avec cette franchise qui fait sa force et lui a valu de nombreuses condamnations à mort émanant d'islamistes extrémistes dont Daech. L'imam a-t-il convaincu la féministe ? Déjà sur une chose : l'extrême complexité de la situation de l'islam en France...

  • L'auteur opte ici pour l'analyse pluridisciplinaire de l'autorité dans la société française et ses institutions éducatives. À quoi sert l'autorité militaire ? Loin de la réduire à son pouvoir rigide ou à ses savoir-faire, cette réflexion plaide pour l'exercice d'une autorité didactique. Car l'autorité didactique se place quant à elle sur la situation d'apprentissage et devient alors une des conditions de la réalisation de l'insertion socioprofessionnelle du jeune.

  • Ce livre est à visée essentiellement argumentative et contre-argumentative pour décrypter les incongruités de l'ouvrage qu'il évoque, écrit par Dominique Kounkou. Tout en cherchant à prévenir les Congolais de la dangerosité des thèses de l'auteur du livre incriminé, Clotaire Ouelo Louangou pense avec lucidité que de telles allégations mettent à mal le pacte républicain et sont susceptibles de freiner le processus actuel de pacification du département du Pool, d'une part, et d'intégration psycho-sociopolitique des différentes composantes de la trame nationale, d'autre part.

  • Depuis l'avènement de la mondialisation, les sociétés politiques contemporaines sont confrontées à de très nombreux problèmes (la disparition des écosystèmes, l'insécurité, la sous-alimentation) provoqués, en partie, par un individualisme toujours plus fort. Dès lors, un questionnement se pose : Comment être citoyen aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'être citoyen aujourd'hui ? Comment parler d'engagement citoyen ? L'histoire nous enseigne que la citoyenneté se forge par la médiation de la loi, même si tout citoyen peut aussi désobéir à cette dernière lorsqu'il se trouve confronté à une politique institutionnelle injuste.

  • Les canaux de transmission de la politique monétaire en République démocratique du Congo jouent un rôle très prépondérant dans la régulation du cadre macroéconomique de l'économie RD congolaise. Les autres nations peuvent s'en servir pour comprendre les particularités congolaises et afin d'apporter solution aux problèmes similaires qu'elles enregistrent.

  • Ce numéro s'interroge sur la façon dont la littérature peint, crée et diffuse des récits des origines politiques, mythiques et historiques du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Tandis que la connaissance des origines pose des problèmes épistémologiques, leur représentation relève d'enjeux à la fois politiques, moraux et religieux. Souvent liée à des problématiques relevant du présent de l'écriture, elle est investie d'une forte charge idéologique, voire polémique. Elle engage un rapport au temps, que son écoulement soit perçu comme une altération appelant une restauration des institutions originelles, ou qu'on refuse au passé une dimension exemplaire pour faire valoir les progrès de la « civilisation ». Si les oeuvres littéraires défendent des valeurs, elles les promeuvent aussi par des représentations imagées et symboliques.

  • La peopolisation politique désigne usuellement la mise en scène de la vie privée ou de l'intimité des représentants politiques ou encore les rapprochements entre la sphère politique et celle des célébrités. Ce phénomène s'est développé avec une intensité et une chronologie variables dans les pays européens. Cet ouvrage étudie la construction et la diffusion de la peopolisation politique dans quatre contextes (Belgique francophone et néerlandophone, France et Grande-Bretagne). Il poursuit un objectif théorique et méthodologique selon trois axes : la mise en évidence des composantes qui forment le noyau de l'énonciation people et leur déclinaison en politique ; la mise en perspective diachronique de ces composantes, où sont croisées les mises en scène des représentants politiques qui relèvent de stratégies consensuelles entre médias et politiques et les ruptures qui interrogent le processus de désacralisation du politique ; la confrontation entre les données contextuelles relatives aux systèmes médiatiques et politiques, qui peuvent expliquer des variations d'intensité dans la diffusion de la matrice people. En définitive, c'est la définition des sphères de l'espace public médiatique, tant du point de vue de la nature des contenus qui y sont traités que de son organisation structurelle, qui est en jeu.

  • À égale distance d'un argumentaire libéral trop formel et d'une analyse en termes de protection des individus par le pouvoir politique, Wendy Brown s'emploie à approfondir nos différentes expositions à la blessure et montre comment la politique prend sens par rapport à cette vulnérabilité primordiale. Revisitant certaines théories féministes, anthropologiques et postcoloniales, elle souligne combien le sens de la blessure réinterroge l'identité personnelle et collective et repose la question du pouvoir en termes de partage plutôt que de gouvernement. Toute une série de sujets sont traversés par cette interrogation : la pornographie, le litige, la politique de la gauche, etc. La politique est ainsi toujours une politique de la vie que Wendy Brown appréhende en analysant les positions philosophiques de Nietzsche, Marx, Weber et Foucault. Politiques du stigmate est son grand livre enfin traduit en langue française.

  • « Notre sang vaut moins cher que leur pétrole ! » Ce cri de détresse illustre l'abandon du Proche-Orient par la France. C'est l'extermination des chrétiens d'Orient que l'on pleure.Jean-Frédéric Poisson a le courage de se rendre sur place contre la bien-pensance de l'establishment. Libye, Maroc, Turquie, Arabie saoudite, Liban, Égypte, Syrie, Irak... Il rencontre les réfugiés, les communautés chrétiennes, les bénévoles engagés et les autorités religieuses et politiques. Il est reçu à deux reprises par Bachar el-Assad.Après plusieurs mois de travail intensif, Jean-Frédéric Poisson accuse.La soumission de la France aux monarchies pétrolières, l'ignorance, la désinvolture et l'immobilisme de nos responsables publics, nos alliances avec le Qatar et l'Arabie saoudite, tout ceci met en danger la France.Objectivement, en responsabilité, Jean-Frédéric Poisson dresse un constat  de la place de la France en Orient et propose une diplomatie enracinée et ambitieuse. Cet ouvrage met en lumière les errements de nos gouvernants successifs. Le lecteur découvre  la place essentielle que la  France a perdue dans tous ces pays. Il réalise que c'est une part de notre avenir qui se joue là-bas.Jean-Frédéric Poisson est titulaire d'un doctorat de philosophie et d'un master de droit social. Il est député de la 10e circonscription des Yvelines et président de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les moyens et le financement de Daech. Élu local, il est président du Parti chrétien démocrate.Auteur de plusieurs essais, Bioéthique, l'homme contre l'homme paru aux Presses de la Renaissance est l'un des plus marquants.

  • La construction européenne serait plus aisée si la pensée politique intégrait les notions de groupe, d'individu et les rapports qui les relient. Il s'agit donc dans ce livre de convaincre que nous avons une vocation d'être social, et que nous sommes disposés à agir collectivement et politiquement. Par ailleurs, pour exister les communautés humaines s'incarnent en individus, en ces grands hommes qui intéressent autant la mythologie ancienne que la pensée sociologique et politique d'aujourd'hui.

  • Tiers-mondismes

    Collectif

    Il y a 60 ans, la conférence de Bandoung entendait jeter les bases d'une coopération entre pays africains et asiatiques. Elle a été déterminante dans la dénonciation de l'impérialisme occidental et a marqué le début d'une véritable dynamique tiers-mondiste dans un monde structuré par le colonialisme et la guerre froide. Loin d'être une idéologie monolithique, Le Tiers-mondisme doit se conjuguer au pluriel. C'est ce qu'entendent illustrer les contributions réunies dans ce numéro.

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